23/11/2009

Murena, T7 :Vie des feux.

murena7murena7.1Auteurs : Dufaux et Delaby.
Editeur : Dargaud.

L’étincelle.
Rome, en juin 63 après J.-C., Néron vient de perdre sa fille Claudia Augusta, à l'âge de 4 mois. Pendant ce temps, aux marches de l'Empire, des Juifs défient Rome et l'empereur s'interroge sur Pierre, leur maître.

1, 2,3 feux !
Pas besoin de tourner autour d’un feu de joie pour constater que Philippe Delaby embrase toujours les pages avec à son dessin flamboyant .Il nous a concocté une nouvelle flambée grâce à l’excellence de ses fourneaux. A coté du chef, Jérémy Petiqueux entretien la fournaise avec ses couleurs chaudes comme la braise. C’est au milieu de ce foyer d’artificiers que Jean Dufaux enflamme son scénario avec une ardeur incandescente. Brulée notre morale moderne sur l’autodafé des mœurs romaines. Le tisonnier de la bestialité est agité dans ce brasier où l’empereur Néron sort de notre imaginaire collectif pour se présenter sous un couché de soleil nettement plus complexe que nos idées reçues.
Il vous reste à allumer le feu pour incendier positivement ce 7 ème opus de Murena pour mieux comprendre toute la beauté de cette machination antique.
Allez tous avec Johnny …allumez le feu…..
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murena5

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (5) | Tags : bd, neron, dargaud, dufaux, murena, delaby, 9 10, vie des feux, t7 |  Facebook | |

20/11/2009

Le faucon du désert,Martuba Airfield.

fauconfaucondesertAuteur : Franz Zumstein.
Editeur : Delcourt.

Le décollage.
Le jeune Ali assiste, ébloui, aux exploits des aviateurs allemands engagés dans la sanglante guerre du désert qui vient de commencer. C'est en expert que le jeune homme admire ce spectacle, car il a réussi à se former seul, sur un simulateur de fortune, à l'art du combat aérien. D'origine germano-italienne, Ali veut aussi retrouver ses parents naturels dont il ignore tout. Alors, quand l'occasion lui est donnée de voler sous les couleurs de l'Afrika Korps, il n'hésite pas : il saute dans un cockpit et s'envole vers sa destinée...
Mon éjection en vol.
Voilà bien une BD que j’aurais aimé vous louer les mérites. Le premier contact avec l’ennemi fut vraiment excellent .Les lignes des avions, les couleurs, les voltiges, les décors  sont vraiment bluffant de réalisme. Hélas, mille fois hélas, les dialogues sonnent très vite faux, j’ai eu vraiment du mal avec la première scène de combat par exemple. Ensuite, on traverse un nuage d’invraisemblances dont le sommet est le premier vol d’Ali. Et puis, il y a surtout le ton gentillet des protagonistes, on se demande parfois si le sujet est la guerre du désert en 1942. L’auteur essaye bien de se rattraper en mettant un peu de remord à notre pilote débutant mais cette petite rafale ne touche que du vide .Bref, le tome 2 sera sans moi, dommage car j’aurais adoré redécoller dans ses eaux troubles de la guerre 39-45.
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faucondesert1

19/11/2009

Sky Hawk .

9782203026179sky hawk1Auteur :Taniguchi.
Editeur : Casterman(Sakka).


Les samouraïs indiens.


Hikosaburô et Manzô, deux samouraïs exilés aux Etats-Unis depuis la restauration de Meij (1868), vivent de leur chasse sur le territoire des Indiens Crow.


Un jour, Hikosaburô porte secours à une Indienne, Running Deer, poursuivie par des chasseurs de prime. Ils sont sauvés in extremis par un groupe de guerriers Oglagla conduits par Crazy Horse. Le chef indien, fasciné par la technique de combat des deux samouraïs, les invite à rejoindre son campement pour enseigner le ju-jitsu à ses hommes. Une profonde amitié va alors naître entre eux.


Devenus Sky Hawk et Winds Wolf, les deux samouraïs vont lutter aux côtés des Indiens contre les hommes blancs venus à la conquête de l’Ouest. La bataille pour sauver leur terre sacrée des Black Hills s’annonce terrible, mais ces valeureux guerriers sont bien décidés à lutter jusqu’au bout.

Mon western.


« Plus besoin d’Hollywood, on a la BD » voilà comment Jean Moebius Giraud termine sa préface de ce Sky Hawk. Et il est vrai qu’il s’agit d’une BD proche du grand cinéma style « danse avec les loups » ou encore pour son coté impitoyable « unforgiven ».Bon, on perd vite la Technicolor mais quand j’ai vu la colorisation de l’autre actualité BD de Taniguchi « Mon année », je préfère de loin rester à l’époque de John Wayne et du noir et blanc. J’ai trouvé le challenge du mangaka favori des européens osé mais totalement réussi .C’est quasiment une fresque historique sur les combats des derniers indiens libres des USA qu’on nous propose .C’est visiblement très bien documenté surtout si vous avez un oeil de sioux, le seul élément de fiction sont les deux samouraïs .Coté dessin, je l’ai trouvé très nerveux en adéquation avec les nombreuses scènes de combat. Vous l’aurez compris, ce manga est essentiellement basé sur l’action et pas sur l’introspection habituelle du style « Taniguchi ». Mais attention, les personnages  sont attachants à la façon d’un Clint Eastwood par exemple, on aime bien les grands durs déterminés. Bref, du Taniguchi assez différent et original  et dont on pourrait faire  facilement un grand film.


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skyhawk2

18/11/2009

Souvenirs de l'Eternel Présent(les cités obscures).

citesobscures11citesobscures11-pAuteurs : Schuiten et Peeters
Editeur:Casterman.

L’instant
Aimé, un enfant d'une dizaine d'années au crâne rasé, vit à Taxandria, une ville en ruines, emplie de colonnes corinthiennes et de grands palais déserts. Suite à un mystérieux cataclysme, les lois de "l'Éternel Présent" ont été promulguées à Taxandria : toute allusion au passé et au futur y a été interdite, toutes les machines ont été bannies. Aimé découvre un livre d'images qui relate ces terribles événements. Il est bouleversé par cette lecture et plus rien ne peut désormais l'arrêter. Parviendra-t-il à échapper à l'emprise sinistre du monde de l'Éternel Présent ?
Ma perception.
En lisant un album des cités obscures, on comprend aisément pourquoi on appelle aussi la BD, le 9 ème art. D’ailleurs, lit-on réellement cette BD ? Non, on l’admire et on essaye de comprendre et de s’imprégner de cet univers si singulier. Souvenirs de l’eternel présent est tout d’abords un projet cinématographique, c’est très bien expliqué dans le cahier à la fin de l’album .Schuiten et Peeters ont ici repensé leurs travaux de jadis pour en faire une nouvelle histoire. Et c’est avec une habilité certaine qu’ils l’ont même intégré dans les cités obscures. On y rencontre quelques thèmes habituelles comme par exemple la décadence des mondes modernes ou encore les absurdités des habitudes. Pour le reste à vous de voir si vous adhérez à ce genre d’expérience. Pour ma part, j’apprécie toujours de sortir des sentiers battus avec les cités obscures, c’est toujours un grand  moment d’étonnement et de dépaysement. Je m’abstiendrai aussi de coter cet album car l’art, monsieur, ça ne s’explique pas, ça se ressent. Enfin, on essaye.
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citesobscures11p