15/09/2010

Les années douces Tome1.

Années douces (Les)1.jpgDouce_annee_1_p3.JPGAuteurs :Taniguchi et Kawakami.
Editeur :Casterman (écritures).

Le menu.
Dans le café où elle a ses habitudes, une trentenaire, Tsukiko, fait la connaissance d’un homme solitaire et élégant, de plus de trente ans son aîné. Elle réalise qu’elle le connaît : il fut autrefois son professeur de japonais. Elle est célibataire, il est veuf. Complices, ils prennent l’habitude de se revoir dans le même café, au hasard de leur emploi du temps, puis, bientôt, d’improviser des sorties ensemble. Insensiblement, à petites touches légères, une connivence s’établit, puis une véritable affection, et peut être même…
Tout en douceur.
Quand j’ai commencé la lecture de ce nouveau Taniguchi , j’ai vite senti mon intérêt monter en flèche . Je dois avouer que les thrillers financiers, les mondes  HF à sauver, les démons venus de nulle part, je commençais sérieusement à saturer .Enfin, une histoire simple, tout en douceur par mon Mangaka préféré. Il s’agit ici d’une adaptation manga du roman de Hiromi Kawakami .Mais on y retrouve bien sûr tous les petits détails qu’aime Taniguchi .Si vous avez lu le promeneur ou le gourmet, vous ne serez pas surpris de passer du temps à savourer un spécial Kimchi ou de vous balader le long des cerisiers en fleur. Il ne se passe pas grand-chose  mais que ça fait du bien de se poser sur les choses simples de la vie. J’irais presque à la chasse aux champignons moi, c’est quasiment  trépident cette affaire au Japon  .Ah, les mœurs japonais, ils arriveront toujours à me surprendre (je me demande si j’oserais offrir une râpe comme cadeau moi !). A coté de ces petits détails croustillants, il s’agit surtout d’un récit introspectif d’une jeune femme ne sachant pas trop où elle va. Finalement on se laisse entrainer dans cette amitié tranquille en admirant le dessin toujours aussi délicat. Par contre quand je vois la couverture, je me félicite que l’intérieur soit en noir et blanc. Voilà, cette BD, c’est un peu une philosophie de lecture, on y adhère ou pas .Pour ma part, vivement la suite.
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03/09/2010

Le scorpionT9:Le masque de la vérité.

Scorpion (Le)9.jpgScorpion (Le).jpgAuteurs : Marini et Desberg.
Editeur : Dargaud

Duelliste.
Le poison du scorpion commencerait-il à faire effet ? Depuis qu'il a dérobé la solde promise aux moines guerriers de Trebaldi, ce dernier est de plus en plus isolé. Paradoxalement, il n'a peut-être jamais été aussi proche de son véritable but : devenir le maître absolu de sa propre famille. Car l'archéologie et le cardinal sont les deux faces d'une même médaille : tous les deux cherchent à cautériser les plaies d'un passé douloureux, rempli d'énigmes et d'intrigues. Un passé dont le "diable" tire les ficelles, pour mieux ramener son fils au bercail ! 
Coquille vide.
Le lecteur occasionnel trouvera dans ce 9e album du Scorpion certainement son bonheur.  Il y dénichera de l’aventure, du divertissement et des jolies femmes dessinées par un Marini au sommet de son art.
Par contre le Bédéphile averti  commencera à se lasser du train train  qui s’est instauré depuis 2 ou 3 albums.   Le cahier des charges est bien rempli notamment avec quelques belles révélations sur la jeunesse du «bretteur » mais c’est quasiment sans passion qu’on arrive à la fin de l’album. Passons sur la manipulation « rochnanesque » des plus prévisibles mais on a vraiment l’impression que Desberg fait trainer l’histoire pour arriver à ses 12 tomes .Il est vrai que le Scorpion est devenu une belle usine à sous .Il suffit de voir les éditions spéciales  et la publicité à la TV pour s’en persuader. A quand une adaptation TV (ratée comme souvent) pour la saga de l’été pour France 2 ?
Une série que j’achète essentiellement pour le  magnifique dessin et les couleurs de Marini.  Je ne peux pas en dire autant pour le scénario.

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18/08/2010

Carnet d'illustrateur: Moreno.

carnet d'auteur.jpgAuteur: Moreno
Editeur: Snorgleux.

Après Alice Picard,Olivier Grenson et Isabelle Dethan, c’est Moreno qui est à l’honneur dans ce carnet d’auteur. Vous y trouverez les illustrations de couvertures de romans tendance héroïc fantasy , pardon de dark fantasy  ou de monde steampunk .Les références de ces « Pocket » se trouvent en fin de carnet .On a droit aussi à une explication sommaire sur le choix de ces pochettes. Et le régulateur dans tout ça  me direz-vous ? Et bien, pas une seule trace de cette BD dans ce carnet et  là franchement c’est un peu fort du café pour un ouvrage traitant du  9è art. Mettre 10 euro pour contempler un univers qui est étranger au régulateur, il faut le vouloir. D'ailleurs cette brochure ne s'appelle pas carnet d'auteur mais carnet d'illustrateur . Une petite nuance qui pue l'arnaque car on le présente bien dans la même collection Typiquement le truc pour collectionneur qui ira bien vite au fond d’une bibliothèque pour ne plus y bouger.

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16/08/2010

Weëna T7:Destination.

Weëna7.jpgweena7_pla.jpgAuteurs : Corbeyran- Picard-Brants.
Editeur :Delcourt.


A la source.
A son réveil, le prince Morckoor se découvre pieds et poings liés. Weëna, elle, reconnaît avec tendresse le visage de Gwylym. Mais leurs retrouvailles prennent une autre tournure lorsque ce dernier annonce qu'il compte livrer son prisonnier aux autorités.

Sortez les griffes.
J’ai commencé la lecture de ce tome 7 de Weena avec une grosse appréhension vu les avis assez négatifs que j’avais lus sur le forum de BDgest. Je vais peut être vous surprendre mais au final mon impression est plutôt bonne.   Mais il est vrai qu’Alice Picard nous avait habitué à de la haute voltige dans les tomes précédents  alors les quelques petites imperfections toute relatives, on peut allégrement les comprendre vu le changement de technique de la dessinatrice. Par contre, ce qui choque le plus, ce sont les couleurs  d’Elsa Brandt qui sont devenues assez mates et ternes .Là, aussi la coloriste a étrenné un nouveau logiciel ce qui explique certainement ce changement. Au lieu de destination comme titre,  on aurait pu mettre évolution pour le dessin.
Pour le scénario, c’est agréable à lire mais j’ai le sentiment de lire un peu la même histoire en boucle (départs - séparation s– retrouvailles).On est quand même loin de l’atmosphère sombre et envoutante des premiers albums. Tout est devenu trop gentil  avec notamment  Opéra, archétype de la gentillesse fleur bleu, on va finir par sortir les mouchoirs. Vu ce qu’elle a subi, elle devrait être nettement plus amère. Sœur sourire lui irait très bien comme surnom. Par contre Gwylym prend un peu d’envergure dans ce tome, ça fait plaisir de le voir un peu moins naïf. Je peux comprendre la démarche plus douce que les auteurs veulent imprimer à cette fin de cycle prévue avec le tome 8 mais parfois il faut se montrer impitoyable pour être crédible. J’entends par là qu’il serait judicieux d’alléger le nombre de personnages  pour se focaliser plus sur les Weena, Morckkor et Gwylym .
Le prochain tome sera  en tout cas très révélateur sur ma poursuite ou non de cette série.
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