18/01/2016

Une aventure des spectaculaires - Tome 1 - Le cabaret des ombres

le cabaret des ombres.jpgspectaculaires.jpgAuteurs : Hautière et Poitevin.
Editeur : Rue de sèvres.
Sortie : 20 janvier 2016
Genre : Aventure

 

 

 


Le résumé.


Professions : homme fort, télépathe, lanceur de couteaux et homme canon. Signes particuliers : des talents ébouriffants pour le trucage et l'illusion.  Mission : Sauver le monde ! Ou presque ? Seul problème, la joyeuse bande des spectaculaires n'a aucun pouvoir extraordinaire, mais un risque clair de fermer leur cirque pour dettes. Alors quand le doux dingue professeur Pipolet leur propose de les aider à sauver la planète, plus de doute, il est temps pour eux d'être inventifs. Et attention, ça va être explosif !

 

« Un boulon Stingler, jamais ne se desserre »

 

Mon avis.


Mesdames et messieurs, je vous invite à découvrir une histoire que je qualifierais de divertissante.
Testons cette BD d’une façon empirique si vous le voulez bien.
D’un coté nous avons un prodigieux dessin ascensionnel superbolique.
L’auteur, un certain Arnaud Potevin aurait tâté du canard sex-toy chez Ankama et pris la mer chez Quadrants (le marin, l’actrice et la croisière jaune).

p.jpg


Son trait est assurément très « cartoonesque » ou « bouglionesque », c’est selon mais ce que vous devez retenir c’est qu’il est surtout drolatique.
Ajoutez-y des personnages « hauts en couleur » et l’affaire est dans le sac pour proclamer cette BD comme mon premier coup de cœur de l’année.
C’est clairement une lecture sans prise de tête qui vous fera voyager dans un monde à la folie douce.
Et vous en reprendrez certainement un pour la route !
Bravo aux auteurs.

 

10258053_10203579745042388_5455695843324412085_n.jpg

a08-3e78906.gifDessin 

a08-3e78906.gifScénario 

a08-3e78906.gifGlobal 

Samba
Inscrivez-vous à la newsletter.

 

15/01/2016

Meutes - Tome 2 - Lune rouge 2/2

meutes t2.jpgpmeutes t2 planches.jpgScénario :  Jean Dufaux
Dessin : O.G. Boiscommun
Editeur: Glénat

Sortie: 6 janvier 2016
Genre: fantastique

 

 


Le résumé.


Actuel maître de la meute, Oblast prépare sa succession. C’est Oscar, le fils de la famille Keller, qu’il destine à prendre sa suite au cours d’une cérémonie qui aura bientôt lieu dans la Chapelle des Expiations, à Paris.


« Mais comme toutes les femmes, elle n’a aucun rôle à jouer dans cette histoire »


Cette phrase est bien tirée de cet album et n’est pas une réflexion du jury d’Angoulême.


Mon avis.


J’avais honteusement botté en touche lors de ma première chronique sur cette série. J’avais prétexté qu’une œuvre de Jean Dufaux s’apprécie sur sa totalité, un peu comme la série "Sortilèges" qui n’a de sens que dans son entièreté.
Le problème, c’est que cette histoire ne fait que commencer. Il s ‘agit en fait de la première saison et selon certaines infos qui sont toujours à mettre au conditionnel, 6 albums seraient prévus. D’un coup, j’ai trouvé la numération 1/2 et 2/2 un peu trompeuse.
Bon, revenons à nos loups-garous.
Figurez-vous que cette première saison m’a fait penser à un titre en vogue pour le moment, c’est le réveil de la force.

On connaît dorénavant mieux tous les protagonistes, maintenant que tous les pions sont en place, que la fête commence !

Et si j’étais le jury d’Angougou, je me méfierais car ça peut être dangereux d’ignorer la gent féminine. On a aussi un Dark Vador… pour son père, c’est déjà réglé, il l’a laissé crever.
Sinon, on retrouve un peu les recettes habituelles de maître Dufaux : une querelle ancestrale (le bois des vierges), des histoires de famille (Djinn), des entités maléfiques (Rapaces) et aussi quelques allusions à son autre passion, le cinéma.
L’élément le plus original vient certainement du milieu urbain parisien. Un Paris que dessine admirablement bien Boiscommun. Ses aquarelles parviennent à transmettre une ambiance peu commune. Les beautés de la ville lumière contrebalancent bien les atrocités de la meute.
A la fin de ma lecture, je pense que j’ai été infecté par une morsure invisible, celle de vouloir connaitre la suite qui ne manquera certainement pas de piquant !

 

meutes.jpg

a08-3e78906.gifDessin

a07-3e78901.gifScénario 


a07-3e78901.gifGlobal 

Samba
Inscrivez-vous à la newsletter.

 

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : meutes, dufaux, boiscommun, glénat, 710, 012016, fantastique |  Facebook | |

14/01/2016

Siberia 56 - Tome 3 - Pyramide

siberia 56.jpgsiberia 56t3.jpgAuteurs : Sentenac et Bec
Editeur: Glénat.
Sortie: 6 janvier 2016
Genre: science-fiction

 

 


Le résumé.


Les survivants de l’avant-poste terrien sur Siberia tentent d’en apprendre plus sur l’histoire de cette planète hostile. Car si les lieux semblent aujourd’hui inhabités, il reste bien les vestiges d’une civilisation avancée, notamment une imposante Pyramide en Quartz que ne tardent pas à explorer Ned et ses compagnons. Mais les questions demeurent : pourquoi ses anciens occupants sont-ils partis ? Auraient-ils eux aussi succombé à la férocité du terrible Morbius ?


« Aucun signe de vie ou de mouvement »


Mon avis.


Pour bien apprécier cette série, je vous conseille de mettre une bonne doudoune pour affronter ce froid de canard. Ici pas de réchauffement climatique, pas de cop 21, vous allez surtout prendre froid en ouvrant cet album qui clôture cette série. Pas besoin de canon à neige, Sibera 56 fera l’affaire.
Néanmoins, cette chronique va souffler le chaud et le froid.
A froid, Siberia 56 se lit avec plaisir, on a régulièrement froid dans le dos avec quelques sueurs froides en lisant les aventures de Ned. Le décorum et les couleurs d’Alexis Sentenac intensifient notre immersion en milieu hostile. L’auteur des hydres d’Arès rend ici une copie plus que convaincante digne des meilleurs buffets froids.
Par contre pour réellement toucher le lecteur, l’ensemble manque un peu de chaleur humaine et de mystère. On a du mal à avoir réellement peur pour eux, un peu comme si on était dans une chambre froide. On joue plutôt ici la carte de l’action surtout avec le retour des militaires (qui n’ont pas froid aux yeux), avec eux, oubliez toute subtilité. On aurait pu aussi faire durer le plaisir de la découverte au lieu d’envoyer Kim Jung Un en renfort !
Attention, j’ai quand même un avis positif (surtout si on part de -273 kelvin) pour cette série. Il manque seulement un petit  degré émotionnel pour la rendre vraiment indispensable.

siberai v.jpg

 

a08-3e78906.gifDessin 

a06-3e788fc.gifScénario 

a07-3e78901.gifGlobal 

Samba
Inscrivez-vous à la newsletter.

 

11/01/2016

Illégal rare - Tome 2

illegal rare.jpgillegal-rare-4813743.jpgAuteur : Hiroshi Shiibashi
Editeur : Delcourt manga
Sortie : 2 décembre 2015.
Genre : Shônen.

 

 

 


Résumé


Fukumen et Black Vampyr King AxL sont à la tête d'une organisation de défense des créatures surnaturelles en voie de disparition, les « Rares». Leur but ? Les protéger de l'inlassable traque dont elles font l'objet et leur permettre de vivre librement. Première mission : retrouver une sirène qui vient d'être kidnappée. Encore faut-il qu'AxL retrouve la taverne où les Rares se réunissent.

 

« Apportez-moi un lance-missile ! »

 

Mon avis


Difficile de se renouveler et surtout d’être original avec un récit qui parle des créatures de la nuit style « vampire and co». L’auteur tente une pirouette : prenant le contre-pied, il essaie de les faire passer pour des espèces menacées, mais franchement ça a du mal à prendre. D’ ailleurs, au Japon, cette série s’est arrêtée après seulement quatre  tomes, ce qui prouve qu'elle n’a pas trouvé succube à son pied.
Ce n’est pas spécialement mauvais mais il manque de l’intensité et surtout de l’émotion à l’ensemble. Primo, les protagonistes ont très peu de charisme à revendre. Axl paraît encore moins sympathique qu’un combattant de Daesh, son acolyte Kawasaki n’arrête pas de jouer au clown et leur chef, Fukumen, reste complètement imperméable sous son masque. Seule la Gargouille arrive un peu à sortir du lot.


Le ton est aussi assez spécial, on alterne le sérieux et la désinvolture quasiment à chaque page. C’est assez déroutant. Un exemple, j’ai toute une armée de tueurs à mes trousses mais c’est la grosse rigolade pour trouver la porte de sortie. On mélange aussi les genres, pour les scènes d’action, on est très proche des comics (Scarcity m’a fait penser plusieurs fois à Gotham) mais le bestiaire et les apparences restent très manga. Bref, je ne vois qu’un public hybride pour être touché par cette série.


En résumé, voilà typiquement le genre d’histoire où l’auteur aurait mieux fait de se focaliser sur un ou deux personnages au lieu de poursuivre plusieurs chimères à la fois, ou partir en vacances. On n’arrête pas de sauter du coq à l’âne ou plutôt de la sirène à la licorne sans autre intérêt que de relancer l’action au détriment du fond.

 

IllegalRare.png


a03-3e788b8.gifScénario 

a06-3e788fc.gifDessin 


a04-3e788e4.gifGlobal.

Samba.
Inscrivez-vous à la newsletter.