29/11/2012

Elya T1 : naissance

Elya, les brumes d'Asceltis1.jpgElya, les brumes d'Asceltis1e.jpgAuteurs : Jarry et Maconi.
Editeur : Soleil.
Sortie : 09/2011

Trahison !
L’arbre de vie n’a plus enfanté de Sylve depuis plusieurs générations. Mais alors que le peuple Scent des Arden perd son roi, un espoir renaît: l’essence du vieux monarque pourrait à nouveau féconder l’arbre de vie.
Alors que la cérémonie d’Eveil bat son plein, que l’arbre de vie frémit sous l’énergie vitale du roi Scent, un conflit éclate entre ses deux fils pour la succession. Erwal le banni, assassine son frère et ses proches. La Sylve vient au monde en plein combat, le druide qui devait l’initier est tué sous ses yeux...
Terrifiée, elle s’enfuit, traquée par les chasseurs d’Erwal. Le nouveau roi des Arden a trahi les anciens usages: Il ne peut la laisser vivre...

Vengeance.
Elya est déjà la 2e succursales après les exilés  des Brumes d’Asceltis . Franchement, on fait des spin- offs avec trois fois rien maintenant .Déjà que je suis très critique sur les XIII Mystery, les mondes de Thorgal mais alors ici, je n’ai pas peur de dire que ce genre de série « pollue »fameusement  la production actuelle. Vous me direz qu’on a le choix mais attention, vous la payez aussi cette surproduction car il faut bien les « produire »  tous ces albums.
En plus ici, vous devez attendre les 2/3 de l’album pour voir l’héroïne des « brumes » surgir d’un arbre. Avant cela, on vous a fait patienter avec une bonne dose de vengeance et trahison. Mais au final, un intermède pas très utile pour la suite du programme. La bonne idée vient vers la fin avec l’apparition du  ténébreux Fushu qui fait penser au Rige de la quête de sieur Loisel. Le pire, c’est qu’à la fermeture de ce tome 1, on a presque envie de continuer l’aventure alors qu’on en a déjà lu des centaines de ce genre d’histoire.
Le dessin de Maconi est de bonne facture .J’ai seulement un peu tiqué sur les transitions temporelles qui ne sont pas spécialement bien  balisées, il faut souvent  une ou deux cases pour s’en rendre compte.
Sinon, pas besoin de revenir dans 3 jours pour la cérémonie de l’éveil pour savoir que cette série ne m’a pas spécialement emballée.


Scénario : 5/10.
Dessin : 6/10
5.5/10 Global.
Public cible : celtic addict.

elya.jpg


Samba.
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25/11/2012

L’armée de l’ombre T1 :L’hiver russe.

Armée de l'ombre (L')1.jpgArmée de l'ombre (L')1u.jpgAuteur : Olivier Speltens.
Editeur : Paquet.
Sortie : 10/2012

La victoire est proche
Fin 1942, Ernst Kessler ayant terminé sa formation de soldat au sein de la Wehrmacht est envoyé sur le front russe. La réalité de cette guerre qu'il ne percevait qu'à travers les journaux se révèle brutalement toute autre. Ernst Kessler doit affronter non pas un ennemi, celui auquel il s'attendait, mais deux ! En effet, l'hiver Russe s'avère un adversaire aussi redoutable que les Russes eux-mêmes.
Ce premier tome retrace le périple de Kessler traversant la Russie d'Ukraine jusqu'à Stalingrad. Lui et ses nombreux camarades devront lutter tant contre l'ennemi, contre les partisans attaquant les colonnes de ravitaillement Allemande et contre un climat hostile et complice de la victoire Russe.
Ces multiples facettes d'un même combat ôteront la jeunesse et les illusions du jeune soldat Kessler lui révélant impitoyablement les pires horreurs que peut générer la nature humaine.

La victoire n‘est pas pour tout de suite.
Ce qui frappe en premier en ouvrant cet album, c’est les similitudes graphiques avec  le dessin de Romain Hugault pour le Grand duc surtout au niveau de la colorisation.Il faut dire que l'histoire se passe au même endroit à la même époque sur le front russe en plein hiver. J’ai trouvé que les deux  différences  les plus marquantes venaient  surtout du rendu des « yeux » et du mouvement un peu plus figé. Mais bon, rien de rédhibitoire, c’est du bel ouvrage que nous livre là Olivier Speltens.
Le scénario a aussi ce brin de convergence avec une BD de maitre Hugault, on suit comme dans le grand duc, un soldat allemand .Mais ici, pas d’as de Luftwaffe  mais un jeune soldat de l’infanterie tout juste sortie de sa formation. Et on peut dire qu’il va vite déchanter face à l’âpreté de sa condition de soldat perdu dans un terrible hiver russe. L’idéal servit par tonne par la propagande est vite remplacé par le froid, la peur et l’omniprésence de la mort. Cet album met surtout l’accent sur la vie « normale » d’un soldat de la Wehrmacht, sur ses longues marches vers nulle part sauf la mort, sur ses taches journalières, sur ce qui lui reste, ses camarades. Une série qui joue donc la carte de l’authenticité et qui est bien loin des films patriotiques  mais plus dans la tendance actuelle : une belle connerie la guerre !
J’attends donc la suite de cette série prévue en 4 tomes avec intérêt pour connaitre le destin du simple soldat Kessler .

Scénario : 8/10.
Dessin : 8/10
surprises.smileysmiley.com.8.2.gifGlobal.



Public cible : les « historiens » de la 2e guerre mondiale.
Samba.
On en parle sur le forum.

l'armée des ombres.JPG


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24/11/2012

Ultime voyage en Alchimie T1-Adrian.

Ultime voyage en Alchimie (L')1.jpgUltime voyage en Alchimie (L')1y.jpgAuteur : Mitric
Editeur : Glénat.
Sortie : 10/2012

Creusons !
Adrian, 20 ans, se sent comme prisonnier de sa banlieue grise. Mais le jeune homme a son moyen bien à lui de s’évader du destin qui semble lui être tracé : l’alchimie… Passionné depuis des années par cette science occulte, il est sélectionné pour participer à la finale du concours Quintessence, qui a lieu à Prague. Entre sa voisine durant le voyage, qui lui fait entrevoir un destin dont il n’aurait jamais osé rêvé, les organisateurs du concours qui sortent tout droit des siècles passés (littéralement…) et Sage, sa fascinante adversaire qui en sait bien plus sur lui qu’il n’en connaît lui-même, cet événement va changer sa vie… Et peut-être pas uniquement la sienne !
Carnaval.
La couverture attire, la titre interroge, l’intérieur éblouit par sa colorisation mais le tout.. ..déçoit.
Mais attention, cet album est plutôt destiné à un public jeune et non à un vieux routinier comme moi. Ce que j’ai trouvé assez étrange, c’est ce  curieux mélange entre un ton sérieux pour tout ce qui touche à l’ésotérisme et le ton nettement plus léger pour des dialogues entres les gameurs. Parfois, il faut l’avouer, ça tourne  au grand cirque ou plutôt à un défilé digne d’un Japan Expo. Les tenues et le look des personnages  très glamour et vintages seront appréciés par les geeks, c’est indéniable mais curieux de voir s’ils arriveront à passer le « cut » des explications occultes et ésotériques  forts nombreuses dans ce 1er tome. Voilà, personnellement, j’ai trouvé cet ultime voyage en Alchimie assez bavard et peu passionnant  en jouant plus sur l’apparence que sur le fond surtout au niveau des dialogues.

Scénario : 5/10
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gifGlobal.



Public cible : Ado.
Samba.

Alchimie-colo3.jpg


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22/11/2012

Eden Hotel :Ernesto

Eden hôtel1.jpgeden hotel 3.jpgAuteurs : Ippoliti et Agrimbau.
Editeur : Casterman.
Sortie : 10/2012

L’intrigue.
Ernesto Guevara Lynch père et fils (le futur « Che) sont l’un et l’autre membre actif d’Action Argentine, une organisation dont le but est d’enquêter sur les activités militaires nazies dans leur pays. Au cours des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, ils décident de s’infiltrer dans ce qu’ils pensent être un bastion nazi : l’Hôtel Eden, un lieu où eux-mêmes ont séjourné en famille quelques années auparavant.
Ernesto père se fait embaucher pour réaménager le terrain de golf de l’hôtel, tandis qu’Ernesto fils, treize ans, renoue avec celle qui à l’époque avait été sa nourrice, Helena Werber, devenue opératrice radio pour les S.S. Grâce à elle, Ernesto réussit à obtenir des informations confidentielles, notamment à propos d’une livraison d’armes imminente. Mais encore faut-il, pour exploiter ces informations, parvenir à tromper la vigilance de Raynard, un jeune nazi protégé de Goebbels, qui ne rêve que de séduire Héléna…

eden hotel.JPG


Au paradis ?
Voilà bien une BD qui a quelques petits atouts pour se démarquer de la déferlante actuelle. En premier lieu, on découvre grâce à elle, des auteurs argentins artisans du renouveau de la bande dessinée dans leur pays. En deux, ils nous font découvrir  la 2e guerre mondiale  en Amérique du Sud .Un sujet rarement traité et assez méconnu en Europe. En trois, cet album aborde la jeunesse d’un personnage mythique : le célèbre Ché Guévara.
Bref, un album bien tenant se déroulant dans une résidence bien particulière, l’Eden Hotel . Un bâtiment assez envoutant qui sera à la fois une sorte de dispensaire, un lieu de villégiature mais aussi un nid de frelons  SS. Tout cela est véridique par contre le rôle du Ché est lui totalement inventé .Vous découvrirez cela grâce à l’interview  d’ Agrimbeau en fin d’album qui explique ses choix en tant que scénariste.
Pour le dessin, ma première impression m’a fait penser au style roman photo .Les postures sont en effet assez figées mais si on examine de plus près le trait d’Ippoliti, on remarque une très grande finesse accompagné d’un souci du détail indéniable .Il joue aussi admirablement bien avec les attitudes qui sont l’air  de rien, assez subtiles.
Voilà, je ne dis pas que c’est la BD du siècle mais je lui ai trouvé un intérêt certain. En plus ce n’est pas le style d’histoire qu’on oublie 24 heures après sa lecture.


Scénario : 7/10.
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.



Public cible : les petits curieux révolutionnaires
Samba.

eden hotel 1.JPG


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