29/06/2017

Lady Whisky

lady whisky.jpglady whisky pl.jpgAuteur : Alessandra
Editeur : Casterman.
136 pages.
Sortie : 14 juin 2017
Genre : carnet de voyage.

 

 

 

Hommage à la grande dame du whisky, voyage en terre écossaise.

Critique experte internationalement renommée dans le domaine du whisky, Helen Arthur meurt brutalement alors qu'elle était à la recherche, pour sa propre marque, d’un malt aux arômes inédits. 
Joël Alessandra est affecté par la disparition de son amie. Découvrant des notes laissées dans ses carnets, il décide d’honorer la mémoire d'Helen en partant à la recherche de ce nectar unique et parfait ! Commence alors un voyage initiatique en Écosse, qui le conduit à enquêter auprès des plus grandes marques de whisky de l’île d’Islay…

 

« Les whiskies mûrissent au minimum trois ans dans des fûts de chêne que l’on récupère chez des producteurs de vin. »

Mon avis.
Cette BD hommage à la mémoire de Helen Arthur, célèbre critique et autrice de nombreux best-seller sur le whisky, fait inévitablement penser à un carnet de voyage illustré. On sent vite à travers les premières pages toute la tendresse et l’amour qu’avait Alessandra envers sa tante par alliance. On y aborde un univers très masculin, celui d’un breuvage qui s’il s’avère extraordinaire, vous fera parler écossais. Une boisson qui, sirotée au casino, servira d’excuse pour perdre, je parle bien évidemment du WHISKY.
Et pas n’importe lequel, le Single Malts tourbé et iodé de l’île d’Islay avec des distilleries aux noms qui sentent bon l’Ecosse comme Bruichladdich, Bunnahabhain, Laphroaig, Kilchoman, Caol Lla.
Avec Lady Whisky, vous connaitrez tous les secrets de fabrication de cet alcool sans oublier un cours de géographie et d’histoire. Et pourquoi ne pas terminer avec une bonne dégustation pour conclure ce reportage dans les meilleures conditions. D’ailleurs, ce que le beurre et le whisky ne peuvent soigner est incurable.
Sinon, cet ouvrage est quand même destiné un peu aux amateurs de cabines rouges téléphoniques au milieu de nulle part terriblement so british (rien que pour admirer les belles aquarelles de l’auteur de Errance en mer Rouge, Louise etc) mais surtout aux professionnels de cette boisson qui aiment visiter les distilleries écossaises, revisiter les distilleries écossaises, rerevisiter les distilleries écossaises…
En tout cas, retenez ce titre comme cadeau potentiel pour fortifier votre foie ou celui d’un ami mais attention, jamais avec un glaçon (la dilution est une mauvais idée) !

Santé !

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Sambmalt.

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27/06/2017

La geste des chevaliers dragons T24 : Les nuits d’Haxinandrie.

la geste t24.jpgla geste des CD.jpgScénario : AnGe
Dessin : Stéphane Collignon.
Éditeur : Soleil.
48 pages
Date de sortie : 14 juin 2017.
Genre : héroïc-fantasy

 


 
Le résumé éditeur.
Tarek est une fripouille. Rien ne semble sacré à ses yeux. Rien, si ce n’est l’amour de sa vie, celle qui fût un CD et pour qui il donnerait tout. Lorsque celle-ci est assassinée, il n’y plus rien.

« Plus tu parles, moins tu cours, plus tu mouilles ».
Et ce n’est pas un avis de Christophe Rochus.

Mon avis.
Ahh voiles sur les filles, barques sur Nil, je suis dans ta vie, je suis dans tes bras, Haxinandra Haxinandrie.
Oui, je sais maintenant vous avez cette chanson de Claude François en tête. Mille excuses à la confrérie des fans des Chevaliers Dragons. Car, si vous êtes au tome 24, c’est que vous êtes des mordus, des aficionados, des experts d’Ishtâr et si je vous demande le nom de l’héroïne du tome 17, vous me répondez illico presto : Amarelle.
Tiens, je me rappelle dans une ancienne chronique que j’avais demandé une ligne temporelle pour mieux situer les albums et depuis quelques tomes, c’est le cas. Vous croyez que les scénaristes Ange nous lisent ?
Bon revenons à nos batards, un tome 24 qui se lit facilement. Ici pas de politique, ni de questionnements philosophiques, ni de visions religieuses, on a une bonne vengeance basique simple à suivre (une bonne lecture détente en somme). On y trouve aussi quelques influences venant de GOT quand on parle d’humiliation par exemple. Sinon, je ne serais pas contre un petit combat épique contre un dragon, ça fait longtemps qu’ils sont relégués au second plan ceux-là !
Pour le rendu graphique, on est aussi dans la moyenne. On a déjà vu mieux mais aussi bien pire. Ce qui m’a le plus frappé, c’est le changement de physionomie des personnages (notamment au niveau des visages anguleux). Parfois on a un rendu très flatteur et parfois moins.
En tout cas, ce tome demande une suite ou sinon Tarek va tout casser !

 

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Samba.

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20/06/2017

Faucheurs de vent T1 : le carrousel des cabochards.

les faucheurs de vent.jpgles faucheurs de vent t1.jpgDessin : Cédric Fernandez.
Scénario : Thierry Lamy.
Éditeur : Glénat.
Sortie : 07 juin 2017.
48 pages.
Genre : Aviation, guerre.

 

 

 

 

1917 sur le front ouest.

Alexandre Marais, as de l’aviation française, a la particularité d’avoir été défiguré (c’est le pilote sur la couverture) et de dissimuler ses blessures sous un masque. Meurtri dans sa chair, il se livre corps et âme dans les combats aériens. Il était le meilleur, jusqu’à ce qu’un jeune pilote fanfaron avide de gloire soit muté dans son escadrille.

« La vache ! Cet enfant de salaud a bien failli me clouer aux pâquerettes… »

Mon avis.
Cet album fait inévitablement penser au pilote à l’edelweiss de Romain Hugault chez Paquet. D’ailleurs, on peut raisonnablement penser que Glénat a envie de marcher sur les plates-bandes de la collection cockpit avec cet ouvrage.

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En tout cas, l’emballage est soigné avec une couverture certes assez classique mais efficace. On feuillette et on se rend vite compte que le dessin de Cedric Fernandez a tout d’un bon SPAD(Splendide Planche A Dessin). Tel un albatros, il survole le ciel pour illustrer à merveille ce cirque volant des combats aériens de 1917.
On s’attache vite aux deux protagonistes principaux que tout oppose. La lecture est aisée et se Fokkeralise sur l’action mais n’oublie pas une petite Breguette ouverte avec une romance bienvenue, de quoi attiser le Caudron. Mais comme le marin, le retour au Nieuport est plein de surprises car l’espérance de vie est Forman embarquée pour nos valeureux aviateurs (si vous trouvez un jeu de mot avec Morane-Saulnier je suis preneur). Le scénario de Thierry Lamy (faut-il parler de Hell West ?) met surtout l’accent sur la gloriole et le patriotisme avec aussi la souffrance humaine. Par contre, je ne serais pas contre un apport plus technique sur les avions et un point de vue tactique des combats.
Voilà, rien de bien révolutionnaire mais un album solide (bien plus que les avions de l’époque) et joliment illustré. C’est avec plaisir qu’on lira la suite de leurs acrobaties.

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Samba.

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19/06/2017

La mémoire dans les poches Troisième partie.

la memoire dans les poches.jpgmemoire dans les poches t3.jpgScénario : Luc Brunschwig.
Dessin : Etienne Le Roux.
Editeur : Futuropolis.
Sortie : 18 mai 2017.
74 pages.
Genre : Saga familiale,drame.

 

 

Le résumé.
Une famille française, apparemment sans histoire. Le père, la mère, le fils aimé. Construit à travers le regard de chacun des trois personnages, La Mémoire dans les poches raconte des vies ordinaires, des choix, des fragilités, des fuites, des impasses. Petits mensonges, discrets arrangements, et autres secrets … Un récit intimiste pour dire aussi les tourments de l’Histoire du XXe siècle.

Un autre regard !

Le scénariste français Luc Brunschwig, auteur de séries à succès a mis le point final à La Mémoire dans les poches, fiction intimiste inspirée de son propre patrimoine familial, une grande histoire d’amour filial forte, et certainement une des histoires les plus personnelles de l’auteur. Il aura fallu 10 ans pour clore ce singulier triptyque. Certainement parce qu’il aura été le texte le plus sensible et le plus difficile à écrire pour lui. Les personnages n’en sont que plus incarnés, singuliers et bouleversants. Il aura fallu passer le temps du deuil. Brunschwig aura dû laisser reposer ses mots, afin de choisir les plus justes, et les plus fidèles à son idée, au croisement de la nostalgie et de la mélancolie.


« Ce livre a failli avoir ma peau ! ». A ces mots lourds de sens, je m’interroge et je comprends vite que le scénario de la mémoire dans les poches est fortement inspiré par la propre vie du scénariste. C’est avec cette idée que je reprends ma relecture (à coup de pied dans le cul) des 2 premiers tomes de ce triptyque. Car il ne s’agit pas d’une lecture détente mais d’une lecture « émotionnelle » et qui selon votre vécu vous parlera à un moment ou à un autre. Bref, il faut se mettre en condition pour aborder les chemins sinueux de la famille Letignal.
Hormis quelques petites longueurs (Luc B. aime bien poser ses caractères et présenter ses personnages), j’arrive à ce fameux tome 3. Je suis agréablement surpris par la colorisation proposée. Un peu plus lumineuse que les précédentes, je trouve ce choix vraiment adéquat. On contrebalance ainsi le drame qui s’y joue. Un peu comme la présence du petit Tarik qui égaye un peu les pages.
Je suis aussi assez bluffé par les transitions qui se font vraiment dans une harmonie presque symphonique. Bref, le dessin d'Etienne Le Roux est à la hauteur de nos espérances.
L’histoire elle aussi va vous émouvoir par sa justesse et sa sensibilité. Elle traverse aussi la grande fracture du 20e siècle et son corollaire de drames. Pas mal de tristesse, de regrets ou de résilience dans cet ultime tome qui comme je l’ai dit plus haut fera écho à votre vécu. Vous verrez qu’une fois cette BD déposée, vos pensées iront au pays de la nostalgie et des fractures de la vie.
Merci aux auteurs pour ce moment d’émotion !

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Samba.

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Liens vers les anciennes chroniques de cette série.Pour le tome 1, on remonte à la genèse du blog !
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