10/03/2016

Darwin - Tome 1 - A bord du Beagle.

darwin.jpgdarwin t01.JPGScénariste : Christian Clot.
Dessinateur : Fabio Bono
Editeur : Glénat (collection Explora).

56 pages.
Sortie : 2 mars 2016.
Genre : Aventure, Histoire.

 

 


L’homme qui a changé la vision du monde

1831. Charles Darwin, 22 ans, tout juste diplômé de Cambridge, est un passionné de la nature. Sur la recommandation de son professeur d’université, il embarque comme naturaliste à bord du Beagle, un navire de Sa Majesté lancé dans une mission scientifique de plusieurs années autour du globe. Débute alors une relation turbulente avec le commandant Fitz Roy qui partage son goût pour les sciences et les découvertes, mais moins ses idées humanistes... Au cours de son voyage, Darwin sera constamment émerveillé par la beauté de la nature et sa diversité. Élevé dans la plus pure tradition chrétienne, il verra sa foi mise à l’épreuve par ses différentes observations. Pourquoi Dieu a-t-il créé et détruit autant d’espèces ?

« Mais… Pourquoi avoir créé des espèces pour les faire disparaître ? ».

 

Mon avis.

Plus rien ne semble simple pour Charles Darwin, les doutes s’installent dans son esprit sur la véracité de certains dogmes religieux lors de son voyage de 5 ans au bout du monde. Cette BD met le cap vers la genèse de la célèbre théorie de l’évolution de Darwin. Et dire que l’homme se prédestinait à devenir pasteur ! On apprend à mieux à découvrir l’homme qui a révolutionné la science et son rapport au divin. On le découvre collectionneur d’insectes, de poissons, de pierres, de fossiles… mais surtout il se révèle être un grand humaniste, décidément il était bien en avance sur son temps.
Ce voyage est aussi une belle aventure parsemée de découvertes. Le tout saupoudré de la bienséance « so british ».

Le dessin de Fabio Nono (Cathares, Marco Polo) nous transporte d’escale en escale avec une réussite certaine. Sa construction certes classique est une invitation au voyage. Ah ces incroyables expéditions autour du monde à bord d’un voilier valeureux. On sent que les auteurs ont joué la carte de la documentation et du respect historique, un peu au détriment de l’émotion, il faut bien l’avouer.
Voilà, si vous êtes branché documentaire, ce diptyque vous ouvre ses pages bien grandes.

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a07-3e78901.gifDessin .

a07-3e78901.gif Global.

Samba.
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09/03/2016

The beast

the beast.jpgthe beast t1.jpgDessinateur : Chi Tak li
Scénariste : Jean Dufaux.
Editeur : Kana.
194 pages.

Sortie : 29 janvier 2016
Genre : Thriller fantastique.

 


Le résumé.
Chaque jour semble apporter un nouveau meurtre. Le rituel est toujours le même. Le cadavre est systématiquement éventré, car les meurtriers sont à la recherche de… Mais que peuvent-ils bien chercher ? Lucy Wales, la jolie executive woman, et Hakin l’ancien médecin alcoolique, en savent sûrement long…

« Lire dans mes entrailles ah ah ah » .


Mon avis.

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien Jean Dufaux aux manettes de ce manga, enfin plutôt de cette BD hybride, et comme on aime les nouvelles technologies chez SambaBD, on l’a testée dans les conditions réelles de VW.
Chi Tak Li est originaire de Hong Kong où il jouit d’une belle réputation. Il lui a fallu 10 ans pour clore ce copieux roman graphique à cause notamment des problèmes de langue (les deux auteurs devant chaque fois passer par des traducteurs) mais aussi à cause d’une conception différente de leur art.

On y retrouve bien évidemment la touche « Dufaux ». On n’est pas loin de l’univers des derniers Koda où on assiste à une lutte du bien contre le mal agrémentée de jeux de pouvoir ou de séduction assez typiques du scénariste belge.
Par contre le ton est nettement plus brutal voire violent. Le récit n’hésite pas à vous malaxer les entrailles et à jeter du sang sur les pages.
Mais l’écueil principal pour un lecteur traditionaliste sera de passer le cap du dessin singulier de Chi Tak Li. Pour décrire son trait, c’est un peu comme mélanger de l’eau avec du feu. C’est à la fois doux mais ça pique aussi aux yeux. Cet antagonisme se retrouve aussi dans la ville décrite, d’un coté la ville lumière (les buildings modernes) et de l’autre la cité interdite, noire et inquiétante. Vous remarquerez aussi de drôles de proportion dans les personnages (souvent avec un grand tronc) et des attitudes assez figées. Néanmoins, les femmes sont réellement un plaisir à voir et on finit par apprécier ce design si original.

Une BD à conseiller aux explorateurs ou aux baroudeurs qui aiment s’aventurer en terrain inconnu.

Faites gaffe quand même au Wurla qui rode !

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a07-3e78901.gifDessin .

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Samba.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : the beast, chi tak li, dufaux, fantastique, kana, 012016, 610 |  Facebook | |

24/02/2016

Verdun - Tome 1 - Avant l’orage.

verdun.jpgverdun t01.jpgScénariste : Jean-Yves Le Naour.
Mise en scène : Marko.
Dessinateur : Inaki Holgado.

Editeur : Grand Angle.
56 pages.
Sortie : 3 février 2016.
Genre : historique.


Des coulisses du pouvoir à l'horreur des tranchées, va se jouer le sort de la Grande Guerre.
Décembre 1915, les Allemands semblent préparer une attaque d’envergure sur l’un des points stratégiques de la ligne de défense française, à Verdun. Mais le Maréchal Joffre se refuse à renforcer la zone, persuadé que la vraie bataille se jouera en Champagne. Janvier 1916, l’attaque ne fait plus le moindre doute. Seul un miracle pourrait sauver Verdun. Et le miracle se produit : pendant des jours, la pluie s’abat sur la ville, repoussant l’offensive des troupes allemandes.

« J’ai entièrement confiance en vous »

Mon avis.


Jean-Yves Le Naour n’en est plus à son coup d’essai, rappelez-vous, il avait déjà collaboré toujours chez Grand Angle aux Taxis de la Marne, à François Ferdinand, à La faute au Midi et enfin à Charles de Gaulle.
Et comme à chaque fois, on a droit à la rigueur historique de circonstance agrémentée aussi des petits détails parfois étonnants mais sans jamais en faire une lecture compliquée ni fastidieuse.
Vous verrez qu’entre la défaite et la victoire, ça se tient à peu de chose.
On se focalise dans ce premier tome sur les hautes sphères du pouvoir avec un Joffre qui en prend clairement pour son grade. Vous rencontrerez aussi une sorte de capitaine Albator du coté allemand.
Le ton est juste et explique bien les enjeux de ce déluge de feu et d’acier.
Pour accompagner ce « reportage » historique, les dessins d’Holgado font merveille. Plutôt classique dans le style, on sent une belle recherche dans la documentation mais aussi une bonne mise en page lors des scènes d’action. Le point vue militaire est ici de mise et on le voit clairement dans son approche pour réaliser cette BD. Un petit bémol, la colorisation aurait pu être un peu plus audacieuse à mon gout.

Le défi n’était pas simple, Verdun est une bataille dantesque mais assez obscure pour le citoyen du 21éme siècle. Pourtant cette BD relève ce défi haut la main avec une lecture accessible et intéressante.
A recommander pour les férus d’Histoire.

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a08-3e78906.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a08-3e78906.gif global.

Samba.
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22/02/2016

Private secretary - Tome 1

private secretary.jpgAuteure : Aya Oda.
Editeur : Soleil Manga.
192 pages.
Sortie : 12 novembre 2015.
Genre : Shojo.




Résumé.


Ai Fukumoto n’a qu’une idée en tête : devenir la meilleure secrétaire du Japon ! Mais jusqu’ici, tous ses emplois se sont soldés par un échec et elle désespère de trouver le job de ses rêves. Elle finit tout de même par se faire embaucher par un fameux fournisseur de kimonos. Pleine de bonne volonté́, elle perd rapidement ses illusions face à son jeune patron, Takara Umenishi, qui n’hésite pas à profiter de son dévouement.

 

« Cette fonction était mon fantasme ».

 

Mon avis.

Le titre aurait pu faire croire à une autre sorte de manga mais il s’agit bien d’un shôjo pur jus.
J’ai terminé ma lecture avec une drôle de sensation. Déjà, ce n’est pas de la dévotion au travail mais presque de l’esclavage que notre héroïne s’est farci pendant la première moitié de l’album avant de passer du statut de sous-fifre à secrétaire pour finalement devenir la petite amie du patron (même pas un spoiler tellement que ça coule de source dans ce genre de récit).
J’ai vraiment eu du mal à y croire tellement son abnégation allait loin. Il faut être japonais pour avoir aussi peu d’amour-propre et penser en priorité à l’intérêt général. Sincèrement, je l’ai prise pour une belle cruche mais vous savez ce qu’on dit dans ces cas là : l’amour a ses raisons que la raison ignore.
C’est une sorte de boxe sentimentale, ce manga, avec un punching ball masculin imperméable et insondable et de l’autre coté, une boule de flipper qui va dans tous les sens mais toujours avec un grand sourire et un réel dynamisme.

Rajoutez-y les conventions typiquement japonaises pour corser l’affaire et le monde ô combien passionnant « du kimono » et vous aurez un manga loin d’être évident pour une européenne.

J’ai aussi moyennent apprécié le dessin qui fait la part belle aux gros plans (vous allez en bouffer du sourire et des yeux de cocker) mettant en scène à 90% exclusivement nos deux amoureux transis.

Bref, j’ai déjà lu mieux dans le genre.
Pour terminer sur une note plus positive, les petites annotations d’Aya Oda (Room paradise, avoue que tu m’aimes) qui parsèment l’album sont vraiment un plus à découvrir !

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a06-3e788fc.gifDessin

a05-3e788c9.gif Global.

Sambette.
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