07/05/2010

Majipoor, T2:L'ile du sommeil.

Majipoor2MajipoorAuteurs : Jouvray et Ratte.
Editeurs : Soleil (cherche futurs).

Le périple continue.
Les uns après les autres, les compagnons de Valentin comprennent qu’il est le véritable Coronal de Majipoor. Ils réalisent surtout qu’un usurpateur a pris le trône et que l’avenir de la planète est en danger. Pour retrouver son identité et reprendre ce qui lui appartient, Valentin va devoir trouver du soutien auprès de la Dame de l’île du sommeil, sa mère, celle que tous les habitants de Majipoor vénèrent telle une déesse. Pour l’approcher, il faudra à Valentin de la patience, de la persévérance et surtout, il devra prouver qu’il a l’étoffe d’un prince.

Dragons droit devant.
Monsieur  Ratte, tout d’abord vous venez de vous faire un très grand fan. Déjà que je trouvais le monde  de Majippor très richement illustré avec des personnages très originaux et des décors somptueux mais  nous dessiner Carabella en vahiné, j’ai la langue jusqu’à terre. Ma qué bella !!!
Avant de débuter ce tome 2, j’ai relu avec plaisir le tome initial ce qui est toujours bon signe. Et  cette « ile du réveil » se révèle encore meilleure aussi bien au niveau du dessin que de l’histoire .Au début, on est secoué par les nombreuses scènes d’action, on peut dire que ça barde. Vous serez même invité à faire de la biologie sur une espèce assez rare et de l’intérieur de surcroit. Ensuite, on monte, on effectue une ascension plus spirituelle.  Par rapport à un Lanfeust , Majipoor est nettement plus « adulte » malgré qu’on y trouve aussi quelques touches d’humour.
Bref, j’ai passé un très agréable moment avec Valentin et ses « jongleurs ».Une série que je recommande chaudement pour tout amateur d’HF.

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ppmajipoor_1280

22/04/2010

La cité de l'arche .T1:Ville lumière.

Cité de l'Arche (La)1Cité de l'Arche (La)Auteur: Boiscommun
Editeur: glénat(Drugstore)


Derrière les murs.
Depuis le grand fléau, la ville est protégée des menaces extérieures par un mur infranchissable. Infranchissable dans les deux sens, les habitants se trouvent prisonniers du système qui les protège, et régit leur vie. Une légende prédit la venue d'un guide qui saura mener les habitants vers un lieu où les hommes et les femmes pourront vivre en harmonie, la Cité de l'Arche. A l'heure où les affrontements entre le pouvoir et les infidèles se multiplient, Anathaël ne se soucie pas vraiment des rumeurs, il ne souhaite qu'entrevoir chaque soir le visage d'une femme qui le bouleverse... 

Intramuros.
Mmmmmm, voilà bien un album que je qualifierais sans hésiter d’introduction. Pour le moment, on nous a présenté les protagonistes et mise en place la légende .Comme il y a beaucoup d’espaces vides dans les phylactères, j’ai ressenti un goût de trop peu confirmé par le fait que je suis vite arrivé à la fin de cet album en quelques blocs temps. Mais rien ne vous empêche de prendre votre temps en vous immergeant dans cet univers clos grâce au dessin de Boiscommun. Un graphisme très caractéristique qui arrive à bien rendre le coté oppressant  et futuriste de cette ville intramuros.
Sinon suite à une action des infidèles, cette chronique va fermer dans trois fractions de temps 3...2..1….Extinction.
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Cité de l'Arche

19/04/2010

H-M-S,T5:Les pirates.

H.M.S. - His Majesty's Ship5H.M.S. - His Majesty's ShipAuteurs : Roussel et Seiter.
Editeur : Casterman.


Levez l’encre.
Dernières années du XVIIIe siècle. Dans la mer des Antilles, le transport de troupes britannique HMS Gloucester vient de quitter Kingstown, capitale de l’île de Saint-Vincent. À son bord, une « cargaison » de près de trois cent cinquante prisonniers Garifunas – les célèbres et redoutés « Caraïbes Noirs », issus de croisements entre des esclaves africains et des indiens Caraïbes – à destination Baliceaux, le lieu de déportation de ces rebelles en lutte contre les colons anglais des îles Grenadines. Le navire, pourtant, n’arrivera jamais à destination. Des armes ont été cachées à bord et les prisonniers passent à l’attaque. Pratiquement tous les Anglais sont massacrés…
A l’abordage.
Encore une fois Casterman nous change la présentation d’une série, cette fois ci, c’est HMS  qui en fait les frais. Les collectionneurs doivent apprécier que très modérément ce changement car il casse l’uniformité de sa collection. L’éditeur a aussi décidé de renommer cette série  par les vaisseaux de sa majesté, d’un coup HMS doit paraitre bien mystérieux pour les nouveaux lecteurs. Étant donné le rôle du personnage principal, le docteur Fenton, on pourrait presque croire à His Majesty’s  Spy.
Sinon le contenu(le principal) est très agréable à lire et à suivre. Vous y trouverez un récit bien structuré arrivant à aborder plusieurs points de vue. Roger Seiter a eu la bonne idée de ne pas épargner le lecteur par les barbaries des 2 camps .D’un coup, le scénario est d’autant plus crédible et interpelle le lecteur sur la problématique de l’esclavage. Un excellent album qui demande simplement une suite à la même hauteur.
Du coté du dessin, toujours les mêmes remarques, du bon avec tout ce qui touche les navires et un peu moins bon pour les visages  .Et pour la colorisation, j’attends le jugement de Capitol.
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HMS

16/04/2010

Le bleu est une couleur chaude.

bleu11Auteure : Julie Maroh.
Editeur : Glénat.



Cheveux au vent.
La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres.

Mon coup de cœur.
Voilà bien une BD que j’aurais « oubliée » sans le coup de cœur de BDgest pour cet album. Comme le dessin  tout en douceur et expressif me plaisait bien, j’ai tenté l’aventure bleutée .Je dois avouer que mon choix  a aussi  été facilité par le coté assez sulfureux de certaines scènes. Je commence donc ma lecture et je me dis tout de suite qu’on ne va pas rigoler beaucoup .Mais bien vite, je suis ravi par la sensibilité du scénario et du dessin, quelle osmose d’ailleurs entre les deux. Les moments où les regards se croisent, où les mains se frôlent sont d’une justesse rarement vu dans le monde du 9 ème art. Et puis sans jamais tomber dans la caricature, on suit les difficultés de Clémence à accepter sa différence, à la faire accepter aussi, à combattre ses démons intérieurs et à réaliser ses rêves. Malgré la fin assez tragique mais ça on le sait tout de suite en début d’album, c’est presque en paix et surtout ému qu’on ferme cet album d’exception. Une parenthèse de fragilité, de douceur qui contraste avec le tourbillon des premières passions amoureuses.
Pour un premier album, Julie Maroh nous gratifie d’un coup de maître.
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