26/09/2013

KLAW - tome 2: Tabula rasa & tome 3:Unions.

186599_c.jpgCouv_194533.jpgPlancheA_186599.jpgDessin : Joël Jurion – Scénario : Ozanam

48 pages

Editions Le Lombard

Sortie le : T2 : 24/05/2013- T3 : 30/08/2013

Prix : 12,00 €

Aventure, fantastique.

 

Le résumé de l’histoire (de L’éditeur) : En l'espace de quelques mois, Ange Tomassini a appris à accepter sa nouvelle condition : il est un dhizi, un être mi-homme, mi-animal, issu du zodiaque chinois. Mais il a également appris qu'il était le fils d'un des plus gros mafieux de la ville, et il n'entend pas rester les pattes croisées tandis que sa famille met en danger sa propre vie et celle de nombreux innocents. Du haut de ses 15 ans, Ange a simplement oublié un détail : le zodiaque chinois comporte douze signes... !  

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Mon avis :

Après la lecture du premier tome, j’avais écrit dans ma chronique que je préférais attendre les tomes suivants pour donner un avis définitif sur cette nouvelle série. Au vu des ces 2e et 3e tomes, ma vision de la série est un peu modifiée surtout au niveau du scénario et de l’objectif de la série voulu par les auteurs et probablement aussi l’éditeur. Je m’explique.

 

Le tome 2 est bien dans la continuité du tome 1. Le lecteur a la confirmation de la trame de l’histoire qui restait malgré tout à ses préliminaires. Le récit est de type « aventure fantastique » et les auteurs développent le concept. Ange Tomassini est un Dhizhi, un humain capable de se transformer en animaux du Zodiaque Chinois, dotés d’une force indescriptible.

Mêlez-y les guerres mafieuses de Chicago et vous aurez planté le décor. Beaucoup d’intervenants, de la bagarre, des rapports de force au sens propre comme au figuré jalonnent le récit.

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Le tome 3 se déroule 7 ans plus tard et beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. On a retrouvé Ange qui sort de sa retraite où il s’est fait oublié mais aussi où il a encore perfectionné son expérience personnelle. Il décide de revenir à Chicago pour se redonner une chance de retrouver les siens mais il sait que cela ne sera pas facile. Il a décidé aussi d’aider les personnes victimes de l’injustice en devenant un super héros comme il y en a en Amérique .Il se donne le nom de « Klaw ». Sa bonté va lui valoir beaucoup de problèmes et le retour dans les problèmes vécus lors des deux premiers tomes…

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Au niveau du dessin, il reste très séduisant même si on peut voir au fil des tomes une évolution. J’ai trouvé le troisième tome différent par rapport au deux premiers. Des cases plus petites, des dessins par moments un peu moins « léchés », moins ronds, des couleurs plus sombres, moins éclatantes.

L’éditeur signale avec justesse que le lecteur a pu en 5 mois lire les trois premiers tomes du premier cycle. Oui, un deuxième cycle est prévu. Un rythme effréné a été voulu par l’éditeur pour capter plus facilement l’attention du lecteur. Casterman eu recours au même procédé pour « Lastman », un ersatz de manga à la sauce européenne. Ici, à la lecture du tome 3, j’ai compris que Le Lombard faisait plutôt référence , surfait sur une vague « comics » qui semble vouloir bientôt déferler sur l’Europe, prenant le relais du courant « Manga » qui s’essouffle quelque peu. Mais encore une fois, un « comics » à la sauce européenne. Si le scénario est un peu plus élaboré et moins manichéen, le dessin est encore bien loin de la qualité graphique de certaines séries américaines. 

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En conclusion, même si l’emballage et le contenu valent le détour, la série va encore devoir évoluer pour rivaliser avec certains produits dans la cible recherchée. Pour ma part, je ne vous cache pas que ce genre de fantastique à la sauce américaine ne me transporte pas plus que cela.

L’exercice est périlleux et le résultat pas trop mal réussi mais ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. Je me réjouis d’entendre les avis des spécialistes de fantastique et de « comics » sur cette série.

 

Dessin :          7,0/10

Scénario :       7,0/10

Moyenne :       7,0/10

 

Lien vers le site des éditions Le Lombard : ICI.

 

Capitol.

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25/09/2013

RANI - Tome 4: Maîtresse.

Couv_194528.jpgPlancheA_194528.jpgDessin : Francis Valles - Scénario: Jean Van Hamme & Alcante

48 pages

Editions Le Lombard

Sortie le : 30/08/2013

Prix : 14,45 €

ISBN : 9782803631974

Aventure romanesque

 

 

Le résumé de l’histoire (de L’éditeur) : Condamnée pour un crime qu'elle n'a pas commis, Jolane est expédiée aux Indes. Devenue Jeanne Dubois, elle est vendue à une tenancière de maison close qui entend bien la mettre au pas. Mais « Jeanne » ne l'entend pas de cette oreille : avec l'aide d'Indra, une splendide Indienne qui est devenue sa confidente, Jolanne parvient à prendre la place de Madame Rose, et se retrouve ainsi la nouvelle patronne de la maison de plaisir. Mais le passé de Jolanne refait alors doublement surface !

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Mon avis :

Rani, ton univers impitoyable! Suite de la saga qui rappelle furieusement des séries télévisées de type « Dallas » et « Marquise des Anges ».C’est voulu par Jean Van Hamme qui l’a écrit comme un projet pour une série TV et qui a refilé « le bébé » à Alcante, scénariste de talent, pour une adaptation en bandes dessinées.

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Au niveau du scénario, nous avons droit a beaucoup de péripéties, des personnages récurrents qui ressortent des placards alors qu’on les croyaient « ad patres ». C’est rythmé, c’est bien ficelé, plein de surprises chaque fois que le lecteur doit tourner les pages. C’est bien formaté mais je dois bien avouer qu’il manque parfois cet élément atypique que je n’avais pas attendu, un « truc », jamais vu, jamais lu ailleurs.

Le dessin de Vallès est bien léché, bien en place, agréable à la lecture. Vallès nous a habitué à un travail propre, bien exécuté. Van Hamme n’a d’ailleurs pas l’habitude de prendre des dessinateurs de seconde zone pour ses séries.

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Pour clôturer cette chronique qui sera courte, je dirai que l’aventure continue son petit bonhomme de chemin. Les tomes se suivent et s’inscrivent dans le même courant au niveau de la qualité littéraire comme graphique. Ils s’enfilent comme les perles d’un collier. C’est agréable à lire mais ce ne sera pas une série qui restera gravée dans ma mémoire comme une série exceptionnelle. Mais est-ce franchement le but ? Le divertissement d’abord et là, les auteurs ont bien réussi à atteindre l’objectif !  

 

Dessin :          8,0/10

Scénario :        7,0/10

Moyenne :        7,5/10

 

Lien vers le site des éditions Le Lombard : ICI.

 

Capitol.

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18/09/2013

VERTICAL - Tome 1.

Couv_195922.jpgPlancheA_195922.jpgDessin & Scénario : Shinichi Ishizuka

Editions Glenat

Collection Seinen

Sortie : 28/08/2013

224 pages

Prix conseillé : 7,60 €

ISBN : 9782723491952

Alpinisme, écologie, secourisme

 

Résumé (de l’éditeur): Sanpo Shimazaki est un amoureux de la montagne. Il lui consacre toute sa vie, et a choisi de résider dans les Alpes japonaises. Considéré comme un grand spécialiste des sommets, il est engagé en tant que secouriste volontaire, pour aller sauver les promeneurs imprudents, les skieurs en danger, les alpinistes inconscients. Car si Sanpo aime la montagne et la connaît parfaitement, il sait aussi quels innombrables dangers elle recèle… et toutes les méthodes pour y survivre dans des conditions toujours plus dantesques !

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Mon avis : Une nouvelle série débute chez Glenat et elle va durer 18 tomes car elle est déjà terminée au Japon. Elle a remporté deux prix prestigieux au pays du Soleil Levant et a donné lieu à un film en 2011 (que je n’ai pas vu…). C’est ce qu’on peut lire sur le site de l’éditeur.

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J’ai lu sur un site spécialisé « manga » qu’il s’agissait d’une des meilleures sorties du mois d’Août 2013. Etant amateur de ce genre de lecture qui traite le sujet de l’alpinisme (voir le sommet des Dieux, Ascension,…) je me suis laissé tenté par ce premier tome et je n’ai pas été déçu, même si j’ai quelques petites réserves à émettre. Passons à l’analyse après la lecture de l’ouvrage…

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La couverture est d’abord sympa. J’ai eu de suite envie de lire ce premier tome. Le dessin, sans être extraordinaire, est bien maîtrisé. La lecture est facile et fluide. La montagne est très bien dessinée et certains angles de vue et le découpage valent par moment le détour. C’est très cinématographique par moment.

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Au niveau du scénario, nous avons droit à des petites histoires. A chaque chapitre, son histoire, probablement inspirée de faits réels. C’est à chaque fois court, rythmé, rapide et cela se laisse lire comme une friandise, chapitre par chapitre. On peut ainsi abandonner la lecture à la fin d’un chapitre et le reprendre par après sans problème. On fait la connaissance du personnage principal, Sanpo, qui est un fou de l’escalade, de la montagne, à un tel point qu’il passe presque sa vie en montagne à bivouaquer. Jusque là, pas de problème. Cette série a pour but de mettre en lumière les secouristes en montagne, comme l’est Sanpo, qui risquent leur vie pour sauver des gens en difficulté. Là ou cela devient plus limite, c’est de voir Sanpo en faire « des tonnes »…C’est le « Mac Giver » de la montagne. Il fait des trucs extraordinaires tout seul dans des conditions dantesques. J’entends déjà les spécialistes de la montagne dire : «Techniquement, c’est pas possible ! ». N’étant pas un grand alpiniste, je ne permettrai pas de juger mais il faut bien dire que ce livre est surtout un but de lecture et de vulgarisation.

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Au final, ce fut une lecture agréable sur un sujet qui m’intéresse. Je vous laisse juge sur le côté « réel » des aventures.Vais-je lire les 18 tomes ? C’est l’avenir qui me le dira…Sympathique !

 

Graphisme :      7,0 /10

Scénario :        7,0/10

Moyenne :        7,0/10

 

Capitol.

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12/09/2013

JONATHAN - Tome 16: Celle qui fut.

Couv_193029.jpg1309041747470001.JPGDessin & Scénario : Cosey

Editions Le Lombard

Sortie : 06/09/2013

56 pages

Prix conseillé : 12,00 €

ISBN : 9782803633227

Aventure, voyage.

 

Résumé (de l’éditeur): C'est dans un marché du Sud de l'Inde que Jonathan reconnaît un mainate du nom de Garuda. Après avoir acheté l'oiseau qui parle, Jon décide de retrouver la jeune Indienne, propriétaire de Garuda : April, rencontrée vingt ans plus tôt. Jon n'a pas oublié le caractère extrême d'April, sa fascination pour Kâli, la déesse du temps et de la mort, et son mépris absolu de toute peur. April est à la recherche des documents qui lui permettraient de faire condamner le Tigre Rouge, l'assassin de ses parents. Une quête dangereuse... Mais elle pourra compter sur l'aide de son ami d'enfance.

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Mon avis : Ce n’est pas toujours évident de rentrer dans l’univers de Cosey et de Jonathan. Ce tome 16 en est la preuve. Jonathan, c’est en réalité Cosey. Cosey se raconte via son personnage. Au départ, il y avait surtout le voyage. Le voyage géographique laisse de plus en plus place au voyage intérieur, une introspection du « moi ». Ici, Cosey revisite l’enfance et l’adolescence de Jonathan. On en sait encore un peu plus sur ces années décisives dans la vie d’un homme. Sa rencontre sur un marché en Inde avec un mainate très bavard appelé « Garuda » va ouvrir la boîte de Pandore. Jonathan qui devait rentrer en Europe, décide de retourner à la recherche de la propriétaire dudit mainate,une fille nommée April…Il retourne à l’école où il a passé une partie de sa vie, où il a connu la jeune indienne. Elle était une jeune fille singulière qui fascine Jonathan. S’engage une réelle enquête qui va permettre à Jonathan de retrouver April. Ces retrouvailles ont pour conséquences qu’April va pouvoir dompter ses démons, retrouver le tueur de ses parents, un certain « Tigre rouge »…

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Tout au long de ce scénario, on reste dans la symbolique, dans la quête du spirituel, dans la recherche initiatique. C’est un cheminement de la pensée qui doit amener le lecteur à une certaine paix intérieure. La démarche demandée par Cosey au lecteur est assez contraignante au départ et je comprends tout à fait que certains n’adhèrent pas à la démarche. La lecture de cet album demande un minimum d’investissement du lecteur et donne à réfléchir sur le sens de la vie. Cosey pour mener à bien sa narration mêlent une foule de petits détails qui vont amener le lecteur là où il veut qu’il aille. 

Au niveau du dessin, c’est dans le prolongement des albums précédents de Cosey. Les couleurs sont vives, plus que d’habitude avec des dominantes dans les teintes bleues et jaunes.

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Au final, c’est un album qui m’a un peu déconcerté et que j’ai relu une seconde fois pour en retenir toute sa substance, tous ces détails qui n’ont pas toujours été retenus lors de la première lecture. Cet album est présenté comme une fin de cycle. Que nous vaudra la suite de l’histoire de Jonathan ? Un retour en Europe ou à nouveau une recherche dans les racines du subconscient ? L’univers de Jonathan est vraiment riche et n’a pas encore tout dévoilé.

A noter que l’album a été édité en version « classique » et en version « luxe ».

 

Cosey fait référence à la musique (lire en écoutant):

-John Cage: Dream

-E. Fitzgerald & L.Armstrong: April in Paris

-Kishori amonkar :Koi kahiyo re prabhu aw an ki.

Vous trouverez ces titres sur Youtube.Je les ai écoutées. Ces musiques donnent en plus une langeur monotone et ouvrent une autre approche du livre encore...Essayez...

 

Graphisme :      7,0 /10

Scénario :        9,0/10

Moyenne :        8,0/10

 

Lien vers les édition du Lombard : ICI

 

Capitol.

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