12/06/2014

D'ENCRE ET DE SANG - Tome 1/2.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.Dessin : Renaud - Scénario : Gihef –

Editions Sandawé

Sortie 04/06/2014

48 pages + dossier « Le Soir volé »

Prix conseillé : 15,00 €

ISBN : 9782930623269

2e guerre mondiale, Résistance, Le Soir, Bruxelles, Belgique

 

Résumé (de l’éditeur) : Katja est une journaliste d’origine autrichienne. Elle est également au service de la Résistance. Lors de l’été 1944, elle débarque à Bruxelles avec pour mission d’approcher Léon Degrelle, journaliste influent et sympathisant nazi, afin de permettre

sa mise hors d’état de nuire avant l’arrivée des Alliés dans la ville. Le traître s’avérant difficile à approcher, notre héroïne va intégrer le quotidien « Le Soir », principal outil de propagande de l’Occupant, pour retrouver sa piste. En parallèle, elle se voit confier une grosse affaire dont personne ne semble vouloir au journal : une série de meurtres odieux de jeunes femmes juives dont on retrouve les corps affreusement mutilés.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

Mon avis : Sandawé, l’éditeur en crowdfunding (financement par les lecteurs via internet), abat une nouvelle carte importante dans son développement. Après son coup « Sara Lone » qui a marqué les esprits, voici maintenant que cet éditeur atypique édite le premier tome d’un diptyque dessiné par Renaud (Jessica Blandy) et scénarisé par Gihef. Le récit s’intéresse au « Soir volé » en 1944, à la veille de la libération de Bruxelles. Les Allemands avaient mis la main sur le journal « Le Soir » qui diffusait des informations dûment contrôlées par les occupants et de la propagande nazie.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

Le financement de ce premier album (en attendant le second !) a pris du temps. Cela n’a pas été des plus simples…A quoi est-ce dû ? Renaud est et reste un grand nom de la bande dessinée belge, un nom encore « vendeur », même si sa collaboration avec Jean Dufaux n’est plus d’actualité. Mais, dans le crowdfunding, l’auteur doit donner de sa personne, vendre son produit, être présent sur le site et le blog de Sandawé pour donner envie aux lecteurs et investisseurs potentiels de miser sur son projet. Eric Arnoux, le scénariste de Sara Lone, l’a très bien compris. Il est devenu maintenant une référence, un exemple à suivre au sujet de la mise en vitrine d’un projet, alors que le tome 1 de sa série est à l’heure actuelle la meilleure vente de Sandawé et que les deux prochains tomes sont déjà financés. Il s’agit d’un nouveau marché et il faut trouver les codes d’une nouvelle communication entre l’auteur et son public, ses lecteurs. Renaud n’a-t-il pas été assez présent pour vendre son projet ? Pas assez vraisemblablement, ce qui justifie ce lent démarrage à l’allumage pour le financement ! La mise en place du présent album  dans les librairies semble bien en route et l’accueil plutôt positif d’après les premiers retours. Mais, le résultat final se mesurera sur la longueur après la parution du deuxième et dernier tome qui commence seulement son financement sur Sandawé. Espérons que le financement sera plus rapide pour éviter de devoir trop attendre pour voir paraître la suite.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

Au niveau du dessin, Renaud fait du « Renaud ». Son dessin est reconnaissable entre tous, « sa patte » est là, assez classe et bien en place. Son graphisme, comme les couleurs, reste cependant dans la retenue, un peu froid…La période traitée, l’occupation de la Belgique par les nazis en 1944, « Le Soir volé », la persécution des juifs, ne laisse pas place à la gaudriole…On découvre une héroïne atypique, une autrichienne, envoyée au Soir par Berlin mais elle a des sympathies pour la cause juive. Elle joue un double jeu. Même si le lecteur connait son engagement, le scénario de Gihef reste malgré tout dans les grandes lignes et ne détaille pas plus le caractère, l’aspect psychologique  du personnage principal, Katja, qui à ce moment de l’histoire manque un peu de charisme. Mais, il faut rester clair et honnête vis-à-vis de ce premier tome, il s’agit d’une mise en place et le tome 2 devrait développer plus en profondeur le sujet. Le diptyque est donc un ensemble qu’il faudra juger sur sa totalité.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

A noter que l’album se termine par un dossier documentaire sur « Le Soir volé ». Ce dossier est développé par Daniel Couvreur, journaliste et spécialiste BD au Soir, une référence…La boucle est bouclée.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

Le premier tome est une mise en bouche, l’entrée, avant, je l’espère, le plat de résistance (au sens premier) qu’est le second tome. Cet album m’a ouvert l’appétit et j’attends de dévorer la suite. Intéressant…

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :          7,0/10

Moyenne :          7,5/10

 

Le site internet de Sandawé: ICI.

 

Capitol

 

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

 

L’avis de Samba sur l’album : Le contexte historique est intéressant, la presse écrite sous l’occupation nazie .En plus, on situe le récit à Bruxelles. L’encrage de proximité est toujours un plus pour attirer le chaland. L’histoire est correcte, elle est à l’image de l’héroïne de Renaud, belle et froide. Par contre, on reviendra pour y trouver de l’émotion. A se demander si l’association Gihef /Renaud est des plus judicieuses ?

Samba.

 

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11/06/2014

LES FOOTMANIACS - Tome 12.

Footmaniacs, Saive, Jenfèvre, Cazenove, Sulpice, Bamboo, 05/2014Footmaniacs, Saive, Jenfèvre, Cazenove, Sulpice, Bamboo, 05/2014Dessin : Olivier Saive  - Scénario : Jenfèvre, Cazenove, Sulpice

Editions Bamboo

Sortie 21/05/2014

48 pages

Prix conseillé : 10,60 €

ISBN : 9782818930847(France) – 9782818931479 (Belgique) – 9782818931486 (Suisse) !

Humour, football, Coupe du monde, Brésil.

 

Résumé (de l’éditeur) : Pour voir leur équipe triompher, ils ne seraient pas contre une révolution dans le pays où le football est roi. Car, c’est bien connu, dans les stades brésiliens, il y a un peu plus de monde que trois tondus… et un Pelé ! Pour nos supporters parfois insupportables, trouver sa voix dans la chaude ambiance des stades brésiliens relèvera donc de l’exploit. Mais notre fine équipe ne va pas au Brésil pour faire du tourisme, et si la victoire n’est pas sur le terrain, elle sera à coup sûr dans les gradins !

Footmaniacs, Saive, Jenfèvre, Cazenove, Sulpice, Bamboo, 05/2014

 

Mon avis : La coupe du monde de Football arrive ! Elle aura lieu au Brésil du 12 juin au 13 juillet 2014. Pour l’occasion, trois scénaristes ( la dream team de chez Bamboo) ont fait équipe pour nous concocter quelques gags bien dans la lignée des autres albums. Le football club Palajoy part pour le Brésil pour le meilleur et pour le rire…Olivier Saive assure toujours au dessin. Un dessin rond dans le style « Spirou ». Bref, un album qui va certainement cartonner dans les librairies !

Footmaniacs, Saive, Jenfèvre, Cazenove, Sulpice, Bamboo, 05/2014

 

C’est un album « tout publics » mais aussi une formidable machine marketing mise en place par Bamboo. Jugez plutôt. Trois couvertures différentes pour les trois pays européens francophones qualifiés pour la coupe du Monde (France, Belgique, Suisse). L’album de chez Bamboo que j’ai reçu, était bien avec la couverture belge ! Mais ce n’est qu’un début ! L’éditeur fait encore plus fort en s’engageant à rembourser en partie ou en totalité l’album acheté si votre équipe nationale va en demie finale (25% de l’album remboursé), finale (50%) ou remporte la coupe du monde (remboursement à 100%).  Cette technique « marketing » se développe de plus en plus, comme le font les vendeurs de télévision !  Bamboo a probablement négocié un contrat d’assurance avec un assureur spécialisé (souvent anglais) qui se porte garant en cas de réalisation du « risque » moyennant le paiement d’une prime calculée sur des probabilités que l’événement se produise. Je vous passe les détails pour le remboursement. Cela fonctionne uniquement pour la version « papier », pas la « numérique » et il faut prendre contact en envoyant son ticket de caisse avant une certaine date à une certaine adresse. Je vous passe les détails qui se trouvent sur le site internet de l’éditeur.

Footmaniacs, Saive, Jenfèvre, Cazenove, Sulpice, Bamboo, 05/2014

Les librairies ont déjà été envahies avec force de présentoirs, d’affiches de circonstance. Non, vous ne passerez pas à côté de cette terrible machine marketing ! D’autant plus que pour vous faire rembourser, il faudra leur donner vos coordonnées. C’est bingo pour le futur mailing de chez Bamboo…Quoiqu’il arrive, c’est l’éditeur qui sera gagnant…

Footmaniacs, Saive, Jenfèvre, Cazenove, Sulpice, Bamboo, 05/2014

 

Je qualifierai l’album de « gentil », bien dans la lignée de la série, qui plaira aux ados et décérébrés du ballon de foot, avec une probabilité limitée d’une ristourne sur le prix d’achat… Trop classe ! Allez les diables rouges… Allez les bleus… Allez les suisses !

 

Dessin :             7,0/10

Scénario :          6,0/10

Marketing :       10,0/10

Moyenne :          7,0/10

 

Le site internet de Bamboo: ICI.

Le site de la série Footmaniacs: ICI.

 

Capitol

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09/06/2014

LES MONTEFIORE - Tome 2: Contrefaçons.

 

Montefiore, Del Vecchio, Betbeder, Bec, Glénat, 05/2014Dessin : Pascuale Del Vecchio  - Scénario : Stéphane Betbeder & Christophe Bec.

Editions Glénat

Collection Grafica

Sortie 21/05/2014

64 pages

Prix conseillé : 14,95 €

ISBN : 9782723494960

Thriller, policier, mode, société.

Résumé (de l’éditeur) : De faux vêtements portant la griffe Montefiore, produits en Chine à bas coût et dans des conditions douteuses, circulent sur les marchés du monde entier et ternissent gravement l’image de la marque. Pris dans une guerre intestine où les pires coups bas se succèdent, comment Narsiso va-t-il redorer le blason familial ? Au milieu de tout cela, la jeune Oksana Kovsky, nouvelle égérie Montefiore, gravit les échelons. À ce rythme, elle ne va pas tarder à devenir le top model le plus en vue du moment. Encore faut-il qu’elle prenne les bonnes décisions et choisisse les bonnes fréquentations…

Montefiore, Del Vecchio, Betbeder, Bec, Glénat, 05/2014

 

Mon avis :   C’est une série dédiée au monde de la mode et de l’industrie du vêtement avec son côté « glamour » mais aussi avec ses côté plus sombres tels que la délocalisation des sites de production,  l’exploitation des ouvriers dans des pays en « voie de développement », le travail des enfants, la contrefaçon, etc…Il  s’agit bien de sujets d’actualité, on en parle bien souvent dans la presse, dans les médias.

Montefiore, Del Vecchio, Betbeder, Bec, Glénat, 05/2014

 

Les scénaristes sont Christophe Bec, un scénariste dont la réputation n’est plus à faire, et Stéphane Betbeder, un disciple de Christophe Bec, qui accumule les travaux de références. L’histoire est bien agencée. On suit la trajectoire de la famille Montefiore qui est un nom dans  le monde de la mode. Les différents thèmes s’entremêlent et la lecture est agréable. Le lecteur suit une véritable enquête qui concerne des contrefaçons qui peuvent mettre à mal l’entreprise Montefiore.

Montefiore, Del Vecchio, Betbeder, Bec, Glénat, 05/2014

 

Le dessin est réalisé par Pasquale Del Vecchio, un italien qui réside à Milan. Il a déjà quelques réalisations dans le franco-belge. A première vue, le dessin est excellent  Les attitudes et expressions des personnages sont maîtrisés. Les gros plans sont expressifs. Mais, j’ai cependant l’impression regrettable que nous avons une sorte de dessin « low cost ». Je m’explique. J’ai l’impression d’avoir des planches magnifiques puis à d’autres moments des cases, des parties de planches de moins bonne qualité, moins précises dans le dessin, comme si elles avaient été sous-traitées… Je ne suis pas contre le principe mais il faut que la qualité du dessin soit continue et constante. Même phénomène pour la mise au net. Parfois le trait est fin puis un rien plus loin, le trait est plus marqué, plus épais… Dommage, ce petit bémol !

Montefiore, Del Vecchio, Betbeder, Bec, Glénat, 05/2014

 

En conclusion, une série bien élaborée, bien documentée avec un bon scénario qui tient la route. Cela se lit facilement. J’ai juste un peu été déçu par la qualité du dessin et de la mise au net qui n’est pas constante. Mais la série vaut la peine qu’on s’y attarde quelque peu.

 

Dessin :            6,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          7,0/10

 

Le site internet de Glénat : ICI.

 

Capitol

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04/06/2014

LA VENITIENNE - Tome 1: La Colombe noire.

La Vénitienne, Gnoni, Ordas, Grand Angle, 04/2014La Vénitienne, Gnoni, Ordas, Grand Angle, 04/2014Dessin : Laurent Gnoni  - Scénario : Patrice Ordas

Editions Grand Angle

Sortie 30/04/2014

48 pages

Prix conseillé : 13,90 €

ISBN : 9782818930977

Histoire, Venise, complot.

 

Résumé (de l’éditeur) : 1499 – Grande et riche, Venise est dirigée par le Doge. La faiblesse de ce dernier est d’aimer sa nièce, Constantza, qu’il couvre de présents. Magnifique et capricieuse, elle use de ses charmes pour tout obtenir de son oncle. Alors que sa fortune se réduit, mettant en danger Venise, le Doge accepte pour la dernière fois d’offrir à sa nièce la gigantesque fête annuelle de printemps. Mais, à côté de ces fastes, la misère et la vermine rôdent dans les bas-fonds de la Sérénissime. Et, à l’occasion de ce grand bal costumé, Lorenzo, le plus respecté et le plus craint des bandits du royaume souterrain, décide de s’inviter pour dérober le joyau de Venise, Constantza...

La Vénitienne, Gnoni, Ordas, Grand Angle, 04/2014

 

Mon avis : En général, j’aime bien la politique éditoriale de « Grand Angle » qui m’a permis de découvrir de beaux albums. En recevant cette bande dessinée, j’ai aimé la couverture qui donnait envie d’ouvrir l’album . Je suis donc parti avec un a priori positif. Sur le site internet de l’éditeur, je lis : « Une aventure de « cape et d’épée » noire et torturée dans la majestueuse Venise des Doges du XVIe siècle ». On ne peut plus être plus clair. Je remarque aussi que l’album n’est pas spécialement mis en avant. Pas de bannière à l’entrée du site…Parfois, ce genre de détail est significatif…

La Vénitienne, Gnoni, Ordas, Grand Angle, 04/2014

 

Bref, je démarre la lecture. Première constatation : même si le dessin est plus que correct, bien maîtrisé, je ne retrouve pas la précision du trait de la couverture. Les décors, celui de Venise, sont bien présents mais peu détaillés, juste esquissés. On a fait dans le « light ». Les personnages, les attitudes, les visages sont bien rendus. Certaines cases cependant sont à peine terminées. Par moment, j’ai l’impression d’être sur un chantier non fini, on attend le fignolage qui n’aura jamais lieu…Bref, un peu déçu par le dessin. J’ai l’impression d’un dessin vite fait, pas si bien fait…Cela sent l’urgence et les délais à respecter…Refrain de plus en plus connu dans ce monde impitoyable de la bande dessinée actuelle…

La Vénitienne, Gnoni, Ordas, Grand Angle, 04/2014

 

Le scénario est confié à Patrice Ordas, qui n’est pas le premier venu et qui a quelques bons albums derrière lui. Donc à nouveau un a priori positif à la vue du nom du scénariste. Encore une fois, il a fallu déchanter rapidement. Une aventure de « cape et d’épée », noire et torturée…En effet, le « cape et l’épée » relève plutôt du couteau et de la boucherie. Noire, très noire en effet. J’ai dénombré sur l’album pas moins de 14 meurtres. Des scènes violentes, gratuites et qui n’amènent pas grand-chose à l’histoire. Plutôt que l’Histoire de Venise, on nous conte l’histoire d’une dépravée, enlevée pour une rançon par un groupe de criminels déjantés et désaxés. Ils ne pensent qu’à tuer pour un « oui » pour un « non », de torturer, de violer,…Bref, que des êtres vils et sans charisme. Quel beau tableau. Pauvre Venise !

La Vénitienne, Gnoni, Ordas, Grand Angle, 04/2014

 

J’ai eu du mal à terminer l’album qui ne m’a donné que du dégoût et ne m'a pas du tout captivé. On s’étonne de la surproduction actuelle. Voilà un bel exemple de ce phénomène. Cet album n’amène rien et ne mérite pas plus que l’oubli rapide d’album raté…Au pilon ! Je vous éviterai au moins l’achat d’un album sans intérêt. De plus, il s’agit d’un diptyque, un tome 2 est prévu…

La Vénitienne, Gnoni, Ordas, Grand Angle, 04/2014

 

Je sais que cela peut faire mal pour les auteurs qui y ont passé beaucoup de leur temps pour réaliser cet album, mais parfois, il faut savoir prendre un peu de recul et se demander : « Pourquoi faire un tel album ? Qu’est-ce qu’il amène au lecteur ? » Pour moi, c’est rien du tout, juste de la violence malsaine !... Je sais que je suis dur vis-à-vis de cet album, cela ne m’arrive pas souvent. Mais là, les limites du supportable sont, pour moi, dépassées…

A éviter…

 

Dessin :             5,0/10

Scénario :          3,0/10

Moyenne :          4,0/10

 

Le site internet de Grand Angle : ICI.

 

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La Vénitienne, Gnoni, Ordas, Grand Angle, 04/2014