14/11/2008

Lulu,femme nue.

LuluFemmeNue1_28102008_232856lulufemmenue01p_79439Auteur : Etienne Davodeau.
Le résumé.

Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés.
L’un d’eux, Xavier, a retrouvé sa trace. En une nuit, il entreprend de raconter aux autres ce qu’a vécu Lulu pendant cet étrange voyage : Lulu a quitté sa vie normale en sortant d’un énième entretien d’embauche. Elle n’avait rien prémédité. Ça s’est passé très simplement. Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien, et s’est octroyé quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite. Presque surprise par sa propre audace, Lulu rencontre de drôles de gens, qui sont, d’une façon ou d’une autre, eux aussi au bord du monde. Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l’expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme.

Mon avis.

S’offrir un moment de liberté,  casser la routine,  couper les amarres,  fuir la vie quotidienne, ouvrir une parenthèse dans sa vie, qui n’a jamais eu envie ne fusse qu’une seconde de faire comme Lulu ? En ouvrant cette « femme nue », vous serez loin des canons et des standards habituels, bienvenue dans le monde réel. Si vous connaissez Davodeau , vous connaissez son aisance à raconter des histoires  simples  de la vie quotidienne sans super héros. J’avoue avec eu du mal avec le personnage de Lulu, je n’ai pas accroché à son monde de fonctionnement .Abandonner ses enfants, j’ai du mal à le cautionner même si le scénario est suffisamment intelligent pour nous dire qu’il s’agit d’une parenthèse, mais visiblement ce ne sera pas sans séquelle. Par contre, je me suis  pris de sympathie pour le raconteur, Xavier.  A partir de là, je dois dire que la lecture fut  captivante voir émouvante. Mais je pense que vous aborderez cette BD avec votre propre approche en fonction de votre vécu car au fond on touche ici à la vie, à votre vie.
Pour le coté graphique, on notera les couleurs (Ocre et Bleu) assez chaudes  qui portent le dessin léger  reconnaissable d’Etienne Davodeau .
20.000 exemplaires de cette fiction sociale sont prévus pour le tome 1 de ce diptyque, j’en réserve un pour vous ?
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lulu femmenue

10/11/2008

La complainte des landes perdues,le Guinea Lord.

ComplainteDesLandesPerdues6_24102008_215809complaintedeslandesperdues06_79248Auteurs: Delaby et Dufaux.
Editeurs: Dargaud.


Le résumé.
Seamus et Sill Valt doivent à nouveau chasser les Moriganes, ces sorcières qui détruisent les hommes et les terres. La lutte du bien contre le mal ! La lutte des Chevaliers du Pardon contre les âmes sombres et cruelles ! Les légendes celtiques traversent cette saga mythique pour nous la rendre plus merveilleuse.

Mon avis.
« Je suis ton père Seamus »…. Voilà une phrase qu’on s’attendrait presque à entendre en lisant ce tome 2 des chevaliers du pardon (tome 6 de la complainte des landes perdues, vous suivez ?). Car l’entité maléfique nommée ici le Guinea Lord ressemble assez bien à Dark Vador .Quoi de plus normal quelque part pour personnifier le mal absolu. Le bien, le mal, voilà bien une thématique qui revient assez souvent dans les BD de Jean Dufaux. Mais à chaque fois, je me laisse emporter par la tourmente, peut être par pusillanime, allez savoir. Quoi qu’il en soit, c’est toujours un plaisir à lire surtout quand le récit prend une dimension « héroïc » qui nous rappelle les meilleurs récits de ce genre.
Et quand mon scénariste préféré s’associe à une référence comme Delaby , comment voulez vous y trouver quelque chose à y redire. On se tait et on admire .A noter, l’excellent travail aux couleurs de Jérémy Petiqueux dont on entendra encore parler, faites moi confiance.
L’empire n’a qu’à bien se tenir, Seamus a une nouvelle coiffure.
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08/11/2008

Le grand duc, les sorcières de la nuit.

GrandDucLe1_04102008_115347grandduc01p_78545Auteurs :Hugault et Yann
Editeur :Paquet.


Le résumé.
Hiver 1943. Dans l'enfer du front de l'Est, la toute-puissante luftwaffe a la totale suprématie du ciel et déverse un déluge de feu et d'acier sur les troupes russes en déroute. Face au rouleau compresseur nazi, l'aviation soviétique n'a guère que l'héroïsme de ses pilotes à lui opposer pour tenter de ralentir son inexorable avancée. Lilya est l'une de ces "Sorcières de la Nuit", chargées de harceler l'ennemi, volant sur des appareils lents et surclassés, condamnées à l'avance, mais fermement résolues à faire payer chèrement leur sacrifice! Face à elle, Wulf n'est qu'une des innombrables plumes d'acier de l'aigle hitlérien... Mais une plume rebelle, indisciplinée... et surtout profondément antinazie !

Mon avis.
Les obergrenadiers vous le diront, Romain Hugault est un as de la palette graphique, que dis je un généralfeldmarschall quand il s’agit de nous dessiner un zinc. Et quel avion,  un UHU pour les hauptmanns , un grand duc pour nous, un chasseur de nuit très atypique  considéré à l’époque comme le meilleur de sa génération. Les feldwebels apprécieront aussi les progrès au niveau des visages. Bref, du grand art pour le dessin.
Pour le scénario de Yann, il s’agit plutôt d’un tome de présentation, de découverte des personnages, c’est intéressant mais pas encore totalement captivant .Notre oberleutnant me semble un peu trop ouvertement anti nazi pour être authentique. Ok, il parait que ce personnage a vraiment existé, Ernst Schäfer (j’avoue j’ai rien trouvé comme information sur lui) mais j’ai des doutes .En tout cas, il devra se montrer plus vigilant par la suite pour éviter le peloton d’exécution. J’ai tiqué aussi sur le discours très moralisateur de sa petite fille, c’est fort peu crédible mais bien trouvé émotionnellement. Bref, j’attends que le scénario passe à la vitesse supérieure. Pour prendre un exemple, « il était une fois en France » est nettement plus percutant.
Sinon, il faut que je fasse un peu de propagande pour le concours que l’on trouve sur le blog de Romain Hugault (ICI). Il s’agit de lui envoyer des photos de Pin up. Grandiose idée.
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le grand duc

07/11/2008

Les déesses, la grande île.

deesses01deesses01_plaAuteurs :Denoël et Pierret.
Editeur : Glénat.

Le résumé.
1932, l'île ensoleillée et mystérieuse : la Crète. Le professeur Devence, archéologue spécialisé dans la culture crétoise, attend avec beaucoup d'impatience son confrère américain, le professeur Mackenzie. Mais quelle n'est pas sa surprise de s'apercevoir que ce confrère est une cons ur ! Ellen Mackenzie est bien résolue à aider au mieux de ses compétences l'éminent scientifique à découvrir pourquoi une telle civilisation, alors à son apogée, a sombré si promptement. Tous deux espèrent que les fouilles entamées près de Malia pourront apporter de l'eau à leur moulin.
Des siècles plus tôt, en pleine Antiquité, Athènes paye son tribu à la Reine de Cnossos en lui envoyant des jeunes gens. Parmi eux, Pylos et Asinée espèrent bien réussir à s'enfuir avant d'atteindre les côtes crétoises. Ils ne souhaitent pas devenir les esclaves d'un peuple dont ils ignorent bien des choses. Par chance, leur navire est attaqué par des pirates. Profitant de la confusion, ils se jettent à la mer et se réfugient en pleine campagne crétoise. Les deux jeunes gens se promettent alors de toujours s'entraider, quelle que soit la situation. Cette alliance ne sera pas superflue lorsqu'ils seront happés dans les tumultes, politiques et militaires, qui entourent la cité de Cnossos
Mon avis.
Pourquoi  cette chronique d’un album sorti en 2005 ? Car j’ai enfin lu cette BDque je m’étais fait dédicacer il y a 2 mois au festival BD de Verviers. Je n’arrêtais pas de remettre sur la pile des « à lire » des nouveautés, le problème, ces déesses se trouvaient tout en dessous mais voilà qu’elles ont réussies à émerger.
Alors du bon et du moins bon. Le positif, on rentre dans une civilisation minoenne méconnue avec  une ardeur surprenante, c’est en effet une histoire menée tambour battant, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Un autre point positif, c’est le dessin de Denoël qui a un charme certain avec un souci du détail remarquable. Il y a aussi un léger humour qui ne fait pas de mal.
Le négatif, c’est souvent trop gentil surtout les paroles et pensées de nos deux héros .Ils sont d’une désinvolture qui sonnent faux, on ne récent aucune tension chez eux, tout à l’air facile. En plus,  certaines expressions du visage ne me paraissent pas trop appropriées. Bref, j’ai eu du mal à y croire et c’est là qu’est l’os.
Je pense être néanmoins partant pour le tome 2…… en 2 ème main ou lors d’une dédicace. Eh, c’est quand même des déesses.
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