04/03/2014

LE CHEVALIER MECANIQUE - Tome 3: Oeil pour oeil.

le chevalier mécanique, oeil pour oeil, Sandawé, Mor, Mainil, 02/2014le chevalier mécanique, oeil pour oeil, Sandawé, Mor, Mainil, 02/2014Dessin : Mor - Scénario : Cédric Mainil

Editions Sandawé

Sortie : 26/02/2013

72 pages

Prix conseillé : 13,99 €

ISBN : 9782930623214

Histoire de France, roman historique, fantastique.

 

Résumé (de l’éditeur) :   Décapité sur ordre de Louis XIV, Ulysse de Vaucanson n’a survécu que grâce au génie de son père, brillant inventeur, qui a greffé sa tête sur un corps d’automate. Première machine humaine, invulnérable, devenu chevalier mécanique par ordre du Roy, il a été attaché à son service. Mais Louis XIV est victime d’un attentat. Il perd ainsi son protecteur. Le premier super-héros de l’Histoire est désormais menacé. D’autant plus que des failles apparaissent dans sa personnalité et que certains commencent à s’en rendre compte. N’a-t-on pas fabriqué, plutôt qu’un automate héroïque, une créa­ture monstrueuse ?

 

le chevalier mécanique, oeil pour oeil, Sandawé, Mor, Mainil, 02/2014

 

Mon avis : Le chevalier mécanique est la série financée par Sandawé qui arrive au terme de son premier (et dernier ?) cycle de parution. Trois tomes rondement menés en trois ans. Bravo ! Bravo surtout d’avoir trouvé un financement via le crowdfunding, le soutien de lecteurs passionnés et concernés par un projet ambitieux, qui ont été jusqu’à financer  ces trois tomes en un temps record. Et ce n’est pas une mince affaire…Mor et Mainil, avec l’appui de Sandawé, ont pu mener à bien leur barque et proposer l’album dans les librairies. Voilà le contexte, maintenant reste à parler de l’album lui-même.

le chevalier mécanique, oeil pour oeil, Sandawé, Mor, Mainil, 02/2014

Je vais vous renvoyer à ma chronique des deux premiers tomes sur Samba BD (ICI). Mon développement pour les deux premiers tomes vaut pour le troisième. Je suis toujours séduit par le scénario qui sur base d’un concept de base inventif (le chevalier mécanique) parvient à imbriquer un élément fantastique dans la Grande histoire de France et du Roi Louis XIV. C’est le ressort de la série qui peut-être assimilé aux feuilletons populaires d’antan. Par contre, au niveau du dessin, je n’ai pas remarqué de progression que du contraire. Je retrouve toujours dans le dessin les mêmes faiblesses graphiques. Les personnages sont figés, parfois le dessin manque de détails. La mise au net et les couleurs n’arrangent rien. Je ne m’en cache pas, ce n’est pas trop ma tasse de thé au niveau graphique. J’ai été un déçu sur ce plan.

le chevalier mécanique, oeil pour oeil, Sandawé, Mor, Mainil, 02/2014

On en arrive au final à un paradoxe. J’ai l’impression que ce projet plait aux édinautes qui l’ont financé sur internet mais qu’il a des problèmes pour trouver son public en librairie. Je me pose aussi la question de savoir qu’elle est la position de l’éditeur Sandawé qui doit trouver le financement de l’album (mission réussie) mais doit aussi vendre l’album dans les librairies pour faire de la plus-value et faire vivre à terme un fond. Comme quoi, rien n’est simple dans le monde de l’édition, dans un marché très difficile actuellement.

A noter que cet album débute par un résumé des deux premiers tomes…Bonne initiative ! L’album se termine également par un cahier graphique de 8 pages.

La fin de l’histoire laisse une fin « ouverte », une possibilité aux auteurs de proposer une suite, un second cycle. L’avenir nous dira si l’aventure se termine là ou si les édinautes vont remettre le couvert pour un second cycle. Wait and see…

 

Dessin :             5,0/10

Scénario :          7,0/10

Moyenne :          6,0/10

 

Liens vers le site de l’éditeur : ICI.

 

Capitol.

 

le chevalier mécanique, oeil pour oeil, Sandawé, Mor, Mainil, 02/2014

 

03/03/2014

INTERVIEW DE NICOLAS PITZ (Les jardins du congo).

Je vous propose aujourd’hui de faire la connaissance de Nicolas Pitz, jeune dessinateur belge, qui se lance dans l’aventure de la bande dessinée avec beaucoup de motivation. Je l’ai rencontré lors du Salon BD de Seraing 2014.

Interview Nicolas Pitz, Les jardins du congo, La boîte à bulles, 08/2013Samba BD : Pouvez-vous vous présenter, nous raconter votre parcours au niveau de la bande dessinée?

Nicolas Pitz : Je suis né à Bruxelles, j'y vis toujours, c'est une ville parfaite pour moi. Grande et belle mais toujours en simplicité, elle me nourrit constamment.

J'ai eu la chance d'étudier la bédé à Saint-Luc.  Mes principaux amis d'aujourd'hui suivaient les cours avec moi. D'ailleurs, je travaille encore avec certains, à l'atelier Mille, à Saint-Gilles, une commune Bruxelloise. Nous sommes six à partager un atelier, Léonie Bischoff, Thomas Gilbert, Jérémie Royer, Hieu Nguyen et Flore Balthazar. Une belle mixité, une belle énergie, qui pousse à la création. 

Samba BD : Dans "les jardin du Congo" vous racontez la vie de Yvon Hardy, votre grand-père maternel, qui a vécu au Congo. Un nombre important de photos de votre grand-père est publié en fin d'album. Quelle est la part de la vérité, quelle est la part du roman dans votre album?

Nicolas Pitz : J'ai essayé de retranscrire, le plus fidèlement possible, l'époque et la vie de mon grand-père. Les témoignages, les photos, les films m'ont beaucoup aidés. C'était important pour moi de rester réaliste, puisque l'objectif, c'était de raconter la colonisation à travers les yeux d'un colon. Je souhaitais parler d'une époque avec un autre regard, celui du "dominant", du blanc. Je voulais mettre scène un "gars lambda", qui presque malgré lui, devient le rouage d'un système destructeur. 

Quand au coté romancé, pour les besoins du récit, j'ai tout de même ajouté un personnage fantastique qui apparaît aux moments sombres de la vie de mon grand-père, une sorte d'incarnation de sa conscience.

Samba BD : Le Congo, qu'est ce que cela représente pour vous ? Quels sont les sentiments qui vous habitent à propos de la vie de votre grand-père au Congo? Que pensez-vous de la problématique du Congo belge?

Nicolas Pitz : Quand je pense au Congo, d'abord, je pense aux couleurs, aux animaux, à laInterview Nicolas Pitz, Les jardins du congo, La boîte à bulles, 08/2013 biodiversité, c'est un truc qui me fascine. 

Quand à la colonisation au Congo, c'est étonnant de constater comme cette époque, les années 50-60 du Congo belge, reste tabou en Belgique. Pour preuve, il n'y a pas d'obligation pour les enseignants d'aborder ce thème en classe, au niveau des programmes scolaires. 

Par ailleurs, on sait qu'aujourd'hui, en Belgique, que la communauté congolaise  est la mieux qualifiée professionnellement mais pourtant elle détient le plus bas taux de mise à l'emploi, parmi les personnes issues de l'immigration. 

Bien sûr, il y a eu l'état indépendant du Congo avec Léopold II, qui a été largement abordé et analysé, mais il y a encore, dans la colonisation du Congo, quelque chose qui n'a pas encore été digéré. 

Samba BD : Vous avez déjà publié un album intitulé "Luluabourg Tome 1" chez un autre éditeur. Vous reprenez le scénario et vous le développer dans "Les jardins du Congo". Ce thème est permanent dans vos premiers récits. Pourquoi cette fixation sur ce thème? Avez-vous besoin de faire le tour du sujet pour passer à un autre thème?

Nicolas Pitz : Le cours d'histoire que j'ai eu à l'école sûr le Congo tenait 2 heures. Celui de la révolution française, 40 heures .Il est certain qu'il y a un abcès à percer. J'aime raconter des histoires et je pense que le Congo est un sujet infini. Bien sûr, beaucoup d'autres thèmes m'intéressent, je prépare d'ailleurs actuellement une bande dessinée sur la jeunesse de Marie Curie. 

Samba BD : Peut-on juger une période de l'histoire révolue à la lumière des mentalités actuelles et de l'air du temps présent?

Nicolas Pitz : Juger avec le recul est facile. J'ai évité de juger mon personnage dans les Jardins du Congo. Qu'aurions-nous fait à la place d'Yvon? Il était pauvre, presque sans famille, et "l'exotisme" du Congo s'ouvrait à lui. On peut comprendre son choix de partir. Yvon est un personnage réel. Certes, un peu simple mais je pense qu'il était comme beaucoup d'homme là bas, partant construire quelque chose de nouveau. 

Interview Nicolas Pitz, Les jardins du congo, La boîte à bulles, 08/2013

Samba BD : Votre style graphique est dépouillé, simple voire même "enfantin". Quelles sont vos sources d'inspiration au niveau graphique? Etes-vous capable de faire de la bande dessinée plus élaborée au niveau du dessin, plus réaliste?

Nicolas Pitz : Oui, oui, pour les Jardins, je voulais un dessin lâché, fluide, simple, comme le personnage. Je ne voulais pas rentrer dans un système de dessin "réaliste". 

Mes prochains projets le sont beaucoup plus, car les scénarios le demandent. 

Pour l'inspiration, je citerais, bien sûr mes amis de l'atelier, et puis Blutch, Coyote, Brüno. Ça part dans tout les sens !

Samba BD : Vous êtes dessinateur et scénariste. Où votre préférence? Etes-vous un scénariste par défaut ou est-ce pour vous également un vrai plaisir?

Nicolas Pitz : Les deux sont merveilleux. Pour moi, la bédé, c'est d'abord une histoire et ensuite un dessin.

Samba BD : Quelles sont les dernières BDs que vous avez lues? Quelles sont celles qui vous ont plu?

Nicolas Pitz : Je viens de lire "Princesse des Glaces" de "Léonie Bischoff" et d'"Olivier Bocquet", J'ai passé un véritable bon moment. Le dernier "Last man" et "les enquêtes d'Andrew Barrymore" de "Valambois"  le furent aussi. 

Samba BD : Quels sont vos futurs projets ?

Nicolas Pitz : Je travaille actuellement sur une aventure en 3 tomes au Congo et sur la jeunesse de Marie Curie.

 

Interview réalisée par Capitol pour Samba BD. Remerciements à Nicolas Pitz pour sa bienveillante collaboration.

 

Interview Nicolas Pitz, Les jardins du congo, La boîte à bulles, 08/2013

Page de la nouvelle série de Nicolas Pitz intitulée "Brume", une aventure en 3 tomes.

  

LES JARDINS DU CONGO.

Les jardins du Congo, Pitz, Boîte à bulles, 08/2013Les jardins du Congo, Pitz, Boîte à bulles, 08/2013Dessin &- Scénario : Nicolas Pitz

Editions La boîte à bulles

Collection « Hors champ »

Sortie : 01/08/2013

144 pages

Prix conseillé : 21,00 €

ISBN : 9782849531761

Roman graphique, Historique, Congo, Colonisation, 2e guerre mondiale

 

Résumé (de l’éditeur) :   1940, les Allemands envahissent une Belgique neutre, sans véritable défense. Durant l’Occupation, comme de nombreux autres jeunes de Chimay, Yvon veut échapper aux camps de travail : il décide de se cacher dans la forêt. Hélas, les occupants ne quittent pas les lieux. Les semaines passent, puis les mois et les années… Au total, ce sont quatre interminables années qu’il va passer dans les bois à lutter contre la peur, la faim et la folie…Lorsqu’il peut enfin sortir de son refuge, Yvon éprouve un besoin vital de changer d’air pour effacer ses cauchemars et se donner l’occasion de démarrer de plain pied sa vie d’adulte. Il prend donc le premier bateau en partance pour le Congo, la colonie belge si pleine de promesses.

Les jardins du Congo, Pitz, Boîte à bulles, 08/2013

Mon avis : Il y a parfois des rencontres non programmées, improbables, lors d’un salon BD (à Seraing 2014), qui font que je m’intéresse à un album que je n’aurait probablement pas lu en d’autres circonstances. D’abord, Samba BD n’a pas de contact particulier avec « la boîte à bulles ». Ensuite, je suis peu porté en général vers cette production alternative, loin des grands courants des éditeurs bien installés. C’est plutôt un album pour Monsieur William, notre chroniqueur branché « petites maisons alternatives ». Cela n’empêche pas parfois d’y trouver des petites pépites, des premiers albums, des jeunes dessinateurs pleins de talents et avec une foi dans leur (futur) parcours BD pouvant déplacer des montagnes. C’est le cas de Nicolas Pitz qui a son job de professeur pendant la journée et qui fait de la BD une fois son boulot terminé.

Son album, « les jardins du Congo », m’a attiré. Le Congo belge, cela me parle, même si je n’y suis jamais allé. Mais, pendant toute mon enfance, j’ai entendu parler de membres de ma famille, de connaissances proches qui y ont vécu. J’entendais parler surtout de mon oncle Georges, médecin à Kinshasa. Comme Nicolas Pitz attendait le chaland, j’en ai profité pour acheter l’album et le faire dédicacer. La discussion s’est vite engagée fort sympathiquement…

Les jardins du Congo, Pitz, Boîte à bulles, 08/2013

En ouvrant l’album, directement, c’est le graphisme qui saute aux yeux. Ce n’est pas du beau dessin réaliste bien léché mais plutôt un dessin simple, dépouillé avec un style. Un style qui est encore hésitant, avec des imprécisions, et qui doit s’affirmer mais il y a un style intéressant. Ce style me fait un peu penser à un mixte entre Brüno et Kerascoët.

Le scénario est bien construit et s’inspire de la vie d’Yvon Hardy, le grand père maternel de  l’auteur. En fin d’album, 3 pages de photos, intitulées « Souvenirs du Congo », témoignent de la vie au Congo à l’époque de la colonisation belge. L’histoire se divise en trois parties. La première partie parle des années 1940-1945 et de la seconde guerre mondiale à Chimay en Belgique. La deuxième partie est consacrée au Congo. C’est la partie centrale du récit. La troisième partie concerne la décolonisation et le retour en Belgique. Nicolas Pitz nous raconte une histoire de famille qui se mêle à l’histoire de la Belgique, avec ses « non-dits », ses silences, une communication défaillante entre membres de la famille. Au final, Nicolas Pitz se pose des questions sur le comportement de sa famille au Congo, une sorte de culpabilisation est même sous-jacente dans la narration de l’auteur.

Les jardins du Congo, Pitz, Boîte à bulles, 08/2013

J’ai bien aime lire ce type d’album qui raconte la vie d’un « colonial » belge depuis ses origines à Chimay, jusqu’à son retour avec au final une deuxième carrière professionnelle en Belgique, mais toujours avec cette « nostalgie » du bon temps au Congo. Un jeune talent à suivre.

 

Dessin :             6,5/10

Scénario :           7,5/10

Moyenne :           7,0/10

 

Liens vers le site de l’éditeur : ICI.

Liens vers le blog de Nicolas Pitz : ICI.

 

Capitol

 

Les jardins du Congo, Pitz, Boîte à bulles, 08/2013

 

26/02/2014

LE MUSEE INSOLITE DE LIMUL GOMA - Tome 2: Le massacre.

Le Massacre, le musée insolite de limul Goma, boîte à bulles, Hureau, 01/2013Le Massacre, le musée insolite de limul Goma, boîte à bulles, Hureau, 01/2013Dessin &- Scénario : Simon Hureau

Editions La boîte à bulles

Collection « Hors champ »

Sortie : 01/01/2013

56 pages

Prix conseillé : 14,00 €

ISBN : 9782849531525

Aventure, Historique, Cambodge, enquête, humour noir.

 

Résumé (de l’éditeur) :   Simon met aux enchères un « massacre » (trophée de chasse) trouvé par son amie Louise dans des affaires léguées à son grand-père par un ami cambodgien. La mise en vente de ce massacre déclenche les hostilités entre deux collectionneurs qui s’arrachent l’antiquité à des sommes astronomiques. Le vainqueur, le collectionneur Limul Goma invite Simon à passer le voir. Il lui explique que le trophée est celui d’un kouprey, animal mythique cambodgien dont la race est aujourd’hui éteinte.

Le Massacre, le musée insolite de limul Goma, boîte à bulles, Hureau, 01/2013

Mon avis : Lors de la sortie de « Crève saucisse » (voir la chronique sur Samba BD : ICI.) de Simon Hureau et Rabaté chez Futuropolis, j’avais reçu un communiqué de presse consacré à l’album intitulé « Le massacre », paru à « La boîte à bulles ».Vu mon coup de cœur pour l’album « Crève saucisse », j’avais gardé ce document sous le coude au cas où je pourrai me procurer l’album. L’actualité éditoriale, les (trop) nombreuses sorties, ont fait que j’ai complètement oublié ce « massacre ». A l’occasion du Salon BD de Seraing, je tombe sur l’album en question et je l’achète directement, espérant retrouver le plaisir de lecture de « Crève saucisse ».Hureau sera-t-il à la hauteur de Rabaté au niveau du scénario ? Bien m’en a pris ! C’est pour moi une nouvelle surprise, une découverte. Je m’en veux même un peu de le découvrir avec retard…Mon petit doigt me dit d’ailleurs que je vais me mettre en chasse pour me procurer les autres albums de Hureau déjà parus.

Le massacre, Le musée insolite de limul goma, Hureau, boîte à bulles, 01/2013

En réalité, « Le massacre » est le 2eme volume d’une série baptisée « Le musée insolite de Limul Goma ». Ce sont des histoires construites autour d’un personnage récurrent, un fantasque collectionneur appelé Limul Goma. Le premier tome est intitulé « Hautes-Oeuvres » publié aussi à « La boîte à bulles ».

Le massacre, Le musée insolite de limul goma, Hureau, boîte à bulles, 01/2013

Hureau a séjourné au Cambodge et connaît bien le pays. Il s’en est inspiré par le bief de la Grande Histoire (le passé Khmer, l’indépendance du Cambodge, et la prise du pouvoir par les Khmers rouges de Pol Pot) pour nous faire vivre une véritable enquête sur l’origine d’un massacre, un trophée de chasse d’un Kouprey, animal mythique cambodgien dont la race est aujourd’hui éteinte). L’objet atteint des sommets dans une obscure salle de vente publique de province. De suite, des questions se posent : Que représente cet objet ? Pourquoi a-t-il tant de valeur ? Quel mystère se cache derrière un objet à première vue banal ? Démarre alors un récit enlevé, débridé, avec une base autour de personnages réels (dont le sanguinaire Pol Pot), teinté d’un humour noir. Les nombreux rebondissements m’ont captivés. Hureau se met également en scène lui-même dans la BD, comme narrateur.

Le massacre, Le musée insolite de limul goma, Hureau, boîte à bulles, 01/2013

 A l’arrivée, un album très réussi dans le style « divertissement » de la meilleure facture. Des albums que celui-là, j’en redemande ! Par cette chronique, je répare une injustice, celle d’être passé complètement à côté d’un tel album. Le problème, c’est que le marché est inondé d’albums mièvres et ineptes qui ne font qu’encombrer les librairies et empêchent les bons albums d’émerger et de connaître un vrai succès en librairie, plutôt qu’un succès d’estime.

Le massacre, Le musée insolite de limul goma, Hureau, boîte à bulles, 01/2013

« Le massacre » de Simon Hureau vaut plus qu’une simple séance de rattrapage ! Il est à la fois un bon dessinateur et un excellent scénariste. Excellent !

 

Dessin :             7,5/10

Scénario :           8,5/10

Moyenne :           8,0/10

 

Liens vers le site de l’éditeur : ICI.

 

Capitol

 

Le massacre, Le musée insolite de Limul Goma, Hureau, La boîte à bullles, 01/2013