08/02/2017

Stern - tome 2 - la cité des sauvages

stern, maffre, dargaud, western, croque-mort, aventure, 01/2017, 7/10stern, maffre, dargaud, western, croque-mort, aventure, 01/2017, 7/10Scénario : Frédéric Maffre
Dessin : Julien Maffre
Éditeur : Dargaud
74 pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre : western

 

 

 

Résumé

Le placide et taciturne croque-mort est confronté dans cette deuxième aventure à une terrible déconvenue. Véritable addict de la lecture, le voilà privé de matière première parce que le fournisseur du "general store" local a fait faillite. Plus aucun bouquin à se mettre sous la dent ! C'est le drame, et les addicts ou anciens addicts au tabac ne me démentiront pas : quand on est en manque, on est prêt a tout pour satisfaire son vice. Le moyen pour Elijah, c'est d'aller dans la grosse ville de Kansas city. Sauf qu'Elijah semble avoir de bonnes raisons pour ne pas y aller. Il ira quand même, finalement c'est pas le bout du monde une journée de cheval, et puis c'est juste pour une journée. Sauf que ... il arrive trop tard, la librairie ferme sous son nez et ne rouvrira que le lendemain. L'attente jusqu'au lendemain va être mouvementée et il n'évitera pas les rencontres qu'il voulait justement éviter.

 

"Trois cents saloons dans cette ville et évidemment je tombe sur toi. Merci Kansas city."

 

Mon avis

Eljah Stern est en passe de devenir le plus attachant des anti-héros de l'ouest. Après une première aventure très réussie dans laquelle les frères Maffre ont posé les bases d'un western où se réunissent à merveille à la fois classicisme et nouveauté, ils récidivent ici en conservant ce qui a fait le succès du premier tome et y apportent encore son lot d'originalité, faisant de ce western une œuvre du genre un peu décalée.

A contre courant des grands westerns traditionnels où l'aventure et les histoires compliquées sont de mise, ici il y a une histoire simplissime qui porte un personnage principal dans une grande ville de l'ouest, à la rencontre de personnages tous plus ou moins barrés, donnant lieu à des situations souvent cocasses. Parce que même si ça castagne pas mal, l'humour est bien présent dans ce tome, tant dans les dialogues que dans les situations à rebondissements que subit Elijah. Au passage, les frères Maffre nous révèlent quelques maigres détails du passé de Stern : il est marié, et il a fréquenté des types peu recommandables.

 

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Julien Maffre au dessin est aussi à l'aise dans les décors urbains que dans les villages poussiéreux et les grandes plaines. Ses personnages aux traits semi-realistes ont des vrais trognes dignes de celles qui peuplent les westerns spaghetti des années 60, et pourtant on n'a pas le sentiment de tomber dans une surenchère caricaturale. Tout aussi habile à mettre en scène des épisodes mouvementés que des périodes de calme, ses planches sont toutes agréables à l’œil.

Dans un registre différent, ce deuxième tome est aussi bon que le premier et ce croque-mort tient la dragée haute à son homologue Jonas Crow de la série Undertaker.

A noter que la pagination sur ce tome est augmentée de 12 pages, ce qui permet aux auteurs de prendre leur temps pour raconter ce qu'ils ont à raconter, et de nous livrer un récit dynamique ponctué de temps forts en action et d'autres plus contemplatifs, le tout dans un parfait équilibre.

Et maintenant, je suis bon pour agrandir l'espace western de ma bibliothèque ...

 

Loubrun

 

 

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 Le tome 1

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 A lire aussi : Undertaker


 

07/02/2017

Lucky Luke (vu par...) - tome 2 - Jolly Jumper ne répond plus

Jolly Jumper ne répond plus.jpgJolly Jumper ne répond plus_PL.jpgScénario : Guillaume Bouzard
Dessin : Guillaume Bouzard
Éditeur : Lucky Comics
48 pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre : western, humour

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Jack Dalton (ou William ? – qui, au fond, sait différencier les deux frères du milieu ?) entreprend une grève de la faim en prison. Lucky Luke est appelé à la rescousse pour résoudre cet énième problème lié aux Dalton. Mais il doit aussi faire face à une autre situation, celle-là inédite et gravissime : Jolly Jumper est boudeur, il fait la tête et ne lui répond plus. Lucky Luke tente désespérément de renouer le dialogue avec son fidèle destrier...

 

"- Mais... est-ce que quelqu’un sait pourquoi il fait cette grève ?
- Heu .. bah du coup, non ... il refuse de parler ...
- On peut pas savoir ce qu'il a alors ...
- Voilà !
- Un peu comme Jolly Jumper !"

 

 

Mon avis

 

Guillaume Bouzard fait suite à Matthieu Bonhomme dans la série hommage à Morris et à son célèbre cowboy à chemise jaune et foulard rouge (ce détail a son importance). Bien que Bouzard réfute ce terme d'hommage puisqu'il considère son album plus comme une appropriation de l'univers créé par Morris et de toutes les images fortes qui en ont fait le succès, ce Lucky Luke (vu par...) ne laisse aucun détail de l'œuvre sur la touche et est un beau cadeau pour continuer de célébrer les 70 piges du célèbre cowboy. On y retrouve donc entre autres, des tas de petits clins d'œil à l'ensemble de la série, les Dalton bien sûr, mais aussi l'ombre de Lucky luke, quelques célèbres personnages secondaires (et à bien y regarder ils ne sont pas si secondaires que ça et occupent parfois plus d'espace que Lucky Luke lui-même) et le cheval le plus rapide, le plus bavard et le plus philosophe de l'ouest.

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Sauf qu'ici le bougre de canasson ne décroche plus un mot, ce qui pose bien du tracas à Lucky Luke. Les personnages de second plan seraient-ils en rébellion ? Voilà que Jack Dalton fait une grève de la faim et demande à voir au plus vite ce cher Lucky Luke. Ce dernier va donc devoir résoudre ses problèmes de couple et les problèmes des Dalton.

S'ensuivent une succession de gags totalement débridés et tous plus désopilants les uns que les autres. Dans une fausse irrévérence, Bouzard s'amuse de tous les codes de la série mère. Il commence par dézinguer le politiquement correct qui a forcé Lucky Luke à remplacer la clope par une brindille. Mais dieu merci, il a arrêté cette vilaine addiction qu'est le mâchouillage de brindille, même si c'est jamais gagné car, comme il le fait justement remarquer : "quand je passe devant un champ, j'ai toujours envie de brouter".

 

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Bref, tous les codes sont passés à la "moulinette Bouzard" et sont prétexte au gag et à la farce : le caractère de chaque Dalton, les codes vestimentaires immuables depuis 70 ans, la soi-disant rapidité de l'homme qui tire plus vite que son ombre (à moins que cela ne soit depuis le début qu'un malentendu scénaristique et qu'il s'agisse tout simplement de l'homme qui s'tire plus vite que son ombre ...), et j'en passe ... Je ne vais pas vous dévoiler tous les gags, d'abord parce que chaque dialogue en est un à lui tout seul et qu'il faut bien vous en laisser la surprise.

On se délecte, on rit à chaque page de tous ces clins d’œil qui se moquent de cette œuvre majeure de la bande dessinée. Mais comme des vieux potes qui aiment à se chambrer, Bouzard bouscule tout ce petit univers avec beaucoup d'affection et sans méchanceté aucune.

 

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Les esprits tatillons reprocheront à Bouzard un dessin approximatif et trop loin de l'image que l'on se fait d'un Lucky Luke. La comparaison avec Morris et son successeur Achdé n'est pas de mise et n'a absolument pas lieu d'être. Le propos dans cet album n'est pas de répondre à un cahier des charges graphique pour "faire du Lucky Luke". Bouzard ne cherche pas à faire du Morris. Il fait du Bouzard. Un style "gros nez" jeté et pas très esthétique c'est vrai, plus proche du dessin de presse que de la BD. Mais un style très efficace dans ce registre de l'humour débridé. Cela dit, les connaisseurs de Morris reconnaîtront les allusions graphiques à l’œuvre originale : les célèbres aplats de couleurs vives sur les fonds de cases et sur les personnages tout entiers.

 

Et Jolly Jumper dans tout ça ? Eh bien, sa petite bouderie lui aura fait passer l'aventure la plus chevaline de sa carrière : il n'aura fait que brouter et transporter sur son dos son bon maître. De tout le reste, il s'en bat la crinière ! Une vraie vie de cheval quoi.

 

Galopez vite chez votre libraire vous procurer ce bijou d'humour. Et si vous passez devant débit de brindilles, vous seriez bien aimables de m'en rapporter 3 bottes !

 

Loubrun

 

 

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Alena

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Dessin : Kim W. Andersson
Éditeur : Glénat
138 pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre : horreur, fantastique

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

La vie d’Alena est un enfer. Depuis qu’elle est entrée à l’internat, elle se fait harceler tous les jours par Filippa et les filles de sa bande. Mais Joséphin, sa seule amie, n’a pas l’intention de la laisser subir ce calvaire plus longtemps. Puisqu’Alena ne rend pas les coups, puisqu’elle ne peut pas compter sur l’aide du conseiller d'orientation ou du directeur de cette maudite école, Joséphin va devoir prendre les choses en main elle-même. Mais il y a un problème : ça fait un an que Joséphin est morte.

 

 "Parfois la meilleure défense, c'est l'attaque, Alena. Faut pas que tu les laisses te faire chier"

 

Mon avis

Récompensé en 2012 par le plus prestigieux prix de bande dessinée Suédois, le Adamson Award, Alena est une fausse BD horrifique. Derrière cette couverture sanguinolente aux accents inquiétants, se cache une histoire d'adolescente déboussolée, sans repères et en quête d'une identité propre, se débattant tant bien que mal au milieu d'une basse-cour de donzelles écervelées et pourries par un milieu social plus qu'aisé.

Le point de départ de ce chamboulement hormonal et psychologique chez la jeune Alena, c'est la mort sous ses yeux de sa meilleure amie et sans doute amante, Joséphin. Joséphin, c'était la forte en gueule, celle qui s'affirme, qui n'a pas peur de montrer ses différences et de donner du coup de poing pour se défendre. Sa disparition laisse donc un grand vide autour d'Alena qui subira un harcèlement terrible. Cette dernière trouve la force de se défendre en invoquant Joséphin, invocations qui iront au delà de ses espérances et la dépasseront complètement.

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Ayant pour thématiques le harcèlement, l'homosexualité, le rejet de la différence et la quête d'identité, ce récit est malheureusement plus énervant que dérangeant. Hésitant entre drame psychologique et social, conte fantastique et récit horrifique, l'auteur nous donne le sentiment de ne jamais aller au bout des choses. Au final, on retient davantage les séquences de harcèlement bêtes et méchantes que l'aspect intimiste du récit, qui à mon sens aurait dû prendre le dessus. A la lecture, on a juste envie de donner une bonne paire de claques à toutes ces pouffiasses, et on en oublie les vrais problèmes graves aux quels se confronte Alena.

Au dessin, Kim W. Andersson est dans la veine du comics US : gros plans et plans serrés, peu de décors, un découpage fluide et efficace. Par contre, son trait expressif est parfois exagéré dans certaines attitudes qui en deviennent un peu ridicules. Sans grande surprise ni grands effets, le dessin reste néanmoins correct et en adéquation avec le récit.

Ce roman graphique ne restera pas dans les annales de la BD horrifique ; gageons que son adaptation au cinéma soit plus réussie et plus efficace.

 

Loubrun

 

 

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 le trailer du film sorti en 2015 - VO

 

 

 

 

 

 


 

02/02/2017

Undertaker - tome 3 - l'ogre de Sutter Camp

undertaker, l'ogre de sutter camp, meyer, dorison, dargaud, western, croque-mort, undertaker, l'ogre de sutter camp, meyer, dorison, dargaud, western, croque-mort, Scénario : Xavier Dorison
Dessin : Ralph Meyer
Éditeur : Dargaud
48 pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre : western

 

 

 

Résumé

Des outils qui ressemblent à du matériel de chirurgie, des flacons d'élixirs mystérieux et inquiétants, un bout de bras attaché à une table, un curieux volatile et un cri terrifiant qui transperce la nuit s'échappant d'une carriole aux allures de corbillard. Cette carriole porte l'inscription "Jeronimus Quint – elixir – medecine – surgery". Jonas Crow n'a pas changé de métier, il est toujours croque-mort et est même à présent entouré de la ravissante Rose Prairie anciennement gouvernante, et de Mademoiselle Lin, cuisinière. Pas sûr que ces deux là aient fait le meilleur choix en suivant ce drôle d'oiseau au passé plus que trouble.

En tout cas, elles prennent à cœur leur rôle d'associées et se font du soucis pour leur petite entreprise. Alors que Rose s'évertue à adoucir le langage commercial de l'Undertaker, Lin s'occupe des négociations et des tarifs à appliquer. C'est qu'elle doit faire bouillir la marmite et n'a pas envie d'y plonger Jed, le vautour de compagnie de Jonas.

Cette petite troupe est prête à encaisser les dollars, quand lors d'une cérémonie, le mari de la défunte se met à brailler sur Jonas en l'appelant "Strikland" et lui révélant que "l'Ogre de Sutter camp" est toujours en activité .... Et voilà que les funérailles tournent court, que le passé de Jonas lui revient en pleine face, qu'une chasse à l'homme se met en branle, et qu'elle s'annonce des plus sanglante.

 

"n'épargne pas aujourd’hui celui qui voudra encore te buter demain"... Évangile du bon sens selon Jonas.

 

Mon avis

Xavier Dorison et Ralph Meyer avaient tapé très fort avec les deux premiers tomes de ce western. Critiques et lecteurs furent unanimes pour placer ce revival de western dans la veine des meilleurs du genre. La filiation avec les Blueberry, Bouncer et Durango est à peine cachée tant du point de vue graphique que scénaristique.

Le niveau du premier diptyque était donc tellement haut qu'on aurait presque pardonné aux auteurs de baisser d'un ton dans cette nouvelle aventure. Mais de pardon il n'est point besoin, puisque le niveau monte encore d'un cran ! Dès les deux premières pages, l'aventure est lancée, le lecteur est ferré et sait qu'il aura affaire à du lourd. Les dialogues percutent comme un six coups, les situations s'enchainent aussi vite qu'une diligence qui s'emballe, les intrigues rebondissent comme les balles sur la roche dure des canyons, tout ça dans des décors grandioses faits de forêts sombres et de vastes prairies, de granges miteuses et de riches villas.

 

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Quant aux personnages, c'est peu de dire qu'ils sont hauts en couleur. On est très loin du héros lisse et bien comme il faut. Si Dorison nous a fait comprendre dès le début de sa série que la face cachée de son personnage principal était très sombre, il se garde bien de trop nous en révéler d'un coup. C'est tant mieux, il faut laisser une part de mystère sur ce personnage, pour nous le rendre à la fois sympathique et détestable. C'est là tout son charme. Donc, on saura dans la suite de ce diptyque (rrrrr ! C'est frustrant ! Un an d'attente !) toutes les vraies raisons qui poussent Jonas Crow à se battre avec cet Ogre.

Et quel Ogre ! Voilà peut-être un personnage qui pourrait rentrer dans le Panthéon des méchants de la BD ! Derrière une apparente intelligence et vivacité d'esprit, se cache un être doué d'une cruauté qui n'a d'égal que le charme dont il use pour appâter ses victimes. Ceux qui ont lu Walking Dead ne manqueront pas de comparer Jeronimus à Negan : tueurs impitoyables au charisme redoutable se cachant derrière un sourire hypnotique.

 

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Amateurs de western, de grande aventure, de décors grandioses, de personnages charismatiques, et d'intrigues fuyant toute forme de manichéisme, foncez à grand galop ! Avec Undertaker, vous ne mourrez pas d'ennui !

 

Loubrun

 

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A lire aussi les tomes 1 et 2

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