26/02/2013

Motherfucker - Deuxième partie.

Motherfucker2.jpgMotherfucker2frr.jpgAuteurs: Ricard et Martinez
Editeur:Futuropolis.
Sortie :02/2013
La lutte.
Il s’appelle Vermont Washington. Si son patronyme est symbole de liberté pour l’Amérique, il ne l’est pas pour lui, jeune afro-américain. Son quotidien, et celui de sa famille, n’est fait que d’injustices, de restrictions, de discrimination et d’humiliation.

Ils sont victimes du racisme ordinaire, qui sévit encore en ces années soixante, où le Ku Klux Klan, vestige insupportable de l’esclavage, n’en finit pas de mourir. Une haine omniprésente perçue à travers le travail, l’éducation, les lieux publics … Même les forces de l’ordre soudoyées participent à cette infamie rampante.

Les règles  des blacks readers.

Point 1 : Nous voulons  des bonnes BD qui nous enivrent, nous voulons du Ricard. (Oui je sais, elle était facile celle là).
Point 2 : Nous voulons une belle immersion dans la société raciste de l’Amérique des années 60.
Point 3 : Nous voulons un combat pour l’égalité des droits, que tout le monde puisse aussi lire des BD percutantes.
Point 4 : Nous voulons des BD de qualité, bien finies à la Futuropolis.
Point 5 : Nous voulons promouvoir le dessin réaliste en lavis de Guillaume Martinez qui le mérite bien.
Point 6 : Nous voulons que le lecteur soit exempté de TF1…. si si, ça abime votre cerveau. Un peu de lecture intelligente ne fait vraiment pas de mal au lieu de l’habituel abrutissement des masses.
Point 7 : Nous voulons l’arrêt immédiat des critiques incendiaires et des râleurs sur ce titre.
Point 8 : Nous voulons la libération des émotions qui vous donneront une larme à l’œil en fin de parcours. 
Point 9 : Nous voulons que vous jugiez par vous-même de cette oppression faite sur les noirs à cette époque … et voir comment en 50 ans, on a fait du chemin (enfin on l’espère) avec l’élection de Barack Obama.
Point 10 : Nous voulons qu’à la fin de cet album fort et émouvant, vous leviez votre bras poing tendu et deveniez un bon fucking lecteur !

Scénario :9/10
Dessin :9/10
surprises.smileysmiley.com.9.gif Global.



Un coup de cœur pour Samba.
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18/02/2013

Urban T2 : ceux qui vont mourir.

Urban2.jpgUrban2p.jpgAuteurs : Luc Brunschwig et Roberto Ricci.
Editeur :Futuropolis.
Sortie :01/2013

ALICE.

Monplaisir est une société hyper contrôlée, dirigée par l’omniprésent Springy Fool. A grands renforts de caméras et d’écrans géants, toute la ville peut suivre en direct les moindres faits et gestes de ses habitants. Monplaisir est également sous le contrôle d’A.L.I.C.E., un système automatisé composé de robots nettoyeurs qui font la chasse aux voleurs, avec des méthodes plutôt musclées … Ce système permet aux policiers de s’occuper des vrais crimes, car derrière la fête et l’amusement, on retrouve les corps mutilés de plusieurs jeunes filles. Devenant trop gênant, l’enquêteur principal est lui même assassiné par Antiochus Ebrahimi. On met alors sur le coup le meilleur Urban Interceptor : Isham El Ghellab. Cette traque est mise en scène en direct sous forme de jeu télévisé, où les spectateurs peuvent parier sur la mise à mort d’un des deux protagonistes.

Interception.
Le premier tome  m’avait séduit, le second  confirme tout le bien que je pensais  de cette série. Un signe qui ne trompe pas : mon appétit pour dévorer cet album. Une véritable faim de loup. Il faut avouer que le dessin de Roberto Ricci est un réel plaisir pour la rétine. En plus, son univers futuriste est des plus crédibles. Sa cité du jeu Montplaisir devient presque un personnage à part entière. On peut y trouver aussi quelques uns de nos travers actuels comme les dérives de la téléréalité, l’argent roi, la justice spectacle ou l’occultation des plus « pauvres ». L’ambiance devient d’ailleurs nettement plus pesante dans ce tome 2 et on commence à sentir la grosse anguille sous la roche venir troubler les rouages bien huilés de cette ville « idyllique ». Bref, Luc Brunschwig nous propose une histoire intelligente et complexe  comme à son habitude. Par contre, le cliffhanger final est une véritable torture …..aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh Punaise dire qu’il va falloir attendre le tome 3 pour savoir ce qui s’est passé !
Ce sont des salauds ces auteurs, ils flattent nos yeux avec des dessins sublimes, ils captivent notre cerveau avec une belle immersion dans un monde futuriste et puis voilà ... on nous laisse dans l’expectative.
Allez, courage, on s’arme de patience et vivement le tome 3.
A noter un cahier graphique  réservé à la première édition.
Dessin : 9.5/10
Scénario :9/10
surprises.smileysmiley.com.9.gif Global.



Coup de cœur pour Samba.
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05/02/2013

Whaligoë Tome 1

Whaligoë1.jpgWhaligoëd1.jpgAuteurs : Yann et Virginie Augustin.
Editeur : Casterman.
Sortie :01/2013

Le pacte.
En 1815 à Whaligoë, petite bourgade nichée au cœur de l’Écosse profonde, deux des adolescents du village bravent les interdits en s’embrassant secrètement sur le site sacré des Craighorns, conformément à un vieux rituel gaëlique, pour matérialiser leur engagement l’un envers l’autre pour l’éternité. Douze ans plus tard, en chemin vers le nord, un écrivain en panne d’inspiration, Sir Douglas Dogson, et sa maîtresse toxicomane Speranza font halte par hasard à Whaligoë. Le couple bat de l’aile et Lord Douglas caresse l’idée du suicide lorsqu’il entrevoit, dans le cimetière qui jouxte l’auberge, une jeune fille spectrale qui s’allonge sur les tombes…

Coq de combat.
En voyant la belle couverture toute bleutée, j’ai cru être chez Soleil ou Dargaud, et bien non, Casterman nous offre une petite surprise avec ce titre. Mais pas de risque démesuré non plus car ce sont deux pointures qui signent ce début de diptyque. Yann qu’on ne présente plus et Virginie Augustin, la dessinatrice à succès d’Alim le tanneur. Son trait semi réaliste très expressif  s’adapte parfaitement bien à l’atmosphère  froide mais envoûtante des landes perdues de ce village du bout du monde. On se croirait un peu dans le film de Tim Burton , Sleepy Hollow. Il manque un cavalier sans tête mais le reste y est : un bled perdu, une population rude et étrange, des revenants  et surtout un grand halo de mystère. Je me suis quand même demandé où Yann voulait nous entrainer car avant que les portes de Whaligoê ne se referment sur ses proies , on a droit à de nombreuses joutes verbales , des dialogues raffinés ou de la belle prose mais peu d’action au final. Mais, la lecture reste agréable et comme les sujets de sa majesté sont haut en couleur, on a envie de connaitre leur destin … certainement funeste car Whaligoê est une very bad destination. Voilà, si vous avez aimé par exemple le sang des Porphyre, ce diptyque devrait vous réjouir.
Scénario : 7/10
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gifglobal.



Samba.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : whaligoe, casterman, 012013, 710, fantastique, yann, augustin |  Facebook | |

04/02/2013

Silas Corey le réseau Aquila ½

Silas Corey1.jpgsials corey.jpgAuteurs : Nury et Alary.
Editeur : Glénat
Sortie :01/2013
Pitch :

Avril 1917.
La guerre fait rage dans toute la France. À Paris, l’opposition menée par Georges Clemenceau tente de faire tomber le gouvernement Caillaux...

Silas Corey, ancien reporter, agent du 2e Bureau, détective et aventurier à plein temps, est engagé par Clemenceau pour retrouver un reporter disparu. Ce dernier aurait recueilli des preuves de la trahison du chef du gouvernement. Corey, non content d’accepter la mission, vend aussitôt ses services au 2e Bureau et à Mme Zarkoff, industrielle de l’armement compromise dans l’affaire. Fort de ses trois salaires, Corey se lance sur la piste du reporter, et ne tarde pas à croiser le chemin du redoutable espion Aquila, qui dirige les opérations du Kaiser en France... L’issue de la guerre pourrait bien dépendre du résultat de son enquête. Mais au fait, quelqu’un sait-il pour qui Silas Corey travaille vraiment ?

Triple front.

Je trouve que voir le nom de Fabien Nury sur une couverture, ça inspire de plus en plus la confiance. Le scénariste de « il état une fois en France », « l’or et le sang »et « je suis légion »   nous propose un nouveau personnage, Silas Corey, une sorte d’espion à la James Bond en pleine 1er guerre mondiale. Le gaillard est assez intrigant, irrévérencieux et mercantile et aime collectionner ses employeurs. Un agent triple paye en somme .Malgré que cet album démarre tambour battant, on sait finalement encore peu de choses à son sujet, ça viendra à mon avis dans les tomes futurs. Sinon, je qualifierais cet album de distrayant car on ne perd pas une minute pour rentrer dans le vif du sujet. Et comme les dialogues sont de qualités accompagnés d’une petite touche d’humour, on passe un excellent moment pendant la lecture.
Le dessin semi réaliste de Pierre Alary a comme grande caractéristique  d’être très vivant .Il est aussi très élégant ce qui va comme un gant à l’atmosphère parisienne de ce tome. Bref, que du bon pour ce 1er tome.
Pour la suite, pas besoin de se transformer en chat pour se faufiler dans les arcanes des auteurs car le tome 2 est déjà annoncé pour mars. En voilà une bonne nouvelle.
Ah oui quand même un coup de gueule, 16.5 euro (prix dans ma librairie alors que le prix officiel est de 14.95 ????) pour un album même de 60 pages, ça devient chère je trouve….la BD ne sera bientôt plus un produit populaire mas un art réservé aux nantis.
Scénario :8/10
Dessin :8/10
surprises.smileysmiley.com.8.2.gifglobal.



Samba.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (4) | Tags : silas corey, nury, alary, glénat, 012013, espionnage, 810 |  Facebook | |