08/10/2010

Notre mère la guerre , Deuxième complainte.

Notre Mère la Guerre2.jpgNotre Mère la Guerre.jpgAuteurs : Maël et Kris.
Editeur : Futuropolis.
Au front
Le caporal Gas¬ton Pey¬rac est à la tête d'une section de 15 jeunes hommes tous repris de justice. Ce sont des criminels envoyés sur le front, au combat alors qu'ils ne sont même pas encore majeur (21 ans). Le lieutenant de gen¬dar¬me¬rie, Ro¬land Via¬latte, est envoyé parmi eux et enquête sur la mort mystérieuse et par¬ti¬cu¬liè¬re¬ment atroce de trois jeunes femmes. A chaque fois, une lettre d'adieu écrite par le meurtrier était posée sur les corps.
Planquez-vous.
Je dois avouer que rarement une BD n’a su transcrire aussi admirablement l’horreur des tranchés que ce tome 2 de notre mère la guerre .Je me suis presque entendu dire « putain de boucherie » à la vue des planches de Maêl. Kris n’est pas en reste pour nous livrer  un récit très juste sur le quotidien des poilus.  Une BD qui arrive de façon admirable à décrire la complexité de l’âme humaine. Sinon, l’enquête de Vialatte suit son cours, je miserais bien d’ailleurs une petite pièce sur le caporal Peyrac comme l’auteur des crimes. Le dernier tome 3 nous dira si j’ai vu juste. En tout cas, vous ne sortirez pas indemne de cette atrocité sans nom.
Un petit mot pour terminer sur l’exposition des Futuropolis en librairie. Encore un fois, j’ai trouvé un pauvre exemplaire rangé en rayon pour ce tome. Pas d’exposition ni en vitrine ni sur l’étalage des nouveautés. Les futuropolis passent quasi systématiquement inaperçus du grand public. C’est bien dommage de voir ces bonnes BD uniquement accessibles aux plus avertis d’entre nous.
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04/10/2010

Rose d'Elisabethville.

4222_v.jpgrose.jpgAuteurs : Séraphine et Barboni.
Editeur : Dupuis (aire libre).

Retour au pays
En plein processus de décolonisation du Congo, la Belgique est secouée par de violents courants pro et anti-coloniaux. Eric Vermeer, jeune journaliste engagé pour la décolonisation, ne se fait pas que des amis dans la classe politique belge. Rose, sa femme, est infirmière. Elle s'occupe de nombreux colons rapatriés en Belgique. Ayant elle-même passé son enfance au Congo, elle comprend la détresse de certains d'entre eux. Un jour, le chargé d'affaire de Van Lancker, riche exploitant de mines de diamants qui s'est occupé d'elle enfant, lui remet un masque et une lettre, à n'ouvrir qu'à la mort de Van Lancker. Dépositaire, sans le savoir, d'un secret convoité par des aventuriers sans scrupules, elle va devoir échapper aux pièges que ceux-ci vont lui tendre, pour exécuter les dernières volontés de son vieil ami.

Les diamants sont éternels.
Voilà bien un one shot que je termine avec des sentiments contradictoires .Je commence par quoi ? Les bonnes ou mauvaises (un terme largement exagéré mais c’est l’expression qui veut ça) remarques ?
On commence par les « mauvaises »  comme ça s’est fait. On pouvait s’attendre à une histoire jouant plus avec les événements  historiques de l’indépendance du Congo. Au final, on a un polar assez classique. Le dessin est plutôt figé surtout pour les rares scènes d’action. Je termine en regrettant que  les couleurs  soient systématiquement ténébreuses.
Alors les bons cotés. Un one shot qui se suffit à lui-même. Pas de sentiment de trop peu car on rentre vite dans la vie de Rose et de ses proches. Les auteurs ont eu la bonne idée   de ne pas oublier les petits détails (comme par exemple les relations de Rose avec le médecin) pour partager une empathie bien agréable envers les personnages. En plus, on sent une sensibilité toute féminine qui donne une touche bien spécifique à cet album. On n’oublie pas la belle espérance qui pointe vers la fin.
Quand au dessin de Séraphine, il est très fin (Une sorte de mélange de Charles et Nicaise)  et se révèle bien sympathique à contempler.
A vous de voir de quel coté vous faites pencher la balance.
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SAMBA

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01/10/2010

Mayday T2:Dernier Cargo.

Mayday.jpgmayday2_pla.jpgAuteur : Daoudi
Editeur : Glénat.

La boite rouge
L’enquête sur le crash du vol PANAX 013 suit son cours, mais l’épais mystère qui l’entoure la rend difficile. Accablé par le drame et submergé par le doute, Azad Mikoyan se réfugie en Afrique dans l’espoir de se reconstruire.
La boite à Pandore.
-Vol Samba 427 pour tour contrôle ….
-Oui ici contrôle des lectures…..
-Je demande l’autorisation de fin de lecture pour la BD Mayday T2.
- Accordé vol Samba 427, vous êtes en 2 après le vol Capitol 148
-Je ferme donc cette BD avec un bon sentiment. J’ai eu parfois l’impression de lire un condensé de l’émission TV « danger dans le ciel »( une série expliquant les accidents aériens) mais comme la construction est dynamique , je n’ai pas eu de problème à rejoindre le terminal de ma biblioport .Une BD très didactique qui fait la part « laide » aux pratiques commerciales de l’aviation avec notamment les avions poubelles.
WHOOOOOOOOOOO master alarm WHOOOOOOOOOOOO
-Tour de lecture, je viens d’avoir une décompression explosive suite à l’ouverture d’une page de l’album car un passager, un certain André, voulait admirer le beau dessin réaliste de Daoudi .Milliard !!!!!
- Essayez de perdre de la hauteur pour dérouter ce fameux André et ainsi refermer cette fuite de pages …..
-Affirmatif, j’ai un album dédicacé sous la main pour faire diversion en attente d’un hypothétique mais possible tome 3 de Mayday ?
- Vous voulez des forces de lecture pour cette rébellion de passager ?
-Affirmatif, apportez au moins 5 albums pour lui, ça ne devrait pas être difficile avec tout ce qui sort pour le moment .Extinction des moteurs et évacuation.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (5) | Tags : mayday, daoudi, dernier cargo, aviation, glénat, avion, 710 |  Facebook | |

28/09/2010

Medina T1:Les drax.

Medina.jpgMedina1.jpgAuteurs : Dufaux et Elghorri.
Editeur : Le Lombard.

Pour la survie de l’espèce.
Les Drax règnent sur la planète. Sauf à Médina. Dans cette cité, les derniers humains luttent difficilement contre ces monstres aux apparences multiples.
Mais les hommes ont un dernier espoir : Hadron, une jeune fille qui apporterait la Grande Rédemption.

La guérilla.
Une nouvelle BD  de Jean Dufaux, c’est toujours un petit événement (enfin pour moi).  Et visiblement notre bon Jean avait envie de se lancer un défi. Au lieu de nous charmer, le scénariste belge a décidé de nous retourner comme un crêpe avec un récit d’anticipation post apocalyptique qui flirte bon avec l’horreur primaire. Je pense qu’en lisant ce tome 1 de ce triptyque vous ferez le rapprochement avec Alien car les monstres d’Elghorri  sont assez proches de design originel de Ridley Scoot. Au début, on est surpris par le graphisme de Elghorri . De grandes cases agrémentées de dessins « crayonnés » assez épurés colorisés dans une gamme de trois couleurs (Du sang, de la boue et de la sueur) assez ternes. Et puis, je me suis surpris à penser que ce style collait parfaitement au cauchemar que subissaient  les derniers  survivants humains. Une BD qui sort assurément des sentiers battus  dont le grand mérite est de nous faire frissonner de plaisir.  Une BD violente, bestiale, qui sent bon la testostérone. Au final, Jean Dufaux fait la nique aux profileurs de succès en nous proposant une BD hors norme qui sera appréciée à sa juste valeur que par une poigné de résistants prêt au sacrifice ultime.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : medina, les drax, dufaux, elghorri, le lombard, sf, apocalypse, 810 |  Facebook | |