19/06/2017

La mémoire dans les poches Troisième partie.

la memoire dans les poches.jpgmemoire dans les poches t3.jpgScénario : Luc Brunschwig.
Dessin : Etienne Le Roux.
Editeur : Futuropolis.
Sortie : 18 mai 2017.
74 pages.
Genre : Saga familiale,drame.

 

 

Le résumé.
Une famille française, apparemment sans histoire. Le père, la mère, le fils aimé. Construit à travers le regard de chacun des trois personnages, La Mémoire dans les poches raconte des vies ordinaires, des choix, des fragilités, des fuites, des impasses. Petits mensonges, discrets arrangements, et autres secrets … Un récit intimiste pour dire aussi les tourments de l’Histoire du XXe siècle.

Un autre regard !

Le scénariste français Luc Brunschwig, auteur de séries à succès a mis le point final à La Mémoire dans les poches, fiction intimiste inspirée de son propre patrimoine familial, une grande histoire d’amour filial forte, et certainement une des histoires les plus personnelles de l’auteur. Il aura fallu 10 ans pour clore ce singulier triptyque. Certainement parce qu’il aura été le texte le plus sensible et le plus difficile à écrire pour lui. Les personnages n’en sont que plus incarnés, singuliers et bouleversants. Il aura fallu passer le temps du deuil. Brunschwig aura dû laisser reposer ses mots, afin de choisir les plus justes, et les plus fidèles à son idée, au croisement de la nostalgie et de la mélancolie.


« Ce livre a failli avoir ma peau ! ». A ces mots lourds de sens, je m’interroge et je comprends vite que le scénario de la mémoire dans les poches est fortement inspiré par la propre vie du scénariste. C’est avec cette idée que je reprends ma relecture (à coup de pied dans le cul) des 2 premiers tomes de ce triptyque. Car il ne s’agit pas d’une lecture détente mais d’une lecture « émotionnelle » et qui selon votre vécu vous parlera à un moment ou à un autre. Bref, il faut se mettre en condition pour aborder les chemins sinueux de la famille Letignal.
Hormis quelques petites longueurs (Luc B. aime bien poser ses caractères et présenter ses personnages), j’arrive à ce fameux tome 3. Je suis agréablement surpris par la colorisation proposée. Un peu plus lumineuse que les précédentes, je trouve ce choix vraiment adéquat. On contrebalance ainsi le drame qui s’y joue. Un peu comme la présence du petit Tarik qui égaye un peu les pages.
Je suis aussi assez bluffé par les transitions qui se font vraiment dans une harmonie presque symphonique. Bref, le dessin d'Etienne Le Roux est à la hauteur de nos espérances.
L’histoire elle aussi va vous émouvoir par sa justesse et sa sensibilité. Elle traverse aussi la grande fracture du 20e siècle et son corollaire de drames. Pas mal de tristesse, de regrets ou de résilience dans cet ultime tome qui comme je l’ai dit plus haut fera écho à votre vécu. Vous verrez qu’une fois cette BD déposée, vos pensées iront au pays de la nostalgie et des fractures de la vie.
Merci aux auteurs pour ce moment d’émotion !

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Samba.

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Liens vers les anciennes chroniques de cette série.Pour le tome 1, on remonte à la genèse du blog !
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14/06/2017

L’adoption T2 : La Garua.

Couv_305285.jpgPlancheA_305285.jpgDessin : Arno Monin
Scénario : Zidrou.
Éditeur : Grand angle.
Sortie : 31 mai 2017.
72 pages.
Genre : chronique sociale.

 

 

Le résumé.
Qinaya est repartie. Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, elle a regagné son Perou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement.

« Ruminer, ça aide à mieux digérer »

Revenons à l’essentiel !

On s’attendait à un dénouement en happy end et fatalement émouvant de la part du scénariste de Lydie, la boule à Zéro, Protecto etc. Eh bien, il nous prend à rebrousse-poil pour nous amener où on ne s'y attend pas, vers une sorte de chemin de traverse avec une histoire plus introspective que le primo album. Bref, un 2e tome très différent du premier tome plus tourné vers la tendresse et l’amour. La vie est décidément bien tortueuse pour notre « vieux bourru » mais il faut l’avouer, la fin imaginée par les auteurs s’avère être nettement plus réaliste que le happy end classique hollywoodien.
On finit cet album avec une drôle d’impression, avec une sorte de mélancolie mais aussi une réflexion sur la relation qu’on a avec nos proches.
Question dessin, on ne peut que saluer le talent d’Arno Monin. Un trait léger, poétique et très lumineux illumine les pages de cet album. Assurément une réussite pour le jeune auteur de l’envolée sauvage et de l’enfant maudit.
Sinon, une petite remarque sur le décalage horaire, de Lima vers Paris, on avance les heures et pas le contraire.

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Samba Lima Charlie.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : l'adoption, monin, zidrou, grand angle, 052017 |  Facebook | |

07/06/2017

Highway to love.

highway to love.jpghighway to love 1.jpgDessin: Zoé Thouron.
Scénario: Jean Chauvelot.
Éditeur : Casterman.
Sortie : 31 mai 2017.
128 pages.
Genre : road movie.

 

 

Le résumé.

Zède et Ji vont au concert des Freakytiger (qui ?). Elle est fan, lui s’en fout. Ensuite, c’est l’effet fricadelle et tout part en couille.

 

« Putain de chierie de vache de merde ».

 

Mon avis.

Là, il s’agit clairement d’une lecture kamikaze. On pense fatalement au titre d’ACDC « Highway to hell » et effectivement cet album est très rock’n’roll.
J’essaye de faire abstraction du dessin laborieux et nerveux de la lorraine et recluse Zoé Thouron (c’est ainsi qu’on la présente dans le dossier de presse) et je commence ma lecture. Le début est assez accrocheur, on part voir un concert dans un pays étranger…je pense qu’il s’agit de la Gelbique car on y mange de la Fricadelle et qu’on n’a jamais entendu le terme de Picon. Une jatte, une drache, une pinte, un demi, une bonne bière, oui mais jamais un Picon.
C’est la partie marrante de l’album car ensuite … comment dire…ça part en cacahuète. Les auteurs partent dans une sorte de délire suédois assez hystérique où la crédibilité en prend un sérieux coup. Bref, l’histoire s’essouffle pour se terminer dans un délire sans grand intérêt.
#albumàsetaperlescouillesauplafond mais bon on s’en souviendra.
Sinon, c’est quoi ce terme Fligueubück qu’on retrouve quasiment à chaque page ??????

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Sambatatraque.

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Une génération française T2/6 Populations trahies !

une génération française t2.jpgune génération française 2.jpgScénario : Thierry Gloris
Dessin : Manuel Garcia.
Éditeur : Soleil (Quadrants)
48 pages
Date de sortie : 17 mai 2017.
Genre : récit de guerre 


Le résumé éditeur.

Tanguy Brettin d’Arçonet est fils d’un héros de la grande guerre, issu d’une longue lignée d’officiers français. Anti-démocrate, antirépublicain et germanophobe, il est un monarchiste convaincu. Fidèle à sa devise familiale, « mieux mort que vaincu », le jeune homme ne recule devant rien pour sauver sa conception de la mère patrie. A Sedan, la gabegie du haut commandement Français le pousse au sacrifice ultime…

« Alors, que pouvons-nous faire ?
Rien, il nous reste que l’escarmouche et la débrouille ».

Mon avis.

La bonne impression du tome 1 se confirme avec ce 2e focus individuel sur cette sombre période de 1940-1945. Ce sera un peu à l’instar de la série TV « un village français », une bonne représentation des différents courants d’opinion qui ont traversé (pas les allemands) la France.
On suit ici un militaire pur et dur mais néanmoins pas dupe sur les responsabilités de l’état-major sur la débandade à venir. J’ai vraiment apprécié les dialogues souvent très imagés mais surtout très pertinents de notre dur à cuire.
« Le courage, c’est bien. Mais l’efficacité, c’est mieux »
« Autant attendre le renfort de Jeanne d’Arc »
« Je suis en règle devant Dieu »
« Nous avons baissé nos frocs »
« L’armée a failli »
Pour accompagner cette désastreuse bataille de France, on a appelé un milicien espagnol, le sergent Garcia ! Habitué aux comics, il nous envoie quelques belles salves d’action bien sentie. Tel un Zorro des temps modernes, il nous gratifie d’un cadrage très cinématographique avec néanmoins un trait original jouant particulièrement sur les ombres. A noter aussi une colorisation osée mais réussie jouant essentiellement sur les bruns, rouges et gris.
Voilà, encore une bonne BD sur le sujet. Le seul hic, c’est que ce n’est pas la première du genre. Récemment, on a pu lire « Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIb » ou « champs d’honneur-Dunkerque », « Airborne 44 » etc ... ce n’est pas les titres qui manquent.
Mais bon, cette collection de 6 tomes aura certainement le grand mérite de bien résumer la vie en France de 1940 à 1945 en abordant tous les grands faits historiques mais aussi le choix de vie de 3 destins différents.

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Sambataille.

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