10/12/2014

LA FERME! Tome 2: L'humour est dans le pré.

La ferme!, Sti, Kramiek, 10/2014La ferme!, Sti, Kramiek, 10/2014Dessin & scénario : Sti

Editions Kramiek

Sortie : 22/10/2014

48 pages – cartonné

Humour.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : La vie suit son cours à la ferme bio. Entre élevage et culture pour diversifier les activités, les pensionnaires de cette folle ménagerie, verront débarquer le groupe à la mode venus se ressourcer à la campagne ! Ça va être Rock’n Roll ! Toujours plus fous, les animaux de la ferme passent leur temps à faire les pires âneries pour vous faire hennir de rire ! L’humour est dans le pré, c’est bien connu…

La ferme!, Sti, Kramiek, 10/2014

« Nous soutenons cet album bourré d’Organismes Génialement Marrants. » José Bovin.

 

Mon avis : La fiche de presse de l’éditeur annonce que l’album est le croisement entre l’humour de Wallace et Gromit, et celui de Tex Avery. La comparaison est audacieuse mais l’album ne manque pas de qualité. Quand on parle d’humour, on marche toujours sur des œufs. L’humour des uns, n’est pas nécessairement celui des autres .Je vais donc vous donner mon ressenti et mon avis vaut ce qu’il vaut (soit pas grand ’chose !). J’ai adoré Jean-Norbert chez le même éditeur, donc je pense que je ne suis pas irrémédiablement perdu pour la science…

Sti est bien connu dans le monde de l’humour avec des séries comme les Rabbit, Michel chien fidèle, l’île carrément perdue (avec Luc Cromheecke), la fin du monde, Ze Jacky Touch. Il travaille régulièrement avec le journal de Mickey, Spirou ou Lanfeust magazine. Ce français du Nord, qui habite à un jet de pierre de la Belgique, a déjà une solide expérience tant comme dessinateur que comme scénariste.

La ferme!, Sti, Kramiek, 10/2014

Le dessin est dans le plus pur style Spirou avec des personnages ronds, un dessin simple et destiné en priorité aux enfants. Mais il y a une lecture à deux niveaux, le basique que tout le monde est sensé comprendre, le second niveau, plus élaboré. On trouve ça et là des jeux de mots et quelques répliques qui valent le détour. J’étais un peu dubitatif à l’ouverture de l’album. Je ne suis pas resté longtemps sur ma réserve légendaire. Sti sait comment gérer son bazar, ses personnages récurrents et s’inspirer de l’actualité, des sujets qui fâchent ou font débat dans le milieu de l’agriculture et du bio. Les animaux sont, bien entendu, déjantés et atypiques car il se comporte aussi comme des hommes. C’est la loi du genre. Serge, le cochon porte une visière et possède un téléphone portable. Il tient la boutique de la ferme pendant l’absence de la patronne. Hughes, le coq, porte des lunettes de soleil. Les voisins de la Cogemip font des recherches sur les OGM. Un groupe de rock, les Death crows, viennent se ressourcer à la ferme, et j’en passe et des meilleurs…

En conclusion, les enfants vont aimer l’univers de la ferme ! Les parents vont y jeter un œil et les amateurs d’humour y trouveront leur compte. C’est tous publics, bien pensé, bien réalisé. Cet album vaut la peine qu’on s’y intéresse, je ne regrette pas de l’avoir lu. Un excellent cadeau de Noël pour les chères petites têtes blondes !

 

a07-3e78901.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a07-3e78901.gifMoyenne 

 

Lien vers la page Facebook de l’éditeur Kramiek: ICI.

 

Capitol.

 

La ferme!, Sti, Kramiek, 10/2014

 

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09/12/2014

JOURNAL DE SPIROU N° 4000!

Spirou, journal, 4000, 10/12/2014

Le journal de Spirou a vu le jour en 1938. Ce mercredi 10 décembre 2014, l’hebdomadaire fêtera son 4000e numéro. Cela fait 77 ans que cette institution qui a vu passer de grands talents tels que Franquin, Jijé, Will et bien d’autres. Elle a dynamisé la bande dessinée franco-belge. Le journal, fondé par la famille Dupuis, est à l’origine de l’école dite de Marcinelle. Malgré les aléas de la vie (une guerre mondiale,…), les changements dans les comportements de lecture, un marché de la bande dessinée qui a grandi avec des crises, le journal de Spirou continue son chemin avec un but principal de divertissement de ses lecteurs mais aussi un laboratoire pour les auteurs confirmés et les néophytes. Cela demande bien entendu beaucoup d’idées innovantes et un perpétuel renouvellement. Mais le journal de Spirou garde toute son attractivité.

Vous retrouverez dans ce numéro qualifié d’historique les séries en cours de publication (Lady S, Spirou et Fantasio) mais surtout une multitude de planches réalisées par un grand nombre d’auteurs « maison». L’éditorial parle avec humour d’un « bug », d’un numéro désastreux. Parlons surtout d’un joyeux fourre-tout, un « brol » comme on dit en Belgique, qui fait tout de même 100 pages.

A découvrir chez votre libraire à partir de demain, le 10 décembre 2014 !

 

Lien vers le site internet du journal de Spirou: http://www.spirou.com/journal/

 

Capitol.

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08/12/2014

GILLES DURANCE - Tome 1: Le bombardier blanc.

Gilles Durance, le bombardier blanc, Callixte, Cockpit, Paquet, 11/2014Gilles Durance, le bombardier blanc, Callixte, Cockpit, Paquet, 11/2014Dessin & scénario : Callixte

Editions Paquet

Collection cockpit

Sortie : 12/11/2014

48 pages – cartonné

Aventure, aviation.

 

Résumé (de l’éditeur) : Printemps 1967. Le gouvernement fédéral du Nigeria réagit à la sécession du Biafra en déclarant la guerre et organise un blocus. La situation se complique par l’intervention de pays étrangers dont les ventes d’armes alimentent le conflit. A la mort de l’industriel Marcel Castin, Gilles Durance hérite mystérieusement de l’école de pilotage dans laquelle il travaillait. En mettant de l’ordre dans les affaires de la compagnie, il découvre qu’une société de surveillance aérienne aux activités douteuses occupe l’un des hangars de l’aérodrome. Cette dernière y prépare en secret un bombardier RB26-Invader et lui confie la délicate mission de livrer le bombardier au Biafra pour le compte des services secrets français. Aux commandes de ce magnifique avion, Gilles et son équipe se lancent dans un périlleux voyage à travers l’ouest Africain qui les conduira au cœur d’un conflit armé. 

 

Gilles Durance, le bombardier blanc, Callixte, Cockpit, Paquet, 11/2014

 

« Tu parles ! Sous ton armure de preux chevalier, tu n’es qu’un accro à l’adrénaline qui s’ignore. »

 

Mon avis : Une nouvelle série débute dans la prestigieuse collection « cockpit » dirigée et supervisée par la star du dessin d’aviation, Romain Hugault. Le héros s’appelle Gilles Durance et j’ai l’impression que la série va rapidement s’étoffer. Au dessin et au scénario, le lecteur retrouvera Callixte qui n’est pas un inconnu. Il a dessiné « Eightball hunter » et a été co-dessinateur sur les derniers tomes des « Enquêtes autos de Margot » avec Olivier Marin, toujours chez Paquet.

Gilles Durance, le bombardier blanc, Callixte, Cockpit, Paquet, 11/2014

Son dessin est très moderne, ligne claire, bien fignolé, très épuré. Les personnages sont très bien rendus tant au niveau des attitudes corporelles que des expressions du visage. Les voitures et les avions sont superbement dessinés, y compris et surtout en situation. Il ne lésine pas sur les décors. Le découpage des planches est dynamique. Callixte fait aussi lui-même les couleurs et s’en tire plus que bien. Un style de dessin en fin de compte très agréable à regarder et qui donne envie de feuilleter et de lire l’album.

Gilles Durance, le bombardier blanc, Callixte, Cockpit, Paquet, 11/2014

Le scénario, quant à lui, est dans le plus pur style « aventure, services secrets ». Ajoutez-y de l’action, des avions (collection cockpit oblige), quelques jolies filles, un plan presque foireux et un personnage principal un peu crédule. Vous avez tous les éléments pour réaliser un bon album, sans grandes prétentions, mais délassant, qu’on lit en fin de soirée en toute quiétude. C’est un album « one shoot » avec une histoire complète. Je dois reconnaître cependant que le scénario est un peu tarabiscoté. A un certain moment, j’ai dû revenir en arrière pour bien comprendre toutes les ficelles du récit car les rebondissements et les intervenants sont nombreux. C’est un peu le lot, il faut bien le dire, de ces histoires d’espionnage, de services secrets. Callixte s’est inspiré de faits réels qu’il a mis à sa sauce, bien secondés par quelques pointures (voir l’avertissement en début d’album).

Gilles Durance, le bombardier blanc, Callixte, Cockpit, Paquet, 11/2014

Un grand mensuel français de BD en trois lettres a côté cet album dans la catégorie des « Bofs », se permettant au passage d’écrire en une phrase sa pensée sur l’album, à savoir : « Cet album volontiers machiste et va-t’en guerre réjouira les amateurs jusqu’au-boutistes de BD aéronautique, mais laissera les autres lecteurs sur leur faim ». Au revoir Buck Danny classic (classé Top ! dans le même magazine) et autres Tanguy et Laverdure…Ne parlons pas des réalisations de Romain Hugault dont le Angel Wings est un succès actuellement en librairie. Faut-il bannir pour autant les albums qui traitent d’une guerre que ce soit celle de ’40-45 ou du Biafra ? Ne peut-on pas dessiner quelques jolies filles au détour d’une case ? Cela n’a rien de révoltant, et cela reste très correct et prude par rapport à d’autres productions…C’est un avis parmi tant d’autres mais je pense qu’il est fort réducteur. Ce n’est pas parce qu’on fait une série « grand public » que c’est nécessairement de la merde en boite. D’autres livres, parfois présentés comme des chefs d’œuvre par certains, sont d’un ennui mortel à la lecture. Question de sensibilité ?  Je donne moi aussi un avis qui vaut bien un autre.

Gilles Durance, le bombardier blanc, Callixte, Cockpit, Paquet, 11/2014

Bref, pour moi, ce fut un bon moment de lecture, sans prise de tête. Que demander de plus ?

 

a07-3e78901.gifScénario 

a09-3e78912.gifDessin 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

Lien vers le site de l’éditeur Paquet et la fiche du livre « Le bombardier blanc » : ICI.

 

Capitol.

 

Gilles Durance, le bombardier blanc, Callixte, Cockpit, Paquet, 11/2014

 

 

05/12/2014

INTERVIEW D'ANTONIO LAPONE.

L’album « Adam Clarks » d’Antonio Lapone (dessin) et de Régis Hautière (scénario) est sorti en librairie. Il détonne dans le flot des nouveautés en cette fin d’année 2014.Un album qui sort résolument des sentiers battus et qui nous vaut son lot de surprises et d’émerveillements. Pour en savoir plus, Samba BD a posé quelques questions à Antonio Lapone, histoire de mieux comprendre la démarche des auteurs et de mieux comprendre leur travail sur cet album hors du commun !

 

 

Copyrights Antonio Lapone

 

 

Samba BD : Pouvez-vous me décrire en quelques lignes votre parcours professionnel ?

Antonio Lapone: Avant d'être un dessinateur BD, je suis graphiste publicitaire. J'ai fait mes études dans les années 80 à Turin, ma ville d'origine en Italie.

 

Samba BD : Vous êtes d’origine italienne, vous vivez en Belgique. S’agit-il d’un choix personnel ou simplement les aléas de la vie, de votre famille ? Votre travail professionnel en a-t-il été profondément influencé ?
 
Antonio Lapone: J'ai préféré venir m'installer en Belgique pour des raisons de cœur, je me suis marié en 2009. Et ensuite  parce que ici en Belgique c'est plus facile d'être près des maisons d'éditions et de la galerie qui expose mes originaux, la Galerie Champaka de Bruxelles.

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014

 

 

Samba BD : Vous maîtrisez très bien les codes de la ligne claire et du style « Atome ». Pourquoi avez-vous pris cette option graphique ? Etes-vous capable de faire d’autres styles de dessins comme le dessin réaliste ?

Antonio Lapone: Le style Atome, en Ligne Claire, c'est le style le plus proche de ma profession d'affichiste publicitaire. Je travaille beaucoup à mon storyboard. Je cherche parfois des mises en page différentes, sans rester bloqué par les classiques 6/9 cases carrées. J'adore aussi travailler dans un style encore plus "cartoon" comme on peut le voir à la page 26 de mon album Adam Clarks. Sinon, c'est mon style, Je ne cherche pas à faire des autres styles. Quand j'ai découvert Serge Clerc, je me suis dit : «  alors, moi aussi, je peux faire de la BD ».

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014

 

Samba BD : C’est le deuxième album que vous réalisez avec Régis Hautière après « Accords sensibles ». Comment s’est mise en place votre collaboration ? Qui propose les sujets, les thèmes de vos livres ? Comment travaillez-vous ?

Antonio Lapone: J'avais envie d'une histoire plus classique. J'ai regardé toutes les saisons de la série télévisée « Mad men ». Au départ (en 2012) avec Régis, nous avions pensé de réaliser un scénario à la « Mad men », des publicitaires autour de belles voitures dans la Manhattan des années 60. Après,  notre éditeur a trouvé l'idée un peu difficile à gérer dans une BD et nous avons abandonné l'idée. Tout ce qui reste, c'était le personnage élégant d’Adam Clarks, les cocktails, la haute société, les drinks, les cigarettes (dans ma BD, les cigarettes sont sans tabac comme le signale une publicité à la page 9 de l'album), les belles femmes, les mises des grands soirées… Régis a travaillé le scénario au départ de certaines idées de base. Disons que lui a écrit l'histoire. Moi, j'ai créé l'univers d'Adam Clarks. Nous avons pensé ensemble au caractère de notre personnage. Après, Régis m’a proposé son idée et j'ai cherché à enrichir les planches parfois en dénaturant son idée, mais sans jamais toucher ses dialogues.

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014

 

Samba BD : Adam Clarks est-il un album important pour vous ou juste un « one shoot » ? Quels sont vos attentes par rapport aux réactions du public, des lecteurs ? Y aura-t-il une suite à Adam Clarks ?

Antonio Lapone: Pour le moment, Adam Clarks est et reste un « one shoot », pas de suite donc. Il s'agit d'imaginer et de pouvoir créer des autres univers. J'ai besoin de changer, de travailler sur des nouveaux personnages, peut être encore une fois à cause de  mes origines de publicitaire, travailler beaucoup sur quelque chose (je ne suis pas un dessinateur rapide), le développer, le conduire dans les mains des lecteurs…. et passer à autre chose…. Pour le moment, la réaction du public est très, très positive! Je suis très content parce qu’Adam Clarks est un album pour s’évader, pour s'amuser un peu, pour prendre ton verre de Martini avec des olives et savourer un bon cigare. Il n'y a pas de guerre, d'angoisse, des croix gammées… juste une belle aventure pour passer un beau moment!

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014

 

 

Samba BD : Qui a eu l’idée de ce « concept album » ? Vous ? Votre éditeur ? Est-il facile de mettre en place et de mener à bien un tel projet qui sort de l’ordinaire (grandeur des pages, qualité de l’album, recherche graphique, mise en place,…) ?

Antonio Lapone: le format du livre a été décidé dès le début. Frédéric Mangé, mon éditeur, avait envie de mettre en valeur mes planches, l'album est riche de "splash page", de grands cases, de la couleur aussi, très recherchée. Elle avait besoin d'un bon papier pour bien ressortir. Donc J'ai travaillé tout en sachant que le format aurait été "grand"! Je dois dire que le choix de sortir un "grand format" a été très courageux de la part de mon éditeur. J'ai eu vraiment la chance et l'opportunité de m'amuser avec des grandes images, des décors très riches, avec des mises en page différentes de la BD classique, tout ce que je préfère dans mon découpage de la page, jouer avec des cadrages différents. D'ailleurs, c'est pour ça que la phase du découpage est si long pour moi.

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014

 

Samba BD : J’ai été interpelé par le travail des couleurs. Celles-ci sont radicalement différentes au fur et à mesure de la progression de l’histoire. En fin d’album, les couleurs sont moins variées et plus sombres voire plus agressives. Quelle est votre démarche à ce sujet ?

Antonio Lapone: Pour moi, la couleur est très, très importante. Elle raconte des états d'âme, pas seulement bien remplir des espaces. La couleur pour moi est et doit être comme au cinéma: sombre la nuit, par exemple, c'est pour ça que, dans la BD, elle change. Les moments dramatiques sont très sombres, le rouge est la couleur de la mort, du drame… le bleu électrique pour les soirées chic...

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014

 

Samba BD : Vos planches ont toutes un « liseré vertical »  d’environ 1,5 cm du côté de la face « ouverte » de l’album. Ce liseré reprend des éléments graphiques de l’action en cours et forme des sortes de chapitres graphiques. Quelle est l’idée recherchée de cette innovation graphique ?

Antonio Lapone: il faut savoir que je travaille dans un format A3, toujours comme la vieille école, papier Canson 1557, 180 g/m, pas des planches virtuelles comme c’est à la mode aujourd'hui. Or, le format de la page de l'album était plus large, donc il fallait imaginer quelque chose pour éviter le blanc à côté. C’est pour ça que J'ai imaginé une frise qui change à chaque chapitre, très design, mais sans envahir graphiquement le sens de la lecture. Elle donne encore une fois une richesse à l'ensemble de l'album. Disons que je cherche toujours l'esthétique dans mon travail.

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014Samba BD : Vous faites une référence appuyée dans cette histoire à un album musical mythique de Donald Fagen intitulé « The Nightfly » et de deux de ses titres très connus à savoir « New frontier » et « I.G.Y. ». Donald Fagen y développe une musique très jazzy et fait référence à Dave Brubeck. Que représente cet album pour vous ? Pourquoi en faire référence  et lui donner une place plus que symbolique dans l’album ?

Antonio Lapone: "The Nightfly" de Donald Fagen est pour moi  « l'Album »! En bref: élégance, ambiance, voyage, style, perfection du son… voilà pourquoi ! Déjà la couverture, elle parle toute seule : le noir et blanc, un speaker dans un studio d'une radio, la platine… La fumée de la cigarette, une horloge, la nuit… Voici résumé mon univers!

Samba BD : On vous voit aussi régulièrement dans les galeries, sur les cimaises où vous avez déjà une certaine cote auprès des amateurs du genre. Qu’est-ce qui vous pousse à explorer ce côté de l’ »Art graphique » ? En tirez-vous beaucoup de satisfaction ?

Antonio Lapone: La galerie, pour moi, c'est le moment final d'un processus commencé dans l'atelier, l'œuvre d'art prend vie, elle commence à respirer quand les gens l'observent, mes tableaux prennent leur force seulement quand ils sont exposés. Alors, moi aussi, je les découvre! Ce qui me pousse,  c’est l'envie de travailler sur des univers différents, toujours et encore une fois… L'envie de visiter des endroits différents!

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014

 

Samba BD : Quels sont vos futurs projets ?

Antonio Lapone: Je suis déjà au travail sur un album qui sortira l'année prochaine, il s'agit d'une belle collaboration avec Jean-Philippe Peyraud autour de la biographie de Mondrian. On avait envie de travailler ensemble Jean-Philippe et moi. On a trouvé notre point de départ, la sortie est prévue pour novembre 2015 toujours chez Glénat. Les planches seront des grands formats, plus grands qu’un A3, en couleurs directes et à l'aquarelle et acryliques. Pour le côté « tableaux », je prépare mon Expo à la Galerie Champaka de Bruxelles pour le mois de février 2015. Le titre est: "The New Frontier". Pour la BRAFA de Bruxelles (Brussels Antiques & Fine Arts Fair), je suis en train de réaliser deux grand tableaux et j'ai le grand honneur de participer à la vente Sotheby's organisée avec Champaka/Galerie 9eme Art. C’est prévu pour le mois de mars 2015 mais, pour le moment, je ne peux pas dire de plus, ni montrer des images.

Samba BD : Quels sont les dessinateurs ou les œuvres qui vous ont influencés ou que vous aimez plus particulièrement ?

Antonio Lapone: Jack Kirby, Chaland, Serge Clerc!

Samba BD : Avez-vous eu des coups de cœur récents au niveau des sorties BD, musicales, littéraires ou cinématographiques ?

Antonio Lapone: Dans la Bd… Picasso! Au cinéma… difficile, je ne sais pas vraiment. J'aime pour le moment les séries télés : Board Walk Empire, Mad Men, Gotham, The Newsrooms…

 

Interview, Lapone, Adam Clarks, Glénat, 10/2014

 

Copyrights Antonio Lapone.

 

Interview réalisée par Capitol pour Samba BD.

Un grand merci à Antonio Lapone pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa rapidité de réaction qui nous a permis de boucler cette interview en un temps réduit.

 

 

 

 

Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL., Portrait. | Commentaires (2) | Tags : interview, lapone, adam clarks, glénat, 122014 |  Facebook | |