25/01/2017

Letter 44 - tome 4 - le temps des sauveurs

letter 44, albuquerque, soule, glénat, comics, science-fiction,10/2016,letter 44, albuquerque, soule, glénat, comics, science-fiction,10/2016,Scénario : Charles Soule
Dessin : Alberto J. Albuquerque
Éditeur : Glénat comics
160 pages
Date de sortie : octobre 2016
Genre : Science-fiction

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le Major Gabriel Drum est arrivé sur Terre, émergeant de l’astéroïde où il avait été laissé un an auparavant. Il a l’air quelque peu… différent. Bien déterminé à parler avec le président, il ne laissera personne entraver son chemin, et il semble que Blade n’ait d’autre choix que d’écouter ce qu’il a à lui dire. Il est venu lui annoncer la destruction de la Terre, et la possibilité qui lui était offerte de sauver un nombre très limité de vie qu'il devra lui-même choisir.

Pendant ce temps, l’équipage du Clarke, qui ne sait pas que Drum est en vie, doit subir les conséquences pour s’être opposé aux souhaits des Constructeurs. Gomez n’étant plus là, personne n’est à l’abri de la colère des aliens…

 

 

 "Monsieur le Président, ce que j'ai à vous dire est très important .... et terrible."

 

Mon avis

Ce quatrième tome prend un virage un plus SF que dans les précédents bien qu'il y ait toujours les trois arcs narratifs se succédant à vive allure. La dimension politique qui allait crescendo dans les trois premiers volumes, a visiblement atteint son sommet dans le tome 3 avec la guerre mondiale due à la révélation au monde de la présence extraterrestre. La tension politique n'est plus de mise, la guerre est finie et seul l'ancien président trame quelque chose.

Charles Soule réussit néanmoins à garder son lectorat captif en révélant quelques infos sur les intentions des aliens et en chamboulant les certitudes qu'on aurait pu avoir dans les épisodes précédents. Reste l'équipage du Clarke, qui semble de plus en plus livré à lui-même, à moins qu'il ne soit devenu l'instrument des aliens.

Avec un récit un peu moins dynamique qui semble constituer une charnière, cet épisode est un cran en dessous des précédents, même si rebondissements et surprises sont multiples et si l'intrigue ne manque pas d'intérêt.

Le dessinateur Alberto J. Albuquerque assure toujours autant avec un trait rempli de fougue et d'énergie.

Je reste accroc, et tombe à nouveau dans le piège du cliffhanger tendu par Charles Soule !

 

 

Loubrun

 

 

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 les tomes précédents

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24/01/2017

Star Fuckers - tome 1 - la belle et les bêtes

star fuckers, alcante, gihef, teague, kennes éditions, polar, humour, star fuckers, alcante, gihef, teague, kennes éditions, polar, humour, Scénario : Alcante et Gihef
Dessin : Dylan Teague
Éditeur : Kennes Éditions
48 pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre :polar, comédie

 

 

 

 

Résumé

 

Maria, jeune et très jolie Mexicaine de 18 ans rêve d'une autre vie et décide de traverser nuitamment le Rio Grande pour faire sa vie aux États-Unis. Les patrouilles de polices ont beau être nombreuses et suréquipées, les stratagèmes pour les mettre en défaut sont malin et la belle Maria va pouvoir entamer son plan de carrière pour accéder à ses rêves.

Mais le chemin qui mène aux étoiles n'est pas vraiment bordé de pétales de roses. La route est sinueuse, semée d'embûches et de malfaisants. Maria débute donc avec les atouts dont elle dispose, son charme hyper sexy, et trouve une place dans une boite de srtrip tease. Elle va découvrir une facette peu reluisante du star système hollywoodien et notamment les travers pervers de la superstar Hugh Gates, et fera la rencontre de Bill, un client fidèle au physique peu avenant mais très correct et surtout très au fait du fonctionnement du showbiz. Forcément : c'est un ancien paparazzi ! Ces deux rencontres seront déterminantes pour l'avenir de Maria.

 

 

 

 "- Tu te souviens de cet agent artistique qui m'avait laissé sa carte ?

- Wong Lau ?... Ce ''connard laqué'' te fait des misères ? ..."

 

Mon avis

 

Avec son titre choc, voilà un album qui dénote dans le catalogue de Kennes Éditions ! Mais malgré sa couverture un peu racoleuse, ne craignez pas d'ouvrir l'album de peur de tomber sur une débauche de fesses et de nichons. Bien sûr, je vous mentirai en vous disant qu'il n'y a pas quelques poitrails et fessiers à l'air libre, mais finalement pas tellement plus que dans tout un tas de BD aux allures plus sages, et au moins là c'est justifié puisque ça s'intègre complètement dans le déroulé du récit.

Le propos ici est très simple, avoué d'entrée de jeu et assumé. Starfuckers se veut être une série délibérément sexy et drôle, oscillant entre thriller et comédie dans l'univers complètement barré du showbiz. S'inspirant des séries TV Nip/Tuck et Californication, les scénaristes Gihef et Alcante nous servent un petit polar à priori sans grande prétention mais des plus sympathiques et lancent avec ce premier album une série qui pourrait bien durer. Les personnages mis en scène sont assez réussis, avec ce chouillat de caricature et d'exagération de leur traits qui les rendent sympathiques ou détestables, ou les deux à la fois ! Bon, pour Maria, c'est sûr que sa plastique aide à la rendre attachante !

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On ajoute à tout ça une mini galerie de personnages secondaires inattendue et digne des meilleurs seconds rôles du cinéma, des dialogues bien servis avec des répliques qui fusent, un dessin réaliste très soigné au découpage rythmé façon "cinoche", et quelques petits messages en arrière plan sur la vie, la réussite sociale et le show business, et on obtient un début de série vraiment prometteur. D'ailleurs, les auteurs savent où ils vont et prévoient une histoire complète par tome avec comme fil rouge l'ascension de Maria et comme toile de fond de cette comédie sexy une critique à peine cachée du star système et de ses dérives.

Vite la suite ! Il me tarde de voir jusqu'à quel point le titre va prendre son double sens ...

 

Loubrun

 

 

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Le blog de Dylan Teague

17/01/2017

Trou de mémoire - tome 2 - combien de temps un homme peut-il survivre sans respirer ?

trou de mémoire T2.jpgtrou de mémoire T2_couv.jpgScénario : Roger Seiter
Dessin : Pascal Regnauld
Éditeur : Éditions du long bec
56 pages
Date de sortie : octobre 2016
Genre : Polar

 

 

 

 

Résumé

Suite et fin de ce polar noir centré sur la quête d'identité d'un amnésique. Souvenez-vous : Gilford Milton s'est réveillé sur un ponton aux côtés du cadavre d'une fille et d'un revolver. Ne voulant pas être mêlé à cette histoire, il quitte les lieux au plus vite mais ne sait pas ou aller puisque le coup pris sur la tête l'a rendu amnésique. Il mène donc sa petite enquête pour savoir qui il est et se découvre une existence plus que sulfureuse. Il est riche, très riche, possède plusieurs adresses à New York, et il est connu et reconnu dans un immeuble luxueux sous un autre nom. Ah oui ! Il trouve des indices qui ne laissent aucun doute sur son état de tueur à gage... Il découvre aussi qu'il a un frère, une famille et une petite amie. Pour retrouver ses souvenirs, il décide de contacter son frère, ce qui va lui couter très cher.

 

 

 "T'en fais pas, je suis un peu médecin. J'ai un médicament qui va te soulager."

 

 

Mon avis

Si vous avez lu la série XIII, le pitch de ce polar ne vous semblera pas d'une très grande originalité. C'est dans le traitement graphique et narratif que tiennent l'originalité et la réussite de ce diptyque. Dans un style semi-réaliste parfois proche de la caricature pour les personnages, Pascal Regnauld offre un graphisme très stylisé teinté de bichromies ocres ou bleutées répandant avec simplicité et efficacité les ambiances d'un polar. Le mélange des aplats noirs et des traits blancs est vraiment harmonieux et offre des planches à la fois sombres et lumineuses.

Côté scénario, la recette est la même que dans le tome 1 : une narration efficace en voix off par le personnage principal et une vraie évolution du caractère du personnage au fur et à mesure qu'il se découvre. Roger Seiter nous tient en haleine avec la double enquête - celle de Milton sur lui-même et celle des flics sur Milton - mais il n'a pas su mettre en place un grand suspense qui aurait fait de ce polar un chef d’œuvre. On se doute malheureusement un peu vite de l'issue.

Grâce à un traitement graphique audacieux et esthétique ainsi qu'à une narration proche des romans de genre, Trou de mémoire reste un très bon polar qui réussit à sortir des sentiers battus malgré un pitch de départ sans grande originalité.

Je suis preneur pour un nouveau diptyque de la même veine, avec une intrigue peut-être un peu plus costaud.

 

Loubrun

 

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A lire, le tome 1

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10/01/2017

Dead Body Road

dead body road, jordan, scalera, delcourt, comics, polar, vengeance, 11/2016, 3/10dead body road, jordan, scalera, delcourt, comics, polar, vengeance, 11/2016, 3/10Scénario : Justin Jordan
Dessin : Mattéo Scalera
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie : novembre 2016
Genre : polar

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Du pur polar qui tache entre Banshee et les films de Tarantino ! Un nouveau récit noir et ultra violent par le scénariste de Luther Strode et le dessinateur de Black Science !
Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime. 

 

 

" Tu es venu m'en empêcher, Yab ? Essayer de me convaincre ? Me dire de ne pas interférer ? "

 

Mon avis

Tout est parti d'un braquage qui a mal tourné, au cour du quel la femme d'Orson Gage a trouvé la mort alors qu'elle accomplissait son devoir de flic en faisant face à la bande de malfrats. Pour accomplir sa mission vengeresse, Orson sera mis sur la piste d'un des gangsters par la police elle-même, et verra sa tâche facilitée par la scission de la bande.


Débranchez vos neurones et mettez votre cerveau sur off. Justin Jordan ne perd pas son temps à poser l'intrigue et à décrire le caractère des personnages. Tout cela tient en deux pages et nous sommes plongés en deux temps trois mouvements dans le cœur de l'action. Et l'action, c'est le crédo de cet album ! Le récit ultra-dynamique au découpage très cinématographique ne laisse aucune place à la réflexion. Ça court, ça défouraille et ça jure à tout va. Tout s'enchaine dans un déferlement de violences et de vulgarité jusqu’à l'issue sans surprise de la quête menée par le gars Orson. Les dialogues, du niveau d'une cours de récré de collège, sont sans intérêt, et même pénibles à lire. Le dessin très anguleux de Mattéo Scalera semble beaucoup moins travaillé que sur Black Science. Certes, il répond à la dynamique de la narration avec son aspect taillé à la serpe, mais l'impression générale qui se dégage est plus proche du bâclage et du brouillon.


Pour reprendre le pitch de l'éditeur, on est quand même assez loin des films de Tarantino desquels se dégagent, au milieu de la violence, au moins un peu d'humour et une forme d'esthétique, complètement absents ici.


Pour se défouler après une dure journée de boulot, pourquoi pas. Et encore ...

 

Loubrun

 

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