20/06/2007

Le territoire,Palingénésie.

territoire05405_photo1Le résumé.
Jo et Wendy sont sur le point de rencontrer Kim, détentrice de nombreuses réponses sur l’énigmatique “Territoire” et le terrible événement qu’il semble annoncer. Le lieu du rendez-vous est pour le moins surprenant et envoûtant… Quant à Nigel, accompagné de Kate, il se fait surprendre par le professeur Sander. Ce dernier leur réserve un traitement de… faveur !

Mon avis.
On ne peut pas dire que pour Nigel, les choses s’arrachent. C’est pire d’album en album pour notre homme en quête de vérité sur la « mort » de Kirstie, son grand amour. Dans ce tome 5, on y apprend pas mal sur ce fameux « territoire » et quelques révélations font mouches comme page 42 digne du film, le «  6 ème sens ». Un album nettement plus accrocheur vers sa fin car l’action y est nettement plus présente. La première partie est destinée à donner des réponses à cette énigme paranormale assez angoissante.
Pour le dessin ,Espé a quand même un gros problème, la proportion. Mais bon, si on est arrivé au tome 5, c’est qu’on ne s’en formalise plus trop. Il faut dire que les œuvres d’Ugarte disséminées tout au long de cette série donnent un plus indéniables à l’ambiance mystérieuse de cette BD.
Une BD pour les amateurs d’aventures paranormales avec des héros souvent très attachants.
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Le lien sur la pochette, le site de JP Ugarte. Allez voir, la section œuvre est très intéressante.

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18/06/2007

Long John Silver,Lady Vivian Hastings.

longjohnsilver01longjohnsilver01_plaLe résumé.
Délaissée par son mari parti découvrir le nouveau monde depuis plusieurs années, lady Vivian Hastings est restée à Bristol, en Angleterre. Seule ? Pas tout à fait : Vivian, consciente de son charme, ne manque pas de courtisans… Ceux-ci ne connaissent pas sa situation matérielle inquiétante : ruinée bien que toujours propriétaire du domaine et, surtout, enceinte...
Tout bascule le jour où Vivian reçoit enfin des nouvelles de son mari qui lui somme de financer un voyage en Amérique du sud où Lord Hasting aurait découvert le mythique trésor de Guayanacapac ! Acculée, Lady Hastings décide de partir et fait appel, malgré les mises en garde du docteur Livesey, à une bande d’hommes sans foi ni loi dont le chef n’est autre que le redoutable Long John Silver… Vivian conclut un pacte de sang avec ce pirate qui lui propose de l’embarquer jusqu’au nouveau monde en échange d’une partie du trésor. Le voyage s’effectuera jusque dans les pays les plus reculés, le long de l’Amazonie, en pleine forêt.

Mon avis.
Long John Silver , c’est le personnage emblématique de l’île au trésor du roman de Stevenson. Dorison nous invite donc à suivre ses aventures imaginées bien des années plus tard .Un pirate malade mais tortueux à souhait, inquiétant par moment mais d’un charisme certains. Malheureusement dans ce tome 1, il faut attendre la page 28 pour enfin le voir en action et par la même rendre cette BD prenante car avant cela, je dois bien l’avouer, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. La suite est nettement plus accrocheuse malgré que ce tome soit une simple introduction car la grande aventure ne fait que commencer.
Pour le dessin de Lauffray, j’ai lu beaucoup de louanges. Certes, il a le chic pour créer une belle ambiance bien malsaine et son trait pour dessiner un galion est assez remarquable. Mais je n’ai pas trop apprécié la façon dont les personnages sont réalisés. Je n’ai pas trop aimé la variabilité des visages entre autre.
Faut-il acheter ce Long John Silver ? Oui selon la plupart des critiques qui crient au génie, moi pour ma part j’attendrais de voir le tome 2 pour en être certain.
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Sur la couverture, le site du célèbre pirate.

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12/06/2007

Murena,Le sang des bêtes.

Murena6bis_06062007_183915Planche_bd_7564_murena_tome_6Le résumé.
Massam, l’esclave chargé des basses oeuvres de l’impératrice Poppée, a reçu l’ordre d’exterminer le gladiateur Balba, l’ami de Lucius Murena, et sa compagne Evix qui osa vaincre Néron à la course de chars. Déterminés à venger l’assassinat de Britannicus, ils sont considérés comme de dangereux ennemis de l’empereur. Les deux colosses finissent par s’affronter et Balba l’emporte sur Massam.
Au palais impérial, tandis que Néron projette de construire une Rome nouvelle, Poppée se prélasse en compagnie de ses suivantes. L’une de ses plus intimes, Arsilia, est invitée à rejoindre secrètement le poète Pétrone dans un quartier populaire de la ville. Elle s’y retrouve en présence de Murena dont elle s’était éprise au temps où celui-ci était l’un des proches de l’empereur.
Murena est persuadé qu’Arsilia est complice de l’enlèvement de la seule femme qu’il aime et qu’elle sait où elle a été emmenée. Toujours aussi éperdument épris et résolu à retrouver son aimée, Murena décide ainsi de partir en Gaule à sa recherche. Balba et Evix acceptent de le suivre à la condition qu’au retour, il les aide à éliminer Néron, le tyran et l’assassin de Britannicus. L’aboutissement de ce projet semble maintenant facilité par la disparition de Massam. Laissé pour mort, celui-ci se remet pourtant de ses blessures et Poppée veille personnellement à ce qu’il redevienne l’implacable tueur qu’il était…

Mon avis.
Il y a de ces BD que vous vous faites une joie de les lire et de les relire .Murena fait partie de cette catégorie. Déjà, il n’y a pas besoin de vous faire un dessin, j’adore le talent narratif de Jean Dufaux.  Un exemple tiré de ce tome 6 , le sang des bêtes : « je cherche les conspirateurs qui souillent le nom de César » et cette phrase est dite dans un Latrinum. Si ça, ce n’est pas faire mouche. Et puis, on est vraiment happé par cette Rome antique, par ses mœurs parfois débridés, ses colères, sa violence, sa sensualité. Et il était préférable de ne pas être un esclave à Rome car votre vie ne valait pas tripette. Dans ce tome, on découvre aussi la Gaule comme un animal blessé qui crache sa rage sur ses envahisseurs .C’est magnifiquement bien retranscrit par un Philippe Delaby toujours au sommet de son art notamment lorsqu’il faut dessiner une expression sur un visage. Que dire de plus que c’est simplement sublimissime.
Sinon, vous le savez sans doute, il existe une édition spéciale avec un DVD. Un outil indispensable pour ceux qui s’intéressent d’un peu plus près au monde du 9 ème art.
Vous y verrez comment les auteurs ont travaillé à cet album, leurs recherches, leurs discutions, leur passion pour leur métier et plein d’infos parfois surprenantes comme la censure made in USA.
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Le lien sur la pochette, des petites infos chez Dargaud du dessinateur belge.
Pour le lien vidéo, l’épisode un de Rome.

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NB: Le tome 5 vient d'etre primer par la prestigieuse "Société des gens de lettres de France".Il est à noter que c'est la première fois dans son histoire que cet organisme attribue un prix à un album de bande dessinée.

07/06/2007

Mary Céleste,Les enfants Sauvages.

MaryCeleste1_15042007G_6141_01Le résumé.
Mary-Céleste a douze ans. Jeune orpheline, elle débarque un soir d'hiver en compagnie de sa gouvernante chez son oncle, habitant dans un château gothique. En cette fin du XIXe siècle, l'homme fait tout pour mettre la main sur l'héritage de la fillette. Mais cette dernière a un atout insoupçonné dans sa manche : elle communique avec les fantômes. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance de Georges, un enfant, mort enfermé il y a 150 ans dans une cave du château.
Mon Avis.
Déçu très déçu par ce Mary Céleste. De la part de 2 grands noms de la BD franco belge, Rodolphe et Marc Renier, je m’attendais à mieux, à beaucoup mieux. Ce qui m’a le plus frappé, c’est la banalité des dialogues .Exemple – une fille ? –t’es une fille ? Bin oui…… consternant et c’est quasi ment toujours aussi insipide pendant tout l’album. D’ailleurs, je me demande si Mary n’est pas un peu débile par moment. En tout cas, il y a quelque chose qui m’échappe  dans les réactions très bizarroïdes des personnages. Sommes-nous vraiment dans la réalité d’ailleurs. On pouvait espérer que le dessin rattrape l’affaire. Malheureusement non. L’ambiance y est, les aquarelles donnent  une atmosphère toute particulaire mais est ce vraiment beau ? Mary Céleste a des airs de mémé par moment alors qu’elle n’a que 12 ans. Et que dire des sourires, c’est plutôt des grimaces. J’ai connu ce dessinateur nettement plus inspiré dans Blackhills par exemple. Et tout ça, dans un emballage qui fait faussement vieux. Bon, on pourrait croire à une antiquité, ce qui m’aidera à la revente de cette bd.
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Tout comme cet opus, le pauvre site de Marc Renier sur la pochette.
Le lien vidéo, un fantôme, vite Scoubidou.

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