25/02/2013

LE TRAIN DES ORPHELINS - Cycle 1 - épisode 2/2: Harvey.

Couv_174127.jpgPlancheA_174127.jpgDessin : Xavier Fourquemin - Scénario: Philippe Charlot

Editions Grand Angle

Sortie : 09/01/2013

48 pages

Prix conseillé : 13,90 €

ISBN : 9782818922217

Drame, Histoire.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Middle West, 1920. Le train des orphelins poursuit son périple vers l’Ouest. A son bord, le jeune Jim se lamente d’avoir perdu son frère, adopté à l’étape précédente. Il ne lui reste plus qu’Anna, sa jeune soeur, le mot que lui a laissé son père sur le quai de gare, et son copain Harvey. Ensemble, ils vivront encore bien des aventures qui conduiront Jim, près de 70 ans plus tard, aux archives de l’Orphan Train Society à la recherche de son passé et de celui des siens...

 

 

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Mon avis : Trois mois à peine après la sortie du tome 1 de la série, voici le tome 2 dans les bacs des librairies. Le lecteur de base que je suis n’a pas dû relire le tome 1 pour se rappeler tous les tenants et les aboutissants de cette saga qui va connaître probablement d’autres développements. A la fin de cet album, vous connaîtrez la vérité sur les trajectoires de Jim et Harvey, deux des enfants du train des orphelins. Deux trajectoires diamétralement opposées mais qui s’entrecroisent pour le meilleur et pour le pire. Qui est réellement Jim, qui est réellement Harvey ? L’un est devenu riche et célèbre, l’autre un modeste fermier anonyme du fin fond de la campagne américaine. Mais la richesse n’est pas toujours là où on croit qu’elle est. Il y a aussi la richesse des sentiments…

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Cette saga très bien menée et très bien documentée prend le lecteur par la main et le mène jusqu’à ce terme provisoire. C’est bien raconté. Philippe Charlot, au scénario, fait le parallèle avec l’origine de l’histoire, le voyage en train, et la recherche de Harvey qui, malgré son analphabétisme, va arriver à retrouver Jim pour le grand déballage…

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Xavier Fourquemin nous livre un travail graphique équivalent au 1er tome. Malgré les sorties rapprochées des deux tomes, le tome 2 n’a pas été bâclé. L’éditeur a su gérer sur cette série la continuité dans le travail et dans la qualité graphique. C’est un très bon point.

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Une série attachante et tous publics qui rappelle parfois, sous certains aspects, certains romans américains comme « Tom Sawyer » de l’écrivain Mark Twain. En fin d’album, l’éditeur annonce un cycle II en deux tomes consacré à Joey et Lisa, deux autres enfants du train. Comme quoi les gens heureux n’ont pas d’histoire. Ca roule, ma poule !

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Graphisme :     7,5/10

Scénario :       7,5/10

Moyenne :       7,5/10

 

Capitol.

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21/02/2013

UNE TRAGEDIE GRECQUE - Cycle 1 - Tome 2/2: Trois mariages et deux enterrements.

Couv_180716.jpg1302161134560001.JPGDessin : Viviane Nicaise - Scénario: Jean-Claude Bartoll

Editions Grand Angle

Sortie : 09/01/2013

48 pages

Prix conseillé : 13,90 €

ISBN : 9782818909843

Biographie, drame, Histoire.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Plus que jamais, Niarchos et Onassis se livrent une lutte acharnée pour la suprématie maritime. Après avoir réussi à se sortir in extremis du piège tendu par le patron du FBI, Hoover, et son beau-frère, Niarchos, Onassis quitte définitivement les Etats-Unis pour s’installer à Monaco, dont il fera le paradis de la toute nouvelle Jet Set. Parallèlement à cette apparente flamboyance, Tina Onassis est de plus en plus lasse des infidélités de son époux, dont la plus notable est la liaison qu’il entretient avec la célèbre cantatrice Maria Callas. Alors que sa soeur entame une procédure judiciaire à l’encontre de son mari, Eugénie, en prise aux crises incessantes de Niarchos et d’un naturel plus fragile, sombre peu à peu dans la dépression et l’alcool...

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Mon avis : J’avais apprécié le premier tome et j’attendais la suite avec impatience. Le sujet du scénario m’avait séduit et Bartoll y avait retrouvé une certaine réhabilitation à mes yeux. Dans ce nouvel album, le scénariste nous livre la fin du drame qui est beaucoup plus connue du grand public car il a fait la une des tabloïds et a marqué les prémices de la jet-set, de la renommée de Monaco et des « peoples ». Bartoll s’acquitte très bien de cette mise en lumière. Il mène le lecteur à travers les péripéties des amours tumultueuses des deux armateurs grecs. La fin de l’histoire se termine mal. C’est la chronique d’une fin tragique annoncée…

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Au niveau du dessin et de la colorisation, j’ai été un peu déçu par la qualité du travail, fort inégale. J’ai eu l’impression par moment que certaines cases ont été bâclées, vite faites. Certaines cases ont des problèmes de perspective, d’autres ne sont pas détaillées. Le dessin est parfois sommaire, juste esquissé, sans relief. J’ai l’impression que les délais de livraison des planches ont joué des tours à Viviane Nicaise. C’est dommage car elle a du talent. La colorisation et la mise au net sont du même tonneau. J’ai eu l’impression que cela manque de nuance dans le ton et dans la grosseur de certains traits.

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En conclusion, la narration est bien en place, ce qui donne une lecture plaisante. Le coté graphique fut pour moi une petite déception par rapport au premier tome que j’avais trouvé plus abouti et plus soigné. Reste maintenant à voir s’il y aura un deuxième cycle. Mais quoiqu’il arrive, ce premier cycle se suffit à lui-même.

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Graphisme :     6,5/10

Scénario :       8,0/10

Moyenne :       7,0/10

 

Capitol.

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19/02/2013

SOUVENIRS DE L'EMPIRE DE L'ATOME.

178995_c.jpgPlancheA_178995.jpgDessin : Alexandre Clerisse - Scénario: Thierry Smolderen

Editions Dargaud

One shot

Sortie : 18/01/2013

144 pages

Prix conseillé : 19,99 €

ISBN : 978205069303

Thriller, Science-fiction, style atome.

 

 

Résumé (de l’éditeur): En apparence, Paul est un Américain comme les autres. Spécialiste du monde asiatique, il travaille pour le Pentagone et semble parfaitement intégré à la société des années 1950. Jusqu’au jour où ses supérieurs découvrent son étrange trouble de la personnalité. Depuis l’âge de treize ans, en effet, Paul cultive une relation télépathique (imaginaire ?) avec Zarth Arn, héros d’une épopée galactique située dans un lointain futur. Après la parution d’un article, le cas de Paul devient soudain célèbre. Gibbon Zelbub, consultant bien connu du Pentagone et de l’industrie US, décide alors de sonder son cerveau pour s’emparer des armes du futur. Zelbub espère ainsi fonder un véritable empire capable de diriger le monde : l’empire de l’Atome.

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Mon avis : Certains voudraient voir la Bd exclusivement en ligne et sur tablette. Ils ont l’impression de vouloir faire passer les adeptes du livre « physique » pour des « has been », des ringards … Certains veulent imposer le numérique pour mieux asservir les masses par l’obsolescence programmée. Résistons ! Et pourtant, il suffit d’avoir entre les mains ce très bel album pour se convaincre du contraire. Cet album est un bijou d’impression de par la qualité de la couverture (avec des lignages dorés …), de la reliure, du papier, et de l’impression. Bref, cet album est un bel objet qui ne dépareillera pas dans votre bibliothèque et que n’égalera pas votre tablette, juste bonne à la poubelle dans moins de trois ans.

Mais, au-delà du contenant, il y a un contenu qui ne manquera pas d’en étonner plus d’un. C’est réellement une expérience de lecture, en dehors des sentiers battus, avec un graphisme un peu rétro mais toujours d’actualité, un thème atypique et surtout une histoire débridée et décoiffante. Elle demandera de l’attention au lecteur mais lui permettra à terme d’avoir vécu une réelle aventure artistique, graphique, scénaristique et éditoriale. Un vent frais dans votre cerveau abruti par la « connerie », élevée à la hauteur d’un dogme !

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Ce qui frappe le candidat lecteur dès l’ouverture de l’album, c’est le graphisme. Vous connaissez Sasek ? Miroslav Sasek ? Dans les années’60, il a publié (en français chez Casterman) des superbes livres très didactiques, et avec une pointe d’humour, sur des grandes villes ou des pays (Paris, Venise, New York, l’Irlande …) Son graphisme, reconnaissable parmi tant d’autres, a marqué mon enfance et m’a donné mes premières envies de voyage. Ce style moderniste a influencé l’illustration, la publicité, le design, la musique de l’époque (regardez les pochettes de Jazz comme celle de Dave Brubeck !). On a parlé au même moment et dans le même courant d’un style « atome » à Bruxelles, faisant référence à l’expo ’58 de Bruxelles, à l’architecture audacieuse de l’Atomium et de certains pavillons de l’exposition universelle. Cet album est un hommage appuyé à ce courant graphique et c’est un vrai régal. Alexandre Clerisse, un jeune dessinateur (« Jazz club » et « Trompe la mort » parus chez Dargaud), s’est collé à la tâche sous la direction de Thierry Smolderen, scénariste belge bien connu. Franchement, le résultat est extraordinaire car Clerisse a su assimiler un style considéré maintenant comme « rétro » voire « enfantin », qui est toujours aussi  performant car simple (et non simpliste) mais percutant.

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L’histoire, elle, est du même niveau : surprenante, décalée, le reflet des thèmes de l’époque. Thierry Smolderen nous a concocté une espèce de « Space opéra » où se mêlent la science fiction, la psychanalyse, des mondes parallèles avec leurs forces, leurs failles et dérives. Le lecteur que je suis a dû accrocher sa ceinture pour suivre le fil d’une histoire qui semble tarabiscotée au départ mais qui au fil des pages devient de plus en plus structurée et maîtrisée. En plus, le bédéphile attentif pourra découvrir des références à certains auteurs. On y rencontre par exemple une allusion appuyée à André Franquin (voir page 102-103), des personnages qui rappellent les « grosses têtes » de Greg ou encore une inspiration des comics américains de l’époque tel que « Buck Roger ». L’Expo ’58 de Bruxelles a aussi une place privilégiée dans l’histoire.

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En conclusion, il s’agit d’un véritable « concept album » où tout a été pensé en fonction des références graphiques et thématiques. Même les pages de garde ont été pensées pour l’album et, détail suprême, une page en fin d’album est prévue pour recevoir une dédicace ! Un album qui sort du lot à tous les niveaux et qui ne vous laissera pas sans réaction. Pour ma part, je l’ai trouvé épatant !

Une dernière information : allez consulter l’excellent site internet pour découvrir plus d’informations sur le style atome et les inspirations de cet album sur : http://empiredelatome.wordpress.com;

 

Graphisme :     9,5/10

Scénario :       8,5/10

Moyenne :       9,0/10

 

Capitol.

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14/02/2013

HELL SCHOOL - Tome 1: Rituels.

178989_c.jpgPlancheA_178989.jpgDessin : Ers - Scénario: Dugomier 

Editions Le Lombard

Sortie : 11/01/2013

48 pages

Prix conseillé : 10,60 €

ISBN : 9782803632183

Thriller, polar.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Résumé du tome : Située sur une petite île française, l'école de l'excellence est un établissement ultra-privé extrêmement rétrograde, dont les résultats ne sont plus à démontrer – le cauchemar de tout adolescent normalement constitué. Ainsi, le simple refus de Bastien, Hina et Boris de participer au bizutage suffira à les mettre au ban de toute vie sociale ... ce qui leur laissera tout le temps d'enquêter sur les bizarreries de cette « École-Prison », comme la scolarisation gratuite des orphelins, ou les décès qui ont frappé ces mêmes orphelins au cours des dernières années !

 

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Mon avis : C’est le grand retour du tandem Ers-Dugomier, les auteurs de la série à succès « Les démons d’Alexia » qui a trouvé un épilogue (provisoire ?) en avril 2011. Les auteurs se sont donc donnés un an et demi pour revenir sur les étals des librairies.

Nouveau projet, veut dire nouvelle série avec de nouveaux personnages, dans un nouvel environnement. Cette série « Hell school » (école en enfer ou d’enfer, en français) est prévue en trois tomes mais on a déjà vu des séries prévues pour 3 tomes s’allonger sensiblement par la suite … Reste à savoir si la sauce va prendre. Je pense que le talent des auteurs est un gage de succès même si un sticker sur la couverture du style « Par les auteurs des démons d’Alexia » n’aurait pas été un luxe superflu dans l’avalanche des sorties en librairie.

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Mais, cette série est-elle vraiment dans la droite ligne de la série précédente ou les auteurs n’ont-ils pas voulu mettre en avant de façon marquée cette différence ? Il s’agit ici de l’histoire d’une école de haut niveau située sur une île privée, au large des côtes françaises en méditerranée, où tout n’est pas aussi paradisiaque, propre et net qu’on pourrait le penser à première vue. Il s’agit d’un thriller, d’un polar à la sauce « teenagers ». Connaissant les penchants des auteurs, je ne serais pas étonné qu’à un moment donné cela dérape un peu dans l’occultisme. Un des personnages principaux, Hira, est l’archétype de la rebelle. Elle a des cheveux bleus et est d’origine maorie … Les personnages sont bien typés et les potentiels de développements multiples.

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Dès la première scène, qui se passe quelques années avant le cœur de l’action, le lecteur assiste à la disparition mystérieuse et probablement provoquée d’un élève, un soir d’hiver et par mer agitée, sur la navette entre l’île et le continent. Le décor est planté et le lecteur sait directement où les auteurs veulent l’amener. Ajoutez-y des thèmes à foison tels que l’école, la discipline, l’uniforme, le bizutage et l’esprit de groupe, un encadrement pas toujours très net (le directeur de l’école est un type très étrange), la rébellion, le refus de rentrer dans le moule …Tous les ingrédients sont là au niveau du scénario pour mettre en route une fine mécanique…

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Le dessin est du même type que celui d’Alexia. Un dessin est très « Spirou ». Il a le mérite de se rapporter à une série « tout public » et fait passer plus facilement des thèmes pas toujours simples à traiter. C’est fluide, la lecture est facile. Au niveau de la colorisation, certains ont critiqué les couleurs « flashy ». C’est, semble-t-il, une demande des auteurs pour faire la différence avec la série « Alexia ». Pour ma part, elle ne m’a pas dérangé. J’ai plutôt trouvé la colorisation très réussie.

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Pour terminer cette chronique, je dirais qu’il s’agit d’un premier tome de mise en place. Je n’ai pas été enthousiasmé d’entrée mais la lecture de l’album a été agréable. Je dois reconnaître que ce début prometteur me donne l’envie de lire la suite …

 

Graphisme :     7,5/10

Scénario :       7,5/10

Moyenne :       7,5/10

 

Capitol.

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