19/08/2015

Antares tome 6

antares.jpganatres6.JPGAuteur : Léo

Editeur : Dargaud.

Sortie : 28 aout 2015.

Genre : Science-fiction.

Le résumé.

Dans ce sixième et dernier tome, l'expédition dirigée par Jedediah dans le but de coloniser la planète Antarès tourne au cauchemar. L'ultra-religieux, aveuglé par ses convictions, provoque de nouvelles tensions au sein de l'équipe. Cela permet à Kim de reprendre la main et, grâce aux liens qui l'unissent à l'extraterrestre Sven, de poursuivre son combat acharné pour retrouver sa fille.

 

«  Des gens comme vous sont une source absurde de malheurs et de souffrances inutiles ».

Mon avis.

anatres.JPGDernier album du cycle Antares mais je vous rassure tout de suite, c’est loin d’être la fin des aventures intergalactiques de notre héroïne Kim Keller. Bon, c’est vrai que son charme interstellaire est parfois un brin agaçant  et la béatitude des autres à son égard tient presque du divin. Ah l’amour !

On retrouve bien entendu dans cet album pas mal de réponses à nos questions  avec toujours ce mélange unique typique à Léo  de futilités humaines et d’autres questionnements plus profonds sur notre structure sociétale. Comme souvent deux thèmes ressortent  du lot : la place de la femme et l’obscurantisme religieux. Des sujets hélas bien d’actualité.

Les éditions Dargaud ont eu l’excellente idée de résumer en début d’album le parcours des principaux protagonistes et de conclure avec une interview du dessinateur et scénariste brésilien. 

Le trait de Léo, parfois tant décrié par certain (je n’ai jamais vraiment compris pourquoi), antares t6.JPGfait partie du charme de ce voyage spatial et comme cette lecture est une source d’évasion, je signe directement pour connaitre le prochain cycle qui sera en quelque sorte, un retour aux sources.

Vers l’infini et l’au-delà.

 

a08-3e78906.gifDessin

a08-3e78906.gifScénario 

a08-3e78906.gifGlobal 

Samba.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (3) | Tags : antares, leo, science fiction, dargaud, 082015, 810 |  Facebook | |

13/08/2015

Golden dogs T4 : Quatre.

Couv_235626.jpgPlancheA_235626.jpgAuteur :Griffo et Desberg.

Editeur : Le lombard.

Sortie : 23 janvier 2015.

Genre : Thriller historique.

 

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

« Tu es une pute Fanny, tu ne seras jamais autre chose …. »

Nous voilà au bout du chemin, on espérait avoir un final de toute beauté, un dernier coup marquant les esprits mais c’est surtout un pétard mouillé qu’on a eu à la place.  On sent déjà que Griffo avait envie d’en terminer au plus vite avec cette série.  Je me suis d’ailleurs  posé la question si le dessinateur belge croyait encore à cette série ?  Il a du constater comme quasiment tout le monde le manque d’épaisseur des personnages, tout s’ enchaîne avec une facilité déconcertante. Ce manque de profondeur n’aide pas à réellement comprendre les motivations des golden dogs .En plus, on termine sur une fin ouverte à un 2e cycle. Bref, on espérait des vraies réponses et pas cette fin tronquées  et creuse de sens.

Un peu à l’instar d’un Corbeyran, Desberg nous réalise des scénarios convenus et sans âme mais vu sa maîtrise et son expérience, il reste une référence pour pas mal de lecteur.

 

a04-3e788e4.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a05-3e788c9.gif Global.

golden dogs.JPG

Samba.

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15/07/2015

Le procès Carlton

Couv_248240.jpgPlancheA_248240.jpgAuteurs : François Boucq et Pascale Robert-Diard

Éditeur : le Lombard

Sortie : 3 juillet 2015

Genre : chronique judiciaire de 136 pages.

 

Vous souvenez-vous du procès Carlton ?

C'était en février dernier, à Lille.

Pour "Le Monde", la journaliste Pascale Robert-Diard et François Boucq assistaient au procès. La première a tout noté, le second tout dessiné... ou presque.

 

« Cette affaire a transformé 60 millions de Français en voyeurs. »

 

Extrait du dossier de presse.

C’est un procès presque surréaliste aux airs de téléfilm américain, qui se tenait à Lille au début de cette année 2015. La conclusion de trois ans d’enquête, d’acharnement médiatique, de révélations scabreuses.

Les croquis de François Boucq décrivent, en quelques traits, l’apathie d’un DSK épuisé par le déluge de scandales qui déferle depuis quelques temps sur ses épaules …Ou bien la lèvre pleine de Dodo la Saumure, maquignon sûr de son droit qui bavarde avec insouciance avec le juge, en homme habitué des tribunaux. Des dessins réalistes, mais qui se permettent aussi d’outrer certains traits .Comme le dit François Boucq »rendre excessifs certains aspects des personnages permet d’affirmer son point de vue, de dire : moi, je choisis cet angle parce que je vois les personnages ainsi. Je ne suis pas neutre .j’assume ma position. »

 

Observatrice silencieuse mais à la plume efficace, la journaliste Pascale Robert-Diard, chroniqueuse au journal le Monde, fut témoin privilégié de cette sage judiciaire aux allures de huis clos .Elle livre ici, sans jugement, mais sans concession non plus, un compte rendu presque clinique du procès.

 

Au final, on peut réellement se demander si le juge d’instruction n’a pas été instrumentalisé car au final, l’évidence apparaît, la justice ne se rend pas avec le code moral mais bien avec le code pénal.

Le premier a enfanté un monstre médiatique, le second a révélé un néant juridique.

 

a07-3e78901.gif

 

archives-afp-francois-lo-presti.jpg



Samba.

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09/07/2015

Le retour d’Antoinette.

Couv_248335.jpgPlancheA_248335.jpgAuteur : Olivia Vieweg.

Editeur :EP(Paquet)

Sortie :8 juillet 2015.

Genre : Roman-graphique.



Le résumé.

 

Antoinette doit y retourner une fois encore. Retourner dans son village natal. Retourner dans l’ombre des forêts et des maisons à colombages. Retourner sur les lieux de ses tourments et humiliations. Une dernière fois... Retourner en enfer.

« Après tout, peut-être que je suis mort ? »

Mon avis.

 

3-format43.jpgOlivia Vieweg est née à Jena en Allemagne en 1987 .Elle débute sa carrière en réalisant des mangas et des adaptations littéraires comme Huckberry Finn. Aujourd’hui, elle travaille sur des œuvres plus personnelles et plus sensibles comme le retour d’Antoinette .Elle a également reçu la bourse Egmont remise par le grand éditeur allemand pour un auteur « montant ».

Son trait est dans la veine semi-réaliste à  la « poisson pilote ». Souvent avec ce style dessin, on y adhère ou pas, il y a rarement de la demi-mesure dans cette appréciation.

Perso, j’ai bien aimé  le coté fraîcheur et un peu candide de son dessin.

Le récit de ce roman graphique est lui assez singulier. On y parle de blessures d’enfance, d’une recherche introspective avec au final une belle petite surprise. C’est bien raconté et on rentre vite dans la tête d’Antoinette et on comprend facilement ses obsessions. 

Par contre, la conclusion m’a laissé un peu perplexe, je cherche toujours à l’interpréter.

Au final, une bonne petite histoire mais dans le même style, j’ai préféré la princesse des glaces nettement plus aboutie.

a06-3e788fc.gifDessin 

a06-3e788fc.gifScénario 

a06-3e788fc.gifGlobal 

Samba.

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