29/05/2017

Marc Marquez, l'histoire d'un rêve

marc marquez.jpgmarc marquez_pl.jpgScénario : Isidro Sanchez
Dessin : Belén Ortega
Éditeur : Paquet
160 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : biographie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Avec cinq titres mondiaux à seulement vingt-trois ans, Marc Marquez a révolutionné le sport motocycliste et enregistré de multiples records, tout en restant simple et spontané.
Pour la première fois en bande dessinée, nous allons découvrir la trajectoire du charismatique pilote de Cervera, depuis que ses parents lui ont offert sa première moto à essence à seulement quatre ans, jusqu'à son premier titre mondial en Moto GP.
L’histoire vraie et fascinante, racontée par ses propres protagonistes, d’un rêve réalisé au prix de nombreux sacrifices, de passion et de dépassement de soi-même.
L'album contient une préface de Ramon Marquez, le grand-père de Marc, ainsi qu'une annexe avec toutes ses motos et résultats.

 

 

"la tête et les gaz"

 

 

Mon avis

Alors que la Formule 1 a eu droit à ses heures de gloire et se cherche aujourd'hui un nouveau souffle pour reconquérir son public, le sport motocycliste gagne chaque année en popularité grâce entre autre à des pilotes hyper talentueux dont le plus emblématique est sans aucun doute Valentino Rossi, et ce depuis 20 ans. Considéré comme le meilleur pilote de tous les temps, homme de tous les records (9 titres de champion du monde dont 7 en catégorie reine 500 cm3 et MotoGP), Rossi a largement contribué à rendre ce sport populaire et surtout, à faire émerger d'autres talents tout aussi exceptionnels.

C'est le cas de Marc Marquez, qui n'était encore qu'un gamin lorsque son idole Rossi recevait sa première couronne mondiale. Il n'était qu'un gamin animé d'une passion exclusive et compétiteur né, avec en tête l'envie de gagner le championnat du monde de vitesse dans toutes les catégories. Ce qu'il a fait, après s'être fait remarqué dans les championnats de Catalogne et d'Espagne de 12 à 14 ans et avoir intégré le championnat du monde à 15 ans. Il était alors loin de se douter que son principal rival serait son idole de jeunesse.

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Il reçu sa première moto à l'âge de 4 ans et commença très rapidement à faire des compétions et à gagner à la sueur de son front. Car le talent est une chose, mais on n'atteint pas les plus hauts sommets sans travail ni sans persévérance et patience. Et ça, Marc Marquez l'a compris très tôt, composant avec son petit gabarit qui l'obligeait à lester ses motos pour atteindre le poids requis, composant aussi à ses débuts avec des motos peu compétitives, chutant à de nombreuses reprises, acceptant les blessures le privant de courses capitales, ... il a appris le métier patiemment, transformant les contraintes en force et faisant de lui un pilote au style "tout en glisse" très particulier. Marc Marquez a quasiment réinventé le pilotage de la moto de vitesse.

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Pilote hors normes sur la piste, il l'est incontestablement. Mais il l'est aussi dans les paddocks. Contrairement aux apparences, ce sport est un sport d'équipe. Pour faire tourner cette mécanique high tech et rendre optimum les 240 chevaux sur toutes les pistes, le pilote n'est rien sans les ingénieurs, motoristes et autres spécialistes en télémétrie et pneumatiques. De même, une équipe peut être composée des meilleurs ingénieurs du monde, elle n'est rien sans un pilote capable de remonter le plus précisément possible ses sensations sur la piste en vue d'améliorer les performances et la fiabilité. Là aussi Marc Marquez excelle en la matière et a surpris tout son entourage dès son plus jeune âge avec sa capacité à restituer avec une précision inouïe ses sensations sur la piste et vis à vis des motos qu'il pilotait. C'est ce qui en fait un pilote d'exception. Travailleur acharné, compétiteur obstiné, on comprend mieux pourquoi il a fait de la fourmi son animal fétiche et pourquoi son grand-père dit de lui dans la préface : "dans les veines de ce garçon, il n'y a pas de sang, il y a de l'essence !"

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Par une narration chronologique allant de ses premiers tours de roues en vélo, puis en moto cross, jusqu'à son premier titre en MotoGP en 2013, à l'âge de 20 ans, vous saurez tout sur l'ascension fulgurante de ce génie des circuits qui est en train d'exploser tous les records. A 23 ans seulement, la liste de ses records, détaillée en fin d'ouvrage, tient sur une page.

Pour le dessin, l'auteure espagnole Belén Ortega nous offre des planches de facture plutôt classique avec des scènes de courses d'un réalisme bluffant et d'une précision chirurgicale pour ce qui est de la représentation des motos. A se demander si elle n'a pas travaillé sur des photos.

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Racontée avec beaucoup de dynamisme, cette bio est vraiment intéressante et très bien faite, même si elle est très flatteuse et occulte un comportement sur la piste parfois à la limite vis à vis de ses concurrents directs.

Clairement ciblé pour les motards, cet album peut plaire à tout amateur de sport mécanique, et pourquoi pas mêmes aux néophytes curieux de découvrir cet univers de la moto de vitesse.

Enfin, j'invite les amateurs de F1 en mal de spectacle, à se pencher d'un peu plus près sur les MotoGP, qui, à chaque course offre son lot de sensations fortes, de suspense et de spectacle garanti.

 

Loubrun

 

 

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et pour compléter cette bonne BD, quelques vidéos :

 

 

 

 


 

23/05/2017

La bataille de Yashan, 1279

la bataille de yashan 1279,bo lu,urban china,histoire,guerre,chine,moyen âge,052017,710la bataille de yashan 1279,bo lu,urban china,histoire,guerre,chine,moyen âge,052017,710Scénario : Bo Lu
Dessin : Bo Lu
Éditeur : Urban China
286 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : manhua, histoire, guerre

 

 

 

Présentation de l'éditeur

En 1279, la Chine est pour la première fois sous la domination des Mongols. La dynastie Yuan, fondée par Kubilai Khan - le petit-fils de Gengis Khan - a en effet assimilé la totalité de l'empire du milieu... sauf la ville de Yamen, située sur le littoral sud, où un dernier bastion de l'ancienne dynastie Song lui résiste encore. Une des plus grandes batailles navales de l'Histoire s'apprête à avoir lieu...

 

"Le futur Gengis Khan était né, et avec lui, une lignée de guerriers insatiables qui allaient mettre la Chine à feu et à sang durant plus de 200 ans !"

 

 

 

Mon avis

Nous avions fait la rencontre avec cet auteur Chinois, Bo Lu, dans La Bataille de Shanghai 1937 sorti en 2015 chez Urban China où il nous racontait par le détail la bataille sanglante où l'armée Japonaise, inférieure en nombre mais supérieure techniquement avait vaincu l'armée Chinoise et pris possession de cette ville nommée à l'époque le "Paris de l'Orient".

Changement d'époque pour ce nouveau documentaire historique. Nous voilà plongés au cœur de cette Chine du Moyen Âge où le territoire reste divisé en provinces autonomes et est donc le théâtre de nombreuses batailles. Si quelques noms comme Gengis Khan ou Kubilaï Khan ne nous sont pas totalement inconnus, il faut bien avouer qu'en Europe on n'y connaît pas grand-chose dans l'histoire de la Chine. Bo Lu se pose en professeur d'Histoire et éclaire notre lanterne sur ces batailles très violentes, fondatrices de l'histoire de la Chine.

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La bataille de Yashan à proprement parler, c'est une bataille navale hors du commun durant laquelle se sont opposés des milliers de navires Mongols de la dynastie Yuan et Chinois de la dynastie Song. Bien que supérieurs en technologie et en nombre, ces derniers seront sévèrement défaits par les Yuan, et cette bataille marquera la fin de la dynastie Song.

Bo Lu tente ici un travail de mémoire et de réhabilitation des vieilles dynasties Chinoises pour mettre un terme à l'idée qu'après Yashan il n'y a plus eu de Chine, et qu'avant que le communisme ne détruise toutes les traditions, la Chine s'est construite sur l'histoire de ces dynasties.

Ce livre épais de près de 290 pages se divise en 16 chapitres dans lesquels la violence des combats est omniprésente. S'il était en couleur, il y aurait du rouge absolument sur toutes les pages ! La première partie relate l'invasion Mongole et la progression de ses différentes armées jusqu'à l’île de Yashan. Un peu longue et fastidieuse à lire, elle a néanmoins son importance pour bien appréhender les forces en présence et le contexte historique des deux armées. La seconde partie se concentre sur la bataille de Yashan. Les tactiques des deux armées sont très détaillées et l'on sent là le gros travail de documentation qu'a dû fournir l'auteur. Le déroulé de la bataille est vraiment passionnant même si la lecture est parfois rendue délicate par un dessin très fourni et des noms de protagonistes pas toujours évidents à retenir. Heureusement, Bo Lu opte pour une narration en voix off et limite au maximum l'usage des dialogues, allégeant ainsi ses cases autant visuellement que d'un point de vue narratif. Du coup, cette bande dessinée se lit vraiment comme un documentaire.

 

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Pour le dessin, l'auteur avoue dans la postface qu'il a eu recours aux outils numériques lui permettant d'avancer plus vite. Franchement, je l'aurai pas lu, je ne l'aurai pas su. En comparant avec son précédent ouvrage, on constate juste un trait plus épais et plus grossier (surtout dans la première moitié du livre) ainsi qu'un encrage plus prononcé. Mais surtout, la caractéristique principale du dessin, c'est qu'il y a beaucoup de gros plans et de plans rapprochés montrant les scènes de combats, ce qui donne à certaines planches un aspect un peu fouillis. Il faut prendre le temps de s'attarder sur le dessin, et alors on s'aperçoit de la foultitude de détails et de la précision que Bo Lu apporte à ses mises en scène.

 

Comme avec La bataille de Shanghai, ce nouveau document Historique de Bo Lu ravira les curieux et les férus d'Histoire et de batailles navales, sauf s'ils s'attendent à une fiction historique où l'aventure prédominerait sur l'Histoire.

 

Loubrun

  

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A lire aussi

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19/05/2017

Les maitres saintiers - tome 3 - bénie entre toutes les femmes, 1884

les maitres saintiers T3.jpgles maitres saintiers T3_pl.jpgScénario : Laurent-Frédéric Bollée
Dessin : Serge Fino
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : Histoire, saga familiale, ésotérisme

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Printemps 1884. David, fils cadet des Rochebrune et héritier de la fonderie familiale de Châtellerault, monte à Paris pour rencontrer M. Bizot dans le cadre d’un projet hors-norme. Pour célébrer le centenaire de leur indépendance, les États-Unis ont commandé au génie français une gigantesque cloche de 200 tonnes et de plus de 6 mètres de haut : la plus grande du monde ! Impressionné par l’ampleur de la tâche, David ignore à quel point cette mission particulière va changer son destin à tout jamais...

 

"- De quoi tu parles ?

 

- Du carnet secret de ta famille ! J'ai tout déchiffré et j'ai tout compris !"

 

Mon avis

 

Nous voilà rendu à la fin du XIXè siècle et l'ont peut dire beaucoup d'eau à déjà coulé sous les ponts de cette saga familiale. Laurent Frédéric Bollée s'est inspiré de sa propre famille, dont certains de ses ancêtres étaient fondeurs de cloches, pour nous raconter cette intrigue familiale sur fond d'artisanat. Les deux premiers tomes étaient assez prometteurs mais n'ont visiblement pas rencontré le succès escompté puisque de 7 tomes prévus, la série se voit ramenée à 4 tomes. Ceci explique sans doute l'accélération du rythme de la narration et la multiplication des petites intrigues.

 

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Dans ma chronique du tome 1, j'avais exprimé une petite inquiétude quant à la tournure trop ésotérique que risquait de prendre le scénario. Inquiétude qui se confirme dans ce troisième tome où l'héritier de la maison Rochebrune consacre plus de temps à résoudre une improbable énigme contenue dans le carnet de ses aïeux plutôt que de faire tourner la boite (d'ailleurs, cette énigme est bien rapidement résolue). La petite pointe de mystère entretenue dans les deux premiers tomes se transforme donc ici en grosse ficelle qui se délite bien vite quand on tire dessus. C'est d'autant plus dommage qu'il y a un potentiel dans ce scénario dans lequel LF Bollée a la bonne idée de faire se croiser Bartholdi, Jules Verne, le Tsar de Russie, de mettre en scène la statue de la liberté et une petite page de l'Histoire qui lie la France et les États-Unis. Plutôt qu'une orientation ésotérique, une petite uchronie aurait été plus sympathique et aurait peut-être séduit un plus large public.

Reste le magnifique dessin de Serge Fino, tout en finesse et en détails, dont les planches sont un ravissement, particulièrement dans les ambiances sombres et pluvieuses.

Allez, on prend quand même rendez-vous pour l'ultime tome, parce que celui-ci se termine sur un bon petit cliffhanger des familles !

Loubrun

 

 

 

 

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Les autres tomes

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16/05/2017

Streamliner - tome 1 - Bye-bye Lisa Dora

streamliner, 'fane, rue de sèvres, moto, courses automobiles, voitures, vintage, 04/2017,8/10streamliner, 'fane, rue de sèvres, moto, courses automobiles, voitures, vintage, 04/2017,8/10Scénario : Fane
Dessin : Fane
Éditeur : Rue de Sèvres
158 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : aventure, action, western mécanique

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Quelque part au cœur de l’Amérique, début des années 60. Dans leur station service paumée au milieu d’un gros morceau du désert continental, Cristal et son père, Evel O’Neil, vieille gloire de la compétition automobile vintage de longue date rangé des bagnoles, se sont longtemps crus seuls au monde. Jusqu’à ce que surgisse un jour une sorte de baroudeur armé d’une Winchester, Billy Joe. Un peu abrupt, mais pas déplaisant. Et avec en tête un projet très précis : profiter de l’isolement de la Lisa Dora Station pour y ressusciter, quelques jours durant, l’esprit streamliner, ces courses automobiles extrêmes et presque sans règles qui ont fait la gloire des bolides d’antan et de leurs pilotes, à l’orée des années 50. Les circonstances amèneront le père et la fille à accepter le défi. Et conduiront même Cristal à prendre elle-même le volant de la Black Widow, bolide de légende qui fut naguère la voiture de son père, à l’époque où on le surnommait le Duke…

Évidemment, la course elle-même connaîtra une tournure inattendue ...

 

 

 " ... tu n'y es pas, beau gosse. Il s'agit bien de ta petite course... mais on n'a pas fait tout ce chemin pour jouer les pom-pom girls, vois-tu ..."

 

Mon avis

L'auteur de Joe Bar Team délaisse les blagues de motards potaches et met les mains dans le cambouis pour nous entrainer dans une aventure qui sent bon l'essence, l'huile, le cuir, le sable chaud et le rock'n roll.

Il n'y a guère de place pour la finesse dans ce récit brut de décoffrage, où le but de chacun est de rouler plus vite que son voisin, ou sa voisine. Pas de message non plus de la part de l'auteur qui, sans complexe et de manière tout a fait assumée, a fait avancer son histoire en même temps qu'il la dessinait. Un peu à la façon d'un morceau de rock où les instruments entrent en scène les uns après les autres, pour finir en une apothéose sonore orgasmique, les personnages arrivent ici au fil de l'eau, tous plus barrés les uns que les autres, ayant tous le même objectif d'en découdre à plus de 200 à l'heure dans ce coin de désert sans foi ni lois. Le désert entourant la Lisa Dora Station se rempli donc d'une bande de filles à moto, amazones du 20ème siècle, d'un groupe de hard rock , d'un tueur psychopathe en cavale, d'une nuée de médias en manque de scoop, et des fédéraux qui viennent foutre la merde ... autant de grains de sables qui vont perturber la gentille petite course que voulait organiser Billy Joe.

streamliner, 'fane, rue de sèvres, moto, courses automobiles, voitures, vintage, 04/2017,8/10

Durant 8 chapitres bien balancés à tous points de vue – narration fluide et équilibrée entre flashbacks et scènes au présent, dialogues vifs et piquants, découpage cinématographique – , 'Fane entraine sans retenue le lecteur dans ce western mécanique de folie qui fleure bon l'influence Tarantinesque.

Le dessin est comme l'histoire, brut, limite crasseux, et offre ce ton particulier à l'album qui donne l'impression de prime abord d'avoir entre les mains un album bâclé. Il n'en est rien, bien entendu, 'Fane ayant adopté le style qu'il voulait pour cette histoire, un style sans artifices, qui va à l'essentiel et qui restitue à merveille l'ambiance souhaitée et le caractère bien trempé des personnages. Une particularité à noter : il n'y a pas une seule onomatopée pour le bruit des moteurs. Toute la fureur des V8 et autres engins en échappements libres est symbolisée par des traits et lignes de fuite. Ce stratagème pour éviter la surabondance de Vraoom sur toutes les pages fonctionne vraiment bien !

Ce premier tome qui se termine juste avant le départ du run du siècle est littéralement envoûtant, et laisse le lecteur dans un état de tension absolue, comme peuvent l'être les pilotes avant de lâcher les chevaux.

Alors vite ! Qu'on les lâche ces chevaux !

Loubrun

 

 

 

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