16/12/2012

L'Antre de la Hammer - Les trésors des archives de Hammer Films

antre de la hammer,marcus hearn,akileos,cinémaTextes : Marcus Hearn

Editeur : Akiléos
176 pages
Prix : 35€

 

 

 

Bienvenue dans la maison de l’Horreur !

 

« La Hammer » est un studio de cinéma Anglais créé en 1934 et devenu mythique dans les années 50-60 par sa production de films fantastiques, d’horreur et d’épouvante ainsi que d’aventure.

La particularité des films de la Hammer était de produire des films non aseptisés. On y montrait volontiers la mort et le sexe de manière explicite. Même si la censure ne laissait pas tout passer, c’était assez nouveau pour l’époque et cela servait d’argument commercial, que la société présentait dans des supports promotionnels sous forme de plaquettes, livrets, brochures contenant moult photos et illustrations, interviews des acteurs et techniciens. Certains livrets contenaient même les coordonnées des stars.

 

 

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Dossiers de presse édités en série limitées pour certains, gadgets en tout genre pour susciter l’intérêt, la Hammer a largement utilisé le marketing promotionnel pour vendre ses productions. Aujourd'hui, ces supports sont devenus des collectors.

antre de la hammer,marcus hearn,akileos,cinémaSous la houlette de l’historien officiel de la maison Hammer, ce livre de 176 pages rassemble une quantité de trésors inédits dénichés dans les archives de la société. Le matériel publicitaire et promotionnel des plus grands succès du studio des années 50 à 70 est présenté avec son lot d’explications historiques et anecdotiques sur chaque film.


Avec cet ouvrage chroniqué chez Samba BD, on sort un peu de notre terrain de jeu qu’est la bande dessinée. Mais pas complètement. D’abord parce qu’il est édité par un éditeur de BD reconnu pour la diversité et la qualité de son catalogue. Entre auteurs américains et européens, Akiléos publie des albums allant de la bande dessinée jeunesse (Amulet)  aux romans graphiques (Nao de Brown), en passant par les thriller (Queen & Country), bandes dessinées historiques (l’âge de bronze) et fantastiques (Courtney Crumrin). Enfin, avec les rééditions des BD américaines publiées par EC Comics dans les années 50 (Crime Suspenstories, Tales of The Crypt, Two-Fisted Tales, Front line Combat, Weird Science) il n’y a qu’un pas à franchir pour tomber dans l’antre de la Hammer et de ses productions de série B, voir Z.

Et puis la créativité mise au service des ces supports marketing nous rapproche encore un peu de la BD. Ces petits fascicules brochés aux couvertures faites pour attirer l’œil ne sont pas sans rappeler le travail effectué sur les couvertures de bandes dessinées, véritables vitrines de l’album. Leur contenu n’en est pas moins inventif et créatif, même s’ils sont faits dans le but précis de vendre un produit, et l’illustration n’est pas en reste.

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Par ailleurs, certains des films produits ont été novélisés. Il n’est pas interdit de penser que le « style Hammer » ait influencé certains auteurs de BD.


Vers la fin du livre, six pages sont consacrées aux projets avortés. Moins avare en explications, cette partie révèle à quel point le montage d’un film est complexe tant les points de vue et intérêts sont parfois divergents entre producteurs,  distributeurs, réalisateurs ou scénaristes. Ainsi, de nombreux projets ne virent jamais le jour. Cette partie intéressera sans doute davantage les cinéphiles éclairés et compense la concision des textes accompagnant les présentations des films dans le reste de l’ouvrage.


Amateurs avisés du 7ème art et plus particulièrement du cinéma populaire des années 50 et 60,  ce livre est pour vous. Vous y trouverez là sans aucun doute une mine de trésors et d’anecdotes qui vous donneront vraisemblablement envie de revoir certains films cultes.

antre de la hammer,marcus hearn,akileos,cinémaPour les autres, faites comme moi, soyez un peu curieux et vous y découvrirez l’univers étonnant de ce cinéma de genre. Profitez de cette iconographie foisonnante qui rend un bel hommage aux illustrateurs et créateurs d’affiches, souvent méconnus du grand public, comme Tom Chantrell.


Loubrun


Quelques films cultes

Dracula; la revanche de Frankenstein; Le chien des Baskervilles; Les maîtresses de Dracula; Le fantôme de l’opéra; Dracula prince des ténèbres; L’invasion des morts vivants; Un million d’années avant JC; Dracula et les femmes; Quand les dinosaures dominaient le monde; Le retour de Frankenstein...


http://www.hammerfilms.com/

Les affiches de Tom Chantrell ici et


 

15/12/2012

Les quatre coins du monde - Livre 1 et Livre 2

les quatre coins du monde,labiano,dargaud,aventure,histoire,aventure hitorique,désert,sahara,colonisationles quatre coins du monde,labiano,dargaud,aventure,histoire,aventure hitorique,désert,sahara,colonisationScénario et dessin : Hugues Labiano

Couleurs : Jérôme Maffre

Editeur : Dargaud

date de sortie T1 : 06/2012

date de sortie T2 : 10/2012

62 planches (T1 et T2)

genre : Aventure historique

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Tome 1

Résumé (éditeur)

Le 1er épisode des Quatre Coins du monde commence au début du XXe siècle, alors que la vielle Europe sommeille, ne se doutant pas encore qu'elle serait bientôt dévastée par une guerre terrible. Certains militaires français sont envoyés au fin fond du Sahara pour devenir «méharistes». Ces hommes, qui ne connaissent que la verdoyante campagne française, se retrouvent à des milliers de kilomètres de chez eux, à dos de chameau, entourés de Touaregs, à vivre une aventure à nulle autre pareille.

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Après avoir mis en image des histoires de Christin, Desberg ou Dufaux, Hugues Labiano se retrouve pour la première fois seul aux commandes. Avec Les quatre coins du monde, il nous embarque en ce début de XXème siècle tourmenté dans une aventure historique qui nous mène au cœur du désert Saharien à la rencontre des nomades qui le peuplent.


Petit rappel Historique

les quatre coins du monde,labiano,dargaud,aventure,histoire,aventure hitorique,désert,sahara,colonisationSi les Français sont présents dans cette région depuis les années 1830, les compagnies méharistes françaises furent créées officiellement en 1901 dans le but de contrôler les territoires du Sahara, de pacifier les zones Touaregs, de réaliser des travaux topographiques, de protéger les caravanes, les pistes et les frontières. Ces unités étaient composées de soldats français volontaires ainsi que d’autochtones, et utilisaient les moyens locaux pour se déplacer permettant grâce aux dromadaires d’aller dans des coins où les automobiles de l’époque ne pouvaient se rendre.

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En 1919, le capitaine Dupuy qui est à la tête d’une patrouille de méharistes doit partir à la recherche d’une autre patrouille portée manquante commandée par le capitaine Barentin. Véritable légende vivante, il est un modèle admiré et reconnu aussi bien des soldats français que des Touaregs qui font partie des troupes méharistes. Il avait accueilli, six ans plus tôt en 1913, le jeune sous-lieutenant Dupuy fraîchement débarqué de la métropole, fougueux et ignorant,  la tête pleine de rêves et de certitudes.

A travers un flashback bien amené  à l’occasion d’un bivouac, le capitaine Dupuy raconte ses souvenirs  et sa rencontre avec Barentin. On y voit son cheminement, son apprentissage du Sahara et la complexité des multiples tribus qui le peuplent, aux rivalités ancestrales tenaces, rendant la mission de ces compagnies sahariennes des plus délicates. A l’aube de la première guerre mondiale, ses certitudes voleront en éclat pour laisser place au doute et à un grand questionnement sur sa place et le rôle que la France veut jouer dans cette région de monde. Sa rencontre avec ce charismatique capitaine lui fera prendre des décisions qui changeront le cours de sa vie.

Sur un fond historique peu connu, Hugues Labiano nous raconte une belle aventure humaine en s’évertuant à montrer les liens qui unissent les tribus nomades et les soldats français. Malgré un énorme fossé culturel qui les sépare avec son lot d’incompréhensions, on voit qu’un immense respect mutuel se dégage et que ces hommes, bien que soldats formés pour obéir aux ordres, sont animés d’un profond humanisme. Ils aiment les nomades, le désert, et vivent comme des nomades. Ils réussissent à associer le sens du devoir militaire et le mode de vie des nomades. La mission qui leur est confiée n’est plus au service de la politique mais au service des peuples Touaregs.

Le désert et les paysages sont superbement mis en valeur grâce notamment à une mise en couleur chaleureuse et lumineuse. Les ambiances et la grandeur du désert sont très bien restituées et l’on ressent toute la sagesse et la détermination qui émanent des regards des Touaregs à travers leurs chèches.

 

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Tome 2

résumé (éditeur)

Dans ce 2e épisode des Quatre coins du monde, le jeune lieutenant Dupuy, n'écoutant que son devoir, quitte les troupes méharistes pour rejoindre le front. Nous sommes en 1914, au coeur des tranchées ; dans cet immense bourbier ignoré des dieux, il combat au côté des Touareg qui l'ont suivi...


On apprend dans ce second volet d’où viennent les rêves d’aventure du Capitaine Dupuy, d’où vient l’amitié indéfectible qui lie le Touareg Afellan au capitaine Barentin et on découvre aussi pourquoi à la fin du premier tome le capitaine Barentin préfère continuer son combat dans le Hoggar plutôt que d’aller se battre contre les Prussiens.

 

Pourtant, les Prussiens, nous allons les voir dans cet album. En effet, les deux officiers cèdent à l’appel du Devoir et partent en Europe à la tête d’une troupe de tirailleurs pour combattre en première ligne.


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A la fin de la guerre, le capitaine Dupuy retourne dans les unités Méharistes et se retrouve à diriger une patrouille chargée de rechercher la patrouille de Barentin, disparue. La boucle est bouclée.

Dans ce deuxième tome, les dessins et les scènes dans le désert sont de plus en plus beaux, notamment une scène de combat entre la compagnie méhariste et une tribu de pillards où la violence, la rage et la haine vous sautent à la figure à chaque case. L’épisode de la première guerre mondiale, bien que tout aussi magnifiquement dessiné, fait sans doute moins bien ressortir l’horreur de cette boucherie que d’autres ouvrages traitant de cette époque.

 

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Le flashback qui constitue la majeure partie du récit, est utilisé intelligemment et c’est tout naturellement qu’à la fin de ce tome la boucle se ferme pour nous ramener à l’action du début du tome 1.

Les quatre coins du monde est un diptyque saisissant qui ravira les amateurs d’Histoire et d’aventure humaine, où le fond historique n’est qu’un faire-valoir pour mettre en avant les valeurs que sont l’humanisme, le devoir et l’amitié.

 

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Ma note : 8,5/10

Loubrun

10/12/2012

Heureux qui comme

Couv_176271.jpgheureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialAuteur : Nicolas Presl

Editeur : Atrabile

Collection : Flegme

240 planches

sortie : novembre 2012

genre : Fable sociale

 

 

Résumé (éditeur)

Dans Heureux qui comme, l’auteur s’intéresse plus particulièrement aux relations tout à la fois pas­sionnées et tumultueuses qui lient l’Afrique noire et l’Occident, à travers le parcours de deux êtres qu’à première vue tout oppose, et qui, contre toute at­tente, finiront pas se croiser. D’un côté, on suit l’en­voyé d’une firme industrielle tentant d’amadouer une population locale pour mieux pouvoir la spolier. Sûr de son bon droit, enfermé dans sa bulle dorée et ses certitudes, il ne verra que trop tard la colère qui gronde…

De l’autre, les premiers pas d’une jeune femme, sans doute trop naïve et fragile, dans un endroit fantasmé, idéalisé, des premiers pas qui vont la laisser décontenancée et chancelante...

Ces deux êtres, tout aussi inadaptés l’un que l’autre aux situations qu’ils traversent, semblent incapables d’un regard objectif, distancié, et de ce manque de recul, mâtiné d’un certain paternalisme, de cette vision tronquée d’un monde qu’ils ne com­prennent pas, ne naîtront alors qu’erreurs, faux pas et occasions manquées.

 

 

heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialJ’espère que vous avez bien lu le résumé de l’éditeur, parce que franchement sans cette bouée de sauvetage, la compréhension de cet album est vraiment compromise.

Nous avons là une histoire sans texte et sans dialogues. Si cela est peu habituel dans l’univers de la BD et éveille la curiosité, cela ne relève en rien d’une grande innovation ni d'une grande originalité d'ailleurs. D’autres s’y sont essayés bien avant et notamment l’immense Moebius dans les années 70 qui fut le premier à réaliser des bandes dessinées sans texte autour du personnage d’Arzach. Mais n’est pas Moebius qui veut. En effet, quand on est devant un dessin composé de personnages aux faces déstructurées et que les proportions et perspectives sont plus que douteuses, la curiosité s’étiole et fait rapidement place à un rejet au point de se demander si on arrivera au bout. Je suis allé au bout, mais je me suis tout de même un peu forcé.


heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,socialC’est visiblement la marque de fabrique de Nicolas Presl, qui assume cette préférence pour des récits muets en privilégiant les mises en scènes picturales aux dialogues et textes. Dans cet album il apporte toutefois une innovation par rapport à ses précédents travaux en utilisant la couleur. Et là je me dis : « mince ! en couleur c’est déjà pas facile, en noir et blanc ça doit être imbuvable... ».


Je ne m’attarde pas sur l’histoire et ses clichés sur les méchants occidentaux qui exploitent les pauvres africains (même si ça existe), et la naïve bobo parisienne (j’ignore si elle est bobo et parisienne, mais il me plait de l’imaginer comme ça, et après tout en l’absence de  texte je peux bien imaginer ce que je veux ! ) qui part gentiment la fleur au sac à dos à la découverte de l’Afrique. Comme il est dit dans le résumé, elle va chanceler. Eh oui ! L'Afrique ça n'est  pas le pays des bisounours !


Bon, je n’ai pas accroché à cette histoire et, à part quelques cases et deux ou trois mises en scènes, je n’aime pas du tout le coup de crayon de Nicolas Presl. Sans doute qu’un amateur de la période surréaliste de Picasso apprécierait davantage.

Néanmoins, il faut en toute objectivité reconnaître qu’il y a là un travail artistique indéniable. L’utilisation des couleurs est intéressante et sert directement la narration et les mises en scènes. Chaque personnage, chaque situation dans le temps et dans l’espace a son « code couleur » procurant ainsi une aide utile à la compréhension. Car si l’on comprend la situation d’une vignette à l’autre au coup par coup, il n’est pas aisé d’avoir une vue d’ensemble cohérente sans un décorticage systématique de chaque vignette.

Pour conclure, on peut trouver un intérêt dans l’exercice de style et la recherche artistique, mais la lecture reste très ennuyeuse et fastidieuse. Pourtant il y en a des choses à dire sur les rapports entre les pays riches et l’Afrique. Mais les dessiner ne suffit sans doute pas.

 

4,5/10heureux qui comme,presl,atrabile,flegme,fable,social

Loubrun

01/12/2012

Blake et Mortimer - T21 - Le serment des cinq Lords

Couv_170145.jpgblake et mortimer,yves sente,andré juillard,jacobs,éditions blake et mortimer,aventure,lawrence d'arabieScénario : Yves Sente

Dessin : André Juillard

Couleur : Madeleine Demille

Editeur : Editions Blake & Mortimer

sortie : novembre 2012

62 planches

 

Résumé (Editeur)

Cette nouvelle aventure de Blake et Mortimer conduit nos deux héros à Oxford. L'Ashmolean Museum et sa célèbre collection archéologique est le théâtre de vols inexpliqués auxquels sont liés une série de meurtres tout aussi mystérieux. Tels les héros d'Agatha Christie, Blake et Mortimer mènent l'enquête. Yves Sente et André Juillard nous offrent une aventure dans la plus pure tradition des romans policiers britanniques.

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A chaque nouveau Blake et Mortimer, je me dis qu’on ne m’y prendra plus, c’est fini, B&M c’était E.P. Jacobs. Point barre ! Et puis quand je passe devant l’album (difficile de rater un blockbuster pareil !) je le feuillette et finis par céder à la tentation mercantile. Je ne regrette jamais vraiment car les auteurs poursuivant l’œuvre du maître ne sont pas des manchots et savent faire de la BD.  Et puis sans doute que j’aime assez ce charme un peu désuet des années 50.


Voici donc de retour le duo Sente / Juillard aux commandes de ce tome 21 des aventures de Blake et Mortimer. Yves Sente s’amuse avec l’Histoire en utilisant des faits réels sur les quels il étaye une pure enquête policière.


blake et mortimer,yves sente,andré juillard,jacobs,éditions blake et mortimer,aventure,lawrence d'arabieLe vol des notes manuscrites en 1919 de Thomas Edward Lawrence - plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie - marque le point de départ de cette enquête se déroulant dans les années 50.  Ici, nos deux héros ne quittent pas l’Angleterre et ne sont confrontés à aucune invention machiavélique ou autre engin volant sorti de l'esprit tordu d'un savant fou.. Ils sont juste rattrapés par leur passé (du moins le capitaine Blake) et sont amenés à résoudre une enquête des plus classiques. Un jeu d’enfants. On les sent d'ailleurs un peu naïfs sur ce coup là, manquant parfois de perspicacité.


Pas besoin de grandes scènes de poursuites ou de courses échevelées à travers le monde pour donner du rythme à cette intrigue bien ficelée, bien que sans grande complexité (on en devine assez rapidement les tenants et aboutissants). Tout se passe en Angleterre mais le rythme est enlevé et les traditionnels pavés de textes ne sont pour une fois pas trop ennuyeux.

Est-il besoin de parler du dessin de Juillard ? Dans l'esprit de celui de Jacobs, il est limpide et c’est un régal pour les yeux.


blake et mortimer,yves sente,andré juillard,jacobs,éditions blake et mortimer,aventure,lawrence d'arabieLa grande nouveauté qu’apporte cet album à la série, c’est ce mélange d’Histoire à l’histoire et l’absence d’Olrik dont la présence quasi obligatoire devenait vraiment insupportable. On ne peut que se réjouir de cette entorse faite au cahier des charges des Blake et Mortimer.


Sans être un chef-d’œuvre, ce tome 21 est un bon cru dont la lecture reste très plaisante. A défaut de ravir les puristes de la série, il devrait satisfaire les amateurs de petit polar bien ficelé.

 

Ma note : 7/10

Loubrun