09/08/2016

Les Dalton - tome 1 - le premier mort

les dalton,visonneau,alonso,ep éditions,western,histoire,frères dalton,les vrais dalton,610,062016les dalton,visonneau,alonso,ep éditions,western,histoire,frères dalton,les vrais dalton,610,062016Scénario : Olivier Visonneau

Dessin : Jesús Alonso

Éditeur : EP éditions

56 pages

date de sortie : juin  2016

genre : western

 

 

 

Fin du XIXe siècle, les banques et ls compagnies de chemin de fer étendent leur mainmise sur les Etats-Unis au détriment des petits propriètaires terriens. C'est dans ce contexte que Franck Dalton, l'ainé de la fratrie, marshall adjoint, est assassiné par des trafiquants d'alcool.

Ses frères,Bob, Emmet et Grattan prennent la rélève et, l'étoile sur la poitrine, tentent à leur tour de faire régner l'ordre en territoire indien. Un travail difficile et peu reconnu, sur fond de corruption, qui les poussera à créer le gang des Dalton.

 

"- Je pars faire fortune en Californie.

- Faire fortune dans quoi ? Un travail honnête ?

- Les gens honnêtes sont jamais riches !"

 

Point de rayures jaunes et noires, de boulet au pied ou de chien abruti dans cette BD. Ce patronyme qui fait le titre de cette série est difficilement dissociable des 4 bandits abrutis imaginés par Morris. Je dis bien imaginés, car vous n'êtes bien évidemment pas sans savoir que les Dalton de Lucky Luke ne sont en fait que les cousins des vrais. Pour les vrais, Olivier Visonneau s'en charge dans ce diptyque qui commence par la fin de l'histoire en 1892 lors du braquage de la banque de Coffeyville. S'ensuit un long flashback durant lequel l'auteur nous dévoile tout doucement la dérive des frères Dalton vers le grand banditisme.

La narration fluide associée à des dialogues qui sonnent juste donne une bonne dynamique à ce western dans lequel on retrouve les codes du genre avec ce socle historique en plus. Néanmoins, l'histoire s'appréciera mieux dans son ensemble lors de la parution du second volume qui devrait nous en apprendre beaucoup plus sur le côté sombre de la fratrie.

Jesús Alonso nous livre un dessin très épais et anguleux, mais il arrive à donner de vraies expressions à ses personnages appuyant ainsi leurs traits de caractère.

 

 

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Loubrun

 

19/07/2016

Harrow county - tome 1 - spectres innombrables

Harrow county.jpgHarrow county_pl.jpgScénario : Cullen Bunn

Dessin : Tyler Crook

Éditeur : Glénat Comics

99 pages

date de sortie : juin 2016

genre : fantastique, horreur

 

 

 

Dans la petite bourgade du sud des États-Unis de Harrow County, Emmy a toujours su au fond d’elle que les bois qui entourent sa maison étaient peuplés de fantômes, gobelins et autres zombies. Mais le jour de son dix-huitième anniversaire, elle va découvrir qu’elle est connectée à ce lieu, et aux monstres qu’il renferme, d’une façon qu’elle n’aurait jamais imaginée... Peu à peu, elle sent d’étranges pouvoirs naître en elle. Est-elle prête à affronter tous les mystères de Harrow County ?

Désignée meilleure série de l’année 2015 par le légendaire Mike Mignola, Harrow County est la quête initiatique d’une jeune fille dans une société nimbée de surnaturel. Un récit onirique très « southern gothic », réalisé par Cullen Bunn (créateur du hit The Sixth Gun) et illustrée par l’envoûtant Tyler Crook (B.P.R.D.).

 

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Le genre horrifique n'est pas des plus facile à traiter en BD. On tombe soit dans le ridicule, soit dans le fantastique qui tourne au gore, soit tout simplement dans une histoire où les effets ne fonctionnent pas. Un peu comme dans ces films d'horreur où l'on rigole dès qu'on voit apparaitre le monstre, ou encore quand une musique tente de placer une ambiance un peu trop prévisible.

En BD, on se fait soit même sa petite musique d'épouvante et le scénario doit être drôlement bien ficelé pour produire l'effet voulu parce qu'un dessin n'arrivera quasiment jamais à nous foutre les jetons. L'auteur Japonais Junji Ito (Le Tunnel) est très fort dans ce registre et les américains ne sont pas en reste avec notamment Rachel Rising de Terry Moore, Fatale d'Ed Brubaker ou encore les fameux Tales from the crypt des années 50, que les éditions Akileos ont eu la bonne idée de rééditer en intégrales.

 

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Avec Harrow County, on n'échappe pas totalement aux clichés du récit d'horreur, mais comme Cullen Bunn ne cherche pas à en faire des tonnes pour impressionner le lecteur, sa narration fonctionne à merveille. Il nous entraine dans une chasse aux sorcières surprenante et inquiétante en faisant planer une drôle d'ombre sur le village de Harrow county et de ses habitants. L'histoire est assez simple, mais il y a de très bonnes idées qui produisent leur petit effet avec une grande efficacité.

Comme pour le scénario, Tyler Crook ne cherche pas à en faire des tonnes. Grâce à un dessin réaliste simple et une colorisation très maitrisée il rend crédible les scènes fantastiques qui coulent de source dans ce récit à la narration fluide.

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Ce bon premier volume nous montre la noirceur qui règne dans le cœur de certains homme et la jeune Emmy qui prend de l'envergure et gagne en puissance. J'attends avec impatience la suite de cette histoire et suis curieux de voir comment tout cela va tourner et comment les auteurs vont réussir encore à nous faire frissonner d'angoisse.

 

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Loubrun

 

 

15/07/2016

Les naufragés du métropolitain - Tome 2 - station assassins

les naufragés du metropolitain, ordas, berr, grand angle, bamboo, policier, paris, inondation, 1910, braquage, 6/10, 06/2016les naufragés du metropolitain, ordas, berr, grand angle, bamboo, policier, paris, inondation, 1910, braquage, 6/10, 06/2016Scénario : Patrice Ordas

Dessin : Nathalie Berr

Éditeur : Bamboo (Grand Angle)

48 pages

date de sortie : juin 2016

genre : policier, aventure

 

 

 

Cet hiver 1910, la place Vendôme, à Paris, est sous les eaux. Les cinq croix, commandées pour ses enfants par le tsar de Russie au joaillier Verne, ont été dérobées par le Fennec, apache notoire introduit dans la place par l’apprenti Valentin. Mais le Fennec est surveillé depuis longtemps par l’inspecteur Delaroche, un as de ce qui deviendra la « Brigade du Tigre ».

 

"Caltez jeunesse, faut qu'on cause avec le poulbot ! Et prévenez Zoizeau qu'on la demande en coulisse."

 

Suite et fin de ce diptyque où il ne fait pas bon être aquaphobe et/ou claustrophobe. L'action se déroule dans le Paris inondé de 1910, et il pleut pendant toute l'histoire. J'ai reçu cet album après les fortes pluies et grosses inondations que nous avons subi en ce printemps 2016, et curieusement je l'ai quelque peu oublié sur ma pile à lire !

Ces deux albums sont curieux car on tombe indéniablement sous le charme du beau dessin de Nathalie Berr, même si les ambiances pluvieuses qu'elle met en place me paraissent un peu trop propres. Mais peu importe, car son trait rond et vif donne véritablement vie aux personnages d'autant qu'elle leur donne de vraies expressions qui prennent encore plus de sens avec les dialogues de Patrice Ordas ciselés à l'argot parisien des malfrats du début du Xxème siècle. La curiosité vient du scénario qui semble n'avoir qu'un rapport très lointain avec le titre de la série et le fond historique dans lequel se déroule l'intrigue. Le Paris inondé de 1910 sert de décor plus que toile de fond à cette histoire de casse de facture assez classique. Il n'est finalement que prétexte à ajouter un peu de piquant à l'histoire et l'auteur se garde bien de rentrer dans les détails de cette inondation historique.

Mais, les planches sont belles, l'intrigue reste plaisante à lire, les personnages ne manquent pas de relief, les dialogues sont soignés aux p'tits oignons, ce qui nous donne au final un album agréable dont la fin pourra même vous surprendre.

 

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Loubrun

 

 

 

Durango - tome 17 - Jessie

durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016Scénario : Yves Swolfs

Dessin : Iko

Éditeur : Soleil

48 pages

date de sortie : juin 2016

genre : western

 

 

 

Après un affrontement mouvementé en Californie, Durango part soigner ses blessures auprès de son vieil ami, le shérif Larry Haynes, dans la paisible ville de Hancock…
Le répit est hélas de courte durée, car un important transport de fonds est attaqué et les coupables restent introuvables, de même que le magot qu’ils ont volé ! Au même moment, la jeune Jessie débarque en ville et cherche des noises à Maxwell, le tenant du saloon local…

 

" tu sais quoi grand père ... je crois que vous cherchez quelque chose de bien précis... que vous n'avez pas trouvé, même si le pauvre bougre dont la tête orne ton entrée t'a indiqué le bon endroit. Et ce que tu cherches... m'appartient ! "

 

Créée au début des années 80 par Yves Swolfs, la série Durango est devenue un classique du western en bande dessinée. Pourtant, depuis ses débuts elle à connu pas moins de cinq éditeurs ce qui est souvent le meilleurs moyen pour perdre son public. Mais le public a toujours suivi les aventures de ce loup solitaire, seul justicier de l'ouest à utiliser un flingue de confection allemande, le fameux Mauser C96. Comme son héros, Yves Swolfs a joué au loup solitaire en assurant scénario et dessin jusqu'au tome 13 sorti en 1998. Huit ans plus tard, Durango a repris son mythique Mauser avec cette fois-ci Thierry Girod aux pinceaux, pour trois volumes. Cette longue absence aura sans doute eu raison de certains aficionados de la série, dont votre serviteur. Mais Durango a la couenne coriace, et 4 ans après de dernier album dessiné par Girod, le voilà sous de nouveaux traits dessinés par Iko, dont on peut aussi découvrir le travail dans la série d'héroïc Fantasy Ténèbres.

durango, swolfs, iko, soleil, western, 7/10, 06/2016

Je vais très vite passer sur l'intrigue qui est d'un classicisme déconcertant mais néanmoins jubilatoire. Car c'est ça Durango, et on en demande pas tellement plus après tout. Une histoire simple, ou il est souvent question de vengeance, de justicier, de magot, dans la plus pure lignée des western-spaghetti de la grande époque des années 60 et 70. La ressemblance est plus qu'assumée puisque le personnage créé par Swolfs est directement inspiré du rôle interprété par Jean-louis Trintignant dans le Grand Silence de Sergio Corbucci. D'ailleurs, depuis ses débuts, la série fait la part belle aux références, qu'elles viennent du cinéma ou même de la BD. Dans les albums de Durango, on peut y croiser aussi bien Clint Eastwood que Lucky Luke ou Blueberry. La tradition est ici respectée sous les traits notamment du méchant qui ressemble étrangement à Henry Fonda dans Il était une fois dans l'ouest, et qui de surcroit s'appelle ici aussi Franck. Le marshall prend quant à lui les traits de Timothy Olyphant, l'acteur interprétant le rôle du quincailler/shériff de la série TV Deadwood.

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Iko est plutôt doué pour donner de sacrées tronches à ses personnages qui se trouvent être très expressifs. Il est également très doué pour créer un décorum précis fourmillant de détails. C'est même presque trop à tel point que les planches donnent une impression de surcharge ce qui nuit parfois à la lisibilité. En ajoutant à ça un encrage appuyé et une colorisation un peu trop vive, on se retrouve avec des scènes où les grands espaces que l'on aime voir dans les westerns se trouvent quelques peu écrasés par un foisonnement de détails. Dommage, parce que le dessin est loin d'être mauvais mais il se trouve mangé par la couleur.

C'est donc un retour plutôt réussi pour ce justicier incontournable de la BD, que j'aurai plaisir à retrouver pour d'autres aventures.

 

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Loubrun

 

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Écrit par Loubrun dans La griffe de Loubrun | Commentaires (0) | Tags : durango, swolfs, iko, soleil, western, 710, 062016 |  Facebook | |