27/09/2012

LES PETITS MYTHOS - Tome 2: le Grand Icare.

capitol,les petits mythos,larbier,cazenove,bamboo,7.510,humour,mythologie,jeunesse,082012capitol,les petits mythos,larbier,cazenove,bamboo,7.510,humour,mythologie,jeunesse,082012Dessin : Larbier - Scénario: Cazenove

Edition Bamboo

44 pages

Sortie le : 22/08/2012

Prix : 10,60 €

ISBN : 9782818921371

Humour, mythologie, jeunesse.

 

Le résumé de l’histoire (de éditeur) : Icare tonne, Icare nage, Icare bure parfois, alors que son rêve est simplement de s’envoler au-delà du soleil. Nos dieux et héros grecs en devenir assistent à ses nombreuses tentatives catastrophiques, mais aussi aux premiers pas d’Ulysse, futur grand navigateur qui pour l’instant souhaiterait juste se débarrasser de son mal de mer.

Et Totor le Minotaure dans tout ça ? Pas de pouvoirs magiques, pas de poste de Dieu qui se libère. Serait-il condamné à demeurer un être mi-homme mi-taureau qui habite dans un labyrinthe ? Super plan de carrière ! Ah ça, pas évident pour un petit mythos d’entrer dans la légende !

 

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Mon avis : « La mythologie grecque revisitée par un humour légendaire ! » Voilà le slogan de l’éditeur Bamboo pour qualifier sa série d’humour sur la mythologie. Sous la plume du scénariste stakhanoviste maison Cazenove (voir son interview sur SambaBD) et grâce au dessin de Larbier, nous voyons évoluer des héros en devenir qui doivent encore travailler dur pour mériter leur future réputation. Icare est la tête de gondole de l’album mais tous les autres héros en devenir se donnent du mal pour acquérir leur statut mais ce n’est pas toujours très concluant. Pourtant, c’est pour la bonne cause et avec des éclats de rire.

 

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Cette série très sympathique n’est pas seulement un moment de lecture et de détente, c’est aussi un chouette moyen ludique de revisiter la mythologie. Le labyrinthe du Minotaure, la lyre d’Orphée, les bras de Morphée, la force d’Hercule, l’œil du Cyclope, la pierre de Sisyphe et j’en passe … Vous allez devenir incollable sur la mythologie. A vous « question pour un champion » !

 

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Le meilleur de cette histoire, c’est que le lecteur a l’impression que les auteurs ont pris leur pied à dessiner et concocter ces petites histoires qui se terminent toujours en queue de poisson, avec pertes et fracas pour ces petits mythos. Une joie communicative ! Cazenove multiplie les clins d’œil alors que Larbier nous livre un dessin très expressif et bien en phase avec l’esprit de la série. Je sens que les enfants vont adorer et les plus grands feraient bien d’y jeter de temps en temps un œil, ce n’est pas sans qualité, loin s’en faut ! Une bonne petite série d’humour sans prétention mais rudement intéressante et éducative.

 

Dessin :            7,5/10

Scénario :        7,5/10

Moyenne :        7,5/10

 

 Capitol.

 

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26/09/2012

ALIX SENATOR - Tome 1: les aigles de sang.

capitol,alix senator,martin,démarez,mangin,casterman,8.510,histoire,antiquité,aventures,092012capitol,alix senator,martin,démarez,mangin,casterman,8.510,histoire,antiquité,aventures,092012D’après l’œuvre de Jacques Martin

Dessin : Thierry Démarez - Scénario: Valérie Mangin

Edition Casterman

Série : Univers d’auteurs

48 pages – édition premium : 56 pages

Sortie le : 12/09/2012

Prix : 12,95 € - édition premium : 18,95 €.

Histoire de Rome, Antiquité, aventures

 

Le résumé de l’histoire (de éditeur) : 12 avant Jésus-Christ. Marcus Aemilius Lépidus, grand pontife de Rome, et Agrippa, successeur désigné de l’empereur Auguste, sont mystérieusement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles. Alarmé par ces événements, Auguste charge son vieil ami le sénateur Alix Gracchus d’enquêter discrètement. Une enquête qui conduira Alix, assisté de son fils Titus et Khephren, sur la piste de l’énigmatique maître des oiseaux.

 

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Mon avis : Jacques Martin avait préparé sa succession et les aventures d’Alix continuent à sortir de façon régulière mais parfois avec une qualité fort inégale tant au niveau du dessin que du scénario. Ne jetons pas la pierre à Jacques Martin, il a voulu que son héros continue à vivre, à évoluer. Casterman s’est probablement rendu compte du problème et avait envie d’être plus strict, plus exigeant sur le produit « Alix ». Il leur était probablement difficile de faire table rase sans aller à l’encontre des dernières volontés de Jacques Martin. Vint alors l’idée de génie de faire évoluer le personnage mythique.

 

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Que serait devenu Alix à l’âge de 50 ans ? L’idée fait mouche, les ayant droits donnent leur accord et la maison d’édition trouve la scénariste et le dessinateur qui vont permettre de rénover le concept  « Alix » mais aussi relever le niveau d’exigence au point de vue scénaristique et graphique. Valérie Mangin est une latiniste, historienne, historienne de l’art. Thierry Démarez est décorateur pour la Comédie Française. Parallèlement, il se lance dans la BD (Marie des dragons,…).Le nouveau tandem est formé et des essais sont effectués. Un gros travail est fait au niveau du graphisme. Le style tient de Jacques Martin mais fait penser aussi immanquablement à la série Murena. Le résultat est excellent, très agréable à la lecture.

 

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Casterman a sorti une édition limitée « Premium » plus soignée et qui possède en fin d’album 8 pages de notes historiques qui donnent des précisions historiques significatives sur la réalité historique, les options prises par les auteurs, ce qui relève d’autre part du roman, du résultat de la création de la scénariste. On y parle par exemple du statut d’Alix en tant que sénateur qu’il ne doit qu’à la générosité d’Auguste car il n’a pas la fortune d’un million de sesterces, condition sine qua non pour accéder à la fonction. On y apprend donc qu’Alix a perdu une partie de son indépendance au profit de son ascension sociale…Si vous pouvez vous procurer cette version « premium », c’est un plus !

 

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Au final, Casterman a sorti un album de très bonne qualité graphique et scénaristique. On y voit un Alix vieilli et un peu embourgeoisé (pas encore lifté mais cela va peut-être venir). Il est devenu quelqu’un qui compte à Rome, ami des plus hauts dignitaires, à un moment charnière de l’histoire de Rome. Heureusement qu’il ne se contente pas de siéger au sénat, de se promener en litière. Il a laissé une place aux voyages et à l’aventure. Me voilà rassuré ! J’attends avec impatience la suite de l’histoire. La magie est repartie…

 

Dessin :            9,0/10

Scénario :        8,0/10

Moyenne :        8,5/10

 

Capitol.

 

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24/09/2012

MARCINELLE 1956

capitol,marcinelle 1956,salma,casterman,écritures,810,histoire,drame,082012capitol,marcinelle 1956,salma,casterman,écritures,810,histoire,drame,082012Dessin et scénario: Sergio Salma

Edition Casterman

Collection écritures

264 pages noir et blanc

Sortie le : 29/08/2012

Prix : 17,00€

ISBN : 9782203022256

Histoire contemporaine, drame.

 

Le résumé de l’histoire (de éditeur) : Marcinelle, Belgique, 8 août 1956. Parce ce qu’un wagonnet de charbon a été mal encagé dans un ascenseur, un incendie se déclare accidentellement au charbonnage le Bois du Cazier. Il déclenche une catastrophe : 262 hommes de la mine y laissent la vie. A travers l’itinéraire de l’un des mineurs, Pietro, immigré italien, Marcinelle 1956 retrace avec justesse et sensibilité les quelques mois qui ont précédé ces événements tragiques et surtout le quotidien de cette communauté de travail.

 

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Mon avis : Casterman, avec sa collection écriture, a pris la bonne habitude de nous proposer des œuvres qui sortent du courant général actuel de la surproduction éditoriale. L’éditeur de Tournai a encore trouvé un sujet qui accroche et une façon très originale de traiter cette histoire. En Belgique, la catastrophe du charbonnage du Cazier fait partie de la mémoire collective et marque également un tournant dans l’intégration d’une importante immigration italienne venue soutenir « la bataille du charbon ».

Première surprise : l’auteur tant au niveau du dessin que du scénario est Serge Salma que nous n’avons pas l’habitude de voir dans ce genre d’exercice. Il est surtout connu pour sa série à succès « Nathalie », plutôt destinée à un public jeune. Il suffit cependant de connaître un peu mieux sa jeunesse pour comprendre sa démarche artistique. Son propre père, même s’il n’a pas été mineur, a été un immigré italien venu chercher du travail en Belgique. Sergio Salma a aussi vécu dans des cités et des corons proches de sites miniers. Il a donc bien connu l’ambiance de petite Italie qui s’est reconstituée dans les bassins miniers de la région de Charleroi. C’est une rencontre avec Angelo Galvan, en 1986, le héro du Cazier qui va le décider de se lancer dans le projet.

 

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 Il s’est inspiré de son père pour camper son personnage principal, Pietro. Il met dans la bouche de Pietro les paroles qu’il a entendu de son père : « L’Italie, quelle Italie ? Elle s’est bien foutue de nous. Elle nous a laissé crever de faim puis elle s’est débarrassée de nous. Mon pays, c’est celui qui me donne à manger… ». Le fils de Pietro, Angelo, c’est un peu aussi  Sergio Salma enfant…

capitol,marcinelle 1956,salma,casterman,écritures,810,histoire,drame,082012Le scénario nous parle de la vie de Pietro à partir de janvier 1956. La vie de tous les jours, d’un italien immigré qui travaille dur dans la mine à 45°C et qui regrette de ne pas voir plus la lumière. Mais ce n’est pas pour autant Germinal. Ils savent d’où ils viennent, sont plutôt bien payés et ont créé un « ghetto positif ». Pietro est fier d’acheter sa première vespa (« la guêpe » en Italien), le fruit de son labeur. On voit qu’il veut s’installer définitivement en Belgique et tourne déjà le dos à sa mère patrie. Une chute avec sa moto un jour de pluie va déterminer la suite de sa vie, de son existence. Cet accident va lui permettre aussi de connaître une femme belge, d’un autre milieu que lui. Le lecteur va suivre parallèlement sa vie professionnelle et sa vie affective qui vont s’entrechoquer le jour du drame. Je vous laisse découvrir la fin de l’histoire…

Au niveau du dessin, on voit que Sergio Salma a dû assez bien travailler son style. On n’est plus dans le dessin de « Nathalie ». Son projet a d’ailleurs été plusieurs fois refusé par des éditeurs et il reconnaît maintenant qu’il a du mûrir son projet, qu’il n’était pas encore prêt à l’époque. Le dessin est uniquement en noir et blanc. Je ne pense pas que la couleur aurait amené un plus, bien au contraire ! Ce n’est pas du grand dessin mais c’est efficace et noir à souhait. On sent l’ambiance de la mine, les hommes qui la peuplent. On pourrait parfois reprocher certaines redondances et des liaisons un peu abruptes mais cela donne aussi un complément de vérité et de spontanéité.

 

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En conclusion, j’ai découvert un album que j’ai dévoré malgré ses 256 pages. A noter qu’en fin d’album, le lecteur découvrira un dossier historique très intéressant consacré à Marcinelle 1956.Je pense que Sergio Salma a réalisé son album le plus personnel et le plus abouti. Peut-être le livre, le projet de sa vie… A découvrir.

 

Dessin :            7/10

Scénario :        9/10

Moyenne :        8/10

 

Capitol.

 

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12/09/2012

SEPT BALLES POUR OXFORD - Tome 7: La vulnérabilité.

Couv_170466.jpg1209101459470001.JPGDessin : Marcelo Quintanilha - Scénario: Jorge Zentner & Montecarl

Editions Le Lombard

Collection Polyptique

Sortie : 24/08/2012

48 pages

Prix conseillé : 14,45 €

ISBN : 9782803626571

Polar, Thriller

 

Résumé (de l’éditeur) : Oxford n'accepte toujours pas les aléas de son âge avancé et est bien décidé à en découdre avec tous ceux qui voudraient l'empêcher de continuer à exercer son métier de détective privé... et de tirer peut-être enfin les dernières balles de son chargeur !

 

 

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Mon avis : Sept balles pour Oxford, une série qui se décline en sept volumes. Ah ! Voilà un beau concept pour lancer une série. Au Lombard, ils ont dû faire un brainstorming d’enfer pour le trouver. Depuis lors, bien d’autres ont suivi parfois dans des séries et des concepts bien plus improbables.

Depuis la sortie du tome 6 en décembre 2009, on se demandait si la série allait enfin se terminer avec ce fameux et ultime tome 7. Le voilà enfin sorti, près de trois ans plus tard. Autant vous le dire directement, il m’a fallu du temps pour me remettre en marche, recadrer l’histoire, les personnages. Trois ans, ce n’est pas rien ! De plus, Oxford est un beau parleur. Parfois il parle tout seul et on a droit aussi à toutes ses pensées, ses manies, ses obsessions. C’est une vraie psychanalyse ambulante, ce type. Mais cela reste un détective privé, la plus ancienne licence de l’état, comme il dit. Et il veut prouver qu’il n’est pas fini, malgré son âge, qu’il pourra encore damer le pion aux flics, les officiels, et à son fils qui en fait partie.

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C’est un polar qui a pris du temps pour enfin arriver à bon port, par des chemins détournés parfois. Alors, il va les tirer ses sept balles, Oxford ? Je vous laisse découvrir l’album. Vous aurez la réponse mais quelque chose me dit qu’une suite est possible grâce à une pirouette digne des deux scénaristes de la série.

Le graphisme sans être extraordinaire se laisse lire. Je ne vais pas m’appesantir sur cet aspect du livre. Le scénario laisse beaucoup de place aux dialogues, beaucoup de bulles et un temps de lecture non négligeable. Il faut un peu s’isoler et se concentrer pour suivre mais cela reste une histoire très cohérente même si parfois le rythme reste lent, un peu à l’image du héros principal, vaillant et d’un âge respectable mais faut pas vouloir lui faire courir le cent mètres en 10 secondes…

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Je suis content d’en terminer avec cette série. Honnête mais sans plus. On n’atteindra pas les sommets mais cela reste un polar sans grandes prétentions. Cinq balles pour Oxford aurait déjà suffit à mon bonheur alors de grâce restons en là…N’allongeons plus la sauce !...

 

Graphisme : 7,0/10

Scénario :   6,0/10

Moyenne :   6,5/10

 

Capitol.

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