10/06/2014

Gavrilo Princip : l’homme qui changea le siècle.

gavrilo princip.jpgGAVRILO-PRINCIP_1_WEB.jpgAuteur : Henrik Rehr.
Editeur : Futuropolis.
Sortie :04/2014

Le 28 juin 1914,
 le terroriste nationaliste yougoslave Gavrilo Princip (1894/1918) assassinait l’Archiduc François-Ferdinand de plusieurs coups de revolvers, événement déclencheur de la Première Guerre mondiale. Si ce fameux attentat de Sarajevo a été maintes fois commenté, l’homme qui tenait l’arme du crime dont furent victimes l’Archiduc d’Autriche et sa femme reste pour la plupart un illustre inconnu. Cet homme, c’est Gavrilo Princip, un jeune étudiant serbe de Bosnie-Herzégovine né en 1894. Il est le 7ème enfant d’une famille nombreuse de 9 enfants. D’extraction très pauvre, il vécut une enfance et une jeunesse marquée par la pauvreté. Cet événement, dans le contexte de relations internationales tendues de cette période, eut des répercussions inattendues qui amenèrent le gouvernement austro-hongrois à déclencher le 28 juillet 1914 - par une ironie de l'histoire le jour des 20 ans de Princip - une "guerre préventive" qui se mua bientôt en guerre européenne puis mondiale.

Radical !

Quand je reçois une BD de chez Futuropolis, je sais toujours que je vais toucher plus qu’un simple album, que je vais entrer dans un univers personnel, dans une histoire particulière  ou dans un récit choc. Déjà, cet album se remarque par son coté massif, c’est du lourd. Imaginez–vous plus de 220 pages, on a l’impression de tenir une encyclopédie.

Le nom de Gravilo Princip me dit vaguement quelque chose, ah oui, l’assassin de l’archiduc François-Ferdinand qui servit de prétexte pour allumer la mèche de la 1ère guerre mondiale.

J’ouvre l’album et j’ai l’impression de plonger ma tête dans un seau tellement l’univers du Danois d’origine  Henrik Rehr (mardi 11 septembre) est sombre . Sans lumière comme l’avenir de Gavrilo noyé comme beaucoup à cette époque dans une misère profonde. Cette couleur passera à du gris clair à de rares moments de sa vie, quand il rencontrera Jelena par exemple. Ce jeune serbe va vite se radicaliser  et va embrasser l’idéalisme du nationalisme serbe. On peut comprendre ce cheminement mais qu’il est vain de croire à la suprématie d’un drapeau ou d’une religion sur une autre. Ce récit semble très bien documenté et vous verrez  que le chemin vers l’attentat fut tortueux et aussi manipulé. Tout le monde semblait être au courant mais on n’a pas pu l’éviter. D’un côté trop de fierté, de l’autre trop de rage et de détermination.
Les lumières qui étaient déjà pâlottes vont s’éteindre partout en Europe.

Henrik Rehr touche parfois au génie avec quelques illustrations criantes de vérité. Un exemple : sur la page où on explique le jeu subtil des alliances militaires, au début on a 6 valeureux soldats, la case suivante un soldat est touché à la tête, la 3e case, une autre rafale en tue 3 autres jusqu’au néant, au noir absolu …magistral !.

Voilà, au final, j’ai appris à connaitre qui se cachait derrière cet assassin, un être humain comme les autres, naïf, mal inspiré et manipulé.

Amis lecteurs férus d’histoire, prêt à rallumer la mèche de la poudrière ?


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Samba

 

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07/06/2014

La grande évasion T2 : Le Labyrinthe.

Grande évasion (La)2.jpgGrande évasion (La)2d.jpgAuteurs : Gabella et Palumbo.

Éditeur : Delcourt.

Sortie :07/2012

 

En plein dédale.

 

Une équipe composée d'historiens, d'archéologues et de spéléologues s'aventure dans ce qui semble être le mythique labyrinthe du Minotaure construit par Dédale. Alors que l'exploration dégénère en tuerie, trouver la sortie devient une question de survie.

 

Rien d’étonnant !

Je me demande si Gabella (la licorne) n’avait pas un peu fumé de la moquette pour écrire de telles théories abracadabrantes .Je cite « le labyrinthe transforme le cerveau en disque dur ».

Je résume donc l’idée de base de cet album : un corps vivant retrouverait toutes les facultés de ses ancêtres une fois plongé dans un labyrinthe, c’est ce qu’on appelle la mémoire héréditaire.

Paco Rabane sort de ce corps de scénariste !

Et pourquoi pas une série « concept » de qualité équivalente pour tous les albums tant qu’on y est !

Allez voyons le bon coté des choses, j’ai pu réviser ma mythologie minoenne.  

Le dessin de l’italien Palumbo est de bonne facture bien qu’on y perde son fil d’Ariane dans certaines actions tumultueuses. 

Il en faut pour tous les goûts mais un Steven Seagal dans une œuvre à la « Jules Verne » option mythologie, ça a du mal à passer chez moi.

Bref, je sais que je dois suivre certains scénaristes comme Zidrou, Brunschwig, Nury, Dufaux et en éviter d’autres…..

 

a04-3e788e4.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a05-3e788c9.gif Global.

 

Samba

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30/05/2014

L’assassin qu’elle mérite. T3-Les attractions coupables.

Assassin qu'elle mérite (L')3.jpgAssassin qu'elle mérite (L')3x.jpgAuteurs :Lupano et Corboz.

Editeur : Vents d’Ouest.

Sortie : 05/214

Le mécène.

Bien que leurs vies aient été détruites par les manipulations d’Alec, Victor et Klément semblent encore nourrir une malsaine dépendance envers leur mécène. Ils décident de le retrouver à Paris où se déroule justement cette année l’Exposition universelle. Un lieu étrangement propice pour la venue de Victor en tant qu’œuvre d’art vivante… Irrésistiblement attiré par son ancien mentor, Victor se fait espion et découvre peu à peu que si Alec est à Paris, ce n'est pas simplement pour profiter des attractions de l'exposition. Le dandy viennois a de surprenantes fréquentations et semble nourrir de sombres desseins.

 

Des rats de laboratoire.

Et si on tentait une expérience sur le comportement humain un peu comme dans cette Aqua228_1-702x1024.jpgsérie. 

Faut-il écrire une chronique négative pour avoir des commentaires ?

Par expérience, on sait que les auteurs ne réagissent que lorsqu’on met à mal leur travail, vous ne verrez jamais un « merci bien » sur un avis positif qui  sont  pourtant majoritaires sur SambaBD (on est  souvent bon public ici hormis peut être Samba dit le sévère).

 

Que serait JP Coffe sans sa phrase fétiche « c’est de la merde »? 

 

La même chose pour avoir des visiteurs, il faudrait plutôt jouer la provocation pour attirer le chaland. 

 

Bref, l’assassin qu’elle mérite, « c’est une grosse daube » aurait certainement plus d’effet  que c’est un album à la lecture très agréable ou sur fond d'art nouveau, le talentueux Wilfrid Lupano écrit une réflexion sociologique et humaniste, sublimée par la délicate finesse du trait de Yannick Corboz. Une série passionnante, véritable succès public et critique, dont le premier tome a reçu de nombreux prix.

La majorité s’en fout de ces blablas sans intérêt. Le peuple veut du malheur, des cris, des crises de nerf car le peuple, cher monsieur, est SADIQUE. On aime quand ça se passe mal, quand les personnages tombent dans l’ abîme de la perdition et de la déprime. Avec, ce tome vous serez servi, le titre énigmatique du début commence à révéler  quelques uns de ses secrets. La vengeance semble tortueuse et inattendue. Que la vanité est belle quand elle est si pathétique. 

Vivement le tome 4.

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a07-3e78901.gifScénario

a07-3e78901.gifGlobal 

Samba

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26/05/2014

Golden dogs T2 Orwood.

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Auteurs :Griffo et desberg.

Editeur : Le lombard.

Sortie : 05/2014

Renouant avec les ambiances et les cadres des grands romans populaires du 19e siècle (les misérables, Oliver Twist, les mystères de Paris) et gratifiant ces thrillers d’antan du rythme de narration qui rend si haletantes les productions actuelles, Stephen Desberg et Griffo nous offrent une histoire prenante où se mêlent fresques sociales, aventures romanesques et évasions, dans un passé révolu. (Enfin un point …ouf !)

Parsemé d’influences des univers rock des années 60, l’ensemble se lie admirablement autour du portrait plus détaillé qui est fait de Fanny, somptueuse prostituée restée innocente au point de demander encore de l’amour à ce monde interlope.

 

goldendog.JPGEt bien mes amis, il y en a des références dans cette série en lisant le pitch de l'éditeur. Bon pour les romans populaires, c’est surtout l’époque qui est le point commun, l’époque victorienne. Et il faut l’avouer, ce 19e siècle va comme un gant au dessin de Griffo( Giacomo C). Le résumé dit juste quand il précise le focus que l’on fait sur le personnage de Fanny (mais pourquoi ce tome s’appelle Orwood d’ailleurs ?). Cette mise en lumière de la belle rouquine rend la lecture assez plaisante car son parcours n’a rien de banal et son caractère recèle par moment de belles surprises. En plus Griffo nous la présente sous ses meilleurs atours. Vous apprécierez de la voir jouer de son corps pour ensorceler de pauvres mâles envoûtés.  

Pour les références au rock des années 60, perso, si quelqu’un peut éclairer ma lanterne, je suis preneur car je ne vois pas du tout de quel groupe on parle. 

Pour en revenir à cet album, je l’ai quand même nettement mieux apprécié que le prime opus .Le centrage sur un personnage a rendu ma lecture nettement plus attractive . Bon, il reste encore pas mal de portes à ouvrir et de mystères à découvrir mais vu le rythme de sorties soutenues, le destin des 4 personnages sera vite dans nos mains.

RDV pour le tome 3 en septembre.

 

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a06-3e788fc.gifScénario 

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 Global.

Samba.

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