15/12/2015

Greenwich Village T1 : Love is in the air.

greenwich village.jpggreenwich.jpgDessinateur : Antonio Lapone.
Scénariste : Gihef.

Editeur : Kennes

Sortie : septembre 2015.

Genre : aventures.

C’était au temps où New York "new-yorkait"
Printemps 1960. Norman Oaks est chroniqueur à la pige pour un journal new-yorkais. Il vit seul mais heureux dans son appartement de Greenwich Village. Sa quiétude est troublée par la jolie Bebe Newman, une hôtesse de l’air particulièrement bruyante qui s’installe un étage au-dessus du sien. Elle aime faire la nouba jusqu’au petit matin ; il aime se coucher et se lever à heures fixes. Elle ne jure que par la modernité ; il préfère la tradition. Bref, tout les oppose. Et pourtant, pour décourager un ex aussi collant que peu recommandable, Bebe convainc Norman de se faire passer pour son compagnon et de partager avec lui le même appartement. Une cohabitation qui s’annonce explosive!
Mon avis.
J’ai toujours eu un faible pour le dessin d’Antonio Lapone et son style graphique si particulier (que certains appellent « ligne claire » mais que j’appellerais plutôt «  style expo 58 ») . On aime ou on n’aime pas .Antonio est un illustrateur italien marié à une belge et il vit entre Namur et Huy. Il se distingue par son style graphique et participe à de nombreuses expositions dans des galeries connues à Bruxelles, Paris et Londres…
Ses albums sont un complément à son travail. Greenwich Village c’est le prototype même de cet environnement de travail qui m’a franchement plu. Reste à voir si le lecteur « lambda » accrochera à ce style si singulier.
Pour ma part, j’apprécie ce style car il est peu fréquent et difficilement imitable.
Ajoutez-y un scénariste qui commence à faire parler de lui, Gihef et une coloriste de talent Anne-Claire Thibaut-Jouvray, vous voyez directement que cet album a des atouts pour se faire remarquer en cette fin d’année 2015 chez l’éditeur Kennes, un éditeur ambitieux.

L’histoire racontée dans ce tome 1 se suffit déjà à elle-même.
A mettre sous l’arbre de Noel.

a07-3e78901.gifScénario 

a09-3e78912.gifDessin 

a08-3e78906.gif global.


Pour rappel, l’interview d’Antonio Lapone dans la rubrique interview de SambaBD .

Capitol.

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Jacques Gipar - tome 6 - la station du clair de lune

jacques gipar, delvaux,dubois, paquet, calandre, voiture, automobile,aventure,8/10,08/2015jacques gipar, delvaux,dubois, paquet, calandre, voiture, automobile,aventure,8/10,08/2015Scénario : Thierry Dubois

Dessin : Jean-Luc Delvaux

Éditeur : Paquet

48 pages

date de sortie : août 2015

genre : aventure

 

 

 

Résumé de l’éditeur :
La guerre des blondes fait rage dans le sud . Jacques Gipar enquête sur le trafic et observe depuis la station du clair de lune, une station service idéalement placée.

1954, Marseille. Qui a vraiment récupéré la cargaison de cigarettes que transportait le cargo Sirius, attaqué deux ans plus tôt ? Et que font tous ces camions qui s’arrêtent en face de la station du Clair de Lune, à la sortie de Marseille ? Jacques Gipar aura du mal à découvrir la vérité et fera même les frais de la guerre des gangs qui fait rage entre clans Corses et Arménien... 

 

jacques gipar, delvaux,dubois, paquet, calandre, voiture, automobile,aventure,8/10,08/2015


Mon avis
L’éditeur Paquet sort chaque mois son lot de nouveautés via des collections ciblées maintenant bien connues. La collection Calandre qui a pour thème «la voiture» a comme figure de proue Jacques Gipar. Une série qui se développe depuis 6 tomes pour le bonheur des amateurs de voitures anciennes. L’histoire se déroule dans les années 50 dans le sud de la France. Il s’agit d’une enquête policière et journalistique qui est en réalité la suite du tome 5 même si l’éditeur estime qu’il peut être lu indépendamment. Je ne vous cache pas que pour ma part, je préfère lire ce tome 6 avec l’album précédent qui forme pour moi une seule et même histoire.
Jean-Luc Delvaux, le dessinateur liégeois de talent, s’en donne à cœur-joie pour nous montrer en action ces belles et anciennes carrosseries rutilantes. Les planches sont clairement dans la veine classique avec des personnages dessinés dans un canevas simple et dépouillé.

 

jacques gipar, delvaux,dubois, paquet, calandre, voiture, automobile,aventure,8/10,08/2015


Le scénario est toujours de Thierry Dubois, dessinateur autodidacte, spécialisé également dans les automobiles. Il est devenu également un grand spécialiste de la nationale 7 (un album sur le sujet est d’ailleurs paru en 2012). Il s’est appliqué à construire cette enquête avec une mise sous les projecteurs des automobiles de l’époque sous le soleil de la côte d’Azur. Nous avons une histoire équilibrée avec des dialogues clairs et judicieux qui ne polluent pas la narration mais la soutienne de façon judicieuse.
A noter en fin d’album que le lecteur retrouve la carte régionale et la fiche technique documentaire concernant les stations service d’antan.

Au final, on retrouve une aventure agréable et passionnante de Jacques Gipar que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire.

 


Dessin

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Scénario

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Général

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Capitol

11/12/2015

Alix Senator tome 4

Picture 044.jpgPicture 045.jpgLes démons de Sparte

Scénario : Valérie Mangin

Dessin : Thierry Démarez

Editeur : Casterman

48 pages – cartonné

Sortie : 25 novembre 2015

Aventure historique

Présentation de l’éditeur :

L’empereur Auguste veut rassembler tous les livres sibyllins dans le temple d’Apollon Palatin, à Rome. Mais son envoyé à Delphes, en Grèce, est attaqué et tué lors d’une confrontation avec ceux qui semblent être des hoplites spartiates. Son précieux chargement s’est, quant à lui, volatilisé. Chargé de retrouver le trésor et de punir les coupables, le sénateur Alix Graccus mène l’enquête, accompagné par Titus et Khephren. Dans le même temps, son ancien protégé, Héraklion, qui vit désormais sur la terre de ses ancêtres, tente de le convaincre que la cité de Sparte n’a pas commandité ce crime.


Picture 042.jpgComme pour faire écho à Par-delà le Styx, ce quatrième album de la série dérivée Alix Senator – qui inaugure également un nouveau cycle – évoque lui aussi avec insistance l’un des récits légendaires du célèbre héros gallo-romain : Le Dernier Spartiate. Les rebelles grecs, si tant est qu’ils existent, y ont toutefois perdu de leur superbe, comparés aux bâtisseurs de l’imposante citadelle de la reine Adréa.
Ils ressemblent plus à une bande de brigands qu’aux 300 braves du roi Léonidas qui ont combattu les Perses aux Thermopyles, et auxquels ils entendent pourtant se comparer. Il faut dire que la Grèce n’est plus que l’ombre d’elle-même. Alix traverse des zones dévastées par les guerres civiles successives qui ont fait de cette province romaine un champ de bataille commode pour des généraux en quête de gloire. Une situation dramatique, qui fait même dire à Héraklion que « la vraie Grèce n’existe plus : elle a disparu pour toujours ». Visiblement devenu plus raisonnable avec l’âge, le fils d’Héraklios et d’Adréa est à l’image de sa ville : rangé du côté du plus fort, Rome, même si une haine tenace l’anime encore ; et certainement à jamais. Une région, deux époques. La Grèce sert de décor au premier véritable pont narratif entre les séries Alix et Alix Senator, dont les intrigues se complètent naturellement en enrichissant de brillante manière l’univers de la plus célèbre saga de Jacques Martin.

 

 

 

Notre avis : 

La série Alix Senator continue sur sa lancée. Avec ce quatrième tome, un nouveau cycle commence. L’album est préfacé par Numa Sadoul, écrivain spécialiste de la bande-dessinée, qui a servi de modèle à un des protagonistes de l’histoire, un certain … Numa Sadulus, dont on voit le magnifique crâne chauve ci-après.

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Le scénario de Valérie Mangin, spécialiste des langues et des cultures grecques et latines, s’affirme par sa clarté et sa précision. Le contexte historique, celle d’une Grèce ruinée en pleine crise économique et sociale, est habilement exploité pour construire un récit crédible qui exploite les zones d’ombre du règne d’Auguste.

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Valérie Mangin a découvert la série Alix avec Le dieu sauvage, elle est restée très impressionnée par les scènes de l’armée légionnaires morts, dressés et liés à des pieux. La référence à cet épisode de la saga est bien visible planche 28 : le kouros du musée de Delphes fait le modèle parfait pour cette étrange statue. 

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Soin et précision sont les adjectifs qui viennent immédiatement à l’esprit pour qualifier le dessin de Thierry Démarez. Sous la direction artistique de Denis Bajram, la série évolue dans un style plus réaliste, moins ligne claire, ce qui en renforce la maturité. 

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En conclusion, ce quatrième opus vient confirmer l’excellente qualité du projet et se montre à la hauteur des meilleurs albums d’Alix. 

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A noter. Une version "Premium" avec une couverture alternative, un cahier supplémentaire de 8 pages titré "La Grèce - Une province détruite" et un dos toilé, limitée à 6 000 exemplaires éclaire le contexte. L’amateur de précisions historiques sera comblé : un siècle d’Auguste dépoussiéré de ses clichés. Sur ce sujet, la visite du site internet www. alixsenator.com est incontournable.

 

   a08-3e78906.gif  Dessin 

 

  a08-3e78906.gif  Scénario 

 

  a08-3e78906.gif  Moyenne

 

Le site internet des Editions Casterman : ICI

 

Cette chronique a été rédigée suite à une sympathique rencontre avec Valérie Mangin dans les locaux des Editions Casterman le jeudi 09 décembre 2015.

Ave.

 

Capitol et Skippy

 

 

27/11/2015

Black Crow Tome6 :L’eldorado.

black crow.jpgblack crow t6.jpgDessin et scénario : Jean-Yves Delitte.
Editeur : Glénat collection Grafica
Date : 30 septembre 2015

 

 

 

 


Résumé.
La forêt d’émeraude... Black Crow et son équipage sont à présent aux Amériques, en quête de l'or des jésuites et de la légendaire cité d'El Dorado. Mais après les périls de l'océan les attendent ceux du fleuve Amazone et de la luxuriante jungle sud-américaine... Que ce soit par la maladie, par les créatures féroces qui rôdent ou par la main de l'homme, nombreux sont ceux qui ont déjà succombé dans cet enfer vert. En spécialiste incontesté du genre, Jean-Yves Delitte nous embarque avec son personnage fétiche Black Crow à bord d'une grande fresque pirate, superbement dessinée, balayée par les vents du large et le souffle de l'aventure.

Delitte_BlackCrowracontelaBounty.jpg

 

Mon avis.
Chacun sait que j’ai toujours bien aimé ce que réalise Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine belge .Il faut préciser belge car certains français croient que la mer n’existe qu’en France …
Il continue de raconter pour mon plus grand plaisir les aventures d’un corsaire amérindien appelé « Black Crow » à la fin du XVIIe siècle. En tant que navigateur amateur, je retrouve certains éléments vécus lors de navigation avec mon club que ce soit sur les rives de la Manche, près des îles anglo-normandes ou en Écosse et en Norvège. Une vie exaltante mais aussi exigeante qui demande précision et endurance.
Nous retrouvons Black Crow et ses compagnons en quête de l’or des jésuites et de la légendaire cité d’El Dorado. Ce périple les amène sur le fleuve Amazone et sa jungle environnante assez menaçante.
L’avantage avec Delitte, c’est qu’il a une capacité de travail étonnante et sa vitesse de production mérite le respect ? Plusieurs albums sortent sur l’année et celui-ci en est un parmi d’autres…
Mais la qualité du dessin reste une constante tant au niveau des décors que des personnages et des bateaux, son point fort. La construction des planches reste toujours très libre et très agréable à lire. On sait qu’au-delà de la trame historique, il y a une solide documentation. Mais Black Crow reste en fin de compte sa série la plus romancée, sa façon la plus libre de raconter une histoire sur fond historique. J’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de cet album. Je vous laisse découvrir les péripéties pour récupérer l’or. L’aventure continuera dans un prochain tome, je vous rassure.
Je rappelle également que J-Y Delitte réalise aussi d’autres séries telles que « Belem », « U-boot » ou « Black Crow raconte », toutes consacrées à la navigation que ce soit à la voile ou sous-marines.
Bonne lecture.


Capitol.

a08-3e78906.gifDessin 

a08-3e78906.gifScénario

a08-3e78906.gifGlobal 

BlackCrow.T1.12.13 groot.jpg

 

 

Écrit par Samba dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : black crow, delitte, glénat, 092015, 810 |  Facebook | |