19/02/2010

Le régulateur,T4: 666 I.A.

Régulateur (Le)regulateurle4_plaAuteurs: Corbeyran et Marc et Eric Moreno
Editeur : Delcourt (Neopolis) .


Post chaotique.
Votre oeuvre est vouée à l'échec, professeur Esculape... - Épargne-moi tes commentaires, Aristide ! - Vos collaborateurs sont pusillanimes et indisciplinés... Jamais vous ne réussirez ! Et même si vous gagnez les élections, la population de Biapolis se révoltera dès qu'elle aura compris le système que vous comptez mettre en place ! -Tu te trompes, Aristide... Contrairement à ce que tu crois, les gens n'aiment pas décider par et pour eux-mêmes. Faire des choix est une lourde responsabilité, et, finalement, la plupart d'entre eux préfère laisser ça aux décideurs. Ils ont accueilli la régulation comme une bénédiction alors qu'il n'existe pas de système plus barbare... - Il s'agit d'une mesure provisoire... - Du provisoire qui dure depuis 20 ans maintenant... Les gens se sont fait une raison... Bonne ou mauvaise, les gens se font toujours une raison...

Mon plongeon.
Pour démontrer la déchéance de cette série rien de tel que la cotation des lecteurs de BDgest : Le tome 1
: 8.4/10, le tome 2 :8.5/10, le tome 3 :5.2/10 et ce dernier tome 4 :4.9/10. Vous comprendrez aisément mon choix de poursuivre cette série que via une 2 ème main. Car le tsunami du tome 3 reste pour beaucoup totalement incompréhensible vu la qualité graphique des 2 premiers tomes. Ce tome 4 continue sur cette mauvaise lancée avec toujours de grande variabilité pour les personnages notamment pour Hestia et Ambrosia .Par contre comme on retrouve un peu d’espace, l’univers urbain améliore l’impression globale. Un léger mieux donc pour le dessin mais toujours à des années lumières des 2 tomes initiaux.
Le gros problème vient aussi des dialogues de plus en plus insipides et indolores. On assiste à une succession de combats sans aucun intérêt. J’ai failli d’ailleurs m’endormir plus d’une fois pendant ma lecture. Bref, de nouveau un scénario banal, sans âme de Corbeyran dans la lignée de sa déchéance actuelle. Cet album se termine par une énorme boucherie, une image qui colle assez bien à ce qu’est devenu le régulateur.
surprises.smileysmiley.com.5
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Régulateur (e)4

11/02/2010

Pain d'alouette , première époque.

Pain d'alouette1paind_alouette1_plaAuteur : Christian Lax.
Éditeur: Futuropolis.
Temps de lecture :60 min.

L'enfer du nord.

Avril 1919, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Quentin Ternois, ancien coureur cycliste, gazé à Ypres deux années plus tôt, emmène son neveu Élie découvrir Paris-Roubaix, «l'Enfer du Nord». La souffrance et la persévérance de ces trimards du vélo forcent le respect du jeune mineur, qui sait ce qu'«aller au charbon» veut dire. Et pour lui, ce sera une révélation. Au même moment, dans un orphelinat du Sud-Ouest, une très jeune enfant est en butte à la brutalité du directeur. C'est Reine Fario, la fille d'Amédée, «l'Aigle sans orteils», tué sur le front... Quatre ans plus tard, Camille Peyroulet, ingénieur en retraite de l'observatoire du pic du Midi, grand ami d'Amédée, apprend l'existence de Reine, et la mort d'Adeline, sa mère. Désormais, dans le souvenir ému d'Amédée, Camille n'aura de cesse de retrouver Reine, pour l'adopter. Ce ne sera pas une mince affaire...

Ma troué d’Arenberg.

De très bonnes critiques, un coup de cœur chez BDgest, un Futuropolis, je me suis dit que je me devais d’acquérir ce chef d’œuvre. Et du point vue graphique, je comprends parfaitement les louanges pour cette BD .Le trait combiné à de très judicieuses couleurs rend parfaitement l’ambiance des courses cyclismes et de l’après guerre.
Pour le scénario, j’étais déjà lâché par le peloton dès le départ puisque je n’avais pas participé à la course précédente « l’aigle sans orteils ».Me voilà donc en chasse patate à essayer de rattraper mon retard .Mais c’était peine perdue, je n’ai jamais su rejoindre le gros du peloton des critiques dithyrambiques. J’y ai vu surtout un gros zapping. Attaque impressionnante de Pellsier et chute, chute dans le peloton, c’est terrible.. zap…l’orpheline est vraiment triste à l'insu de son plein gré ….zap , Au nord, c'étaient les corons la terre c'était le charbon, le ciel c'était l'horizon,les hommes des mineurs de fond. Bref, du cyclisme, du mélo et du Pierre Bachelet et pas beaucoup d’émotion vu la pléthore de personnages.
Une course que j’ai donc terminée dans le gruppetto.
surprises.smileysmiley.com.7
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Pain d'alouette

09/02/2010

Braquages et bras cassés.

T_31487G_9463_02Auteurs: Van Linthout et Fischer.
Éditeur:La boite à bulles.( contre -jour).

Et bardaf ....
Eddy, flic en fin de carrière, avait minutieusement mis au point un vol d’objets d’art religieux. Le plan parfait. Malheureusement, le hasard de la vie et des rencontres va compliquer les choses…

Qué'n affair à liedje.
Braquages et bras cassés est d'abord un polar mais cette histoire a comme spécificité d'être accompagnée à la sauce liégeoise . Et je dois l'avouer , c'est tout aussi bon que les  boulets sauce lapin. Cette touche de terroir assez unique donne vraiment un plus à l'atmosphère qui s'échappe de cette BD . Vous y découvrirez un récit coupé en 3 chapitres. Chaque partie raconte un angle de vue différent et au fil de la lecture  sans pecket de préférence, le puzzle se complète et une moralité s'impose: ne roulez pas en BM à Seraing .Bref, je me suis assez bien amusé en lisant cette BD car j'y ai cru . Le milieu, les petites frappes, les arnaques sont  tellement encrés dans notre surréalisme belge  que j'arrivais à entendre leur accent à travers les bulles ( Eh Vito tu viens!); J'ai bien aimé aussi les petits détails ( musique, manies etc)qui renforcent  la cohésion de l'ensemble .
Coté dessin, vous  aurez droit à un noir et blanc très vivant et très typé pour les personnages . Du bien bel ouvrage en définitive .
surprises.smileysmiley.com.8

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bras casses

31/01/2010

Carnet d'auteur.

grensonalicepicardAuteurs :Grenson et Picard.
Editeur :Snorgleux


Carnet d’auteur d’Olivier Grenson.

Un carnet d’auteur est comme le dit très joliment le dessinateur de Niklos Koda , c’est le plaisir du dessin à l’état pur sans contrainte. Un objet essentiellement réservé aux collectionneurs qui se présente sous le format 16*24 commençant par des croquis et esquisses en noir et blanc. Ils sont agrémentés d’annotations d’Olivier Grenson pour mieux comprendre la magie d’un dessin. On termine par des illustrations en couleur sur papier glacé.
Je ne regrette absolument pas mon achat  car l’ouvrage est de qualité et les dessins de haute voltige surtout pour le prix (9.54 euro prix officiel, 7.5 euro avec les réductions).
Attention, il vaut mieux le commander chez votre libraire que d’essayer de vous le procurer sur Ebay , j’ai vu une vente se clôturer à 25 euro , 3 fois le prix donc. A bon entendeur salut.

Carnet d’auteur d’Alice Picard.

J’ai  trouvé ce carnet un peu moins richement décoré que celui de Grenson mais confirme néanmoins tout le talent de cette auteure qui a réalisée notamment Weena.  De belles recherches sur les costumes et les personnages  emplissent ce livret .Je trouve qu’il y règne un doux mélange de féérie et de mélancolie. En tout cas, une bonne idée que les éditions Snorgleux (non non, c’est pas un gros mot) ont eu l’idée ne nous faire partager.

PXR_grenson2