01/09/2007

Les cités Obscures, La théorie du grain de sable.

CitesObscuresLes10_25082007_1643021180graindesablepl1Le résumé.
Brüsel, 21 juillet 784. Constant Abel répertorie avec patience les pierres qui se matérialisent mystérieusement dans les différentes pièces de son appartement. Toutes pèsent exactement le même poids : 6.793 grammes - un nombre premier. Dans un immeuble voisin, une mère de famille constate, de la même manière, que du sable s'accumule avec régularité dans son appartement, à la grande joie de ses enfants, tandis qu'un peu plus loin le patron et chef cuisinier de la célèbre brasserie Maurice découvre qu'il perd du poids, sans maigrir pour autant. Et ces étranges phénomènes ne font que s'accentuer au fur et à mesure que les jours passent. C'est pour enquêter sur ces faits insolites qu'une femme arrive spécialement de Pâhry : Mary von Ratten, celle qu'on a autrefois surnommée 'l'enfant penchée'. Elle découvre bientôt que la plupart de ces phénomènes semblent reliés à la personne de feu Gholam Mortiza Khan, un guerrier Bugtis venu tout récemment à Brüsel pour vendre des bijoux, et malencontreusement renversé par un tram en sortant d'un rendez-vous à la maison Autrique...

Mon avis.
Lire un album de cités obscures est déjà une expérience unique. A peine ouvert, vous vous engouffrez dans un autre monde, un univers si singulier  qui captera tout de suite votre attention. Les phénomènes étranges sont légions dans ces obscures cités mais ces bizarreries souvent insignifiantes peuvent prendre des dimensions pharaoniques. Une sorte d’angoisse latente est de plus en plus présente attrape alors le lecteur pris au piège de ces cités. J’ai toujours bien apprécié les cités obscures pour leur originalité, leur ton, pour la mise en scène, la richesse des décors notamment urbains et aussi pour le trait de Schuiten. Pour ce grain de sable, on revient au noir et blanc. Une non colorisation que normalement j’apprécie pas trop mais ici, c’est tellement bien réalisé que je tire mon chapeau à ce grand monsieur de la BD. Difficile d’évaluer ce premier opus de la théorie du grain de sable, on est loin de connaître toutes les réponses mais comme Mary (la penchée) , on a un début de l’énigme avec la vision du blanc ultra. Le seul petit reproche que j’ai trouvé, le rythme est assez lent.
Et comme souvent avec Schuiten et Peeters, on a toujours droit à un bel objet. Ici, 109 pages en format  souple à l’italienne (A3) accompagnés d’un agenda 2008 (demandez le à votre libraire).
Un album que tout bon bédéphile se doit de posséder.
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Une interview des deux auteurs ICI.

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10/08/2007

La vie exagérée de l'homme nylon.

VieExagereeDeLhommeNylonLa_17022007558nylonpl2Le résumé.
La vie ne tient souvent qu’à un fil, voire à une ficelle… de string ! La prude Mme Rutherford n’aura pas su résister au spectacle de ce sous-vêtement résolument trop moderne. Mais, avant de succomber à une smogulation de pompe (sic), elle pose une condition à sa fille Anémone pour que cette dernière puisse toucher son héritage : retrouver son père, cet homme aux cheveux de nylon disparu voilà 24 ans !
C’est le début d’une folle aventure, au sens propre !

Mon avis.
Ha ha , et bien ça va saigner. L’avis sera « on ne peut plus négatif » pour  cette BD gagnée suite à un concours. Krak krak. Je veux bien qu’on joue la carte de l’absurde à outrance mais tout ce délire n’est même pas comique, c’est lourd, scabreux, un humour de bas étage. Tak tik. Bref du grand n’importe quoi sans queue ni tête, ici on dira sans inuit ni mousquetaire du concombre. Plik plok. Pour vous dire, je m’y suis repris à 4 reprises pour finir ce chef d’œuvre du  surréalisme saugrenu. Très pénible Plom plom plom. Même le dessin du pourtant renommé Hermann est mièvre, on dirait qu’il a fait ça à main levée, à l’emporte pièce.
Une BD à oublier au plus vite pour moi.
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Le site d'Hermann ICI.

 

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07/08/2007

Black Hole.

BlackHolein_11112006314_photo2Le résumé.
Dans une petite ville américaine, une étrange maladie fait son apparition. Ce mal, vite baptisé « la Crève », affecte exclusivement la population adolescente. Les symptômes, aussi variés qu’imprévisibles, provoquent parfois d’ignobles mutations. Rapidement, les pestiférés s’isolent et tentent de vivre avec cette maladie venue de nulle part…

Mon avis.
J’ai acheté cet intégral suite à son titre d’album essentiel à Angoulême 2007. Et à mon avis, le jury avait pas mal fumé de Marie Jeanne pour lui décerner ce titre. Car cet intégral est assez hallucinant .Ca ressemble à un mélange d’un film de David Lynch avec un truc pour ado américain. Un univers cauchemardesque remplit de métaphores parfois assez difficile à interpréter d’ailleurs. Je me suis souvent demandé mais où est ce que cette histoire va nous mener ? C’est tellement étrange que la curiosité l’emporte. On subit les tortures, les délires des 2 principaux protagonistes de ce comics sans trop savoir pourquoi la lecture vous capte ainsi. Car je l’avoue, j’ai lu ce black hole presque en une traite .Etonnant contraste, un peu « je t’aime moi non plus », « amour et haine », « merci de n’être pas venu ».
En plus vous devez vous familiarisez au dessin très « US » en noir et blanc de Charles Burns. Périlleux exercice que le noir et blanc ! L’auteur s’en sort plutôt pas mal malgré que les personnages ont une furieuse tendance à se ressembler d’où l’utilité de dessiner des monstres.
Si l’expérience vous tente, Black Hole vous enchantera ou alors vous le détesterez. Il n’y aura pas de demi-mesure. Au moins, ça je peux vous le certifier.
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La bio de Charles Burns
ICI.

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02/08/2007

Missing.

KSTRMissingCouvPlanche_bd_7317_missingLe résumé.
Elle s'appelle Emmy. Elle avait tout juste 8 ans et la vie devant elle. La dernière photo prise, la montre souriante, sur une affiche qui porte le mot Missing Disparue. On a beau être flic, rompu aux pires horreurs, certaines blessures ne se ferment jamais. Un deuil, ça se construit avec la vue d'un corps. Emmy, où es-tu Emmy ?

Mon avis.
Quelle claque ce Missing. Je peux dire que j’étais à fond dans l’histoire  proposée par Will Argunas. Ce polar est émotionnellement très fort, magistralement bien mené dans une atmosphère très pesante. Une lecture qui vous remuera les tripes. Rarement une BD m’a emmené si loin. La narration est parsemée de plusieurs flashbacks qui sont habillement distillés. En plus le trait hachuré vous paraitra de plus en plus approprié à fur et à mesure de la lecture. Il rajoute même un plus à la noirceur du récit. Qu’importe si ce n’est pas trop clair, on joue ici sur l’ambiance avec les attitudes et les expressions des personnages qui font mouche à chaque case.
132 pages pour 8 euros pour un drame de cette qualité avec des petits bonus intéressants à la fin, moi je n’hésiterais pas longtemps pour me le procurer.
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Une vidéo de Will Argunas  pour « Missing ».ICI.

 

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : kstr, casterman, will, argunas, polar, missing, 10 10 |  Facebook | |