29/01/2015

Jeu de Dames partie 1

jeu de dames.jpgjeu de dames 1.JPGDessinateur : Philan

Scénariste :Toldac

Editeur : Grand Angle.

Sortie : 28 janvier 2015.

Genre : Thriller historique de 48 pages.

 

Jeu de dames, c’est une des plus incroyables machinations de l’histoire de la conquête spatiale : juin 1943, l’ingénieur Hugo Ebeling quitte le centre d’essai des fusées allemandes V1 et V2 dirigé par Von Braun. Il rejoint la résistance allemande où il rencontre Eva. Avril 1945, tous deux se jurent fidélité jusqu'à la mort. Mais un obus russe atteint les deux amants. Anéanti par l’annonce de la mort d’Eva, Hugo est récupéré par l’armée américaine. Aux États-Unis, il retrouve Von Braun, affecté à la conquête spatiale. Hugo rencontre alors Lola, le sosie d’Eva en plus jeune, il est bouleversé. Octobre 1957, Spoutnik est lancé, les Russes mènent dans la conquête spatiale. L’équipe de Von Braun revient sur le devant de la scène et le cauchemar commence pour Hugo…

« Scheisse !Terroristen ! »

Toldac (pilier du magazine Spirou, scénariste d’ADN) et Philan (Tupac chez Vents d’Ouest) nous propose avec jeu de dames un thriller à la sauce historique puisque l’on suit le parcours du célèbre ingénieur allemand Werner Von Braun après la 2e guerre mondiale. On y parle bien évidemment du programme spatial mais l’accent est plutôt mis sur les amours compliqués d’un de ses collaborateurs Hugo Ebeling.  J’ai essayé de trouver des infos sur lui, vu le texte de présentation qui, je cite «  une des plus incroyables machinations de l’histoire » mais je n’ai rien trouvé à son sujet .Il s’agit donc visiblement d’une fiction.

Pour ce qui tourne autour de notre bonne vieille Terre, je vous conseille vivement de voir l’excellent documentaire de la BBC sur la conquête de l’espace, c’est admirablement bien fait et instructif.

J’ai été un peu décontenancé par cette histoire qui balance entre thriller, reconstitution historique et mélodrame .On survole le programme spatial à la grosse louche, le thriller est pour le moment encore très nébuleux et la romance est « très compliquée » .Bref, on en saura certainement un peu plus avec le tome 2 mais pour le moment l’histoire a du mal à décoller.  Par contre, j’ai trouvé le dessin de Philan de bonne facture, c’est agréable à suivre. Un trait plutôt classique mais qui rend bien pour l’époque désirée.

Voilà, rien de rédhibitoire au final, on attendra d’avoir la fin de ce diptyque pour pouvoir juger valablement cette histoire.

 

 

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Samba.

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26/01/2015

Undertaker T1 :Le mangeur d’or.

undertaker 1.jpgundertaker d.jpgDessinateur : Ralph Meyer 

Scénariste : Xavier Dorison

Editeur : Dargaud

Sortie : janvier 2015.

Genre : western de 54 pages.

 

Jonas Crow ainsi dit-il s'appeler est un « undertaker », un croque-mort. A bord de son corbillard, il va là où on le demande. Il se rend à Anoki City, appelé par Cusco, le riche propriétaire de la mine d'or, qui lui demande de se charger de ses funérailles... prévues le lendemain ! Jonas Crow devra convoyer le corps de Cusco, qui, avant de se donner la mort, a avalé ses précieuses pépites d'or ! Un voyage qui s'annonce mouvementé...

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Dieu a dit «  tu éviteras de faire chier un type qui braque un calibre 44 sur toi ».

 

Le premier à rentrer sur le ring, le challenger, le prophète du 3e testament, le mélangeur de neurones, le long John Xaaaaaavier  Dorisooooooooooon Silver.

Son adversaire, le champion des crayons, l’as des belles courbes, le spécialiste de la berceuse assassine, Raaaaaalph Meyeeeeeeeeerrrrr.

Ce match est un match du cercueil, tous les coups seront permis, le premier à refermer le cercueil sur son adversaire gagne le titre Dargaud des poids lourds.

Ding !

C’est parti, Meyer commence avec sa célèbre clé de bras blueberry , il ne peut nier sa filiation avec l’ancien catcheur Giraud. Mais Dorison réplique avec sa prise dite de la soif de l’or . Meyer doit se réfugier dans son corbillard et fuir  la vindicte populaire .Mais Dorison le rattrape  et exécute son tombstone paledriver . Le coup est rude mais Meyer aidé par son vautour qui rodait autour du ring décoche son running DDT .Les deux hommes sont au sol !

Se relèveront-ils ? 

Nous le serons après la pub .

De retour où sur le ring c’est l'anarchie la plus totale, les coups pleuvent sur Anoki City .Un véritable champ de bataille .Un match très old school avec pas mal de coups tordus et de rebondissements.

Ooohhhhhhhhhhh , un chokeslam d’enfer sur …..

 

Hé hé , la suite au prochain numéro 

 

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Samba.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (6) | Tags : undertaker, dorison, western, meyer, dargaud, 012015, 710 |  Facebook | |

20/01/2015

Kersten ,Medecin d’Himmler ½ Pacte avec le mal.

kersten.jpgkersten 1.jpgDessinateur :Fabien Bedouel

Scénariste : Patrice Perna.

Editeur : Glénat.

Sortie : 14 janvier 2015.

Genre : Thriller historique de 48 pages.

 

L’Histoire oublie parfois ses héros.

 

Juin 1941. Un train blindé fonce dans la nuit vers le front de l’Est. A son bord : Heinrich Himmler avec sa garde rapprochée et tous les membres de ses services. Lors des séances de soin avec son médecin particulier, le docteur Félix Kersten, le Reichsführer a pris l’habitude de se confier, délivrant des informations capitales sur les plans secrets du Reich. Fort de sa position, Kersten se livre de son coté à  un marchandage : en guise d’honoraires, il obtient la libération de prisonniers de guerre. Mais ce pacte avec le diable commence à  intriguer Heydrich, chef de la Gestapo et bras droit d’Himmler, qui voit d’un mauvais œil la complicité entre le médecin et son patient. Il soupçonne Kersten d’être un agent allié infiltré.

 

« Ces nazis sont des imbéciles bouffis de suffisance ».

 

Un nouvel album qui s’inscrit dans la prestigieuse collection Grafica mérite toujours qu’on y jette un coup d’œil. Le sujet me semble de prime abord assez lourd et je crois au début à une pure fiction n’ayant jamais entendu parler de ce fameux docteur Felix Kersten. Je me rends vite compte de ma grossière erreur car ce brave docteur va vite se révéler être un très grand homme que l’histoire a injustement oublié.

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Mais parlons d’abords des auteurs de ce diptyque .Commençons par Fabien Bedouel  , le dessinateur de l’excellent l’or et le sang et d’OPK nous offre comme à son habitude un album percutant . Je trouve que ce gars a tout compris à la BD. Il arrive avec un regard, une mise en scène réfléchie ou avec son cadrage à donner une tension toute particulière à son récit. J’ai réellement ressentit l’intelligence du docteur, la méfiance des SS ou la folie d’Himmler .Franchement, du grand art comme pour la planche 8 qui m’a scotchée par sa profondeur !

Pour le scénario Patrice Perna qu’on avait plus l’habitude de voir dans des BD « mécaniques » comme Tuning Maniacs ou Joe Bar team nous a trouvé  un personnage au destin assez exceptionnel.  D’un coté, on a le mal absolu avec le Reichsfuhrer Himmler (responsable de millions de morts surtout juives) et de l’autre un médecin humaniste.

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Le jeu de dupe qui s’installe est assez incroyable, on ne s’imagine pas le sang froid que cet homme a dû conserver en toute circonstance.

 Vous ne refermerez pas cette BD sans ressentir un profond malaise car vous serez  plongés au cœur du mal et ce n’est pas une sinécure d’en sortir.

Ensuite, j’ai eu envie d’en connaitre plus sur ce docteur et j’ai été effaré d’apprendre que grâce à ses manipulations aux 2 sens du terme, cet homme avait sauvé plus de 60.000 juifs de la mort ! Et dire qu’il n’est même pas reconnu comme justes parmi les nations ???? .Heureusement que les hollandais, suédois et Français (avec une légion d’honneur) ont justement reconnu ses mérites à un moment ou à un autre.

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Je vous propose d’ailleurs de regarder le film, Kersten médecin du diable pour en savoir plus.


Felix kersten le medecin du diable par tzetze

Bref, merci aux auteurs pour cette excellente BD, j’espère qu’elle permettra de mieux faire connaitre Felix Kersten au monde.

 

Mon 1er coup de cœur de l’année !

 

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Samba.

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Elle s’appelait Tomoji.

elle s'appelait tomoji.jpgDessinateur-Scénariste : Jirô Taniguchi.

Scénariste :Miwako Ogihara

Editeur : Rue de sèvres.

Sortie : Janvier 2015.

Genre : Tranche de vie de 120 pages.

 

 

Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l’entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne japonaise au nord du mont Fuji tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L’auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages.

" Après les difficultés, il y a toujours quelque chose d’heureux qui arrive" .

La naissance de cette histoire est liée à un temple bouddhiste de la région de Tokyo que fréquente le mangaka préféré des européens  Jirô Taniguchi .Le but : faire connaitre la personnalité et la parcours de la créatrice de ce temple :Tomoji Uchida.

L’angle qu’a choisi le dessinateur japonais est donc un parcours de vie qui a façonné le caractère de Tomoji et qui l’a conduite à choisir la voie de la spiritualité. On va donc suivre la jeunesse de ce personnage réel  depuis sa naissance jusqu’à son mariage. Comme souvent, le « plus » vient de l’immersion  parfois insolite dans cette campagne japonaise du début  des années 1920. L’auteur s’est attelé à rendre ce récit le plus juste possible pour décrire le contexte de vie âpre  et simple de cette époque. Il n’oublie pas non plus une touche dramatique avec le tremblement de terre de 1923 toujours très vivace dans la mémoire collective japonaise.

La lecture est parsemée de couleurs, de bonheurs simples et de  traditions Le plus souvent, c’est la pudeur des sentiments qui prévaut, vous verrez que l’amour se rapporte parfois simplement à une lettre ou à un taxi.

Le dessin de Taniguchi est connu, ici la difficulté revenait certainement à faire évoluer le personnage au fil des âges, un défi qui est largement réussi.
 Voilà au final, une belle immersion simple et sensible dans le Japon des années 20, entre traditions et labeurs.

 

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Samba.

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