23/03/2017

Wayward

wyward,un nouveau départ,zub,cummings,glénat comics,08 mars 2017,fantastique,aventureswyward,un nouveau départ,zub,cummings,glénat comics,08 mars 2017,fantastique,aventuresTome 1 – Un nouveau départ

Scénario : Jim Zub

Dessin : Steve Cummings

160 pages – cartonné

Parution : 08 mars 2017

Genre : Aventures - Fantastique

 

Présentation de l'éditeur :

Elle s’attendait à changer de vie. Elle ne va pas être déçue.

Rori Lane s’apprête à commencer une nouvelle vie. Fruit d’un amour passionnel et fugace entre un Irlandais et une Japonaise, elle se rend pour la première fois à Tokyo pour rejoindre sa mère. Fascinée par cette nouvelle culture et par l’ampleur de la mégalopole tokyoïte, elle s’amuse à vagabonder dans les rues, jusqu’au jour où elle fait une rencontre inattendue… Attaquée par de monstrueuses créatures sorties tout droit des légendes, elle ne doit son salut qu’à Ayane : une jeune fille, comme elle, mais dotée de super-pouvoirs. Très vite, après cette rencontre, Rori découvre qu’au fond d’elle sommeille aussi un grand pouvoir...

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Mon avis :

Ce qui frappe avec Wayward, c’est la première impression qu’on ressent lorsqu’on a l’album en mains et qu’on le feuillette : la couverture est parfaitement réussie, le dessin impeccable, la colorisation lumineuse. On a tout de suite envie de lire et d’en apprécier tous les détails de cette nouvelle série. Ce premier tome, bien rôdé, constitue la mise en place de l’intrigue et la présentation des personnages principaux. Le travail des auteurs vise à l’efficacité narrative en dévoilant de manière progressive et spectaculaire les pistes de compréhension nécessaires à une histoire beaucoup plus complexe qu’elle ne paraît de prime abord.

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Les thèmes abordés, les mythes et légendes du Japon, les problèmes des adolescents, leurs rapports aux parents, forment un curieux cocktail, un récit de formation original, qui s’avère rapidement addictif. Le dessin de Steve Cummings donne un côté flamboyant à l’ensemble : on sent chez ce dessinateur une expérience tant dans le comics à l’américaine que dans la production franco-belge. J’ai beaucoup apprécié l’approche du Japon contemporain des auteurs et le dossier en fin d’album qui reprend les couvertures US, des crayonnés et des explications sur l’univers de la série. De beaux débuts, à suivre…

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Skippy

20/03/2017

Les solitaires

cov.jpg4.jpgScénario et dessin : Tim Lane

Editeur : Delcourt

Collection : Outsider

296 pages – broché

Sortie : 1er mars 2017

Nouvelles graphiques

 

Présentation de l’éditeur :

Tim Lane revient avec des histoires toujours aussi sombres, qui revisitent les grands mythes contemporains de la culture populaire américaine. De la beat generation au punk rock en passant par les gangs de motards.

Après "Noir c'est noir", paru en 2009, Tim Lane poursuit son panorama de l'Amérique des sans-grade, motards rebelles et autres clochards célestes.

Un fan de punk s'enivre dans son pick-up, un gars quitte sa famille et roule jusqu'à un parc d'attractions abandonné, un jeune fugueur se retrouve dans un train de marchandises avec un vieux hobo...

Une quarantaine d’histoires qui se répondent entre elles, dans la lignée d’un Charles Burns.

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Mon avis :

Cet album, pavé de près de 300 pages bien tassées, mérite plusieurs niveaux de lecture. En le parcourant, on sent tout de suite qu’on a affaire à une compilation d’histoires courtes qui ont toutes leurs particularités narratives. Des strips « classiques » alternent avec de longs blocs de textes, des photos, des illustrations pleine page, des figurines en papier à découper, coller et monter, des pages dépliables, des paroles de chansons, des extraits de pseudo vieux fanzines, des fiches techniques, des croquis, … Au total, cela donne un objet à vocation esthétique dont la cohérence s’impose au fil de la lecture.

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Les références à Burns ou Eisner sont évidentes et l’usage des noirs et blancs parfaitement maîtrisé. Il se dégage de l’ensemble une impression de violence vaine et désespérée, parfaite image de dérives dans une médiocrité sombre et mélancolique. De cette noirceur naît une vision poétique de celui qu’on peut qualifier de grand auteur. La fascination du lecteur s’opère progressivement et une inquiétude quasi-philosophique s’installe.

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Skippy

18/03/2017

Alicia

cov.jpg2.jpgAuteur : Juan d’Oultremont

Editeur : Les Editions du Caïd

80 pages – cartonné

Sortie : 19 mars 2017

Roman graphique

 

C’est absolument un roman
C’est totalement une BD
C’est sans doute pour ça que c’est si particulier

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« Alicia » de Juan d’Outremont aux Editions du Caid
A découvrir le dimanche 19 mars 2017.

Deux séances de dédicaces : de 13h à 15h et de 17h à 19h30
chez Cook and Book : Place du Temps Libre 1, 1200 Bruxelles

Dédicaces, performances, ex-libris, polaroïds et Ford Mustang, voilà les ingrédients qui présideront au lancement d’Alicia.

Alicia est une (expérience de) bande dessinée de 64 pages réalisée au moyen de pictogrammes découpés dans les manuels de photographie amateur. Des vignettes qui glissés dans un album pour collection de timbres, finissent par perdre leur abstraction graphique pour se charger d’une épaisseur psychologique.

Le scénario se présente comme un triller métaphysique. Un jeune homme équilibré et promis comme le prétend son père à une brillante carrière dans le difficile secteur de l’outillage se retrouve « irradié » par Alicia. Un prénom de 6 lettres qui recouvre la personnalité fantomatique. Des quelques semaines que dure leur relation, le narrateur garde le souvenir d’un secret lentement dévoilé. Par couches quasi sédimentaires, la véritable personnalité d’Alicia va se préciser, dessinant progressivement les contours d’un être aussi sulfureux que séraphique. Et si cette ex-miss Chypre était la propre fille de…

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Mon avis :

Artiste offrant une certaine résistance à la classification, Juan d’Oultremont nous donne, avec Alicia, un peu de fil à retordre les poncifs de la narrativité romanesque illustrée. C’est que ce collectionneur à la compulsion modérée cherche surtout à nous passionner et nous surprendre. Objectif atteint avec ce phantasme introspectif, aux rares dialogues, sous emballage imitation cuir bleu, skaï de noble facture. Au propre comme au figuré, comme il est possible d’entrer littéralement dans cette histoire et de poser dans une planche géante (à la librairie  Cook and Book), tout lecteur averti ne pourra échapper à l’étrange pouvoir d’attraction de cette nébuleuse expérimentation narrative. Espérons qu’il n’en sorte pas indemne, mais régénéré par ce qui est finalement un exercice de style réussi.

 

Skippy

16/03/2017

Les cent nuits de Hero

cov.jpg2.jpgScénario et dessin : Isabel Greenberg

Editeur : Casterman

232 pages – cartonné

Sortie : 22 février 2017

Conte graphique

 

 

Présentation de l’éditeur :

Après les mythes universels, Isabel Greenberg revisite le grand récit fondateur : Les mille et une nuits.

Après l’Encyclopédie des Débuts de la Terre, Isabel Greenberg revient avec une nouvelle épopée emplie de bravoure et d’exploits. Préparez-vous à être une fois de plus éblouis par la puissance phénoménale des contes et à assister au triomphe de l’amour sur la plus terrible des adversités !

Vous découvrirez la trahison, la loyauté, la folie, de mauvais maris, des amants fidèles et infidèles, de sages veilles biques, des lunes qui descendent du ciel, des instruments de musique au franc-parler, des amis, des frères, des pères, des mères et par-dessus tout, beaucoup, beaucoup de sœurs.

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Résumé :

Comme dans Les mille et une nuits, il s’agit de sauver une jeune femme, celle-ci s’appelle Cherry. Son époux l’a pariée, elle et sa vertu, contre un nouveau château. Chaque nuit, elle doit tenir bon et repousser les redoutables avances d’un châtelain particulièrement libidineux et brutal.

Elle peut heureusement compter sur sa servante et véritable amoureuse, Hero. Soir après soir, la conteuse arrive à protéger l’honneur de Cherry en détournant l’attention du prétendant avec ses passionnants récits. Hero fait partie de la ligue secrète des conteuses et le pouvoir de son verbe est hypnotique.

Comme dans le classique de la littérature Arabo-Persane, le procédé narratif se reproduit nuit après nuit.

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Mon avis :

Isabel Greenberg nous livre une bande dessinée dont l’apparente simplicité du dessin sert merveilleusement bien un scénario d’une grande complexité. L’histoire présente une densité extraordinaire : les contes s’imbriquent et s’interpénètrent pour nous faire entrer dans la mythologie d’un monde imaginaire.

Un trait épais allant directement à l’essentiel, des noirs et hachures évoquant la gravure, un aspect charbonneux : le graphisme atteint ici un niveau atemporel dans son minimalisme.

Un ton humoristique, résolument féministe, agrémente le message d’espoir d’une auteure dont le talent nous mène dans des contées d’une fascinante étrangeté. Ce livre est une invitation à la tragédie et au triomphe de l’intelligence amoureuse. Laissez-vous séduire !

 

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Le perroquet, Espé, Glénat, Roman graphique, tranche de vie, maladies mentales, famille, autofiction.

 

Skippy