04/05/2013

P.I.L.

pil.jpg20130424155928.jpgAuteure : Mari Yamazaki.

Editeur : Casterman(Ecritures).

Sortie : 04/2013

Prix : 15 euro.

 

Japon, début des années 80. 

En l’absence de sa mère, Nanami, une adolescente très énergique, vit seule dans la maison familiale avec son grand-père Tokushirô, un vieil homme jouisseur et fantasque. La cohabitation est difficile face à l’inconséquence et la prodigalité de Tokushirô, qui dilapide le peu d’argent qu’ils possèdent. Tous deux ont heureusement en partage le goût de l’anticonformisme et une fascination pour la Grande Bretagne : Tokushirô parle l’anglais, une rareté chez les Japonais, tandis que Nanami vibre pour les musiciens punks britanniques qui occupent alors le devant de la scène rock.

 

This is not a love book.

 

Tendez l’oreille : This is not a loooove sooooooong. Vous percevez vaguement un chanteur roux  au nom de Johnny Rotten….bingo, c’est bien eux PIL (Public image Limited).


D’un coup ça me donne une furieuse envie de réécouter ce titre  ou un London calling de Clash par exemple.


Bon, revenons à nos moutons, on parle BD ici et pas du mouvement punk. On commence par une préface de Taniguchi  , un bon signe je trouve . On sent  vite qu’on est dans  un manga à « sentiments ». Le couple présenté est original et peu ordinaire, un grand père ayant fait du tonneau des Danaïdes sa philosophie et de l’autre une adolescente un peu rebelle. On s’amuse de leurs engueulades fréquentes mais bien vite on se rend compte qu’il y a beaucoup de tendresse dans leurs rapports. Cette histoire commence comme une comédie mais il s’agit plus d’une tranche de vie, le sourire est là bien évidemment mais on retient surtout cette tendresse affective qui unit ces deux êtres. On s’amuse à suivre les petites maladresses de ce grand père assez marginal lui aussi mais il a tellement bon fond  avec un gros cœur qu’il est difficile de lui en vouloir. La petite Nanami  est elle aussi très attachante, vous comprendrez très vite sa logique anticonformiste et sa fascination pour la culture british. 


Comme le dessin  de l’auteure de Thermae Romae est tout en douceur également, on passe un agréable moment de lecture. Attention, la touche manga est malgré tout bien présente : grands yeux et émotions bien marquées sont de sortie. On sent aussi qu’il y a un peu d’autobiographie dans ce récit ce qui le rend encore plus touchant. En plus 186 pages pour 15 euro, on est plus gâté qu’avec le format classique du franco-belge (pas besoin d’attendre 3 albums pour connaitre la fin).


Allez, on se remet la chanson en tête.
 

Dessin : 7.5/10

Scénario : 8/10

7.5/10 Global.

SAMBA 

On en parle sur la scène londonienne.

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02/05/2013

Zéro pour l’éternité : Tome 2.

Zéro pour l'éternité2.jpgzero_image_3.jpgAuteurs : Hyakuta et Sumoto.

Editeur : Delcourt

Sortie :03/2012.

 

En vol.

Son grand-père était la honte de l'aéronavale japonaise. Profondément troublé par le dernier témoignage recueilli, Kentarô va à la rencontre d'un autre camarade de guerre de son aïeul... Pearl Harbor et la bataille de Midway au coeur du deuxième volet de ce manga social et historique sur les pilotes kamikazes de la Seconde Guerre mondiale.

 

Tora ! Tora ! Tora !


Comme j’apprécie  l’aviation et l’histoire de la 2e guerre mondiale, ce tome 2 de Zéro pour l’éternité m’intéressait hautement car on allait enfin connaitre le point vu des japonais sur les 2 grandes batailles de Pearl Harbor et Midway. On connait fatalement la version US mais il est rare de lire cette guerre vu du Japon (enfin pour nous européens).


On sent un petit parti pris pour la bataille de Midway, c’est vrai que ça s’est joué avec un peu de chance mais cette chance, les américains ont su la provoquer. Comme on aborde ces affrontements via deux pilotes, on s’attache plutôt à leurs états d’âme (pour  les raisons politiques de cette guerre, on oublie), leur confiance, leur peur aussi. Ce n’est pas toujours évident à percevoir car les mentalités en 70 ans ont beaucoup changé comme l’explique bien ce tome 2. L’air de rien, j’ai bien aimé l’humilité des paroles de l’ancien militaire, une belle analyse sur lui-même et sur cette époque.

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Dommage toujours ces attitudes typiquement manga quand on revient au présent. Des mimiques qui dénotent par rapport au sérieux de l’ensemble. Sinon, bravo au dessin de Sumoto qui rend magnifiquement la force et la grandeur des porte-avions et aussi la brutalité des raids. 

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En résumé, un bon tome qui se lit avec plaisir surtout si vous êtes passionnés de cette époque. Maintenant, il nous reste à savoir comment Miyabe est-il devenu un kamikaze ? Un fait qui semble bien étrange quand on connait son attrait pour la vie.


Dessin : 8/10.

Scénario : 6.5/10 (j’ai trouvé quelques petites longueurs par moment) 


7.5/10 Global.


Samba.

On en parle sur le porte-avion.

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27/04/2013

Saga Tome 1

saga.JPGsaga1.JPGAuteurs: Brian K.Vaughan et Fiona Staples.

Editeur :Urban Comics.

Sortie : 03/2013

Full option.

Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles. Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d’une galaxie mourante. Sur ce monde en guerre, la vie vient d’éclore. Deux amants que tout oppose, Alana et Marko, donnent naissance à Hazel, un symbole d’espoir pour leurs peuples respectifs. L’espoir, une idée fragile qui devra s’extraire du chaos de Clivage pour grandir, s’épanouir et conquérir l’immensité du cosmos

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Hazel  tov.


Voilà bien un album que j’aurais dédaigné sans un coup de cœur judicieux de BDgest.


Ma curiosité étant appâtée, je me lance dans ce space-opéra allant dans tous les sens .On y trouve en effet un joyeux melting-pot : de l’héroïc-fantasy, du Roméo et Juliette, de la guerre intergalactique, des mutants, de la cybernétique ou bien encore des fantômes. Il y a une époque pas si lointaine où j’aurais qualifié cet univers très riche de grand n’importe quoi. Mais voilà, les personnages sont travaillés, attachants avec pas mal de répartie, même les salauds comme « Le testament » ou l’étourdissante « la traque » crèvent les pages.


Par contre le dessin, c’est une vraie catastrophe.


Mensonge !


saga3.JPGEuh oui, le dessin de dame Fiona m’a bien plu pour tout vous dire. Il est déjà très imaginatif à l’instar du scénario. On sent bien qu’il s’agit d’une dessinatrice car il y a certains détails qui ne trompent pas comme par exemple le souci de l’esthétique du vestimentaire. En plus, j’ai bien aimé sa construction pour amener les moments forts tout comme les quêtes annexes .Le style est moderne surtout pour les couleurs ou pour les effets de floutage en arrière-plan (un peu moins fan pour ce dernier point).


Voilà, si vous êtes prêt pour une enivrante aventure intergalactique romanesque, entrez dans cette folle SAGA qui deviendra vite un must to have.

 

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Dessin : 8/10

Scénario : 8/10

surprises.smileysmiley.com.8.2.gifGlobal.

 


Samba.

On en parle sur le lupanar.

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22/04/2013

Baron rouge T2 : Pluie de sang.

1444020.jpg9782361181093_3.jpgAuteurs : Veys et Puerta.

Editeur : Zéphyr BD

Sortie : 04/2013

 

 

La vie romancée de Manfred Von Richtohfen.

Blessé et frustré après son premier combat aérien, Manfred Von Richthofen, qui était mitrailleur sur un biplace, décide d’apprendre à piloter. Il veut mener ses prochains duels à sa façon, en pilotant et en tirant, décidant seul de la tactique de combat. Et c’est concluant : Manfred tue un pilote français avec une grande facilité, et beaucoup de plaisir. Il est maintenant prêt à décimer les rangs des pilotes alliés.

 

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Renversant le baron ?

 

A chaque fois que je lis une BD du duo Puerta/Veys, je suis épaté par leur sens de la grande aventure. Ils arrivent à ajouter cette petite musique  dans les cases pour captiver le lecteur.


Comment vous en persuader ? D’abord en allant sur le blog de Carlos Puerta pour comprendre sa technique, voir comment il arrive à donner à son dessin ce coté très « vintage ». Perso, je suis admiratif de son talent  mais c’est comme un millésime, il faut savoir l’apprécier.

Cette histoire devrait d’abord faire plaisir aux fans d’aviation, on  passe d’ailleurs en revue les premiers coucous  de la première guerre mondiale. On est encore au temps des pionniers mais  les premiers biplans conçus pour la guerre arrivent. Vous pourrez les admirer au dessus des canaux de Bruges, le long du littoral belge avant de passer aux forets de  la  Champagne-ardenne. On suit toujours l’évolution du futur baron Von Richtohfen : ses premiers vols, ses premières victoires, comment il en est arrivé là en venant de la cavalerie. Mais il a aussi cette petite dose de fantastique qu’a ajoutée Pierre Veys qui rend notre baron rouge assez étrange voir  inquiétant .Mais ça nous permet aussi de rentrer dans sa tête, d’être des intimes, presque de participer à sa vie. 

Je n’ai qu’un seul regret par rapport à cette série, ça se lit trop vite  .Maintenant, il va valoir attendre  un an avant de replonger  au milieu des mitrailleuses, de faire des voltiges, de ressentir la peur, leur peur comme dirait Manfred, de profiter simplement d’une bonne BD.

Dessin : 9/10

Scénario : 8/10

8.5/10 Global.

Samba 

On en parle sur le biplan.

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