25/03/2013

KLAW - tome 1: Eveil.

 

 

184600_c.jpgPlancheA_184600.jpgDessin : Joël Jurion - Scénario: Ozanam

Editions Le Lombard

Sortie : 15/03/2013

48 pages

Prix conseillé : 12,00€

ISBN : 9782803632244

Aventure, Fantastique

 

 

Résumé (de l’éditeur): Tous les adolescents sont uniques, mais Ange Tomassini l’est encore davantage ! Et cela lui fait peur. À chaque fois qu’il est en danger, un mystérieux homme-tigre vient le tirer d’affaire. Comment expliquer autrement que ses camarades et professeurs le craignent tellement ? Encore faudrait-il qu’Ange se pose les bonnes questions, à commencer par celle-ci : pourquoi le fils d'un simple vendeur de poissons est-il flanqué en permanence d’un garde du corps… ?

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Mon avis : Klaw est une nouvelle série en trois tomes qui parait aux éditions Le Lombard. Les tomes 2 et 3 sortiront en mai et en août 2013 à un rythme soutenu. Cette série a tout pour plaire à un public jeune, d’adolescents.

Le « pitch » de départ est attrayant et donne envie de lire l’album. Ce premier album est cependant un album de mise en place au niveau de l’histoire et je pense que le tome 2 nous en dira plus au niveau du scénario. A la fin du premier tome, le lecteur a fait connaissance avec le personnage principal, son environnement et son statut particulier. Les choses sérieuses devraient suivre par après, même si le lecteur a déjà des pistes…

Au niveau du dessin, c’est maîtrisé. Le découpage et les angles de vue sont dynamiques. Le dessin se rapproche fort du dessin animé. Le trait est rond. Les couleurs sont contrastées.

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Cet album est agréable à la lecture mais c’est un peu tôt pour s’en faire un avis définitif et bien arrêté. J’attends le tome 2 qui sortira en mai 2013 et j’espère que les auteurs vont nous dévoiler plus en profondeur le scénario.

Lien vers le site Le Lombard : http://www.lelombard.com/albums-fiche-bd/klaw/eveil,2574.html

 

Graphisme :     8/10

Scénario :       7/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

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24/03/2013

Les petites chroniques (5).


Hercule Tome 4


hercule,bamboo,erroc,yannick,012013hercule,bamboo,erroc,yannick,012013

  • ERROC
  • Yannick
  • 01/2013
  • Bamboo
  • 978-2-8189-0850-1
  • 44

 

Hercule !!! Que de souvenirs d'heures de lecture de Pif Gadget étant jeune !! J'aimais bien ce personnage plus bête que méchant à qui il arrivait pleins de mésaventures.

 

C'est donc confiant et curieux que je débutais la lecture de ce tome 4. Pif !!! Paf !! Ouille !!!! C'est vraiment très très gentil Hercule !!! Les gags sont insipides !!! Je n'ai pas souri une seule fois à la lecture de cette bande  dessinée.  Je me suis ennuyé !!! Soit j'ai trop veilli, soit c'est Hercule qui veillit mal.


En conclusion : Pas Glop !!!! Pas Glop !!!!!


Ma note : 5/10


Revedefer


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Ratafia T6 - Fitzcarraldies

hercule,bamboo,erroc,yannick,012013hercule,bamboo,erroc,yannick,012013Pothier, Nicolas
Pilet, Johan
Salsedo, Greg
02/2013
Glénat
978-2-7234-9110-5
46


Le capitaine de la Kouklamou emmène un drôle de passager en pleine forêt Mamazonienne pour y construire un opéra !! En échange de son aide, l'équipage aura connaissance de l'emplacement de l'Eldorado. Le capitaine, lui, se fout toujours autant de l'or et ne s'intéresse qu'à l'art.


Frédérik Salsédo a cédé ses pinceaux à Johan Pilet qui s'en tire plutôt bien. Le scénario quant à lui est toujours aussi loufoque mais les jeux de mots et les dialogues bien envoyés qui ont fait le succès de cette série sont un ton en dessous. Difficile de tenir sur du long terme et de se renouveler dans ce registre. La lecture est néanmoins plaisante et reste un bon moment de détente.


Un petit bémol tout de même concernant les couleurs qui sont vraiment fadasses comparées aux couleurs vives des albums précédents qui collaient mieux à cet univers décalé.

Ma note : 6.5/10


Loubrun



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HOCKEYEURS – Tome 2 : Hockey Corral


hercule,bamboo,erroc,yannick,012013,0510,glenat,ratafia,6510,022013,salsedo,pothier,pilet,crash!,tonkam,fujiwara,810hercule,bamboo,erroc,yannick,012013,0510,glenat,ratafia,6510,022013,salsedo,pothier,pilet,crash!,tonkam,fujiwara,810Dessin : Achdé & Mel - Scénario: Achdé
Editions Bamboo
Sortie : 30/01/2013
48 pages
Prix conseillé : 10,60 €
ISBN : 9782818922255
Humour

Je vous rappelle qu’il s’agit de la réédition d’une série parue initialement au Québec, au Canada. Nous voilà au tome 2. La ligue de Hockey sur glace a accepté que l’équipe des Canayens de Monroyal, une équipe de bras cassés, participe au championnat de l’Elite et participe à la coupe « Livingstone ». Le conseil d’administration a décidé de professionnaliser l’ensemble des joueurs… Le moins que l’on puisse dire, ce n’est pas gagné !... S’enchaîne une série de gags du même tonneau que le premier tome. Sympathique, sans prise de tête. Bamboo nous propose un délassement honnête que les enfants et les amateurs de Hockey sur glace apprécieront.

Liens vers le site de Bamboo : http://www.bamboo.fr/bd-les-hockeyeurs-tome-2-5897467.html

Ma cote : 7/10.


Capitol.



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Crash ! - Tome 9

hercule,bamboo,erroc,yannick,012013,0510,glenat,ratafia,6510,022013,salsedo,pothier,piletFujiwara, Yuka
Fujiwara, Yuka
01/2013
Tonkam
978-2-7595-0868-6
166


Embêté je fus !! Ayant reçu ce manga de l’éditeur, je me devais de le chroniquer. Le petit hic, c’est que c’est un Shôjo, manga destiné aux adolescentes. Je ne suis plus adolescent et encore moins une fille !!! Comment faire pour aborder cette chronique ? Faire lire ce manga à ma fille de 11 ans.


Ma fille a adoré !!! Elle a trouvé cela trop génial !!! Les dessins sont trop beaux !!! L’histoire est super !!! En conclusion, j’ai eu le droit à : papa tu pourras m’acheter les 8 premiers tomes. 


La note de ma fille : 8/10


Melle Revedefer



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La Grande évasion T4 : Fatman


hercule,bamboo,erroc,yannick,012013,0510,glenat,ratafia,6510,022013,salsedo,pothier,pilet,crash!,tonkam,fujiwara,810,hockeyeurs,achde,mel,710hercule,bamboo,erroc,yannick,012013,0510,glenat,ratafia,6510,022013,salsedo,pothier,pilet,crash!,tonkam,fujiwara,810,hockeyeurs,achde,mel,710Scénario : Chauvel, David
Dessin : Denys
Couleurs : Hubert
Editeur : Delcourt
DL : 01/2013
ISBN : 978-2-7560-2786-6
Planches : 70



Fatman est un ancien repris de justice anglais obèse qui est convoqué par un parrain de la Mafia New-Yorkaise pour faire évader l'ancien parrain (qui souffre d'Alzheimer) pour l'empêcher de faire des révélations compromettantes au Grand Jury devant lequel il doit comparaitre


Le duo d'auteur, spécialistes du genre (Soul Man, 7 survivants ...) réussissent encore une fois leur coup !


Le scénario de Chauvel est intelligent, servi par la mise en (scène) image très subtile de Denys, enchainant des flash-back judicieusement intercalés. Une histoire parallèle avec une femme aux instincts meurtriers trouvera son intégration dans ce puzzle à la fin de l'histoire.


Des personnages que n'aurait pas désavoués Tatantino avec des dialogues percutants ... Bref, un vrai régal que je conseille vivement aux amateurs de ce cinéaste inventif !

Scénario : 9
Dessins : 8


Global : 8,5/10

Dgege

19/03/2013

LASTMAN - Tome 1.

Couv_183304.jpgPlancheS_37416.jpgDessin &- Scénario: Balak, Sanlaville, Vivès

Editions Casterman

Collection KSTR

Sortie : 13/03/2013

204 pages

Prix conseillé : 12,50 €

ISBN : 9782203047730

Aventure

 

 

Résumé (de l’éditeur): Adrian Velba, 12 ans, est heureux. Après avoir travaillé dur toute l’année dans l’école de combat de Maître Jansen, il va enfin pouvoir participer, au grand tournoi annuel parrainé par le roi Virgil et la reine Efira. Hélas, à quelques heures de la clôture des candidatures, son partenaire fait défection, malade. Le coup est terrible pour Adrian, car il faut être deux pour s’inscrire au tournoi. Échec sans appel ? Non, car in extremis surgit un grand gaillard que personne n’a jamais vu en ville, Richard Aldana. Aldana propose à Adrian, une alliance pour combattre ensemble. Pleine de méfiance la mère d’Adrian, donne son accord du bout des lèvres…

 

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Mon avis : Quel barnum dans la presse spécialisée BD ! Casterman nous présente son nouveau projet qualifié d’ « innovant » et édité dans la collection KSTR, la collection qui regroupe des projets à risque, des projets de nouveaux auteurs, des projets qui sortent du flux habituel de la production. Mais « innovation » ne veut pas dire nécessairement succès éditorial et de vente. L’éditeur nous dit qu’il va plus loin que la bande dessinée et lorgne vers les jeux vidéo. C’est de là que viennent Balak et Sanlaville. On y ajoute Bastien Vivès, un nom dont on parle beaucoup, un jeune qui monte, touche à tout, chouchou d’une certaine presse. Il s’agit d’un travail collectif. Les auteurs se sont organisés en studio et auraient déjà réalisé 3 tomes. On parle de 12 tomes au total qui vont sortir à un rythme soutenu. Les lecteurs vont donc déjà devoir prévoir un solide budget au plus vite pour suivre la série. Bref, tout le monde est beau et la presse est dithyrambique.

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C’est donc avec intérêt que j’ai commencé à feuilleter l’album. Cela ressemble furieusement à un manga, cela a le goût du manga mais est-ce un manga ? Je qualifierai l’album de manga à la sauce européenne. La lecture se fait de gauche à droite, de manière européenne. La couleur est présente sur les 10 premières pages de l’album puis disparaît. Le dessin n’est pas très recherché et reste peu détaillé. C’est du « Vivès » vite fait. On n’a pas trop de temps à perdre pour tenir la cadence. En fin d’album, quelques autocollants en couleurs, c’est la seule nouveauté notable pour moi.

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L’histoire en elle-même est dans un certain style manga. Une histoire de combats codifiés en tournoi dans un univers qui rappelle un peu les histoires à l’eau de rose. En fermant l’album, je ne suis pas du tout enthousiaste et je n’ai pas trop envie de poursuivre la série. C’est gentil mais pas très passionnant. J’ai franchement eu l’impression de lire un produit marketing pour les jeunes. Lu mais pas emballé par le produit. Cet album n’était pas pour moi…Le deuxième tome sera-t-il plus excitant ? Wait and see.

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 Liens vers le site Casterman: http://bd.casterman.com/Albums_Detail.cfm?Id=43307

 

Graphisme :     6/10

Scénario :       6/10

Moyenne :       6/10

 

Capitol.

 

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18/03/2013

INTERVIEW DE WARNAUTS + RAIVES

 

 

Capitol, Après-guerre, interview, Warnauts, Raives, Le Lombard, 03/2012Capitol, Après-guerre, interview, Warnauts, Raives, Le Lombard, 03/2012Foire du Livre de Bruxelles, vendredi 8 mars 2013. A l’occasion de la sortie de l’album « Après-guerre »- tome 1, SambaBD a rencontré, en collaboration avec Le Lombard, les « Collins et Lapièrre » de la BD, les Liégeois Eric Warnauts et Guy Raives, soit plus de 25 ans de complicité! Extraits choisis…

SambaBD : Pourquoi appeler l’album « Après-guerre T1 » au lieu de « Les Temps Nouveaux T3 » alors que le lecteur retrouve les mêmes personnages ?

 

Guy Raives : On a fait un saut dans « Les Temps Nouveaux » entre 1938 et 1945 alors qu’ici pour « Après-guerre » on commence en 1947 et on fini en 1950.C’est donc bien de redémarrer avec un nouveau cycle. Ceci dit, c’est mieux d’avoir tout lu, cela donne de la profondeur aux personnages mais c’est bien d’avoir un album qui soit lisible indépendamment du premier cycle.

SambaBD : Après, comptez-vous allez plus loin dans la même dynamique ?

Eric Warnauts : On l’espère…On aimerait aller en 1955. Ce serait possible, c’est intéressant. Il se passe plein d’événements. Après 1955, pour nous les Belges, c’est Baudouin au Congo. En France, c’est Diên Biên Phu en 1954, le début de la guerre d’Algérie.

Guy Raives : 1960, c’est la décolonisation, la loi unique en Belgique…

SambaBD : J’ai vu en fin d’album que vous avez fait une chronologie. Sur quelles bases avez-vous choisi les dates et les événements ?

Guy Raives : Celles qui nous semblaient les plus pertinentes sans être trop apparentes. Il y a un choix d’inclinaisons. On a parfois pris des faits futiles et parfois des faits importants. Chaque élément est pris en fonction de la pertinence ou pas.

Eric Warnauts : Il y a des faits du quotidien comme le Tour de France qui reprend dans l’année 1947, c’est populaire. Les jeux olympiques en 1948, des combats de boxe, des événements comme ceux-là. Des massacres et des guerres dont on ne parle pas, le début de l’apartheid en Afrique du Sud.

SambaBD : Les gens qui sont sur les photos, des gens de votre famille ?

Guy Raives : C’est un mélange. Il y a les parents, les beaux-parents, les gens de la campagne proche que l’on décrit.

 

capitol,après-guerre,interview,warnauts,raives,le lombard,032012

 

SambaBD: Vous formez un duo depuis de nombreuses années. Qu’est ce qui vous a amené à collaborer ? Etiez-vous au cours ensemble dans la même école ?

Eric Warnauts : Moi, j’ai fait Saint Luc et Guy a fait l’Académie… (Ndlr : les deux écoles artistiques de Liège, Saint-Luc dans l’enseignement catholique et l’Académie dans l’enseignement officiel).Comme quoi, on peut très bien fonctionner ensemble ! On s’est rencontré en fait au cours du C.A.P., au Cours d’Aptitude Pédagogique en cours du soir (Ndlr : la qualification qui permet à un étudiant ou un professionnel de donner cours en Belgique francophone). On s’est rencontré là. Guy cherchait un scénariste. Guy a mis mes couleurs sur des histoires Cela s’est imbriqué petit à petit. .J’ai écris deux albums pour lui aux éditions du miroir à Louvain La Neuve. On a commencé comme cela à travailler ensemble, puis on s’est dit pourquoi ne pas aller plus loin dans une collaboration plus étroite, plus impliquée. C’est ce qu’on a fait. On avait aussi envie d’aller vers le média qui m’a toujours attiré à savoir le magazine (A suivre) de Casterman. On l’a intégré en 1987 et on a fait 10 ans, un peu plus même.

SambaBD: Qu’est ce qui a fonctionné entre vous ? Quelle est la plus-value du duo par rapport à ce que vous faisiez seul?

Guy Raives : C’est d’être à deux ! C’est l’avis de l’autre, c’est l’apport de l’autre, le regard de l’autre, le ping-pong continuel, c’est me reposer sur ses capacités et lui inversement.

Eric Warnauts : C’est un travail de longue haleine. Faire de la BD, cela fait 25 ans que l’on fait cela. Année après année, la majorité de nos travaux, c’est des « one-shots ».Chaque fois, tu remets tout en jeu. Ce n’est pas comme quand tu fais une série et que tu es au tome 10.Ce n’est pas de la routine. On a fait  « l’innocente » sur l’immédiate après-guerre de l’Allemagne nazie, On a fait les années ’40,…C’est agréable de travailler. Le problème, c’est d’avoir un ego pour deux mais cela ça va, ce n’est pas un problème ça, franchement…

 

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SambaBD : Et en fin de compte qui fait quoi dans un album au niveau du dessin, du scénario, de la couleur ? Comment vous répartissez-vous les tâches ?

Eric Warnauts : On discute beaucoup avant. C’est moi qui écrit, fait les dialogues, met au net. Après Guy redécoupe, il amène d’autres choses. Moi, j’ai une surprise. Je redessine dessus. C’est un ping-pong et après on ne sait plus qui a dessiné quoi. Les couleurs, c’est Guy qui termine, plus la partie infographie, le côté traitement par photoshop, etc…

SambaBD : Donc, si cela se trouve, vous ne savez pas qui a fait quoi dans la même case…

Guy Raives : Non, il s’agit de passages successifs. On y a travaillé mais à des moments différents. C’est peut-être moi qui aie commencé et Eric a terminé ou inversement. En gros, c’est Eric qui écrit et moi qui fait les couleurs. Bon, on a un peu chacun son domaine réservé mais avec des exceptions.

Guy Raives : Le but, c’est l’album. Ce n’est pas de te faire plaisir à toi. C’est d’être efficace par rapport à l’objectif.

SambaBD : Vous avez eu  ce que j’appellerai une période « Congo ». Au niveau de la Belgique, on a aussi une histoire avec le Congo. Qu’est ce qui vous amène vers ce thème là ?

Eric Warnauts : Au départ, c’est aussi l’histoire de la Belgique. C’est  la seule aventure coloniale qu’on ait eue. Le Congo a eu une incidence. On la minimise. Sans le Congo, la Belgique…Ce sont des choses qui nous intéressent.

SambaBD : Vous avez aussi réalisé des séries telles que Lou Cale, l’orfèvre ou les suites vénitiennes qui peuvent passer pour plus « légère », moins politique. Dans toute votre production, quels sont les albums dont vous êtes les plus fiers ?

Eric Warnauts : C’est difficile à donner. Il y en a évidemment qui nous marquent. Par exemple, rentrer chez (A suivre) avec « Congo 40 » en 1987, c’était inouï ! Je vais citer celui-la. C’était le début, parce que c’était le premier. Cela correspond plus à des périodes qu’à des albums. Le « Liberty » parce qu’on quitte Casterman là-dessus. On savait bien qu’ils ne croyaient plus vraiment à ce qu’on faisait. En même temps on a bien fait…

SambaBD : C’était lié avec la fin d’(A Suivre) ?

Eric Warnauts : On a toujours défendu la ligne éditoriale d’(A suivre), ce qui n’était pas bien vu par la nouvelle direction. C’est souvent comme ça...

Guy Raives : Même les thèmes. Comme Liberty sur le métissage et compagnie, ce n’est pas des thèmes porteurs. Donc éditorialement, ce n’est pas facile à défendre.

Eric Warnauts : On l’a bien vu, on a fait des albums sur le Congo. Si c’est l’époque coloniale, c’est « OK ». On a fait « un diamant sur la lune », on a parlé du problème des diamants. Ce n’est pas si absurde que cela car un film a été fait quelques temps après sur ce thème. C’est l’Afrique actuelle, cela n’intéresse pas des masses.

 

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SambaBD : En tant que Liégeois, en tant que Belges, quand vous allez en France, à l’étranger, comment vos albums et  cette spécificité belge sont-ils perçus ?

Guy Raives : Cela passe très bien. Au début, on avait un peu des craintes que les Français n’allaient pas aimer. Mais ils adhèrent. Ils font le parallèle entre leur histoire est la nôtre. Ils découvrent des choses.

Eric Warnauts : On a toujours bien vendu en France. Le seul album qui a eu un décalage, c’était « Intermezzo », l’immigration italienne n’était peut-être pas présente comme chez nous avec les charbonnages, sauf dans le Nord. Et là, cela à moins bien marché en France alors que cela a très bien marché chez nous en Wallonie, à Bruxelles et même en Flandres. Cela avait bien fonctionné.

SambaBD : Et comment faites-vous au niveau des couleurs, Raives ? Puisque vous êtes le spécialiste…

Guy Raives : Dans cet album, c’est  80%  aquarelle à la main, à l’ancienne et puis il y a une partie informatique. Je scanne moi-même, je fais ma photogravure et je réinterviens dans les couleurs, dans certaines matières, je réinterprète certaines choses…Les plaques émaillées et compagnie, je ne vais pas les dessiner, c’est du collage qui amène un plus dans le récit. C’est de l’informatique et c’est tout. Je travaille avec photoshop…

SambaBD : Mis à part le tome 2 d’Après-guerre, quels sont vos projets ?

Eric Warnauts : Pour le moment, on est dedans, en immersion. On a une idée d’album sur New-York, une ville que nous aimons bien. On le fera…En général, on voyage, on vit des choses puis on raconte des histoires.

Guy Raives : il faut laisser le temps au temps…

 

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SambaBD : Vous allez en repérage, vous faites des photos, des croquis ?

Guy Raives : Oui, bien sûr. On rencontre des gens. Des croquis, non. C’est utopique ! C’est des faux croquis… Un beau croquis, cela demande du temps…

Eric Warnauts : Pendant ce temps, vous ne rencontrez pas les gens. Ce qui nous intéresse, c’est de rencontrer les gens. Nous avons déjà fait des voyages au Sénégal, à Gorée et on a pris le temps de prendre le thé avec les sénégalais. On a les moyens modernes, on a la photo et puis même, c’est l’évènement qui est important. Je n’ai pas de temps à perdre à dessiner. C’est clair, c’est du temps perdu ! Alors on prend des notes, beaucoup de notes…

Guy Raives : Ce qui est intéressant, c’est la lumière du moment, c’est la différence de couleurs entre les événements, le temps d’un instant, d’une minute. C’est ça qu’il faut intégrer.

Ainsi se termine cette entrevue. C’est  avant tout la décontraction qui a primé. Quoi de plus normal quand des Liégeois se rencontrent…à Bruxelles.

Interview réalisée par Capitol pour SambaBD.

 

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