12/05/2015

VASCO - Tome 26: La cité ensevelie.

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015Dessin & Scénario: Dominique Rousseau

D’après une idée originale de Gilles Chaillet

Sortie : 27/03/2015

Editeur : Le Lombard

48 pages – Cartonné

Aventure, Histoire, Moyen Age, Vésuve.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Vasco, bien qu'ayant accepté la demande de son ami d'enfance, Niccolo dell'Aquila, de devenir percepteur d'impôts, ne peut se résoudre à contribuer à la misère de son pays natal. Il décide donc de quitter son ami dont il ne cautionne pas le comportement destructeur. Mais le mal est déjà fait et Niccolo se fait assassiner. Vasco décide alors de se lancer à la poursuite du tueur, ce qui le mènera à la cité ensevelie...

 

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015

 

 

«La rigueur est désormais la norme, malheur à ceux qui refusent de contribuer au redressement du royaume! »

 

 

Mon avis : La série « Vasco » du regretté Gilles Chaillet (1946-2011) a été reprise peut avant sa mort par Dominique Rousseau. Chaillet avait donné  son aval mais n’a pas pu voir le travail fini. Dominique Rousseau nous propose ici le second volet d’un diptyque (tome 25 et 26) qui se déroule sur les pentes du Vésuve.

Chaillet était un disciple de Jacques Martin et Dominique Rousseau s’inscrit dans cette filiation qui demande un dessin très précis basé sur une documentation importante. C’est l’école de la BD franco-belge historique développée par Jacques Martin.

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015

Si vous voulez comprendre ce récit du tome 26, il est plus que préférable d’avoir lu le tome 25 intitulé : « Les enfants du Vésuve ». Les deux albums forment un tout. Lire uniquement ce dernier tome, c’est passer à côté de détails importants qui se sont déroulés dans le tome précédent qui raconte l’enfance de Vasco.

Rousseau a très bien assimilé l’univers graphique de Chaillet que ce soit au niveau des personnages que des décors, des paysages, des immeubles. Il a su s’approprier le personnage de Vasco ce qui ne déstabilise pas le lecteur.

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015

L’histoire est typiquement dans la veine de la série et elle nous fait découvrir l’Italie du Moyen-Age. Reste, outre la culture, un récit enlevé avec de l’action qui ravira les amateurs de BD historique et les jeunes lecteurs adeptes de ce genre de lecture pointue mais accessible à tous.

La série Vasco est entre de bonnes mains…

Vasco, La cité ensevelie, Chaillet, Rousseau, Le lombard, 7/10, Aventures, Histoire, Moyen-Age, Vésuve, 03/2015

 

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Lien vers la fiche technique de l’album chez Le Lombard : ICI.

 

 

Capitol.

 

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07/05/2015

Les enfants de la Résistance -Tome 1: premières actions.

Les enfants de la Résistance, Ers, Dugomier, Le Lombard, 8/10, histoire, seconde guerre mondiale, occupation, résistance,05/2015Les enfants de la Résistance, Ers, Dugomier, Le Lombard, 8/10, histoire, seconde guerre mondiale, occupation, résistance,05/2015Dessin & couleurs : Benoît Ers - Scénario: Vincent Dugomier

Sortie : 07/05/2015

Editeur : Le Lombard

48 pages – Cartonné

Histoire, 2eme guerre mondiale, occupation, Résistance.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Dans un petit village de France occupé par l'armée allemande, trois enfants refusent de se soumettre à l'ennemi. Mais comment s'opposer à un si puissant adversaire quand on n'a que dix ans ?

Les enfants de la Résistance, Ers, Dugomier, Le Lombard, 8/10, histoire, seconde guerre mondiale, occupation, résistance,05/2015

 

"C’est vrai que comme disait mon père, on s’était pris une fameuse gifle… Tout ça avait été si vite !"

 

 

Mon avis : Je vais vous parler de la sortie événement de la semaine. Les éditions du Lombard ont mis les petits plats dans les grands pour une nouvelle série qui risque de faire parler d’elle puisqu’il s’agit de « Les enfants de la Résistance ». Dossier de presse soigné, site internet aux contenus interactifs entièrement dédié à la série, bel album à l’impression de qualité, deux auteurs loin d’être des inconnus, un sujet difficile mis à la portée de tous, une recherche historique remarquable. Tous les éléments sont réunis pour en faire une série à succès, un carton en librairie.

Les enfants de la Résistance, Ers, Dugomier, Le Lombard, 8/10, histoire, seconde guerre mondiale, occupation, résistance,05/2015

Vincent Dugomier est le scénariste et Benoît Ers le dessinateur. Ils sont belges et ont déjà de nombreuses collaborations dont  « Les démons d’Alexia » et « Hell School ».C’est donc loin d’être des inconnus pour la personne qui s’intéresse un peu à la bande dessinée.

Vincent Dugomier s’est découvert depuis peu une passion pour le travail d’archives rares. De fil en aiguille, il se lance dans la rédaction d’une série historique pour le jeune public sur l’occupation pendant la seconde guerre mondiale de 1940-1945.Il met en scène, en juin 1940, deux garçons de 13 ans. François est fils d’agriculteur tandis qu’Eusèbe est le fils de l’instituteur. Ils se mettent en tête de résister à l’occupant. La société française est sous le choc de la défaite mais aussi attentiste car le gouvernement a été confié au maréchal Pétain, le héros de Verdun pendant la première guerre mondiale! Ils commencent par modifier des affiches propagandistes, impriment des tracts sur des chutes de papier peint, puis se lancent dans le sabotage… Au fil de l’album, le lecteur découvre  la vie pendant l’occupation à savoir l’exode des familles sur les routes, les soldats allemands qui détruisent le patrimoine, l’oncle de Paris aux sympathies nazies,…On en vient à réfléchir sur le comportement des gens en temps de guerre, sur les enjeux d’une période trouble.

Les enfants de la Résistance, Ers, Dugomier, Le Lombard, 8/10, histoire, seconde guerre mondiale, occupation, résistance,05/2015

Benoit Ers, le liégeois, nous livre à nouveau un dessin de très grande qualité. Dans son style franco-belge inimitable, il nous propose une ligne claire accessible en priorité à un jeune public dont certains vont découvrir le sujet parce qu’il n’a pas encore été abordé en détail à l’école. Les adultes eux apprécieront autant,  mais à un autre niveau, en complément à une information de base déjà bien connue. Ce dessin, très accessible, est le moyen de parler d’un sujet très sérieux et dramatique avec des yeux d’enfants, ce qui permet de donner un ton plus léger, moins lourd. Les enfants vont pouvoir aussi s’identifier aux deux petits héros mais aussi à la petite Lisa, une Belge germanophone et détentrice d’un lourd secret. Les couleurs sont très bien réalisée et donne un ton juste. Pas trop de noirceur, le juste milieu.

Les enfants de la Résistance, Ers, Dugomier, Le Lombard, 8/10, histoire, seconde guerre mondiale, occupation, résistance,05/2015

Ers et Dugomier ont beaucoup lu sur le sujet mais ont aussi interrogé des connaissances, des proches qui ont vécu cette période, ce qui a permis de récolter toute une série d’informations insoupçonnées, de détails sur la vie courante pendant cette période.

Mais, l’élément pédagogique est également et surtout à mettre en avant pour cette nouvelle série très sensible et éminemment intéressante. Un site internet interactif a été mis en place exclusivement dédicacé à la série. Allez voir ce site, il est remarquable. Il allie des cases de l’album à des photos d’époque avec des textes sur différents thèmes abordés à savoir des sujets tels que le maréchal Pétain, le rationnement, l’appel du 18 juin, la propagande,…

Je pense que dans les écoles les professeurs pourraient avec leurs élèves découvrir ce site et lancer le débat dans les classes. On parle beaucoup actuellement d’éducation civique, ce serait une excellente entrée en matière avec un site internet très bien fait et accessible qui ouvrira une discussion en classe, en famille, avec ceux qui ont vécu la guerre.

Les enfants de la Résistance, Ers, Dugomier, Le Lombard, 8/10, histoire, seconde guerre mondiale, occupation, résistance,05/2015

A noter qu’en fin de chaque tome, il est prévu un livret pédagogique (celui du premier tome est très bien fait) pour remettre le récit dans son contexte historique et de mieux comprendre le fil des événements.

Les enfants de la Résistance, Ers, Dugomier, Le Lombard, 8/10, histoire, seconde guerre mondiale, occupation, résistance,05/2015

Cet album m’a enthousiasmé, je ne vous le cache pas. C’est un album de détente mais aussi de réflexion et enfin surtout un instrument pédagogique extraordinaire. Reste à bien l’employer. Ers et Dugomier ont encore tapé dans le mille avec cette nouvelle série. Mais vu leur talent, cela ne m’étonne même plus ! A réserver illico chez votre libraire !

 

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Lien vers la fiche technique de l’album chez Le Lombard : ICI.

Lien vers le site de la série interactif (incontournable! ) : ICI.

 

 

Capitol.

 

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05/05/2015

CAPHARNAÜM. Récit inachevé.

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015Dessin & scénario: Lewis Trondheim

Sortie : 01/2015

Editeur : L’Association

280 pages – Broché

Aventure, humour.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur): Willard Watte est un héros hors du commun, Martin Mollin est un libraire pas très malin. Rien, jusqu’ici, ne les prédisposait à se rencontrer. Sauf, peut-être, une bande dessinée. En effet, Willard n’est pas un justicier comme les autres, accompagné de sa fine équipe d’experts, il combat le crime et ses aventures sont reproduites et publiées sous forme de feuilletons dessinés. Vengeur cagoulé, sa véritable identité reste mystérieuse et les extrapolations fantaisistes à son sujet vont bon train. À la suite d’une bagarre sur son lieu de travail à laquelle il a assisté, Martin est amené à la base secrète de Willard pour y être interrogé. C’est bien malgré lui qu’il va devenir l’un des protagonistes d’une enquête de son personnage de BD préféré. À l’instar de Gotham City, Capharnaüm est le décor de l’intrigue où le super-vilain Gashinga sème désordre et zizanie.

 

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

 

 

«Pour moi, c’était un travail pratique et ludique pour essayer quelque chose.» Lewis Trondheim.

 

 

Mon avis : Dans ce marché de la bande dessinée sinistré et en crise, il y a encore des stars de la branche qui peuvent se permettre de publier un récit inachevé. Cette star, c’est Lewis Trondheim…Il suffit de lire l’avant-propos de l’auteur pour comprendre le contexte, je cite : « Cette histoire a été dessinée entre juillet 2003 et janvier 2005, sans crayonnés, sur des carnets. Elle devait faire 5000 pages. Mais étant passé à un autre projet, Capharnaüm s’est arrêté là. Pour moi, c’était un travail pratique et ludique pour essayer quelque chose. La réaction du peu de personnes qui ont lu ces carnets m’a encouragé tout de même à les publier. Je les en remercie. »

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Résultat : L’Association publie une brique de 280 pages, le résultat d’un projet qui devait comporter 5000 pages ! Cela me laisse songeur…Lewis Trondheim est pourtant encore bien vivant car il s’agit d’une pratique digne de grands auteurs décédés tels qu’Hergé  et Franquin…C’est comme si on raclait les fonds de tiroir pour retrouver des œuvres inconnues d’un auteur décédé. Mais Lewis Trondheim est toujours bien vivant et continue à produire beaucoup. On se rend compte de la facilité qu’il a de dessiner, d’inventer des histoires. Et sans crayonnés, s’il vous plait ! Bien évidemment, ce n’est pas du grand dessin, léché, mais c’est drôlement efficace et il a un style reconnaissable entre tous. C’est surtout cela qui fait la valeur de l’artiste, le style !

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

En ouvrant l’album, on ne peut s’empêcher directement de penser à Lapinot ! Ce cher et regretté Lapinot que Lewis a trucidé trop tôt dans un moment d’égarement…Dans la même période, Trondheim se lance dans ce projet monumental qui raconte l’histoire de Martin Mollin, un autre lapin qui ressemble pas mal à Lapinot. Les oreilles sont un peu plus imposantes et les dents plus proéminentes. Est-ce un simple fait du hasard ou déjà le début des remords ? Il n’empêche que le lecteur qui va acheter cette brique va retrouver toute la verve de Lewis Trondheim et ne va pas se retrouver avec un album du style « Tintin et l’Alph’Art » avec une esquisse de dessin, sans scénario bien établi. Non, ici nous avons quand même 280 pages d’un dessin lisible et efficace. Le scénario est plus qu’un début d’une histoire. On a déjà moult péripéties, on apprend à connaître le décor et les personnages principaux. En plus, le récit, même s’il est inachevé, se suffit déjà à lui-même mais laisse bien entendu la porte ouverte à de nombreux développements. Sur la dernière planche, on entrevoit un bâtiment qui ressemble furieusement à la base secrète de Watte…C’est mon interprétation. Les lecteurs en auront peut-être une autre. Cela laisse place à la réflexion, à des hypothèses mais nullement à la frustration d’un fin sans queue ni tête, laissant le lecteur dans la perplexité.

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Lewis Trondheim laisse encore une fois libre cours à un récit débridé qui nous parle d’un super-héros dont on ignore tout, son vrai visage, où il habite, dénommé Willard Watte. Ses aventures sont racontées dans des feuilletons dessinés vendus en librairie, des comics quoi ! De suite, on a affaire à l’absurde, l’humour surréaliste, moqueur et ironique de Maître Lewis qui s’en prend à Martin Mollin, un libraire pas toujours très fute-fute mais suffisamment débrouillard pour tirer son épingle du jeu. Certaines répliques sont bien senties et les situations parfois valent le détour. Trondheim se lance dans les comics, pourquoi pas bientôt le manga? Il est taillé pour avec son dessin concis et réalisé rapidement,  sa propension à pondre des scénarios hors du commun sans devoir se creuser les méninges pendant des mois devant une feuille blanche. L’album est en noir et blanc, pas de couleurs, il ne faut pas exagérer !

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Cet album intitulé « Capharnaüm » évoque une ville de Galilée en Israël, citée à de nombreuses occasions dans les Evangiles. Ce nom veut dire aussi, par assimilation, un amas d’objets ou un endroit où règne une grande pagaille. C’est loin d’être le cas dans ce livre qui mine de rien est quand même bien abouti. Par contre, la créativité débridée de l’auteur peut être assimilé à un capharnaüm mais ne vous en faites pas car Lewis Trondheim sait où il a tout rangé. J’ai pour ma part bien aimé ce début d’histoire qui m’a rappelé (un peu) Lapinot !

Les amateurs de Lewis Trondheim ne peuvent pas passer à côté…Bon Lewis, il te reste exactement 4720 planches à réaliser pour terminer ton monument…3, 2, 1, go, partez !!!!

 

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Lien vers la fiche technique de l’album chez L’Association : ICI.

 

 

Capitol.

 

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

 

 

 

04/05/2015

Gloria victis - tome 2: Le prix de la défaite.

Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015Dessin : Mateo Guerrero - Scénario: Juanra Fernandez

Sortie : 30/04/2015

Editions Le Lombard

48 pages – Cartonné

Histoire, Antiquité, jeux du cirque, courses de chars.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Douze ans ont passé depuis le jour tragique qui vit le père d'Aelio mourir en pleine course de chars. Et le jeune homme ne s'est promis qu'une seule chose : ne pas connaître le même destin. Mais ce dernier distribue les cartes à sa guise... Qu'il le veuille ou non, Aelio a hérité du don familial pour comprendre et dresser les chevaux. Un talent qui l'emmènera jusqu'au Colisée de Rome. Pour l'honneur de son père. Pour la gloire des vaincus !

Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015

 

«Drôle de tradition… Il ne faut jamais trinquer avec son adversaire avant de l’affronter !»

 

 

Mon avis : Retour vers l’antiquité romaine et le monde impitoyable des champs de courses antiques, les jeux du cirque. « Panem et circences », du pain et des jeux, c’était le meilleur moyen trouvé par les dirigeants romains pour distraire le petit peuple romain, la plèbe, plutôt que de s’occuper de la « chose publique ». C’est cet univers qui nous raconté dans cette série où on retrouve Aelio, un jeune aurige hyper doué, dont le père décédé a été une grande vedette des courses de chars. Il s’est juré de ne jamais faire de courses de chars et pourtant les circonstances vont le pousser, l’amener à passer outre.

Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015

Le premier tome était une introduction et également le moyen d’appâter le lecteur. Le deuxième tome raconte la première course d’Aelio et sa chute, sa déchéance…Le scénariste tire sur les grosses ficelles pour développer un canevas classique et entendu. Mettre le personnage principal dans une situation très inconfortable d’où, n’en doutons pas, il va s’en sortir avec tous les honneurs dans les prochains tomes. Les personnages sont bien typés et ont des caractères forts.

Gloria victis, Guerrero, Fernandez, Le Lombard, 7/10, Histoire, antiquité, jeux du cirque, courses de chars, 04/2015

Le dessin est égal au premier tome, bien en place mais pas pour autant extraordinaire. La bande dessinée actuelle est multiple et les sorties nombreuses en librairie. Il faut donc être très fort techniquement et artistiquement pour sortir du lot. Le dessin manque un peu de « peps » et c’est dommage. Les couleurs ternes de la série n’arrangent rien à mon avis. A noter, une fois de plus, la jolie couverture avec le titre doré réalisé par Le Lombard.

 

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Cette série se laisse lire mais je doute qu’elle marquera ma mémoire d’une trace indélébile. C’est professionnel, bien exécuté dans l’ensemble mais rien de bien novateur tant dans le dessin que dans le scénario. Cette série va intéresser les amateurs du genre, de l’antiquité, les nostalgiques de Ben Hur et des péplums. Mais je ne cache pas que cette série m’a un peu laissée sur ma faim. Attendons la suite. Qui sait ? Un élément scénaristique inattendu…

 

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Capitol.

 

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