31/10/2008

La théorie du grain de sable.Tome2.

dyn008_original_400_575_jpeg_2551150_7646a21d1594f9c8c1f55b74fa2f24cadyn008_original_755_530_jpeg_2551150_185323c84c4636e291670af352ac783bAuteurs : Schuiten et Peeters
Editeur :Casterman
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Le résumé.
"Brüsel, 21 juillet 784. Constant Abeels répertorie avec patience les pierres qui se matérialisent mystérieusement dans les
différentes pièces de son appartement. Toutes pèsent exactement le même poids : 6793 grammes – un nombre premier... Dans un
immeuble voisin, une mère de famille constate, de la même manière, que du sable s'accumule avec régularité dans son appartement, à la
grande joie de ses enfants, tandis qu'un peu plus loin, le patron et chef cuisinier de la célèbre brasserie Maurice découvre qu'il perd du
poids, sans maigrir pour autant... Et ces étranges phénomènes ne font que s'accentuer à mesure que passent les jours. C'est pour
enquêter sur ces faits insolites qu'une femme arrive spécialement de Pâhry : Mary Von Rathen, celle qu'on a autrefois surnommée
"l'enfant penchée".
Mon avis.
Voilà bien un exercice difficile, décortiquer un album des cites obscures. Car, avec les BD de Schuiten et Peeters , on touche un niveau supérieur, on appréhende l’art avec un grand A. Votre ressenti face à cette « théorie »  ne pourra qu’être personnel comme devant tout art. Pour ma part, j’y ai vu sous ce halo de l’étrangeté des événements, une invitation à la philosophie, à accepter nos antagonismes, à voir plus loin que notre quotidien, à humaniste.
Tout ça est bien sûr caché derrière la symbolique de l’histoire comme un message subliminal .Vous trouverez certainement  d’autres interprétations à faire tellement cette BD est une invitation à la réflexion. Mais c’est surtout un bon moment d’évasion dans ce monde si particulier où l’étrangeté est la normale. J’ai un peu regretté le rôle un peu fade de Mary, j’aurais aimé un peu plus de niaque de sa part, elle est un peu comme le lecteur, elle suit les déséquilibres, enfin pour Mary la penchée, c’est une évidence.
Au final, un grain de sable qui grippe nos consciences, et c’est tant mieux.
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23/10/2008

Mattéo,Première époque (1914-1915)

matteomatteop_78761Auteur :Gibrat.
Editeur :Futuropolis.


Le résumé.
Près de Collioure, tout appartient aux de Brignac : « les vignes, les maisons, les gens, enfin leur travail ». Mattéo et son ami Paulin « en savaient quelque chose, ils y bossaient, et dur encore ! Le pressoir n’était pas que dans les chaix ». Quant à Juliette, l’amour de Mattéo, recueillie par les de Brignac à l’âge de trois ans, elle est considérée par « eux » comme un membre de la famille. Mattéo, qui « n’avait pas envie d’être charitable » pensait qu’elle « faisait juste partie des meubles ».
En août 1914, quand éclate la guerre, cette « saleté de chien d’aveugle qui nous tirait dans la merde et bouffait nos gosses », le destin de Mattéo bascule. Fils d’un anarchiste espagnol, disparu à jamais en mer, Mattéo, parce qu’il est étranger, échappe à la mobilisation générale.
Première contradiction : alors que son ami Paulin et les garçons de son âge partent à la guerre en braillant, le jeune homme, élevé par sa mère au biberon du pacifisme, ressent confusément la honte de rester à l’arrière, avec les femmes et les vieux.
Paradoxe encore, plus insupportable celui-ci, Mattéo côtoie quotidiennement Juliette, quand celle-ci tremble pour Guillaume de Brignac, engagé dans l’aviation.
Absurdité toujours : quand, taraudé par le remords de n’être pas au front aux côtés de son ami, et meurtri par la belle indifférence de sa Juliette, Mattéo se décide enfin à rejoindre les tranchées, Paulin, lui, est définitivement renvoyé dans ses foyers…

Mon avis.
Tous aux abris, voilà le nouveau Gibrat. Je plaisante bien sûr car cette BD était attendue ardemment par les amateurs de BD car JPG est devenu une référence depuis son « sursis ».On se dit en voyant le contexte et l’amourette au début du tome, que l’auteur allait faire du « Gibrat ». Mais, en sortant nos jumelles, on s’aperçoit que le dessin est plus direct, plus crayonné,  avec aussi une recherche pour des nouveaux visages. Il évolue en somme  comme Mattéo au fil de l’album. Normal, à force de recevoir des coups, des obus, des claques, on n’en sort pas indemne moralement. Je me suis dit à la fin de ma lecture, voilà bien une histoire que je vais retenir longtemps, elle ne disparaitra pas de ma mémoire en un coup de fusée éclairante. Car ce récit est poignant, terriblement humain et fatalement touchant. Une rafale de métaphores fleurit  aussi les dialogues qui sonnent comme une douce mélodie pour les lecteurs  au garde à vous devant tant de talent.
Nous voilà donc parti pour la révolution russe pour le tome 2, un sursis pour notre Mattéo ?
Un -1 néanmoins pour le prix, 16 Euro pour une BD, ça commence à faire beaucoup.
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matteo1

14/10/2008

Le promeneur.

PromeneurLe_27092008_154213promeneurp_78324Auteurs :Taniguchi,Kusumi.
Editeur : Casterman.


Le résumé.
À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d’un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d’une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu’offre la grande ville – pour peu qu’on sache les voir et s’y abandonner… Une balade après l’autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d’un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d’images inopinément ressurgies de l’enfance et de la jeunesse du promeneur.

Mon avis.
J’appellerais volontiers cette BD « une promenade en nostalgie ». Enfin une, c’est plutôt huit flâneries que nous proposent les auteurs japonais. On nous invite à prendre notre temps, à découvrir ou à redécouvrir des plaisirs simples. L’intention est louable mais au final, je me suis ennuyé .Il n’y a aucun liant entre les histoires, on visite oui, mais on ne touche pas à l’émotion qui est normalement la marque de fabrique de Taniguchi qui ici s’occupe que du dessin. Un trait toujours soigné, précis et reconnaissable entre mille, c’est toujours ça de pris.
Oserais-je dire, passer votre chemin ou aller vous balader ailleurs?.
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Planche_ur_(le)

10/10/2008

Hostile,Impact.

Hostile1_06102008_212837Albhostile1_06102008_212837Auteurs : Henrichon et Runberg
Editeur : Dupuis.


Le résumé.

Helen est une aventurière sans scrupule, qui accepte les missions les plus dangereuses. Elle est épaulée par un couple de scientifiques, qui lui permettent, entre autre apport technologique, de changer parfaitement d'apparence et d'identité. Ils aident aussi Helen à cacher son douloureux secret : sa petite fille est maintenue en vie artificiellement, pour des coûts astronomiques... le prix de ses missions à haut risque. Quand elle quitte Paris en direction du Shandong, pour exfiltrer le dirigeant pris en otage d'un conglomérat industriel, elle est loin de se douter du chaos qui va se mettre alors à régir sa vie.

Mon avis.
Je dois dire qu’il m’est très difficile de juger ce premier tome d’Hostile. J’ai lu ce pré orbital sans être emballé ni déçu .J’ai bien aimé la belle extrapolation de notre monde dans un siècle, c’est assez judicieusement pensé .Par contre, l’action pure et dure prend vite la place de la présentation des personnages .D’un coup, on ne connaît quasi rien des principaux acteurs. Pour le dessin d’Henrichon, il m’a fait penser à celui de Griffo par moment, donc une excellente référence .J’ai quand même noté un relâchement vers la fin de l’album .J’ai également trouvé les couleurs assez osées, c’est un choix mais ce vert quasi omniprésent, je ne suis pas un adepte. Voilà, comme pour la cotation de Fortis actuellement, j’éviterai de coter cette BD, j’attends la suite des événements pour me prononcer.

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Albho_212837

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : runberg, dupuis, sf, impact, hostile, henrichon |  Facebook | |