28/06/2017

Nailbiter

cov.jpg1.jpgTome 3 – L’odeur du sang

Scénario : Joshua Williamson

Dessinateur : Mike Henderson

Editeur : Glénat comics

128 pages -  cartonné

Parution : 07 juin 2017

Polar – angoisse -épouvante – horreur

 

Présentation de l’éditeur :

Le diable passe à table !

Buckaroo, Oregon. Alors qu’il enquête sur la disparition de son meilleur ami, l’agent Nicolas Finch de la NSA fait équipe avec le diable en personne : Edward Nailbiter, tueur psychopathe réputé pour dévorer les ongles de ses victimes. Ensemble, ils découvrent que cette affaire a sans doute un lien avec le fait que cette petite bourgade paumée des États-Unis a vu naître 16 des pires serial killer de l’Histoire. La clé de cette morbide énigme se cache-t-elle dans l’esprit malade de Nailbiter ?

Nailbiter se confesse dans ce nouvel arc ! Alors que le voile se lève sur les mystères qui entourent Buckaroo, l’horreur se fait de plus en plus pesante… Aurez-vous le courage de venir à bout de ce thriller haletant, mêlant le mystère de Twin Peaks à l’horreur de SE7EN ?

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Mon avis :

Ce troisième volume d’une série, qui en comptera six au total, reprend les épisodes 11 à 15 parus en magazines aux States en 2015. Il faut impérativement avoir lu les tomes précédents pour comprendre l’histoire. Au menu : une scène de torture, un interrogatoire violent, la suite de l’exploration des galeries souterraines, une populace vengeresse, un individu avec une longue robe noire et un masque de bouc, des scènes gore. Autant le dire tout de suite, le lecteur amateur de thriller horrifique sera une fois de plus ravi et scotché à ce récit particulièrement addictif.

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Petit bonus en fin d’album : la double page composée de 40 petites cases de la même taille, qui narre en parallèle le massacre de l’apiculteur et la scène au cours de laquelle Finch torture Warren, est expliquée en détails. Williamson y livre sa méthode de travail et son sens aigu du découpage (si je puis dire !). On y sent la parfaite concertation entre les deux auteurs et leur talent pour faire vivre un thriller bien angoissant qui tient ses promesses.

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A suivre ….

 

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Skippy

27/06/2017

Le sang des lâches

cov.jpg2.jpgTome 4 – Une enquête en enfer

Dessin et scénario : Jean-Yves Delitte

Editeur : Casterman

48 pages – cartonné

Sortie : 19 avril 2017

Aventure – thriller – historique

 

Présentation de l’éditeur :

Tous les coups sont permis à la cour du roi.

1666, malgré la restauration de la royauté, l'Angleterre connaît des heures sombres.
L'impétueuse République batave des sept Provinces-Unies dispute à la Royal Navy son hégémonie sur les mers et les océans.
Dans les campagnes, la famine et le désarroi poussent plus d'un brave homme au brigandage.
À la Cour, des complots se font jour pour renverser le roi Charles II.
Même les rues de la capitale, qui gardent encore les traces d'une effroyable épidémie de peste, ne sont pas épargnées par le trouble. Un terrifiant individu, caché sous les habits d'un médecin de la peste, éventre les femmes de petite vertu.
Le major Arthur J. Joyce Byron Pike, pour avoir porté secours à une favorite du roi, a été invité à la Cour. Mais ce qu'ignore alors l'officier supérieur, enquêteur principal dans la police du roi, c d'est qu'il vient de mettre le pied dans un nid de frelons où tous les coups sont permis.

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Mon avis :

Le major Arthur J. Joyce Byron Pike, cette fois directement au service du Roi, doit maintenant affronter un ennemi de taille tout en évitant les retombées des complots qui pourrissent l’ambiance de la cour. Quasiment une mission impossible ! Mais le major manie son redoutable katana, sabre japonais, avec un sens particulier de l'expertise, cela lui sera d'un grand secours et l'occasion de quelques prestations d'escrime très performantes.

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Si le scénario reste toujours bien charpenté autour d’une documentation irréprochable, il est toujours aussi magistralement servi par des dessins d’une précision quasi-clinique, particulièrement en ce qui concerne les scènes marines. De l’action, des intrigues, de l’action, de beaux bateaux, de l’action, des dialogues bien troussés, de l’action, de magnifiques doubles pages, de l’action, l’incendie de Londres, de l’action  … Aucun répit pour le major, ni pour le lecteur. Quel plaisir !

 

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Skippy

22/06/2017

Le lendemain du monde

cov.jpg1.jpgScénario : Olivier Cotte

Dessin : Xavier Coste

Editeur : Casterman

152 pages – cartonné

Parution : 07 juin 2017

Anticipation

 

Présentation de l’éditeur :

Le monde a bien changé. La civilisation est revenue à l’âge de la vapeur. Suite à un bug planétaire, tous les appareils électriques ont été infectés, y compris les indispensables implants neuronaux. Qui en est l’instigateur ? Un cyber pirate mégalomane ? Un groupe de terroristes ? Un État voyou ? Les pistes qui mènent à l’origine de cette attaque informatique convergent au fin fond d’une jungle épaisse et reculée. Tout a été tenté, en vain, pour atteindre et réduire à néant le lieu en question. En dernier recours l’armée envoie un vétéran, vierge de tout implant, mener à bien une opération « à l’ancienne ». Son nom : James Graham Keran. Sa mission va se révéler bien plus compliquée que prévu…

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Mon avis :

Tout de suite, ce sont le roman Au cœur des ténèbres et le film Apocalypse now qui surgissent comme références dans l’esprit du lecteur. En effet, la base du scénario, la lente remontée d’un fleuve par un tueur qui a accepté une mission suicide pour affronter et éradiquer la source du mal, constitue un voyage intime et envoutant à la manière de Conrad ou de Coppola. Ce récit que l’on pourrait qualifier d’ésotérique est aussi une variation philosophique sur divers sujets comme l’art, la musique, la place de l’humanité, …

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Le dessin, magnifique, proche de la peinture, s’épanouit dans des cases pleines pages ou dans de longues suites de planches oniriques. L’aquarelle donne cet aspect irréel à certaines scènes contemplatives.

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Par contre, les dérives verbales et les côtés obscurs de l’intrigue font de Le lendemain du monde une œuvre forte, mais cependant difficile à interpréter. A bon lecteur, salut !

 

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Skippy

15/06/2017

Jardin d'Eden

cov.jpg4.jpgScénario et dessin : Gilbert Hernandez

Editeur : Delcourt

Collection : Erotix

96 pages – broché

Parution : 17 mai 2017

Interprétation biblique

 

Présentation :

Mais comment ont bien pu s’occuper Noé et sa famille durant quarante jours et quarante nuits ?

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Mon avis :

Gilbert Hernandez, avec ses frères Jaime et Mario, a participé à la création et au développement, depuis 1982, d’un monument (underground) de l’autobiographie en comics, Love & Rockets. Son intention de répondre aux fantaisistes théories créationnistes qui ont cours aux Etats-Unis trouve ici une approche qui se voudrait joyeusement hédoniste de l’amour, du sexe et de la famille.

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En 96 planches, à raison de 2 cases par planche, les scènes de hard-sex alternent avec des paysages bucoliques. Le dessin est dépouillé à l’extrême, les aplats de couleurs réduits à une palette minimale, le tout est au mieux consternant au pire blasphématoire. La frontière entre pornographie et érotisme étant floutée, cette très libérée interprétation de la Bible reste une (pathétique) tentative de provocation qui se voudrait également une réflexion sur la puissance graphique de la représentation de la violence opposée à celle de l’amour physique le plus débridé.

Objectif non atteint, un coup dans l'eau !

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Pour lecteurs sérieusement avertis donc !  

 

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 Skippy