18/05/2013

RIMBAUD, L'INDESIRABLE.

 

 

Couv_187604.jpgPlancheA_187604.jpgDessin & scénario: Xavier Coste

Editions Casterman

Collection Univers d’auteurs

Sortie : 15/05/2013

128 pages

Prix conseillé : 22,50 €

ISBN : 9782203066465

Rimbaud, poésie, biographie.

 

 

Résumé (de l’éditeur): « Comme moral et comme talent, ce Rimbaud est une monstruosité. Il a la mécanique des vers comme personne, seulement ses oeuvres sont absolument inintelligibles et repoussantes. » Voici comment Arthur Rimbaud est décrit dans un rapport policier de 1873. Arthur Rimbaud est ancré dans l’imaginaire collectif, mais son histoire réelle est méconnue du grand public. Il n’a jamais connu le succès, ses poèmes ne lui ont jamais rapporté le moindre sou, et il est pourtant aujourd’hui l’un des poètes les plus connus et reconnus dans le monde.

 

 

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220px-Carjat_Arthur_Rimbaud_1872_n2.jpgMon avis : Dès la première planche, le ton est donné. On assiste à l’amputation de Rimbaud, de retour d’Afrique…Et ce n’est qu’un épisode parmi tant d’autres d’une vie courte mais mouvementée. Arthur Rimbaud (1854-1891) a connu deux époques dans sa vie. Une première, située entre 15 et 20 ans, est sa période de poète. Il est jeune, hyper doué, arriviste, plein de suffisance. Il veut vivre de sa plume alors qu’il n’a aucune relation et pas le sou. Il va partir pour Paris à 16 ans sans prévenir ses parents et alors que les Prussiens font le siège de Paris. Grosse désillusion où on lui fait comprendre qu’on a autre chose à faire que de s’occuper de lui. Il repartira à Paris plus tard et y rencontre Paul Verlaine qui va le prendre sous son aile et devenir son amant. Cette relation sulfureuse et destructrice va se terminer mal et Rimbaud va abandonner la poésie pour partir en Afrique. C’est sa seconde partie de sa vie. Il veut y faire fortune mais trimballe son mal de vivre au Yémen, en Ethiopie,…Il sera négociant, vendeur d’armes,…Il reviendra en France pour se faire soigner mais sa santé est déjà au plus mal…Ce sera l’issue fatale.

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Le sujet est magnifique. Il est le moteur de l’album. Je connaissais dans les grandes lignes la vie de Rimbaud mais je ne savais pas à quel point il était grossier, sans-gêne, manipulateur, imbuvable et invivable. Xavier Coste a le mérite d’avoir bien choisi les moments de la vie de Rimbaud les plus emblématiques pour faire passer auprès des lecteurs quel genre de personnage il était. Un grand poète de la littérature française (le plus grand pour certains) mais aussi un personnage abject et sans grande morale. Le découpage, la construction du scénario est excellent et tient le lecteur depuis le début jusqu’à la fin de l’album, même si la fin de l’histoire est connue par beaucoup.

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Au niveau du dessin, je dois bien reconnaître que je n’ai pas été emballé au départ. J’ai trouvé le dessin fort approximatif, par moment bâclé, pas très détaillé. Nous ne sommes pas dans un style réaliste mais plutôt stylisé. La partie qui se passe en Afrique par exemple est pauvre en décor. Le dessin suggère plus qu’il ne décrit. Mais il y a un style bien reconnaissable qui sert l’histoire sans pour autant la magnifier, mais qui en fait ressortir le côté noir et tragique.


C’est le type même d’album qui ne laisse pas indifférent. Certains vont adorer, d’autres vont le détester. Casterman a fait le pari de sortir un album important de 128 pages, en misant sur un produit atypique mais fort au niveau des sentiments qu’il dégage.

 

Graphisme :      7,0/10

Scénario :        9,0/10


Moyenne :        8,0/10

 

Lien vers le site des éditions Casterman: ICI.

 

Capitol.

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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (0) | Tags : capitol, rimbaud, coste, casterman, 810, poésie, biographie, 052013. |  Facebook | |

16/05/2013

INTERVIEW DE TED BENOIT

Le parcours d'un homme libre...

capitol,interview,ted benoit,champaka,camera obscura,042013Mardi 16 avril 2013, SambaBd a rendez-vous à la galerie Champaka à Bruxelles avec Ted Benoit, une des figures emblématiques de la "ligne claire", à l'occasion de la sortie de l'album "Camera Obscura" qui retrace une partie de son parcours artistique, et de l'exposition qui lui est consacrée. Ted Benoit, c'est le père tranquille de la BD avec un parcours atypique guidé par la liberté de ses choix. Il a répondu à nos questions avec simplicité et en toute franchise.

 

SambaBD : Champaka vient de sortir un livre qui retrace une grande partie de votre carrière. Comment pourriez-vous commenter cet album ? Quels sont vos sentiments vis-à-vis de cet album ?

capitol,interview,ted benoit,champaka,camera obscura,042013Ted Benoit : Au départ, j’ai voulu que des livres ne disparaissent pas. Ce sont souvent des livres qui sont épuisés. Pour moi, c’est fort important. A la différence de la bande dessinée, le roman peut être réédité, retravaillé à l’infini, ce n’est pas trop compliqué. Pour la BD, il faut garder des traces plus tangibles, il faut que cela ne disparaisse pas car c’est une satisfaction pour moi que ce soit toujours là. Tout le travail de recherche, de mise en perspective du parcours m’intéressait mais le bémol, c’est que je ne voulais pas non plus faire de l’autobiographie, le truc qu’on fait 5 ans avant de mourir! C’est un peu cette impression là au départ mais il suffit de l’écrire un peu différemment pour éviter cet écueil. Les textes, ce sont des moments choisis, des choses intéressantes de mon point de vue. Je n’essaye pas du tout de faire une continuité. 

 

SambaBD : On remarque à la lecture de ce livre que vous n’avez pas une trajectoire linéaire mais plutôt un cheminement avec des allées et venues entre la bande dessinée et la publicité. Pourquoi en fin de compte avez-vous peu produit d’albums de BD ?

Ted Benoit : Je n’ai pas fait assez de bande dessinée mais il y a plein de choses  que je n’ai pas fait assez ! Je n’ai jamais été très productif mais quelque part ma carrière n’est pas vraiment maîtrisée. Le mot « carrière » n’est pas grand-chose pour moi de toute façon. Je me suis un peu laissé porter par mon plaisir, mon désir de liberté. Je me suis laissé porter sans idées préconçues. Il y a aussi des impératifs économiques tout bêtement.


capitol,interview,ted benoit,champaka,camera obscura,042013capitol,interview,ted benoit,champaka,camera obscura,042013Le seul moment où le mot « carrière » a pris du sens pour moi, c’est quand j’ai commencé Ray Banana. J’ai fait un pari que je pouvais faire des choses qui me plaisaient, en toute indépendance quelque part, et qui se vendaient. Je n’ai pas voulu faire le pur artiste, ni faire des séries à succès. J’ai voulu faire ce qui me plait. Je n’aime pas du tout la dichotomie entre les artistes solitaires et les commerçants.


SambaBD : Vous avez une « aura » certaine auprès des spécialistes du 9e art mais vous êtes peut-être moins connu du grand public. Comment pouvez-vous expliquer ce phénomène ?

Ted Benoit : Pour expliquer ce phénomène, on peut parler de vente de bouquins. Jusqu’à « Blake et Mortimer », mon tirage le plus important était « la berceuse électrique » qui a fait 50.000 exemplaires. Mais, vous voyez comment fonctionne la bande dessinée dans les librairies. C’est classé dans des bacs par série. Dans le début des années 2000, Casterman a fait une série « Les classiques (A Suivre) ». Ils avaient  repris des bouquins de l’époque d’(A Suivre), 12 titres, dont 3 des miens. Mais ce n’était pas des séries par personnage. Dans les librairies, on ne savait pas où classer ces bouquins-là ! La librairie fonctionne par série et tout ce qui sort en dehors de ce principe, c’est un peu difficile. Comme moi je faisais des séries de deux albums maximum, cela n’a pas sa place en librairie.


SambaBD : Cela reste dans les cartons…

capitol,interview,ted benoit,champaka,camera obscura,042013capitol,interview,ted benoit,champaka,camera obscura,042013Ted Benoit : Donc, c’est ça. « Blake et Mortimer », la série existait déjà. Le premier album que je fais, en plus poussé par le bruit qu’il y a autour, c’est 600 à 700.000 exemplaires ! Il n’y a pas de commune mesure.


SambaBD : Cela ne se refuse pas…

Ted Benoit : Cela ne se refuse pas. C’était très amusant et intéressant à faire.


SambaBD : Vous avez dû rentrer pour Blake et Mortimer dans un style de dessin bien précis…

Ted Benoit : Non, je n’ai pas eu de gros problèmes. J’étais dans un style assez proche. Au départ, j’étais autodidacte, et comme je dessinais dans un style plutôt réaliste, il fallait que je travaille beaucoup. Après je suis passé à des dessins style « Hergé ». Or, avec Jacobs, j’étais à la croisée des deux. Donc, ce n’était pas un problème pour moi.


SambaBD : Quand on prononce votre nom, on fait référence directement à « la ligne claire ». Pourtant au départ, vous n’étiez pas très « ligne claire », vous l’êtes devenu. Qu’est ce qui vous a poussé à aller vers ce courant ?

Ted Benoit : Pour moi, le grand précurseur de ce qu’on a appelé la « Ligne claire » et qui a appelé ce style « Ligne claire », c’est Joost Swarte en 1977. Hergé n’aurait jamais pensé qu’il faisait de la « Ligne claire ». C’est classique dans l’Art. On fait des œuvres puis arrive un critique qui met un nom dessus. C’est sur son exemple que j’ai été dans cette direction. Je le lisais dans Charlie mensuel dans les années ’70 et je trouvais cela très drôle. On avait une origine commune via la presse underground, la contre-culture des années ’60 et donc il faisait un dessin qui était pour moi un dessin dans l’air du temps avec des sujet tout à fait différents. J’ai fait un peu la même chose. J’ai pris le style « Hergé » pour faire des histoires qu’Hergé n’aurait jamais faites.

 

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SambaBD : Cela consiste en quoi la « Ligne claire » ? Quelles en sont les caractéristiques techniques ?

Ted Benoit : Je crois qu’il a repris ce style des chinois ou des japonais. Par exemple, on ne met pas de hachures. C’est un trait dépouillé qui fait le contour des choses. Les ombres sont réduites au minimum. Swarte, lui, en met sous les voitures et j’ai fait pareil. Par contre, cela demande un dessin très solide en dessous pour que cela fonctionne. On ne peut pas être approximatif. L’approximatif, on ne peut pas le gommer, le cacher en multipliant des ombres, des traits, des hachures,…Avec la « Ligne claire », il faut que ce soit du solide.


SambaBD : Est-ce que cela vous a pris beaucoup de temps, de travail pour en arriver là ?

Ted Benoit : C’est justement beaucoup de travail ! Cela a été assez vite et progressif. Par exemple, sur les décors, je me suis un peu perdu dans les perspectives que j’ai apprises à l’occasion. On ne peut pas faire les décors « au pif » en « Ligne claire ». Déjà, on dessine souvent des choses qui n’existent pas. On n’imagine pas, comme le font les américains, un genre de voiture qui n’existe pas. On fait de la vraie voiture. Hergé faisait, je ne m’en rendais pas compte quand j’étais petit,  des vraies voitures et donc on travaillait plus sur documentation. On dessine les voitures de façon plus rigoureuse. Cela prend du temps mais plus on arrive à le faire, plus on fait des trucs compliqués.


SambaBD : Vous avez été en contact avec Yves Chaland. J’ai retrouvé un portrait que vous avez fait de lui dans un album que Champaka lui a consacré. Pouvez-vous me parler de lui ? Que vous a-t-il amené au niveau graphique ?

capitol,interview,ted benoit,champaka,camera obscura,042013capitol,interview,ted benoit,champaka,camera obscura,042013Ted Benoit : On a des origines un peu différentes. Moi, j’étais plus sur Hergé, lui était plus Franquin et Jijé. On était des amis. Il y avait tout un groupe de dessinateurs plus de son âge que du mien. Moi, je suis plus vieux qu’eux, même si on a débuté au même moment. On a beaucoup travaillé et évolué ensemble. Au niveau dessin, c’était un superbe dessinateur. Mais c’est plutôt au niveau de son inspiration qu’il m’a intéressé. Tout à coup, il y a eu un album de Chaland qui m’a beaucoup frappé qui s’appelle « La comète de Carthage » car on prend les choses au sérieux. Freddy Lombard devient amoureux de la fille. On peut toujours avoir de l’humour mais en même temps, il y a des sentiments, des choses qui étaient alors très discrètes en bande dessinée. Et ça, c’était une grande leçon pour moi. A partir de cet album, c’était peut-être en prémices avant, cela s’accentue dans les suivants. Son dernier album « F52 » est pour cela fabuleux. Ca m’a vraiment marqué. Et c’est un peu pourquoi j’ai fait « Blake et Mortimer ». Sur « Blake et Mortimer », je me disais : " là, il n’y a plus de second degré possible". Dans Jacobs, on ne va pas rigoler avec les personnages, on est au premier degré mais c’est aussi intéressant à raconter.

 

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SambaBD : Savez-vous que « Blake et Mortimer » via Izneo, le site de publication numérique, ont été censurés sur Ipad par Apple pour pornographie ? (NDLR : l’information venait de sortir peu de temps avant l’interview…)

Ted Benoit : Ah bon, je ne suis pas au courant ! Lesquels ?


SambaBD : Je vous enverrai l’article que j’ai lu à ce sujet.

Ted Benoit : Ah, ça, je veux lire !


SambaBD : Avec votre style qui vous est propre, vous avez été beaucoup sollicité par la publicité. Maintenant c’est les galeries qui s’intéressent à vous. Vous faites partie d’un courant au même titre qu’Yves Chaland, Ever Meulen, Serge Clerc,…Champaka vous consacre une exposition ici à Bruxelles et à Paris. Etes-vous conscient que vos œuvres sont à la mode, que vous êtes un artiste coté ?

Ted Benoit : Chez Champaka, je travaille avec eux depuis environ 30 ans. Oui j’ai accompagné ce mouvement là mais je pense que c’est comme la mode, c’est cyclique.


SambaBD : Quand on voit ce qui se passe en salles de vente pour certains auteurs, ça devient de la folie avec des auteurs tels que Hergé ou Franquin…

Ted Benoit : C’est le marché de l’Art. Cela nous intéresse quand même nettement moins. Je veux bien vendre à ce prix là ! Mais quand on vend à des prix pareils, c’est que cela a déjà été vendu deux ou trois fois, ce n’est pas l’auteur lui-même qui les vend !

 

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SambaBD : Je reviens maintenant sur Ray Banana. Vous avez fait deux albums. Cela pourrait devenir une série, un héros récurrent. Pensez-vous en faire un troisième un jour ? Avez-vous quelque chose dans vos tiroirs ?

Ted Benoit : Je suis entrain d’en faire un pour le moment mais il ne sera pas comme les autres. Ce ne sera pas vraiment de la fiction. Le dessin est différent. Certaines planches se trouvent dans l’album « Camera obscura ».


SambaBD : C’est plus dans le style psychologique ?

Ted Benoit : Non, dans cette histoire là, Ray Banana est mort et il est au purgatoire.

C’est plutôt allégorique. Au départ, c’était une histoire de fiction avec un début et une fin. Mais je l’ai abandonnée car je ne savais pas  si ce serait bien…Maintenant je fais des histoires en une page. Ce n’est plus du tout le même style d’histoire.

 

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SambaBD : Vous faites plus court mais mieux…

Ted Benoit : Non, pas forcément mieux, plus rapide…Il y a plus de travail sur l’idée, la conception, le texte que sur le dessin. La fiction a des exigences et je désirais faire tout à fait autre chose. Mais je ne pense pas qu’il y aura un jour un troisième album de fiction.

Après les deux « Blake et Mortimer », quelque part, je n’ai pas pu continuer dans cette ligne là. Je ne sais pas pourquoi…


SambaBD : Avez-vous d’autres projets ?

Ted Benoit : J’ai un autre projet d’un livre d’images chez Champaka mais on doit encore en discuter. Il s’appellerait « un siècle de progrès », sur toute l’idéologie et l’imagerie du progrès au XXe siècle, avec également des documents…Mais ce n’est pas de la bande dessinée. C’est de l’illustration. J’ai déjà fait pas mal de travaux en ce sens. C’est une vieille inspiration qui continue. Il y a toujours des trucs intéressants à faire. Une idée de progrès, de modernisme. On ne dit plus moderne depuis la fin des années ’50-’60. Moderne, c’est un terme dépassé. C’est le post-modernisme maintenant. L’idée de progrès a beaucoup été remise en question et je voudrais faire une réflexion là-dessus à travers les images.

 

Interview réalisée par Capitol pour SambaBD.

Remerciements à Ted Benoit et à Champaka pour avoir permis cette rencontre.

Liens vers Champaka: ICI.

 

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12/05/2013

Les petites chroniques (12)

Beauté Tome 3 : Simples mortels.


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Dessin : Kerascoët
Couleurs : Hubert
Dépôt légal : 05/2013  
Editeur : Dupuis
ISBN : 978-2-8001-5426-8
Planches : 46


Après avoir connu l’ivresse du succès et du pouvoir, Morue connait des heures sombres. Quand je regarde dans le rétroviseur de mes lectures, je me rends compte que mes souvenirs se résument souvent à pas grand-chose. Pour beauté, c’est tout le contraire, pas besoin de me remettre les idées en place, ce conte est assurément très marquant.


Ce tome 3 clôt les tribulations de Morue/beauté avec un ton plus sérieux, une sorte d’âge de raison. Mais le charme agit toujours et j’ai même eu de la compassion ou de l‘empathie pour pas mal de personnages. J’ai maintenant envie de faire lire cette histoire à ma filleule de 8 ans, curieux de voir comment elle va interpréter tout ça car le contenu n’est pas si innocent qu’il n’y parait.


8/10


Samba.


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Inner City Blues - Intégrale


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Dessin : Brüno
Couleurs : Brüno
Dépôt légal : 03/2009
Editeur : Vents d'Ouest
ISBN : 978-2-7493-0501-1
Planches : 152

 

Achetée en 2010, cette intégrale attendait sur une pile en attente de lecture (PAL). Ayant pris comme résolution 2013 de faire baisser mes PAL, j’alterne mes lectures entre des nouveautés et des trucs plus anciens.  Bien m’en a pris !!!


J’aime beaucoup le dessin de Brüno et j’apprécie beaucoup ses œuvres : Commando Colonial, Junk, Lorna, Biotope, Atar Gull…  Je n'ai pas été déçu par la lecture d’Inner City Blues !!!!


Le scénario d’Ammari-B est très bien construit !!!  Il nous plonge dans les seventies en plein dans la Blaxploitation. La construction de l’histoire n’est pas sans rappeler celle utilisée par Quentin Tarantino dans Pulp Fiction.  Les mêmes actions vues successivement par chacun des différents protagonistes.  Une vraie réussite !!!!!


Ma note 8/10


Revedefer



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RAOUL SCOPITONE - Tome 1: Du rififi chez les Yéyés.


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Editions Paquet
Collection Calandre
Sortie le 17/04/2013
48 pages
Prix conseillé: 13,50€
ISBN: 9782888904823
Automobile, Polar, Humour

Voici un nouvel album dans la collection Calandre de chez Paquet avec Lebrun au dessin (auteur de "Félix dans le rétro") et Pinard au scénario ("Ciel en ruine", "Zone rouge").


Même si l'album est d'un abord bien sympathique, j'ai eu du mal à la lecture. L'humour potache, les références aux années '60 ne m'ont pas transporté, hélas ! J'ai trouvé l'intrigue très basique, trop pour emporter mon adhésion. Les personnages qui sont des bras cassés, demanderaient peut-être un peu plus de profondeur.


Bref, j'ai été un peu déçu par cet album qui n'est pas assez abouti. J'attendais plus d'un album de la collection Calandre.

Note générale: 6,5/10.

Capitol.


 


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CESARE – Tome 2 : Due


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Editions Ki-oon
Manga Seinen
Sortie : 21/03/2013
228 pages
Prix conseillé : 7,90 €
ISBN : 9782355925085


Histoire, Borgia, Italie, Manga


Mon avis : Le tome 2 est à la hauteur du tome 1. On trouvera toujours la même précision dans le dessin. Le scénario tient la route. Le lecteur fait un peu plus connaissance avec Cesare qui est un personnage doté d’une grande intelligence mais qui est aussi énigmatique. C’est un manga d’une grande richesse historique. L’histoire est très prenante alors que le tome 3 vient déjà de sortir en librairie.


A noter en fin d’album, une bibliographie très riche et importante, un lexique, un chapitre consacré à la Renaissance, à Dante et à la « Divine Comédie », un entretien avec les auteurs. Ces éléments permettent de recadrer l’action et le travail des auteurs par rapport à la vérité historique. Excellent.

Moyenne : 8,0/10


Capitol.



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WAYNE SHELTON – Tome 11 : Cent millions de pesos.


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Editions Dargaud
Sortie : 15/02/2013
48 pages
Prix conseillé : 11,99 €
ISBN : 9782505016038


Action, espionnage, mercenaire, géopolitique.

Mon avis : 


Le onzième tome de Wayne Shelton est dans la droite ligne des derniers albums parus. Le dessin de Denayer est toujours au top. Les couleurs de Bertrand Denoulet amène un plus certain. Le scénario de Jean Van Hamme nous amène son lot de rebondissements. Au final, un excellent divertissement dont se régaleront les amateurs du genre. Pour les autres, ceux dont le seul nom de Jean Van Hamme donne des boutons, ils iront s’endormir dans leur fauteuil en regardant un ersatz de la série « Derrick » sur une sombre chaîne câblée…



Moyenne : 7,5/10


Capitol.

10/05/2013

CARTHAGO - Tome 3: Le monstre de Djibouti.

Couv_181799.jpgPlancheA_181799.jpgDessin : Milan Jovanovic - scénario: Christophe Bec

Editions Les Humanoïdes associées

Sortie : 17/04/2013

56 pages

Prix conseillé : 14,20 €

ISBN : 9782731672367

Thriller, écologie, science-fiction

Résumé (de l’éditeur): Les gisements de ressources naturelles sont cherchés toujours plus loin, toujours plus profond, au risque de libérer des monstres qu'on croyait depuis longtemps disparus…

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Mon avis : Le tome 2 de cette formidable série était sorti en 2009. Voici le tome 3 avec toujours Christophe Bec au scénario mais aussi un nouveau dessinateur à savoir Milan Jovanovic (pas le footballeur d’Anderlecht !) que certains ont  pu découvrir chez Dupuis dans la série « Secrets ». Je ne vous cache pas que j’ai ressorti les deux premiers tomes pour me remettre dans l’ambiance après autant de temps. Il est préférable de bien se rappeler l’histoire pour comprendre tous les détails du récit.

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La première impression, c’est qu’au niveau du graphisme, c’est fort ressemblant avec le dessin d’Eric Henninot qui a dessiné les deux premiers tomes. Jovanovic s’est sensiblement rapproché du style de son prédécesseur et cela passe très bien à la lecture. Il y a une continuité dans le dessin et si on n’y fait pas attention, on ne se rend même pas compte du changement de dessinateur. C’est une réussite totale donc sur ce plan.

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Au niveau du scénario, l’histoire continue pour boucler avec ce troisième tome le premier cycle de la série. Il faut donc avoir lu les deux premiers tomes pour en goûter toutes les subtilités. Christophe Bec continue à nous bluffer avec ce scénario original et à la frontière du possible et du réel. Les abysses restent un territoire peu connu et donc la porte d’entrée possible de futures découvertes de la science mais aussi de fantasmes de scénariste.

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En conclusion, cet album est dans la droite ligne des deux précédents et le moteur de l’histoire tourne à plein régime. Un quatrième tome est déjà annoncé et s’intitulera « Les monolithes de Kolibé ». Espérons que le changement de dessinateur va permettre de hausser le rythme de sortie des prochains épisodes…  

 

Graphisme :      8,0/10

Scénario :        8,0/10

Moyenne :        8,0/10

 

Capitol.

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