06/10/2012

BACK TO PERDITION - Tome 1 & 2.

Capitol, Back to perdition, Vanders, Marie, Vents d'Ouest,8/10, aventures, drame, 09/2010,10/2011 Capitol, Back to perdition, Vanders, Marie, Vents d'Ouest,8/10, aventures, drame, 09/2010,10/2011 Capitol, Back to perdition, Vanders, Marie, Vents d'Ouest,8/10, aventures, drame, 09/2010,10/2011 Dessin : Vanders - Scénario: Marie

Editions Vents d’Ouest

Sortie : T1 : 01/09/2010- T2 : 05/10/2011.

56 pages

Prix conseillé : 13,90 €

Aventures, drame.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Perdition, c’est la ferme de crocodiles où vit Angie, une jeune Australienne blanche, avec son père et leurs employés qu’il maintient sous un joug de terreur. Perdition, c’est ce à quoi elle se voue aux yeux de son terrible père en tombant amoureuse de Mayaw, un jeune aborigène. Perdition, c’est le lieu dont ils n’auront de cesse de fuir le plus loin possible. Mais la vengeance, après avoir frappé le père de Mayaw, les poursuit : Bruce, chasseur redoutable et amoureux éconduit d’Angie, a pour mission de ramener le couple de traîtres. Lequel de la haine ou de l’amour sera le plus puissant ?

 

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Capitol, Back to perdition, Vanders, Marie, Vents d'Ouest,8/10, aventures, drame, 09/2010,10/2011 Mon avis : Toujours dans le cadre de mes remises à niveau et de la diminution de ma pile d’albums à lire, j’ai parcouru un diptyque (histoire en deux tomes) acheté en occasion lors de mes pérégrinations. J’avais lu de bonnes critiques du tome 1 et je me suis laissé tenté…

 

 

 

Dès qu’il ouvre le premier tome, l’attention du lecteur va être attirée par les couleurs, très sombres comme l’est d’ailleurs l’histoire en elle-même. Nous sommes en Australie dans un bled nommé « Perdition ». Fallait le trouver ce nom ! Il s’agit en réalité d’une ferme à crocodiles. Le patron est loin d’être sympathique avec son personnel et on sent directement une tension certaine. Dès la première page, le décor est planté. C’est noir, c’est glauque. L’histoire ne peut que déraper. La seule éclaircie, dans cette tempête qui se prépare, est Angie, la fille du patron. Elle est jolie, blonde mais elle va mettre un beau bordel dans un endroit déjà pas très accueillant pour le commun des mortels…Bienvenue en enfer ! Tension maximale…

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Le dessin en lui-même n’est pas extraordinaire mais passe bien dans l’ambiance sombre du récit. Le trait est souvent gras et appuyé, épais. On y perd parfois dans le détail du trait mais on ne peut pas toujours tout avoir. La couverture du tome 1 est, dans le style décrit, forte et explicative du climat général de l’histoire.

 

 

 

 

 

 

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Le scénario est la pierre angulaire de l’édifice. Non seulement il y a une histoire mais il y a surtout le décor qui l’environne, les personnages très typés et enfin les crocodiles pour la touche finale. Je ne vous en dis pas plus mais je me suis vraiment bien amusé à lire ces deux tomes. Comme quoi, avec de bonnes idées de départ, un bon casting, on peut faire d’une bonne histoire un récit d’enfer, un thriller sans concession. Si vous n’aimez pas les crocodiles, passez à autre chose… Black is black…Back to Perdition !

 

Graphisme : 7,5/10

Scénario :   8,5/10

Moyenne :   8,0/10

 

Capitol.

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05/10/2012

INDIA DREAMS - Tome 7: Taj Mahal.

Couv_170845.jpgPlancheA_170845.jpgDessin : Jean-François Charles - Scénario: Jean-François et Maryse Charles

Editions Casterman

Collection Univers d’auteurs

Sortie : 29/08/2012

48 pages

Prix conseillé : 13,25 €

ISBN : 978203038042

Roman, aventures, Indes

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Fin du XIXe siècle. Arrivés en Inde depuis Londres, tous les protagonistes de ce nouveau cycle d’India Dreams se mettent peu à peu en place pour que se noue un nouveau drame… À Calcutta, le juge Arthur Byle, nommé à la Cour Suprême, a bien du mal à faire accepter à son épouse Cybill l’exotisme envahissant de leur nouveau cadre de vie. Au Rajasthan, affecté au 8e régiment de lanciers du Bengale, le jeune capitaine Redfield doit supporter l’hostilité déclarée de son officier supérieur, tout en se préparant à affronter la terrible communauté des sectateurs de Kâli, les étrangleurs thugs. Tandis que dans l’état d’Awadh, accompagné de ses jeunes protégés Percy et Abe, le professeur Sybellius, fraichement exclu des grandes écoles d’Angleterre pour érotomanie, déclame des vers à tue-tête du haut de sa monture éléphantesque, sur la piste entre Calcutta et Agra : « Entendez-vous le silence annonciateur des tempêtes sur terre comme dans le cœur des hommes… »

 

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Mon avis : Dans le tome précédent, nous avions découvert les différent personnages qui vont évoluer dans ce second cycle d’ « india dreams ». C’était une mise en place mais surtout vue de Londres et via le prisme d’une société anglaise fort rigide. Dans ce tome, nous suivons l’arrivée des protagonistes en Inde et la prise de contact  avec leur nouvel environnement. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils doivent faire leur place et parfois se battre contre une certaine hostilité ambiante. C’est surtout le cas du capitaine Redfield que l’état major envoie rapidement au casse-pipe pour s’en débarrasser. D’autre part, Mr Pimlicott continue son enquête dans l’East End de Londres…

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Il s’agit d’une solide série, bien documentée, crée par Maryse et Jean-François Charles. Le scénario est bien maîtrisé et on peut voir les pièces du puzzle se mettre en place petit à petit. On passe sans problème d’un personnage à l’autre et des indes à Londres. L’action est suivie en général sans grand flash-back. C’est donc une histoire et une narration fluide qui nous sont proposées.

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Au niveau du dessin, c’est dans la droite ligne de la production des derniers opus. Un graphisme et une colorisation sous contrôle et maîtrisés.

Je ne vais pas broder à l’envie, c’est d’un excellent niveau. Une magnifique série connue et reconnue par les amateurs d’exotisme et d’histoire.

 

Graphisme : 8,0/10

Scénario :   8,0/10

Moyenne :   8,0/10

 

Capitol.

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03/10/2012

CANÖE BAY

Couv_85149.jpgcanoebay01p_85094_85149.jpgDessin : Patrick Prugne - Scénario: Tiburce Oger

Editions Daniel Maghen

Sortie : 19/03/2009

104 pages

Prix conseillé : 19,00 €

Aventures, Histoire.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Jack, un jeune orphelin acadien, se retrouve enrôlé de force par la marine marchande britannique. Il est, parmi des milliers, une victime du « Grand dérangement », épisode douloureux de l’histoire américaine, au cours duquel les anglais déportèrent les habitants de l’Acadie vers leurs colonies de la côte Atlantique. Canoë Bay retrace l’histoire de cet enfant soumis aux terribles conditions de la vie sur le « Virginia », dont l’équipage, composé d’anciens bagnards emmenés par le bien nommé « Lucky Roberts », se mutine bientôt. Devenus pirates, Jack et les siens devront apprendre à se méfier des Anglais, des Français, et de quelques « faux » frères de la côte...

 

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Mon avis : J’ai lu Frenchman sorti en septembre 2011 et chroniqué sur sambaBD. J’avais, à l’époque de la sortie de Canöe bay en 2009, fait l’impasse sur cet album car l’actualité BD était chargée. J ‘avais lu des critiques élogieuses et je me suis décidé de combler ce manque par l’achat et la lecture de cet album.

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Il est de la même veine que Frenchman. Si vous avez aimé l’un, vous aimerez l’autre. Même duo d’auteurs, même façon d’aborder le sujet, même graphisme, même façon de mettre en couleur, même lieu et même époque. Et aussi en fin d’album, un cahier graphique somptueux qui donne toujours la même impression d’excellence du dessin de Prugne. A vous les grands espaces, le Canada, la guerre entre la France et l’Angleterre, par soldats mais aussi par tribus interposées.

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Le scénario nous raconte une page de l’histoire mondiale qui a été capitale, presque autant que la révolution française. Il s’agit ici des prémices de la fondation des Etats-Unis d’Amérique, une période peut traitée en francophonie vu qu’il s’agit aussi à terme d’un ratage complet de la présence française au-delà de l’Atlantique. On n’aime pas appuyer là où cela fait mal, c’est comme Waterloo en 1815…Tiburce Oger décrit très bien l’époque et le paysage dans lequel évoluent les personnages. L’histoire en tant que telle est plus classique, il s’agit d’un voyage initiatique d'enfants devenus pirates à la recherche d’un trésor dans le tréfonds des bois  et des grands lacs canadiens.

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L’histoire s’adresse donc à tous les publics même si certains apprécieront plus le côté graphique que le côté scénario. Un album de qualité et incontournable.

 

Graphisme : 9,5/10

Scénario :   7,5/10

Moyenne :   8,5/10

 

Capitol.

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GARÔDEN.

capitol,garôden,taniguchi,yumemakura,casterman,sakka,610,manga,sports de combat,catch,082011capitol,garôden,taniguchi,yumemakura,casterman,sakka,610,manga,sports de combat,catch,082011Dessin : Jiro Taniguchi - Scénario: Baku Yumemakura

Casterman

Collection Sakka

288 pages

Sortie le : 31/08/2011

Prix : 12,50€

ISBN : 9782203047556.

Manga, sports de combat, baston, catch

 

Le résumé de l’histoire (de éditeur) : C’est l’histoire d’une quête d’absolu. D’absolu dans le combat. Bunshichi Tanba a peut-être entamé sa quête pour savoir qui était le plus fort, mais quand le récit de Taniguchi et Yumemakura commence, on est déjà loin de ça. Tanba s’est formé dans les principes du karaté, mais a découvert –à ses dépens- que les lutteurs professionnels (le catch) n’étaient pas tous des comédiens, que parmi eux se trouvaient de vraies bêtes de combat cheminant comme lui sur la voie du combat à mains nues. Il a donc développé une technique hybride, avec des percussions au poing ou au pied, et des immobilisations. Tanba a perdu un seul combat dans sa vie contre un jeune catcheur inconnu : Kajiwara. A la suite de quoi il a passé trois ans à comprendre les raisons de sa défaite et à se perfectionner pour se dépasser. Mais Kajiwara n’est pas resté le même non plus. Il est maintenant une star du catch professionnel. Quand il revient au Japon après une carrière internationale, cela fait six ans que Tanba l’attend. Pas pour prendre sa revanche, non, un mot aussi vulgaire n’appartient pas au vocabulaire des affamés d’absolu.

 

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Mon avis : Cet album est sorti en Août 2011 mais en 1990 au Japon. En réalité, les éditeurs européens raclent les fonds de tiroir des éditeurs japonais pour retrouver des anciens travaux du plus européen des magakas. J’ai donc acheté l’album sur base du nom de Taniguchi, sans préjugé sur le sujet de l’album : le catch ! Taniguchi a adapté un  roman de Baku Yumemakura, un grand romancier japonais de science-fiction et d’aventure. On lui doit aussi le scénario original du "Sommet des Dieux".

Je me suis donc lancé dans la lecture de cet album de près de 288 pages mais qui a pour spécificité d’être un one-shot. Rapidement, je me suis retrouvé dans une succession de bagarres. Le lecteur a droit à « la totale », tous les coups sont permis, avec des yakuzas (des mafiosi japonais), des chercheurs de misère, des gens qui défient des lutteurs, des catcheurs.

 

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Le personnage principal n’est pas un enfant de chœur et franchement sa recherche d’absolu elle ne m’a vraiment pas touché. Les descriptions des combats prennent un paquet de pages. Je ne m’y retrouve plus entre les bras, les jambes,…Une chatte n’y retrouverait pas ses chatons. Je ne vous cache pas que par moment j’ai zappé certaines pages. C’est violent. Je ne suis pas parvenu à me passionner pour cet album que j’ai trouvé plutôt faiblard au niveau du scénario.

Le dessin est bon mais pas exceptionnel. Le découpage est conventionnel mais n’a rien à voir avec « Le sommet des dieux », la référence !

 

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En conclusion, je n’ai pas accroché. Par contre, je suis persuadé qu’il y a une clientèle pour ce genre de manga…Cet album n’est pas abouti et on ferait mieux de ne pas ressortir certains travaux de Taniguchi. C’est une œuvre d’un débutant qui fait ses gammes et il faut prendre cet album comme tel.

                      

Dessin :            7,0/10

Scénario :         5,0/10

Moyenne :         6,0/10

 

Capitol.

 

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