19/07/2016

Nailbiter

cov (2).jpg1.jpgTome 1 – Le sang va couler

Scénario : Joshua Williamson

Dessinateur : Mike Henderson

Editeur : Glénat Comics

144 pages -  cartonné

Parution : 29 juin 2016

Polar – angoisse -épouvante - horreur

 

Présentation :

L’enfer a un nom...

6.jpg

Buckaroo, Oregon, a donné naissance à 16 des plus dangereux serial killers des États-Unis. Cette ville nourrit l’obsession de Caroll, profiler au FBI, depuis que le dernier « boucher de Buckaroo », Edward « Nailbiter » Warren, a été acquitté au tribunal et lui a filé entre les doigts. Comment une si petite ville a pu voir émerger tant de meurtriers ? Finch, agent à la NSA, doit rejoindre Caroll pour élucider cette énigme sur place. Mais quand il arrive, son ami a disparu. Et le seul qui peut l’aider à le retrouver n’est autre que le diable en personne : Warren, le sinistre rongeur d’ongles, alias Nailbiter.

Nailbiter_01-1.jpg

Mon avis :

Joshua Williamson (Ghosted) et Mike Henderson (Venom) ont vu Nailbiter être élu par le magazine USA Today meilleur comics d’horreur 2014. Ce premier tome reprend les 5 premiers chapitres sur les 23 déjà parus aux Etats-Unis. La série est toujours en cours et le succès public et critique est toujours au rendez-vous. Il faut dire que ce mélange de suspens, d’action, d’inquiétante étrangeté, d’enquête policière et de gore est particulièrement bien dosé : les amateurs des genres précités s’y retrouvent.

2.jpg

Le tout est rehaussé par un graphisme soigné et constant, un découpage (sic) dynamique, une narration fluide et une connaissance aigüe des classiques qui laisse la place belle aux citations, hommages et autres allusions. Ces références n’alourdissent en rien un récit qui se lit d’une traite tout en mixant et revisitant les codes propres à différents genres. Parfois érudit, souvent brillant, jamais ennuyeux : une lecture parfaite pour l’été.

7.jpg

 

a07-3e78901.gif  Dessin

a08-3e78906.gif     Scénario

a08-3e78906.gif     Moyenne

 

Le site internet des Editions Glénat : ICI

 

Skippy.

14/07/2016

Les chemins de Malefosse

cov.jpg2.jpgTome 24 – Le dernier secret

Scénario : Daniel Bardet

Dessin : Brice Goepfert

Editeur : Glénat

48 pages - cartonné

Parution : 22 juin 2016

Historique

 

Présentation :

Dans la France du XVIème siècle, Les chemins de Malefosse sont souvent semés d’embûches, d’amours, de trahisons et de combats ... Car chacun œuvre dans l’ombre des ruelles sombres pour faire gagner son camp, son roi, sa religion, et tous les coups sont permis !

1.jpg

Conclusion d’une grande série historique !

Sous l’impulsion d’Henri IV, la paix entre Catholiques et Protestants a été instaurée en France. Mais cette paix est fragile. Le pasteur Crouzet, de la République de Genève, doit justement apporter au roi de précieux documents pour en établir les ultimes négociations. Traqué par les fanatiques de la Manus Dei, envoyés de Rome, va-t-il pouvoir accomplir sa périlleuse mission ? Et quel rôle vont jouer les mercenaires Gunther et Pritz, et leurs compagnons dans cette affaire ?

3.jpg

Mon avis :

Référence de la BD historique depuis sa création en 1982 pour le magazine Circus, série emblématique de la collection « Vécu », la saga Les chemins de Malefosse prend fin avec ce tome 24. C’est donc le bout de la route pour Gunther et Maître Pritz, les mercenaires allemands. La couverture nous les montre le regard désabusé et tourné vers un horizon maritime dans une lumière crépusculaire, les lèvres serrées, le sourire pâle et figé. Mission accomplie, en ce mois d’avril 1598, l’édit de Nantes va mettre fin à la période troublée des guerres de religion.

4.jpg

Revenons sur ce qui a fait le succès de cette série pendant 34 ans. Le scénario, complexe à l’image de la période historique envisagée, s’appuie sur une documentation sérieuse et sans faille. Avec un découpage chronologique parfois difficile à suivre, une alternance de scènes dans des lieux très divers et une intrigue alambiquée, l’attention du lecteur est largement mise à contribution. Le dessin réaliste et méticuleux de François Dermaut et de Brice Goepfert confère une magnifique qualité graphique à l’ensemble. Les dialogues en ancien français, comme le romancier Robert Merle pour la saga Fortune de France, renforcent la stratégie d’authentification réaliste et historique. Costumes, chevaux, personnages et décors participent à cette contextualisation. Au final : une belle aventure !

 

a08-3e78906.gif     Dessin

a08-3e78906.gif     Scénario

a08-3e78906.gif     Moyenne

 

Le site internet des Editions Glénat : ICI

 

Skippy.

12/07/2016

Roadmaster

roadmaster,brian bones,détective privé,paquet,calandre,25 mai 2016,thrillerroadmaster,brian bones,détective privé,paquet,calandre,25 mai 2016,thrillerScénario : Rodolphe

Dessin : Georges Van Linthout

Editeur : Paquet

Collection : Calandre

48 pages  - cartonné

Parution : 25 mai 2016

Thriller rétro

Présentation :

USA, années 50/60. Côte Ouest

Brian Bones est enquêteur auprès d’une compagnie d’assurance automobile.

Son job ? Repérer les arnaques et autres truanderies.

roadmaster,brian bones,détective privé,paquet,calandre,25 mai 2016,thriller

 Bergson, patron d’une compagnie d’assurance, appelle Bones pour une enquête. Un de ses clients a été victime d’un terrible accident. La voiture est bousillée et son conducteur dans le coma. Le drame a eu lieu sur une portion de la Curtis Road, droite et parfaitement dégagée. L’homme a sans raison apparente perdu le contrôle de son véhicule, une Buick Roadmaster 52.
Endormi au volant ? Peut-être. Mais c’est le troisième ! ... Le troisième à s’endormir au volant à cet endroit précis. Sans doute le paysage n’est-il pas folichon, mais de là à tous piquer une ronflette ! ...

roadmaster,brian bones,détective privé,paquet,calandre,25 mai 2016,thriller

Mon avis :

Présenté comme le premier titre de la série : Brian Bones, détective privé, ce récit bénéficie d’une bonne mise en situation du cadre narratif. L’action progresse à un rythme soutenu et l’intrigue reste captivante. L’histoire est complète, mais d’autres aventures du personnage principal pourraient suivre.

roadmaster,brian bones,détective privé,paquet,calandre,25 mai 2016,thriller

Le dessin tire vers une ligne claire aux colorisations très fraîches. On ne s’ennuie jamais dans cette BD qui joue sans complexes la carte du charme rétro. L’effet, à la lecture, possède la saveur charmante du classicisme d’une époque, certes révolue, mais qui peut toujours faire rêver.

 

   a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gif  Scénario

a07-3e78901.gif  Moyenne

 

Le site internet des Editions Paquet : ICI

 

Skippy.

09/07/2016

Evil road

Evil road, Monfery, paquet, calandre, 25 mai 2016, thrillerEvil road, Monfery, paquet, calandre, 25 mai 2016, thrillerScénario et dessin : Dominique Monfery

Editeur : Paquet

Collection : Calandre

48 pages – cartonné

Parution : 25 mai 2016

Thriller mécanique

 

Présentation :

Quand Hélias demande à son frère jumeau Hélis de s’arrêter pour se soulager, il est loin d’imaginer que ce geste anodin va plonger leur road-trip en plein cauchemar.

Evil road, Monfery, paquet, calandre, 25 mai 2016, thriller

Quand une vieille Ford T est retrouvée immergée au fond d'un étang, commence pour les frères ... une drôle d'aventure.
Restauration de la vieille dame, remise en route, il est temps de réaliser un rêve de gosses. Après des semaines de travail, la Ford est prête pour un grand voyage vers New York.
Le long sillon d'asphalte accueille l'expédition et quand la route aborde le désert, tout va pour le mieux. Mais une surprenante rencontre va tout chambouler. Un vieux Ward G116, monté en dépanneuse, croise le périple d'Hélias et d'Hélis.
C'est le début d'une course poursuite, d'un duel au soleil sous lequel la frêle Ford aura du mal à résister aux tentatives pour lui faire quitter la route.
Bienvenue sur Evil Road !

Evil road, Monfery, paquet, calandre, 25 mai 2016, thriller

Mon avis :

Le scénario semble, en partie, un mélange inspiré des films Duel de Steven Spielberg, Christine de John Carpenter ou encore de Maximum overdrive de Stephen King. Cette histoire d’affrontement impitoyable et irrationnel entre une vieille guimbarde retapée et conduite par deux papys et une monstrueuse dépanneuse géante est surtout l’occasion pour l’auteur de multiplier les cadrages audacieux et de faire la part belle au dessin d’accidents de la route.

evil road,monfery,paquet,calandre,25 mai 2016,thriller

Le côté irréaliste du récit et sa fin (décevante) en mode enquête policière s’expliquerait finalement par le rêve de deux vieux fous … de vieilles bagnoles. Une case de la page 5 reprise en dernière page pourrait être la clé d’interprétation de ce road-trip qui met en scène deux joyeux retraités dont les sympathiques joutes verbales pimentent les dialogues.  S’en fout la mort, suggère le doigt d’honneur de la couverture, tu ne nous auras pas. L’ensemble devient alors une belle réflexion sur la vieillesse et la façon de l’assumer. La vie est un rêve...

evil road,monfery,paquet,calandre,25 mai 2016,thriller

 

   a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gif  Scénario

a07-3e78901.gif  Moyenne

 

Le site internet des Editions Paquet : ICI

 

Skippy.