03/04/2014

LES BOUCLIERS DE MARS - Tome 3: Sémiramis.

Les boucliers de Mars, Gine, Chaillet, Sémiramis, Glénat, 09/2013Les boucliers de Mars, Gine, Chaillet, Sémiramis, Glénat, 09/2013Dessin : Christian Gine  - Scénario : Gilles Chaillet

Editions Glenat

Collection Grafica

Sortie : 11/09/2013

56 pages couleurs

Prix conseillé : 13,90 €

ISBN : 9782723490436

Aventure, Histoire, antiquité, Rome.

 

Résumé (de l’éditeur) : L’Empire romain est encore ébranlé par l’humiliation de l’attaque surprise des Parthes, menée par Vahram. Cette guerre se nourrit de traîtrises et de complots, aussi le préfet Charax décide-t-il d’utiliser la ruse, en enlevant Sémiramis, la maîtresse de Vahram. Il ne sait pas que dans l’ombre, des hommes autrement plus puissants tirent les ficelles dans le but de déclencher la guerre avec l’Empire romain et faire tomber les boucliers de Mars...

Les boucliers de Mars, Gine, Chaillet, Sémiramis, Glénat, 09/2013

Mon avis : Séance de rattrapage pour cet album sorti en septembre 2013 et qui est resté sur ma pile de livres à lire pendant près de 6 mois…Quelques jours après la sortie de l’album, Gilles Chaillet, le talentueux dessinateur-scénariste, nous quittait…Ici, en tant que scénariste, il plonge les lecteurs dans une période de l’Histoire qu’il affectionnait particulièrement à savoir l’antiquité romaine. Très bien documenté, il nous livre un scénario dans lequel il monte une intrigue sur les fameux boucliers de Mars, gage de paix à Rome. L’album comporte également en couverture un superbe sticker rouge avec la mention : « Série complète ». A croire que ce qui devrait être «normal», devient «exceptionnel» dans le monde de la bande dessinée…

Les boucliers de Mars, Gine, Chaillet, Sémiramis, Glénat, 09/2013

J’avais trouvé le premier tome un peu léger, étant plutôt une mise en place. Le deuxième tome était plus convainquant et laissait entrevoir des développements intéressants. Reste le troisième et dernier tome, qui en fin de compte est quelque peu décevant. Je m’attendais à autre chose qu’à une pâle prise d’otage, en la personne de Sémiramis, qui voudra au lecteur une petite surprise…C’est bien la seule dans cette série, mais quelle surprise! Un peu anecdotique. Pas vraiment de quoi en faire un «énorme» fromage…Au final, c’est une série qui m’a franchement déçue au niveau du scénario. La montagne accouche d’une souris. Grosse attente et un épilogue en forme de flop…Rien de bien extraordinaire, du déjà lu et fort prévisible en fin de compte.

Le dessin de Gine est propre et bien maîtrisé mais ne me laissera pas une trace indélébile dans mon esprit. Rien de bien mémorable, hélas.

Les boucliers de Mars, Gine, Chaillet, Sémiramis, Glénat, 09/2013

C’est le type de série qui fait partie de cet énorme flot de sorties, un album sans grand relief, qui sera vite lu et vite oublié…Dommage, on pouvait attendre mieux avec des auteurs à la réputation bien établie. Après coup, je comprends pourquoi ce livre est resté sur ma pile d’albums à lire pendant autant de temps…

 

Dessin :            7,0/10

Scénario :          6,0/10

Moyenne :          6,5/10

 

Capitol

 

Les boucliers de Mars, Gine, Chaillet, Sémiramis, Glénat, 09/2013

 

02/04/2014

LE TRAIN DES ORPHELINS - Tome 4: Joey - Cycle II: 2/2.

Le train des orphelins, Joey, grand angle, Charlot, Fourquemin, 03/2014.Le train des orphelins, Joey, grand angle, Charlot, Fourquemin, 03/2014.Dessin : Philippe Charlot  - Scénario : Xavier Fourquemin

Editions Grand angle

Sortie : 12/03/2014

48 pages couleurs

Prix conseillé : 13,90 €

ISBN : 9782818926598

Aventure, Histoire, Etats-Unis.

 

Résumé (de l’éditeur) : Après avoir fugué de leur famille d’adoption, Lisa et Joey arrivent à New York dans l’espoir de retrouver leur ami et grand frère, Jim. Sur place, ils demandent l’aide de M. Coleman, en charge du placement des orphelins à bord du train où ils voyageaient, et aujourd’hui licencié et poursuivi pour trafic d’enfants. Lorsque ce dernier apprend que Jim serait en ville, il y voit l’occasion de tirer profit du secret du jeune garçon en le faisant chanter. Jim, qui n’est autre qu’Harvey l’usurpateur, ne voit pas d’un très bon oeil les recherches de Lisa et Joey, et la pression de Coleman, car elles pourraient mettre en péril son identité auprès de ses richissimes parents adoptifs... 

Le train des orphelins, Joey, grand angle, Charlot, Fourquemin, 03/2014.

Mon avis : La saga du train des orphelins en est déjà à son tome 4 !  Ce tome se focalise en réalité sur Jim, alias Harvey, l’usurpateur, qui n’a pas hésité de prendre l’identité d’un autre enfant pour être adopté par des riches… Tout au long de l’album, il va s’ingénier à saboter les recherches de Lisa et Joey pour retrouver Jim, le vrai ! On y voit toute la duplicité du personnage qui est prêt à faire beaucoup, pas toujours recommandable, pour arriver à ses fins.

Le train des orphelins, Joey, grand angle, Charlot, Fourquemin, 03/2014.

Philippe Charlot et Xavier Fourquemin continuent sur leur lancée à nous servir une série attachante et bien menée. Le dessin, dans le plus pur style franco-belge, fait passer la dure réalité de la vie et d’une histoire vraie en une fiction sympathique et agréable à lire, malgré un conformisme patent. Vous n’y trouverez pas d’envolée graphique mais cela reste très efficace. Le scénario, sans être extraordinaire au niveau de la construction, est du même tonneau.

Le train des orphelins, Joey, grand angle, Charlot, Fourquemin, 03/2014.

Au final, ce train des orphelins nous mène à bon port. La morale de l’histoire, c’est que le temps parfois arrange certaines choses…La fin de l’album se termine sur une case symbolique que je vous laisse découvrir…Je pense que cette case se suffit à elle-même. Cela nous voudra-t-il cependant un troisième cycle ? L’avenir nous le dira. Attention cependant de ne pas faire l’album de trop. Il ne faut pas non plus tirer trop fort sur la corde…

 

Dessin :            7,0/10

Scénario :          7,0/10

Moyenne :          7,0/10

 

Lien vers le site internet de l’éditeur : ICI.

 

Capitol

 

 

 

Capitol, Le train des orphelins, Charlot, Fourquemin, Grand Angle, 7,0/10, aventure, Histoire, Etats-Unis, 03/2014

 

30/03/2014

INTERVIEW JOËL ALESSANDRA (Errance en Mer Rouge).

Interview, Alessandra, Errance en Mer Rouge, Casterman, 03/2014, Capitol« Errance en mer rouge » est un de mes gros coups de cœur de ce début de l’année 2014. De suite, j’ai pensé à faire une interview de Joël Alessandra pour mieux vous faire découvrir son magnifique album paru chez Casterman mais aussi pour mieux vous faire connaître l’auteur, l’homme qui se cache derrière une œuvre remarquable et de grande qualité. En route pour l’Afrique sur les traces d’Henry de Monfreid…

Samba BD : Pouvez-vous me résumer en quelques lignes votre cursus professionnel au niveau de la bande dessinée ?

Joël Alessandra : J'ai commencé la bande dessinée en rentrant d'Afrique en 1992, j'étais tout jeune et je me suis installé à Rome pour travailler à la Rai. Là, j'ai proposé des pages "africaines" à la revue BD "Il Grifo" qui publiait chaque mois en kiosque un magazine BD avec Manara, Pratt, Giardino, Mattoti, etc… un rêve de gosse pour moi surtout quand le patron du magazine m'a annoncé que je faisais partie de l'équipe. J'ai ainsi publié pendant 4 ans une petite série appelée "Naia" à hauteur de 5 planches par mois… je suis ensuite rentré à Paris pour des raisons personnelles et repris la BD seulement en 2006 !!

Samba BD : Pour vous, la bande dessinée est-elle votre unique gagne-pain ou est-ce une activité annexe, à côté d’un boulot fixe et plus rémunérateur ?

Joël Alessandra : Je suis Directeur de création et patron d'une petite agence qui ne fait de la communication que par la BD et l'illustration… je travaille aussi avec des magazines pour des reportages BD (XXI, Vents Sud, Bouts du Monde…) et des webdocumentaires (Little Burma pour LeMonde.fr par exemple…).

Samba BD : Vous avez déjà collaboré avec plusieurs maisons d’édition à savoir « La Boîte à bulle », « Paquet » et « Casterman » par exemple. Ces changements d’éditeur sont-ils la suite logique de votre progression graphique et scénaristique, ou sont-ils dus uniquement au hasard ?

Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014

Joël Alessandra : La Boîte à Bulles a été la première maison d'édition à publier et à croire à mon travail en 2006 avec "Fikrie" un album sur mon expérience en Afrique de l'Est. Je continue à travailler avec Vincent Henry, l'éditeur de La Boite à Bulles notamment sur des Carnets de voyage (Retour du Tchad, Ennedi…) toujours aujourd'hui. Mon expérience avec Casterman est un vrai bonheur, notamment avec Reynold Leclercq qui a su tirer le meilleur de mon dessin, je crois. La collaboration est vraiment constructive et je pense avoir vraiment avancé grâce à lui et à ses conseils.

Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Samba BD : Lorsqu’on voit votre bibliographie, ce qui saute aux yeux, c’est un penchant prononcé pour l’Afrique, pour le voyage en dehors des sentiers battus, pour le littérature de voyage et d’aventuriers (de Monfreid, Kessel, Rimbaud,…). Quel a été l’élément déclencheur de cette quête et quelle est votre démarche quand vous voyagez ?

Joël Alessandra : J'ai travaillé comme coopérant au Centre Culturel Français de Djibouti. Je pense que tout est parti de là. Djibouti est le territoire qui a effectivement inspiré les Conrad, Kessel, Monfreid, Rimbaud… Baigner dans cet environnement, parcourir les lieux où ces maîtres de la littérature de voyage sont passés ne peut pas laisser indemne. Mon amour du récit de voyage vient de là, dessiner, être payé pour dessiner et voyager, quoi de mieux dans la vie d'un auteur de BD ?! J'ai de plus gardé un réseau de connaissances et d'amis en Ethiopie, au Tchad, à Djibouti, etc. qui favorisent ces aller/retours en Afrique. Mais mes voyages me portent également en Amérique, en Asie et même quelque fois en Europe! 

Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Samba BD : Pendant vos voyages, quels sont vos modes de fonctionnement pour vous souvenir, pour rapporter la base de ce qui fera votre récit ? Prenez-vous des notes, des photos, des croquis (succincts ou détaillés ?), des films, des enregistrements sonores,… ?

Joël Alessandra : Je noircis des tonnes de carnets de voyage, tout petit format (que me confectionnent une amie relieuse de mon village !). Je fais des tas de dessins au trait, à l'aquarelle, au café (mon médium de prédilection), le dessin est un véritable passeport en brousse, il permet un vrai dialogue avec les gens, même sans parler l'Afar, le Somali ou le Swahili on arrive à communiquer. Je prends aussi beaucoup de photos, bref j'accumule du "matériel" qui servira de toutes façons un jour pour tel ou tel projet !

Samba BD : Qu’est ce qui vous met en marche sur un projet graphique, un scénario ? Faites-vous d’abord un scénario ou partez vous d’une image, d’un dessin, d’une impression ?

Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Joël Alessandra : Il y a énormément de facteurs en fonction des sujets. Pour "Le périple de Baldassare", qui est une série en trois tomes chez Casterman, il s'agissait de l'adaptation d'un roman d'Amin Maalouf, romancier académicien dont je voue un véritable culte à l'œuvre écrite. Dans ce cas c'est une envie de mise en images de l'univers du romancier, travailler avec ses textes, modeler un récit autour des contrées que son héros parcoure… Dans le cas de "Errance en mer Rouge", mon envie était vraiment de parler graphiquement de Djibouti une nouvelle fois, je n'étais pas allé au bout de mes envies avec "Fikrie" ou l'album "Dikhil" dont l'action se passe également à Djibouti. J'avais déjà les grandes lignes de l'histoire en tête, travailler sur la vraie vie d'un ami, le Henry de Monfreid moderne, trafiquant à ses heures, manipulant les armes, connaissant le pays mieux que sa poche… puis effectivement il y a l'écriture, le story-board, les envies de dessin qui chez moi peuvent guider un scénario…

Samba BD : « Errance en mer rouge » sent le vécu même s’il s’agit d’une fiction. Vous avez beaucoup voyagé. Avez-vous déjà été en danger pendant vos repérages, vos voyages sur place ? Vous êtes-vous mis des limites de sécurité à ne pas dépasser ?

Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Joël Alessandra : Oui, c'est une BD à mi-chemin entre la fiction et le reportage… Je parle de cet ami, des sociétés de sécurité, des attaques de pirates Somali, l'insécurité en mer Rouge autour de la Corne de l'Afrique… mais les risques sont "calculés", je ne commets pas d'imprudences, je suis marié avec trois enfants! Je m'arrange toujours pour être "encadré", avec des « laissez-passer », en Algérie où j'étais récemment, j'étais toujours "suivi" par un policier du Ministère de l'Intérieur par exemple. Mais il m'est effectivement arrivé d'avoir quelques frayeurs, au Tchad notamment, à la chute de Kadhafi, j'étais dans le désert, à la frontière de la Lybie, en pleine migration de réfugiés Tchadiens fuyant le pays… je ne rentre pas dans le détail mais les risques étaient réels, surtout que vous vous trouvez au milieu de rien, du sable rien que du sable et si cela tourne mal, vous êtes seul au monde !

Samba BD : Avec « Errance en Mer Rouge », j’ai l’impression que vous avez atteint une étape supérieure, un pallier, tant au niveau graphique que scénaristique. Que pensez-vous globalement de votre travail sur cet album ? Etes-vous pleinement satisfait ou avez-vous des « regrets » ?

Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Joël Alessandra : Je vous remercie pour cette remarque qui me touche beaucoup. C'était un compliment, n'est-ce pas ? L'album fait 120 pages, j'ai réalisé le livre en 4 mois !!! Ce n'est pas pour me vanter mais pour aller dans votre sens, je crois que ce livre et la manière dont j'ai travaillé dessus me correspond tout à fait. Envie, énergie, dynamisme, cela «booste» vraiment et je n'ai pas vu les pages passer!!!  J'ai travaillé avec du matériel que j'avais déjà, des carnets de mes nombreux voyages dans la Corne de l'Afrique que j'ai simplement scannés, des photos faites sur place (ce qui donne cet effet de spontanéité et de réalité/reportage), le fait aussi de se sentir plus libre dans la mise en page, casser un peu le standard de la case BD et se permettre de grandes pleines pages d'aquarelle est un bonheur et donne une vraie présence à l'histoire. Je me suis aussi attaché à des personnages qui me ressemblent, des lieux que j'adore dessiner, une ambiance à la "Salaire de la Peur" qui font que je suis vraiment fier de cet album. Des regrets ? Aucun, Casterman a fait un travail éditorial magnifique, l'objet est très beau, un grand album imprimé sur un papier de création qui met les aquarelles vraiment en valeur, non, je suis un homme heureux ! Reste à le montrer à le mettre en valeur et à le faire connaître au public ;-) 

Samba BD : Quels sont vos premières impressions sur le retour en librairie de votre album ? Quels sont d’autre part vos prochains projets ? Avez-vous déjà un autre récit en cours de réalisation ?

Interview, Alessandra, Errance en mer rouge, 03/2014Joël Alessandra : Les premières dédicaces en librairie montrent un engouement pour ce sujet, le retour à la BD d'aventure sur fond d'Henry de Monfreid. Les premiers retours rejoignent votre analyse, les gens ont l'air de trouver que j'ai trouvé un "format" qui me correspond bien dans la manière de raconter des histoires. La prochaine publication est un récit BD de trente page pour la Revue XXI du mois de juin sur l'Algérie de mon père et de mes grands-parents, une immersion/enquête sur ma famille "pieds-noirs" rentrés en France en 1962… graphiquement dans la veine de "Errance…" mais avec un sujet très intimiste. Je prépare également chez un autre éditeur une biographie de Eiffel pour octobre avec Eddy Simon au scénario… et puis d'autres projets bien sûr qui sont un peu frais pour les dévoiler…

Samba BD : Quels sont vos maîtres ou vos sources d’inspiration dans la bande dessinée ? Quelles sont les bandes dessinées que vous aimez ? Celles qui vous ont marquées ces six derniers mois ?

Joël Alessandra : Je suis très bon public, j'aime énormément de choses, découvrir de nouveaux auteurs, de nouvelles techniques de dessin et de narration… je suis resté très attaché aux Corto Maltese, Mattoti, Manara (du "Singe" et de "HP, les aventures de Giuseppe Bergman"), mais je dévore les nouveautés comme le "Picasso" (énorme), "Comme Prima" (gigantesque), "Les ombres" d'Hippolyte (immense), le dernier "Blast"(la claque), Prado (la modestie dans le génie), etc. j'espère que les autres ne m'en voudront pas, je suis friand de tout et on ne peux citer chacun… avec peut-être quelques réserves sur les mangas, mais je n'ai sans doute jamais vraiment pris la peine de me plonger dans cet univers. J'avoue avoir été très influencé par Jacques Ferrandez (que je salue), Gibrat, et Juillard, de grands maîtres de l'aquarelle et du dessin, je travaille, je travaille mais dur d'arriver à un tel niveau de métier et de sensibilité !

Interview réalisée par Capitol pour Samba BD.

La chronique d’ « Errance en Mer Rouge » sur Samba BD : ICI.

28/03/2014

EXPOSITION "ERRANCE EN MER ROUGE" - Joël Alessandra.

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Galerie Bruxelles-Paris, Casterman, Exposition.

Errance en Mer Rouge, Alessandra, Galerie Bruxelles-Paris, Casterman, Exposition.