21/05/2014

HERTZ - Tome 4: L'ombre de l'aigle.

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014Dessin : Eric Adam, Denis Falque, Christian Gine

Scénario : Didier Convard

Collection : Le Triangle Secret

Editions Glenat

Sortie 12/03/2014

56 pages

Prix conseillé : 14,50 €

ISBN : 9782723490962

Histoire, Franc-maçonnerie, aventure

 

Résumé (de l’éditeur) : En parcourant le journal intime de son ancêtre, Martin Hertz fait une découverte étonnante : André Hertz aurait été « l’ombre de l’Aigle », l’espion particulier de Napoléon Bonaparte ! Son récit commence le 16 juin 1815… Dissimulé sur les toits de la Tour de Londres, André Hertz observe des membres du gouvernement anglais s’échanger un parchemin susceptible de donner à Bonaparte la clé de la victoire finale. Faisant état de ses talents, il parvient à subtiliser le document et à se faufiler telle une ombre. De son côté, sans nouvelles de son espion, Napoléon marche vers Waterloo : Hertz doit à tout prix rejoindre son Empereur avant que celui-ci ne s’empale sur les armées de l’Alliance. Mais il va devoir passer à travers les lignes ennemies et la fureur du combat…

 

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014

 

Mon avis : Les séries estampillées « Triangle Secret », je suis preneur. Je les achète systématiquement chez mon libraire les yeux fermés. Ce tome 4 nous raconte l’histoire d’André Hertz via son journal intime. Didier Convard réussit à chaque fois à relancer l’intérêt. Ici, on côtoie Napoléon himself depuis la bataille de Waterloo jusqu’à son exil sur l’ile de Sainte-Hélène. Mais Convard va relire l’Histoire avec un grand H pour la mettre à sa sauce. Nous rentrons à partir de là dans l’histoire fiction à la limite de la vérité historique. C’est très habile comme procédé et je suis demandeur de ce genre de récit.

 

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014

 

Au niveau du dessin, rien ne change. Toujours ce dessin typique, pas franchement beau, mais efficace. C’est un découpage classique et simple. Rapidement, on n’y fait plus attention car c’est le scénario qui est le moteur de la série. A noter qu’André Julliard se charge toujours de la couverture de l’album, c’est sa seule contribution dans l’album.

 

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014

 

La fin de l’album laisse le lecteur sur un coup de théâtre qui va laisser le lecteur sur sa faim en attendant la suite. C’est la frustration perpétuelle. Il n’empêche qu’il s’agit d’une série de fond qui continue à avoir son public fidèle. J’ai bien aimé mais je radote la même chose à chaque album de la série qui sort…C’est une formule qui fonctionne à plein et reste une référence en la matière.

 

Dessin :             7,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          7,5/10

 

Capitol

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014

16/05/2014

INTERVIEW DE JACQUES TERPANT

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014Dès l’annonce de la sortie du nouvel album de Jacques Terpant, « Le Royaume de Borée –Tome 3 : Tristan », l’envie m’est venue de prendre contact avec lui pour une interview. Je suivais depuis longtemps cet auteur et c’était devenu pour moi une évidence. Je voulais en savoir plus sur sa trajectoire dans le monde de la Bande Dessinée. Je vous laisse découvrir l’homme qui se trouve derrière une œuvre de qualité et qui mérite d’être découverte, si ce n’est pas encore votre cas…En route pour un univers exceptionnel peuplé d’hommes à la personnalité affirmée, de plaines et de forêts mystérieuses…

 

Samba BD : Quel est votre parcours au niveau de la bande dessinée ? La bande dessinée est-elle votre seule activité professionnelle ?

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014Jacques Terpant: J'ai commencé dans la bande dessinée alors que j'étais étudiant aux Beaux Arts de Saint- Etienne, avec un groupe d'amis, dont Yves Chaland et Luc Cornillon . Ils avaient été repérés par JP Dionnet, patron de Métal Hurlant, suite à un petit fanzine. Ils ont débuté un album pour Métal : « captivant » qui a fait date dans notre métier. Dans la foulée, j'ai démarré avec Cornillon dans le même journal.

J'ai donc toujours vécu et travaillé dans le dessin. Il est vrai que dans les années 80 et 90, je me suis beaucoup perdu dans la communication et la pub, et je mettais parfois ma production de BD en berne. Il est arrivé un moment où cela ne me satisfaisait plus. La dernière série chez Casterman que l'on me demandait, je n'étais pas à l'aise avec l'histoire. J'ai donc décidé d'écrire mes propres scénarios et j'ai fait à ce moment là ma série « sept cavaliers », en décidant de me consacrer à l'édition plus à fond.

Samba BD : Comment vous êtes-vous intéressé à l’univers de Jean Raspail? Comment se sont passés votre rencontre et votre collaboration avec lui ?

Jacques Terpant:On revient à Métal Hurlant. JP Dionnet lisait cet auteur et lui Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014consacrait de bons papiers dans le journal, je l'ai lu ainsi. Et quand j'ai voulu écrire une histoire, j'ai pensé adapter un de ses romans. Après avoir pensé à ce qui est pour moi son plus beau livre « qui se souvient des hommes »  mais qui ne se prêtait pas à devenir une BD, j'ai préféré m'attaquer à  « Sept cavaliers ». J'ai rencontré Jean Raspail à ce moment là. Il n'était pas enthousiaste à l'idée de faire une bande dessinée de l'un de ses livres. Il a été adapté assez souvent au cinéma, ou à la télévision, et n'était pas ravi des résultats. Je lui ai montré 3 pages de « Sept cavaliers ». Il a dit : « Vous êtes dans ma tête, carte blanche ». Il ne s'est jamais occupé des scénarii. Il lit le livre quand il est terminé. Il se reconnaît tellement qu'il prend les albums en signature en salon du livre, comme ses propres romans, même si je ne suis pas à ses côtés. C'est devenu un ami.

Samba BD : Comptez-vous adapter d’autres œuvres de Jean Raspail dans le futur ? Quels sont vos prochains projets en cours ? Pouvez-vous soulever un coin du voile ?

Jacques Terpant: Pour l'instant j'ai écris un scénario (qui paraîtra chez Glénat et dont le titre, peut-être encore provisoire, est «le capitaine perdu». Il se passe à Fort de Chartres en 1764, sur les bords du mississipi. Il y a un lien avec Jean Raspail, car c'est lui qui m'a mis sur la piste du sujet, dans une discussion que nous avions, car il connaît bien les lieux, un de ses livres de voyage en parle. C'est le moment sur les bords du Mississipi où l'on donne les clés aux Anglais de l'Amérique Française, soit le Canada et l'équivalent d'une vingtaine d'état américains. Ensuite, il est possible que je revienne vers Jean Raspail. Je suis tenté par l'adaptation de l'un de ses livres « moi, Orélie Antoine, roi de Patagonie »

 

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014

 

Samba BD : Quel est votre processus de création ? Comment gérez-vous vos plages de travail ? Quel est votre ambiance de travail (monastique, cool, débridée,…) ?

Jacques Terpant: Je passe beaucoup de temps à cela bien sûr. Ce sont des métiers dont on comprend en avançant qu'ils sont une vie consacrée. Il y a donc un coté « monastique » effectivement. On travaille seul, tous les jours ou presque. Je travaille le matin, pas très tôt, rarement avant 9h30, une heure d'arrêt pour déjeuner  et je reprends jusqu'à 20h. Mais tous les jours, sans marquer le week-end. Bien sûr, je peux faire autre chose, pendant deux jours, sans tenir compte de quel jour on est.

 

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014

 

Samba BD : Pouvez-vous me décrire votre bureau, votre lieux de travail ? Est-il important pour vous ?

Jacques Terpant: Je vis à la campagne, une maison isolée en dessus d'un petit village de la Drôme. Derrière moi, il n' y a que la montagne et les chamois. Mon atelier est séparé de mon domicile, c'est une petite maison dans le village en dessous, à 600 mètres environ par un petit raidillon, que je monte et descends quatre fois par jour.

L'atelier est une maison de village, avec trois petites pièces qui ne sont consacrées qu'à cela.

Est-ce important ? Oui car ce sont mes racines, je compte 15 générations de ma famille dans ce lieu, cela crée un lien. Maintenant je pourrai être ailleurs, j'ai habité Lyon pendant longtemps. Mais, j'y serai comme à l'hôtel, en transit.

 

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014

 

Samba BD : Les couleurs ont une place importante dans votre oeuvre. Quelle est votre technique de mise en couleur?

Jacques Terpant: Je fais de la couleur directe, de l'encre, de l'aquarelle, un peu de gouache, mais je trouve important de garder le « cerné noir »  propre à la BD. La tendance chez beaucoup d'auteurs qui font de la couleur directe aujourd'hui, est de le supprimer. Ce n'est pas mon cas, le « tout peinture » me gène. J'aime que le noir soit là, en écho à celui du texte. C’est « identitaire » à la Bande Dessinée. C'est d'ailleurs ce qu'emprunte systématiquement la peinture quand elle vient puiser dans la BD: le cerné. Mais je travaille la couleur et la lumière avec plaisir. Certains auteurs appréhendent ce moment. Pour moi, c'est la partie « décontractée et plaisante ».

 

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014

 

Samba BD : Sur site internet qui est consacré à Jean Raspail, on cite une phrase souvent reprise par lui-même et attribuée à Arthur Koestler, à savoir : «Vous avez aimé le foie gras. Pourquoi vouloir connaître l’oie ? » Cette phrase fait référence aux lecteurs qui veulent rencontrer les auteurs…Actuellement, vous êtes beaucoup en séances de dédicaces aux quatre coins de la France et de la Francophonie. Que pensez-vous des séances de dédicaces dans les librairies, les festivals,… ? Est ce pour vous un réel plaisir, une pénitence ou simplement un passage obligé pendant une période de promotion de votre album ?

Jacques Terpant: Oui je cite souvent cette phrase aussi, il y a une vaine espérance à vouloir rencontrer un auteur. Le meilleur de nous est dans nos livres. Les signatures cela vient contrebalancer le coté monastique dont on parlait plus haut. En début de parcours je le fais avec plaisir, en fin de périple cela peut tourner à la punition, mais on y croise des amis de la profession en salons, quelques lecteurs intéressants. Même si, il faut bien le dire, la quête du dessin sur l'album engendre une forme de perversion de cette rencontre.

 

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Samba BD : Quels sont vos maîtres en bande dessinée qui vous ont inspirés ? Quels albums vous ont particulièrement marqués ?

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014Jacques Terpant: Mon maître absolu serait Moebius, ensuite je fais partie d'une génération qui a baignée dans la BD, toutes les tendances depuis l'enfance, de Spirou à Métal Hurlant, aux comics books. Tout a compté !  J'ai débuté dans ce métier en sortant des Beaux arts à l'atelier Lug, où je retouchais les comics américains de Romita à Franck Miller. Il y a sûrement des traces de cela chez moi. Pour la couleur directe, j'étais aux Beaux arts quand Moebius a fait Arzak qui est le maître étalon du genre. J'ai commencé à aborder cette technique à ce moment là. Je pense qu'une certaine BD anglaise, plus ancienne, mais découverte après, un peu oubliée aujourd'hui, notamment un grand dessinateur comme Franck Hampson (Dan Dare), fut une influence. Je m'en rends compte aujourd'hui.

 

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014

 

Samba BD : Lisez-vous ce que certains de vos collègues sortent en librairie ? Avez-vous eu récemment des « coups de cœur » en bande dessinée ou sur des média annexes (roman, cinéma, musique,…) ? Lesquels ?

Jacques Terpant: J'avoue lire moins de BD qu’avant, tout d'abord parce que la Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014production est monumentale. Je lis les productions de mes amis. J'aime beaucoup ce que font Christian Rossi, Franck Biancarelli, Christophe Blain , Michel Plessis, Joël Alessandra que vous avez interviewé, etc… Ils sont trop nombreux à citer. Je relis aussi les classiques, il y a peu j'ai relu tout le « vieux Nick » de Remacle. Cela peut paraître loin de moi... Sinon je lis beaucoup d'historiens, de biographie, je suis un boulimique de la documentation, quand j'entame un scénario sur une période, j'ai six mois de lecture. Là, je suis dans le 18eme siècle  pour le « capitaine perdu », donc même si je suis en Amérique, je me tape les biographies de Louis XV, les historiens spécialistes de la région concernée, etc…Je lis aussi des romans, mon dernier coup de coeur en roman ce serait « les pays » de Marie Hélène Lafon, où encore « l'homme des haies « de Jean-Loup Trassard, des romans pour ceux qui, comme moi, ont des origines rurales.

 

Interview réalisée par Samba BD par Capitol.

Remerciements à Jacques Terpant pour sa réactivité, sa disponibilité, son aide dans la réalisation de cette interview.

 

Interview Jacques Terpant, Le Royaume de Borée, Delcourt, 05/2014

Voici la série complète des albums de Jacques Terpant et Jean Raspail disponibles en librairies (la Saga Pikkendorff).

 

 

LE ROYAUME DE BOREE - Tome 3: Tristan.

Royaume de borée, Tristan, Raspail, Terpant, Delcourt, 04/2014Royaume de borée, Tristan, Raspail, Terpant, Delcourt, 04/2014Dessin & scénario : Jacques Terpant

D’après l’œuvre de Jean Raspail

Editions Delcourt

Sortie 23/04/2014

64 pages

Prix conseillé : 14,95 €

ISBN : 9782756039428

Aventure, saga.

 

Résumé (de l’éditeur) : Quel lien ténu la famille Pikkendorff entretient-elle avec le petit homme couleur d'écorce ? Ce dernier va voir surgir, pour la première fois, en plein coeur de son très cher royaume de Borée, l'Histoire, la grande, celle du nombre et de forces incommensurables contre lesquels ni lui, ni sa magie n'ont la moindre prise. D'ailleurs, pour ces hommes qui viennent, il n'existe pas.

Royaume de borée, Tristan, Raspail, Terpant, Delcourt, 04/2014

 

Mon avis : Cet album est le troisième et dernier tome du « Royaume de Borée », le deuxième cycle de la saga des Pikkendorff. Jacques Terpant et Jean Raspail nous délivrent les clés pour comprendre le destin de la Borée, de ses forêts inconnues mais aussi la destinée du petit être couleur d’écorce tenant un arc à la main et portant un carquois dans le dos.

Les destinées de la forêt mystérieuse et de ce petit homme sont en réalité intimement liées. Le lecteur le découvre au fil de la narration. Les hommes et leurs avancées physiques, technologiques (la construction du train transboréal), vont sonner le glas de la forêt de Borée. Les mouvements de troupe et les conquêtes militaires importantes ne vont rien arranger. Malgré la résistance des forces occultes de la forêt de Borée, celle-ci décline. Le dernier petit homme qui a survécu prend le nom de « «Hans » alors qu’il quitte la forêt pour se fondre dans la société humaine. Nulle part, dans les écrits et les archives, on ne parle de lui, de son peuple  car les principaux témoins de la saga ont promis de ne pas en parler pour conserver le secret, la condition même de sa survie…

Royaume de borée, Tristan, Raspail, Terpant, Delcourt, 04/2014

 

Il ne s’agit pas ici d’une simple bande dessinée alliant saga et histoire fantastique. C’est beaucoup plus que cela. Il s’agit aussi d’une réflexion philosophique avec des thèmes cher à Jean Raspail : la magnificence de la nature, la recherche des terres inconnues, de l’ultime frontière tant physique que mentale,  le rapport entre l’homme et la nature, leurs liens indéfectibles. Mais c’est aussi une leçon de vie avec comme arrière fond l’idée de transmission entre les générations et la défense des valeurs humaines qui forment un homme pour la vie.

 

Royaume de borée, Tristan, Raspail, Terpant, Delcourt, 04/2014

 

Le dessin de Jacques Terpant est toujours aussi magnifique. La forêt et les animaux qui la peuplent restent le point fort du dessin. Les personnages sont bien rendus ainsi que leurs uniformes. Les couleurs est du même niveau ce qui donne des planches d’une grande beauté.

Le découpage, même s’il est de type classique, est finement réalisé, focalisé sur une narration fluide pour le lecteur. Les transitions temporelles sont marquées par des planches entières avec une case unique.

 

Le Royaume de Borée, Terpant, Raspail, Tristan,Delcourt,04/2014

 

 

C’est réellement une performance qu’a fait Jacques Terpant de raconter cette histoire de Jean Raspail, tout en respectant l’œuvre originale. Ce dessinateur et scénariste adaptateur m’a fait découvrir Jean Raspail et son univers original et inédit. Il en a même magnifié l’imaginaire à tel point qu’il a été « adoubé » par ce maître de la littérature française.

En conclusion, c’est un excellent album que je vous recommande. C’est un album à messages et qui fait réfléchir sur le sens de la vie…Je vous conseille pour bien appréhender la saga des Pinkkerdorff de lire non seulement les 3 tomes du « Royaume de Borée » mais aussi le premier cycle en trois albums paru sous le titre "Les sept cavaliers ".

 

Dessin :            8,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          8,0/10

 

Blog de Jacques Terpant : ICI.

 

Capitol

Royaume de borée, Tristan, Raspail, Terpant, Delcourt, 04/2014

05/05/2014

LES CHEVALIERS DU CIEL - Tanguy et Laverdure - Tome 3: Vol 501.

Les chevaliers du ciel, Tanguy et Laverdure, Dargaud, Fernandez, Laidin, 12/2012Les chevaliers du Ciel, Tanguy et Laverdure, Dargaud, Fernandez, Laidin, 12/2012.Dessin : Yvan Fernandez - Scénario : Jean-claude Laidin

Editions Dargaud

Sortie : 07/12/2012

46 pages

Prix conseillé : 11,99 €

ISBN : 9782205053753

Aviation, aventure.

 

Résumé (de l’éditeur) : À peine sont-ils arrivés en Guyane que Tanguy et Laverdure sont confrontés à une sordide histoire... Un mystérieux groupe a enlevé Yoan, le fils d'Isa Thobard, une responsable du centre spatial de Kourou, et exerce sur elle un odieux chantage pour qu'elle lui livre les plans de la fusée Ariane. On comprend bientôt qu'une tentative de sabotage est en cours... Les deux amis vont avoir fort à faire face à un ennemi aussi organisé que déterminé !

Les chevaliers du Ciel, Tanguy et Laverdure, Dargaud, Fernandez, Laidin, 12/2012.


Mon avis : Comme j’ai du temps et que certains éditeurs sont en retard dans leurs envois des services de presse, je me suis lancé dans ce « vol 501 » acheté lors du Festival BD de Hanret (Eghezee). Yvan Fernandez y était en dédicace et j’ai eu la chance d’être tiré au sort (le nombre de dédicaces était limité). Tanguy et Laverdure, tout le monde connaît. Mais je dois reconnaître que je ne connaissais pas Yvan Fernandez. Pendant près d’une demie heure, l’auteur s’est appliqué à me faire une magnifique dédicace, très personnalisée. Alors que nous parlions « bande dessinée », il me demande quelle est ma profession. Je lui dis que je travaille dans le secteur des assurances comme courtier. Fuse alors la question qui m’a vraiment étonné ! « Que pensez-vous de Mifid II ? ». Il s’agit du projet de directive européenne concernant les assurances. Aucun de mes clients ne m’a jamais parlé à ce jour de Mifid II ! C’est le genre d’information qui est connu d’une certaine franche limitée de professionnels de l’assurances, ceux qui se tiennent au courant des futurs développements de l’assurance en Europe…De fil en aiguille, j’apprends qu’il a un frère courtier et qu’il a dessiné le « Carrick », la mascotte de la fédération des courtiers francophones (Feprabel). Il connaît donc très bien le secteur très particulier de l’assurance…Du coup, j’ai donc eu une discussion passionnante sur l’assurance avec Yvan Fernandez ! Comme quoi parfois, il se passe des trucs fort improbables en dédicace…Un chouette contact donc, à un chouette festival BD !

Les chevaliers du Ciel, Tanguy et Laverdure, Dargaud, Fernandez, Laidin, 12/2012.

Venons en à l’album proprement dit. Le dessin est très précis. Au niveau des avions, je vous met au défi de voir des différences avec Albert Uderzo. Pour les personnages, on voit de nettes différences mais le dessinateur respecte les traits généraux des personnages principaux et met sa patte personnelle de ce côté. L’encrage est très fin et précis. Compte tenu de la myopie prononcée d’Yvan Fernandez, c’est réellement une performance de livrer un tel dessin soigné et détaillé. J’ai apprécié aussi que l’auteur se mette en scène dans le récit (il campe le technicien qui s’occupe de la maintenance de l’avion de Laverdure).Comme quoi, Yvan Fernandez ne manque pas d’humour, c’est très réussi!

Les chevaliers du Ciel, Tanguy et Laverdure, Dargaud, Fernandez, Laidin, 12/2012.

Le scénario de Laidin est bien goupillé et nous fait découvrir la Guyane, le centre spatial de Kourou et la fusée Ariane. C’est très bien documenté et l’action est omniprésente dans le récit avec des rebondissements, de l’humour (Laverdure est au niveau de sa réputation).

Les chevaliers du Ciel, Tanguy et Laverdure, Dargaud, Fernandez, Laidin, 8/10, Aviation, aventures, 12/2012.

En conclusion, un album qui se laisse lire sans difficulté et que j’ai bien aimé. J’attends maintenant la suite de l’histoire qui ne devrait plus se faire trop attendre. Yvan Fernandez travaille lentement, un peu de patience…

 

Dessin :            8,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          8,0/10

 

Capitol

 

Les chevaliers du Ciel, Tanguy et Laverdure, Dargaud, Fernandez, Laidin, 12/2012.

Yvan Fernandez au Festival Bd d'Hanret (Eghezee)