03/01/2013

Légende T6 le secret des Eïles.

Légende6.jpgLégende6gh.jpgAuteur :Yves Swolfs.
Editeur : Soleil.
Sortie : 12/2012
le mot de l‘éditeur
Après avoir reconquis son trône et passé quelques mois à remettre les choses en bon ordre, le chevalier Tristan s’aperçoit qu’il n’est pas fait pour régenter une cour. Il l’abandonne alors, choisissant une vie plus proche de la Nature qui l’a vu grandir… Mais ses nuits sont hantées par les Eïles, créatures envoûtantes qui essaient de lui voler son âme pendant son sommeil… Une crainte étrange s’éveille alors en lui, plus inquiétante encore que tous les combats périlleux menés jusqu’alors… Un album onirique et épique à la fois ! Un régal pour tous les amateurs de médiéval fantastique !!

Psychothérapie onirique.
Ce tome 6 est déjà un album surprise car on croyait la quête terminée avec la prise de pouvoir de Tristan sur son domaine. Et le voilà de retour pour combattre de vieux démons. On suit d’ailleurs notre fier chevalier dans une quête onirique pour s’acquitter complètement de son passé d’une façon assez métaphorique. Cet épisode m’a fait un peu penser à Thorgal quand il doit livrer bataille dans le monde des dieux. A la différence qu’ici, on reste toujours dans un univers « vert foret » et que Tristan n’a malheureusement pas pour lui le charisme du viking. En jouant la touche « véracité » Yves Swolfs enlève la magie qu’on attend de ce genre d’aventure. Vous me direz qu’il y a pas mal de sorcellerie dans ce 6e tome mais à part être sans peur et sans reproche, notre Tristan est beaucoup trop prévisible et sans malice .Il fonce dans le tas et advienne que pourra. Il bataille bien, je lui concède volontiers cette capacité surtout que  les scènes de combat sont un plaisir à voir mais bon, cet album ne va pas révolutionner le genre non plus.
Le voilà maintenant en amoureux transi partant chercher sa dulcinée (il a dû trop écouter Jennifer à mon avis) pour la suite  ….et oui, ce n’est pas fini  pour Légende. Le chemin est ouvert pour de nouvelles aventures pour notre chevalier solitaire. Les Dalton l’attendent peut être à l’orée du bois !

Scénario : 5/10.
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gifGlobal.



Public cible : les chevaliers ténébreux.
Samba.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : legende, swolfs, soleil, 610, 122012, moyen age |  Facebook | |

02/01/2013

Saria T2 : La porte de l’ange

Saria2r.jpgSaria2.jpgAuteurs : Dufaux et Federici
Editeur : Delcourt.
Sortie : 10/2012
Purgatoire
Orlando a soudainement disparu. Il est détenu par la garde du doge et persécuté par Galadriel, l'ange déchu et ancien détenteur des clés. Un mal étrange le transforme en monstre. Saria n'hésite pas à faire appel à l'étrange major Sirocco, un banni qui vit dans les eaux du repentir, pour sauver Orlando...

Tentation.
J’ai ressorti des abimes ma vieille version Robert Laffont de 2007 pour relire le tome 1 de cette série initialement intitulée les enfers. J’espère que vous suivez car ce n’est pas fini .Entre ce passage au purgatoire, Serpieri  doit rendre la main pour des ennuis de santé à un de ses compatriotes Riccardo Federici pour le dessin. Une chance que c’est toujours Jean Dufaux qui s’occupe du scénario. Pour une série qui parle de néant, de déchéance et de damnation, on peut difficilement faire mieux comme parcours chaotique.
Bon, ce qui frappe en premier avec ce tome 2, c’est le grand écart du point vu graphique. Federici est nettement plus dans le dessin hyper réaliste, moderne jouant avec les lumières et invitant le lecteur dans d’impressionnants cadrages. On n’attend plus que la luxure des enfers pour être complètement subjugué.
Par contre, en relisant le tome 1, j’ai été nettement moins captivé par l’histoire .J’aurais bien aimé connaitre les raisons de la décadence de Venise, le pourquoi de l’omniprésence religieuse version obscurantisme, connaitre le mal qui ronge les murs de cette ville, comment se fait-il que certain soit fait de chair déformée et d’autre de mécanique ? Bref, beaucoup de questions qui m’empêchent de bien appréhender cet univers .En plus, le ton solennel rend l’ensemble assez peu sympathique mais bon, nous sommes en enfer  et ce n’est pas la foire aux bisounours non plus. 
Du coté positif, certaines scènes sont admirables, la scène des miracles, le bureau de vote, la mort d’Orlando sont vraiment incroyables à contempler.
Voilà, ceux qui n’ont pas peur d’affronter un univers différent en pleine déliquescence, Saria vous attend derrière la porte.

Scénario : 6.5/10.
Dessin : 8.5/10
7/10 Global.
Public cible : Voyageurs de mondes parallèles.
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Samba.

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Venise hantée Livre 1 :L’étrange mort de Lord Montbarry

Venise hantée1.jpgVenise hantée1d.jpgAuteurs : Roger Seiter et Vincent Wagner.
Editeur : Emmanuel Proust.
Sortie : 10/2012

L’histoire.
L’irréprochable Lord Montbarry, à la surprise de tous, rompt ses fiançailles avec la respectable Agnès pour épouser en Allemagne une sulfureuse aventurière. Scandale ! Pour échapper au déshonneur, il fuit à Venise où il loue un somptueux palais. Loin de Londres, l’aristocrate anglais meurt dans des circonstances mystérieuses… laissant à sa jeune épouse une fortune colossale ! Il n’en faut pas plus pour éveiller les soupçons du romancier Wilkie Collins, grand amateur de crimes insolubles, qui va se rendre à Venise pour y mener sa propre enquête…

La veuve noire ?

Minable, vous avez dit minable ? Comment peut-on suspecter la comtesse Narona du meurtre de son mari ? Tant qu’on y est, déclarons mister Depardieu exilé fiscal !
Allez, un peu de sérieux, dans la bonne société victorienne de la fin du XIX siècle, la bienséance est de rigueur et pas de complot machiavélique possible. Quoique le baron Rivar me semble bien étrange avec ses expériences chimiques.
Vous l’aurez compris, on est en plein polar qui sent bon le parfum « Agatha Christie ».D’ailleurs ce diptyque est librement adapté du roman de Wilkie Collins « l’hôtel hanté ».
Roger Seiter (HMS-Spécial Branch ) s’est même amusé à placer ce romancier comme personnage . On y joue aussi du Wagner, certainement un clin d’œil au dessinateur de cette série. Pour l’intrigue principale, il faudra attendre la fin de cette manipulation pour juger car pour le moment on est en pleine spéculation. Je parlerais même de brouillard avec la scène finale qui m’a parue bien étrange mais comme on n’a pas toutes les pièces du puzzle en main, je pense que c’est normal. Sinon, je conseille à la comtesse de venir en Belgique une fois son assurance vie acquise, on a un régime fiscal très favorable pour les grosses fortunes.
Pour le dessin, Vincent Wagner semble nettement plus à l’aise aves les décors que pour les personnages surtout pour la gente  féminine qui a tendance à trop se ressembler. Par contre, c’est une joie de se promener dans Venise  et de reconnaitre les lieux mythiques de la cité des doges. On remarquera aussi un encrage plutôt prononcé.
Voilà, les amateurs de polar à « l’ancienne » seront certainement friands de ce genre de BD. Pour terminer, si vous achetez cet album via Sambabd , vous recevrez une exonération fiscale  pour avoir contribué à l’essor d’un site belge .
Scénario :6/10
Dessin :6/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gif Global.



Samba.

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31/12/2012

Tale of sand.

0.jpg1.jpgAuteurs : Jim Henson, Jerry Juhl et Ramon K.Pérez.
Editeur : Paquet.
Sortie : 11/2012

La chasse à l’homme.
Mac, jeune américain ordinaire, se voit confier par le shérif d’une petite ville tout droit sortie d’un western, une étrange mission : rejoindre coûte que coûte « la montagne de l’aigle ». Pour y parvenir, il ne dispose que d’une vieille carte, d’un sac à dos, d’une injonction en forme de conseil « cours, petit, cours ! » et de 10 minutes d’avance. Sur qui, sur quoi ? Mac sortira-t-il indemne de cette aventure ?

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Tout un programme.
D’abords un petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Jim Henson, c’est le génial inventeur du Muppet’s Show. Ce touche à tout avait aussi écrit une histoire pour un film dans les années 70, ce fameux Tales of sand mais son scénario fut refusé à chaque fois. Une sorte de projet maudit qui nous arrive aujourd’hui sous forme de BD. A peine sorti, cette adaptation a raflé plusieurs prix au dernier  Eisner Awards .
Bref, je suis curieux de lire çà, bien que l’intitulé de « comédie dramatique surréaliste » fasse  un peu peur, mais lisons avant de nous faire des à priori.
On commence par un patchwork, on danse, on rit, on acclame. L’histoire se focalise sur Mac. Un danger guette mais tout le monde a le sourire. Le voilà lancé dans une course effrénée pour sauver sa peau. Les situations loufoques s’enchainent, on est en plein délire, je parlerais même de folie ou alors un truc onirique sans logique. Je dois avouer que je me suis piqué au jeu et que j’imaginais avec plaisir le bazar qui allait encore tomber sur notre héros. C’est presque jubilatoire.
Il faut dire que le graphisme de Ramon K.Perez  accompagne admirablement cette frénésie. Au départ, on a l’impression que c’est un joyeux foutoir accompagné de couleurs pétantes mais non, le tout est d’une lisibilité incroyable, on lit presque cette d’œuvre d’instinct. Pour une fois que mes repères de mangeur de pages dessinées sont mis en défaut, j’en suis ravi.
Par contre, je me demande quel est le message subliminal de cette affaire ? Je me pose encore la question du but de cette fuite.
Voilà, vous l’aurez compris, ce n’est pas un roman graphique pour les esprits cartésiens mais bien pour ceux qui aiment être surpris par un joyeux délire.
Pour la cote, impossible à déterminer, c’est génial  pour les uns ou complément absurde pour les autres, c’est selon.
Pour ma part, ce sera  un audacieux coup de cœur.

Samba.

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