19/11/2009

Sky Hawk .

9782203026179sky hawk1Auteur :Taniguchi.
Editeur : Casterman(Sakka).


Les samouraïs indiens.


Hikosaburô et Manzô, deux samouraïs exilés aux Etats-Unis depuis la restauration de Meij (1868), vivent de leur chasse sur le territoire des Indiens Crow.


Un jour, Hikosaburô porte secours à une Indienne, Running Deer, poursuivie par des chasseurs de prime. Ils sont sauvés in extremis par un groupe de guerriers Oglagla conduits par Crazy Horse. Le chef indien, fasciné par la technique de combat des deux samouraïs, les invite à rejoindre son campement pour enseigner le ju-jitsu à ses hommes. Une profonde amitié va alors naître entre eux.


Devenus Sky Hawk et Winds Wolf, les deux samouraïs vont lutter aux côtés des Indiens contre les hommes blancs venus à la conquête de l’Ouest. La bataille pour sauver leur terre sacrée des Black Hills s’annonce terrible, mais ces valeureux guerriers sont bien décidés à lutter jusqu’au bout.

Mon western.


« Plus besoin d’Hollywood, on a la BD » voilà comment Jean Moebius Giraud termine sa préface de ce Sky Hawk. Et il est vrai qu’il s’agit d’une BD proche du grand cinéma style « danse avec les loups » ou encore pour son coté impitoyable « unforgiven ».Bon, on perd vite la Technicolor mais quand j’ai vu la colorisation de l’autre actualité BD de Taniguchi « Mon année », je préfère de loin rester à l’époque de John Wayne et du noir et blanc. J’ai trouvé le challenge du mangaka favori des européens osé mais totalement réussi .C’est quasiment une fresque historique sur les combats des derniers indiens libres des USA qu’on nous propose .C’est visiblement très bien documenté surtout si vous avez un oeil de sioux, le seul élément de fiction sont les deux samouraïs .Coté dessin, je l’ai trouvé très nerveux en adéquation avec les nombreuses scènes de combat. Vous l’aurez compris, ce manga est essentiellement basé sur l’action et pas sur l’introspection habituelle du style « Taniguchi ». Mais attention, les personnages  sont attachants à la façon d’un Clint Eastwood par exemple, on aime bien les grands durs déterminés. Bref, du Taniguchi assez différent et original  et dont on pourrait faire  facilement un grand film.


surprises.smileysmiley.com.8
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skyhawk2

18/11/2009

Souvenirs de l'Eternel Présent(les cités obscures).

citesobscures11citesobscures11-pAuteurs : Schuiten et Peeters
Editeur:Casterman.

L’instant
Aimé, un enfant d'une dizaine d'années au crâne rasé, vit à Taxandria, une ville en ruines, emplie de colonnes corinthiennes et de grands palais déserts. Suite à un mystérieux cataclysme, les lois de "l'Éternel Présent" ont été promulguées à Taxandria : toute allusion au passé et au futur y a été interdite, toutes les machines ont été bannies. Aimé découvre un livre d'images qui relate ces terribles événements. Il est bouleversé par cette lecture et plus rien ne peut désormais l'arrêter. Parviendra-t-il à échapper à l'emprise sinistre du monde de l'Éternel Présent ?
Ma perception.
En lisant un album des cités obscures, on comprend aisément pourquoi on appelle aussi la BD, le 9 ème art. D’ailleurs, lit-on réellement cette BD ? Non, on l’admire et on essaye de comprendre et de s’imprégner de cet univers si singulier. Souvenirs de l’eternel présent est tout d’abords un projet cinématographique, c’est très bien expliqué dans le cahier à la fin de l’album .Schuiten et Peeters ont ici repensé leurs travaux de jadis pour en faire une nouvelle histoire. Et c’est avec une habilité certaine qu’ils l’ont même intégré dans les cités obscures. On y rencontre quelques thèmes habituelles comme par exemple la décadence des mondes modernes ou encore les absurdités des habitudes. Pour le reste à vous de voir si vous adhérez à ce genre d’expérience. Pour ma part, j’apprécie toujours de sortir des sentiers battus avec les cités obscures, c’est toujours un grand  moment d’étonnement et de dépaysement. Je m’abstiendrai aussi de coter cet album car l’art, monsieur, ça ne s’explique pas, ça se ressent. Enfin, on essaye.
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citesobscures11p

16/11/2009

Les Forêts d'Opale,T6:Le sortilège du Pontife.

foret d'opaleforets d'opale 6Auteurs :Arleston et Pellet.
Editeur :Soleil.


Aux armes citoyens.
Alors que Darko, Sleilo, Tara et Urfold se préparent à quitter Onze Racines pour reprendre leur quête des Titans, le pontife Xarchias œuvre avec le noir sorcier Kamphre d’Yrkhone. Ils préparent un terrible sortilège destiné à assurer leur emprise définitive sur les Cinq Royaumes.

Bis répétita.
Voilà ce que je disais du tome 5.
Malgré que l’histoire n’avance guère, c’est un album sans fausses notes que nous livrent Pellet et Arleston .  Un album bien dans la continuité des précédents sauf qu’ici pas de Ghorg, (certainement en vacances en Irak) mais un florilège de bébêtes bien infâmes. En plus, Xarchias est à lui tout seul, une panoplie des plus ignobles sorts, les pages 29 et 30 en font l’affreuse démonstration. Et que serait les Forets d’Opale sans super top biche Tara ! Malgré qu’elle passe dans ces « onze racines »  des moments assez douloureux, elle est toujours aussi torride. Rien que pour ça, un grand bravo à  Philippe Pellet pour son dessin. Certains compareront cette BD avec son grand frère Lanfeust .Effectivement, les similitudes sont nombreuses mais quand je vois  la déchéance de Lanfeust qui est pour moi plus qu’un produit marketing qui n’a plus aucune saveur, je préfère de loin ces forets d’Opale qui sont avant tout un chouette divertissement.
Pour ce tome 6, c’est exactement la même chose sauf que Ghorg est rentré de vacances d’Irak avec des copains. Un album qui met l’accent sur l’action avec une grande bataille qui se résume à une embuscade. Moins de Tara aussi, là je suis frustré. Milliard !
surprises.smileysmiley.com.7


foretsdopale6_pl

13/11/2009

Sillage ;T12 Zone Franche.

Sillage12sillage12_plaAuteurs : Morvan et Buchet.
Editeur : Delcourt.


La vérité.
Exceptionnellement, Nävis s'associe au général Rib'Wund afin de capturer l'un des terroristes responsables du procès dont elle fut victime. Pour le faire parler, un seul recours ou plutôt un seul lieu : une planète organique, qui contraint les espèces qui la peuplent ou qui la visitent à dire la vérité. Nävis compte bien emmener son otage sur place. Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre...

Si je mens.
C’est quasiment le minimum syndical que les auteurs nous proposent pour ce tome 12 de Sillage .La recette est habituelle : une petite planète exotique à visiter, quelques coups de bastons distribués ça et là et la jolie frimousse de Navis  pour meubler ce nouvel album. Bref, rien de bien neuf pour un personnage qui devient de plus en plus un archétype de Terminator. Certains y trouveront une évolution psychologique de Navis mais si elle continue ainsi  à être aussi désabusée, on va finir par jeter l’éponge faute d’intérêt. D’ailleurs je pense que vous êtes nombreux comme moi à acheter cette série par habitude en espérant un sursaut qui visiblement ne viendra jamais. Au moins, le dessin de Buchet reste très agréable à suivre , c’est toujours ça de sauvé  mais au final , c’est un album qu’on oubliera très vite  .
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sillage09

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : delcourt, sillage, morvan, buchet, sf, zone, 5 10, neopolis, franche |  Facebook | |