30/06/2009

Black Crow, La colline de sang T1.

87204_c87204_plaAuteur: Jean-Yves Delitte qui dessine plus vite que son encre.

Editeur:Glénat.

La transat.
Nouvelle Ecosse, décembre 1775. En pleine guerre d’indépendance américaine, un homme se glisse habilement entre les lignes anglaises. Son nom : Black Crow, sa mission : rendre compte des résultats d’une mission de piraterie opérée contre les troupes insurgées d’un certain Georges Washington… Sauf que Black Crow est également venu se venger, car son commanditaire n’a pas exactement respecté tous les termes de leur étrange contrat. Un accroc que Black Crow va lui faire payer au prix fort...

Ma barre à tribord.
C’est toujours un plaisir d’embarquer sur un trois-mâts en quête d’aventures maritimes. Le parfum du voyage est d’autant plus enivrant que le dessin de l’amiral Delitte est élégant à souhait agrémenté  d’un découpage très moderne. On y trouve une action omniprésente orchestrée par le Black Crow dont le caractère est fait en acier trempé. En plus, le contexte historique, la révolution américaine, est intéressant à suivre.
Je me permettrais néanmoins l’outrecuidance de trouver cette histoire trop courte. J’aurais aimé plus de développement ou une suite car le personnage du Black Crow aurait certainement encore beaucoup de choses à nous raconter. C’est que je deviens gourmand surtout quand on me laisse un peu sur ma faim avec le mot fin.
Euh….STOP REWIND PLAY ……je viens d’apprendre en lisant cette interview qu’il y aura au moins 3 albums pour cette série donc oubliez ce que j’ai dit sur mon estomac.
Appareillez plutôt vers la « gloire ».
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Delitte JY

19/06/2009

Les Rochester , clap dernière.

Rochester06_87851Rochester06p_87851C’est la fin.
Je ne vais pas vous parler de mon avis sur cet album, Capitol l’a déjà fait avec brio, mais bien du coup d’amertume de Jean Dufaux en fin d’album nous expliquant pourquoi les Rochester s’arrêtaient là. Jean Dufaux est colère, Jean est violence car je suis trahison, je vous demande pardon, je vous demande pardon, j’implore votre immense grâce… euh non, ça c’est du Poelvoorde. Il faut dire comme le dit justement le scénariste belge que cette série a connu des débuts tumultueux avec des changements d’éditeurs et de formats. Mais en lisant un avis sur Auracan qui mettait en parallèle une autre série(Tiffany) qui a subit les mêmes affres de ne pas avoir trouvé un lectorat assez large, je me pose la question de savoir si la ligne claire ne souffre pas d’une image désuète. Est elle trop vite assimilée à la vieille génération(les classiques comme je les appelle) ? Je dois avouer que si le nom de Dufaux n’était pas à l’honneur sur cette série, j’aurais certainement zappé ces achats. A tort car le dessin de Wurm à un charme fou. Par contre, c’est dommage de ne pas avoir profité de mettre des clins d’œil comme l’a bien fait les dernières aventures de  Spirou et Fantasio .Ca égaille fortement la lecture. En plus, les pochettes étaient trop passe-partout malgré un 2 ème jet pour sortir du lot parmi toute la débauche de nouveautés. Et, il vaut bien l’avouer, les histoires n’étaient pas trop marquantes, je suis bien incapable de me souvenir d’une des histoires des tomes précédents. C’est un peu faux ce que je dis car les Rochester m’ont apporté un fou rire mémorable avec la scène du restaurant du tome 3. Un grand moment.
Bref, allez savoir pourquoi le journal de RTL Tvi attire plus de téléspectateurs que celui de la RTBF. C’est certainement pas à cause de sa valeur .Comme quoi la médiocrité a beaucoup d’adeptes et la qualité, ses connaisseurs. Et paf dans les gencives.
Silence ! Capitol,  tu donnes le tempo et on commence la chanson
 «  je vous demande….pendant une ½ heure »

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16/06/2009

Un Zoo en hiver, Taniguchi.

UnZooEnHiver_29052009_161425zoo en hiverAuteur :Jirô Taniguchi.
Editeur :Casterman (écrtitures)


Son inspiration.
Kyôto, 1966. Le jeune Hamaguchi, employé d’une société de textile en gros, n’a pas la fibre de la plupart des gens de son âge. Plutôt que de fréquenter les clubs de sport, il préfère assouvir sa passion du dessin en allant croquer sur le vif les animaux du zoo de la ville. Mais même ce dérivatif ne suffit pas à combattre l’ennui qu’il ressent. Dès l’année suivante, sollicité par un ami de lycée, Hamaguchi part pour la capitale, Tôkyô. C’est là, un peu par hasard, que sa route croise celle d’une communauté professionnelle un peu particulière: celle des auteurs de bande dessinée, les mangakas…


Mon cœur bat.

C’est un peu comme le Beaujolais, on a droit à un millésime Taniguchi chaque année. Fini le contemplatif(le promeneur), le mangaka favori de Casterman nous livre ici son récit le plus personnel mais sans être totalement une biographie. Vous suivez les débuts dans le monde des adultes de Hamaguchi , un jeune assistant d’un célèbre Mangaka. C’est comme à chaque fois avec cet auteur japonais, subtil, nostalgique et tout en douceur. Vous ne trouverez pas dans cette histoire du sang et des tripes mais seulement les doutes, les espérances et les habitudes d’un jeune japonais voulant trouver son chemin vers son idéal. Bienvenue au pays des sentiments et des émotions .Ca peut paraitre un peu paradoxale dans un pays où tout est souvent caché mais connaissons nous réellement les mœurs du soleil levant ? C’est certainement aussi pour cette raison que cette lecture nous apporte ce dépaysement, cette déconnection car  ce pays reste intrigant pour les occidentaux que nous sommes.
Je me suis dit à la fin de ce manga, que la vie est la plus belle des histoires. Dire qu’il va falloir attendre un an pour avoir ma dose de Taniguchi si salutaire pour mon bonheur.
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SAMBA

Mon avis de Capitol: Nouvel ouvrage du plus européen des Mangakas, Jirô Taniguchi. Ce récit, en partie autobiographique, raconte les débuts d’un jeune homme qui monte à Tokyo pour embrasser la profession de ses rêves, dessiner des mangas. Rapidement engagé dans un studio réputé, il se retrouve plongé dans un univers qui ressemble plus à l’usine, avec ces échéances à respecter coûte que coûte, avec les nuits blanches et tout le toutim…L’enrichissement personnel fait vite place à la frustration des cadences soutenues et l’impossibilité de se concentrer sur son projet personnel. C’est donc toute cette industrie qui nous est décrite par le détail. Mais Taniguchi ce n’est pas uniquement un témoin d’une époque et d’une profession. C’est aussi un maître dans l’art de raconter une histoire par les petits détails qui semblent de premier abord anodins mais qui donnent au final un éclairage tout à fait différent de l’univers manga. Le vécu du héros principal est analysé tant au niveau psychologique qu’au niveau sentimental. La motivation et le comportement de chacun est bien développé, ce qui donne une proximité du lecteur avec les personnages mais aussi une fluidité dans la lecture déconcertante. C’est là qu’est tout le talent de l’auteur…Rendre une histoire simple mais profonde. Je retrouve ici, mais à un autre niveau, l’étude psychologique des personnages que j’avais déjà trouvée dans «  le sommet des Dieux », une histoire d’alpinisme où la montée de l’Everest n’était qu’un prétexte à un autre défi, le dépassement de soi. J’ai retrouvé ici les mêmes valeurs…Le dessin est toujours du même niveau, très lisible mais aussi  européanisé. On n’y retrouve pas les poncifs graphiques bien connus du style « mangas ».
J’ai dévoré ce livre en moins d’une soirée et je voudrais en savoir plus sur ces personnages très attachants. Ce n’est donc pas une japoniaiserie (sic !) de plus mais un chef d’œuvre de Taniguchi. Ce livre mériterait une suite, c’est certain. Reste à voir si le grand maître mangaka accèdera à la demande de ses nombreux et humbles lecteurs… 
9/10

Capitol.
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15/06/2009

Echo, Incident.

Echo1_30052009_152008Echo1Auteur : Terry Moore.
Editeur : Delcourt.


La pluie.


Julie Martin prend des photos dans le désert californien lorsqu'une explosion dans le ciel la recouvre d'une pellicule de métal en fusion. Incapable de s'en débarrasser, elle doit s'habituer à vivre avec cette seconde peau aux capacités particulières. Depuis, Julie est poursuivie par d'inquiétants individus. Et la seule personne capable de l'aider s'avère être une femme plus dangereuse encore !

Echo et les boniments.


Voilà bien une BD que je me réjouissais de lire pour me sortir du marasme de mes dernières lectures.


Rien de tel qu’un comics pour changer mes habitudes. J’y ai vite retrouvé la recette habituelle de ce style : une expérience militaire (fatalement nucléaire) qui tourne mal, un simple quidam qui se voit attribuer des super- pouvoirs, un double maléfique qui puisse rivaliser avec notre « saveur du monde » .Le plus de cette série, c’est que Terry Moore s’arrête aux états d’âmes des protagonistes en gardant un bon rythme à l’ensemble. En plus, l’héroïne est pétillante à souhait, un brin paumée, complètement dépassée par ce qu’il lui arrive mais c’est ce qui fait son charme .En parlant de plaisir, il faut dire qu’elle est croquée d’une admirable façon. Le dessin tout en noir et blanc de Moore est vraiment une réussite. Donc au final, j’ai bien aimé ce tome « genèse » mariant complot, fantastique et les relations humaines. A suivre assurément.


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Le blog de l’auteur americain ICI.

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