27/10/2015

Broadway - tome 2 - Une rue en Amérique

Broadway, Une rue en Amérique, tome 2, Djief, Soleil, quadrants, historiqueBroadway, Une rue en Amérique, tome 2, Djief, Soleil, quadrants, historiqueUne rue en Amérique -  tome 2

Scénario et dessin : Djief

Sortie : 23 septembre 2015 

Soleil - Quadrants

48 pages - cartonné

Historique

 

 

Présentation de l’éditeur :

1929 : la crise, mais aussi les années folles. Le monde du spectacle n’a jamais été aussi inventif et démesuré qu’en ces années "Ziegfeld"!

Le Chapman’s Paradise est anéanti : le minable directeur artistique a causé l’effondrement de la scène en pleine représentation. Les danseuses sont au chômage, et les frères Chapman, en plein désarroi. Pourtant, la grande rue blanche continue de les hypnotiser. Il faudrait juste trouver une idée de spectacle vraiment nouvelle… et trouver de l’argent. Peut-être en revendant l’usine familiale… ?

Un Broadway scintillant et éblouissant, dans une Amérique où pouvait réussir celui qui saisissait sa chance.

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Mon avis :

 

“Broadway” est l’histoire d’une salle de spectacle sur l’avenue la plus célèbre du monde.  Le récit évoque les milieux du showbiz des années folles à New York à l’époque de la prohibition régentée par la mafia. Le ton est donné : on est dans le pur classique du genre.

Djief, qui assume ce diptyque en solo, a réalisé un travail remarquable au niveau du graphisme. Sa documentation sur les décors urbains et les intérieurs de l’époque est irréprochable. Les tonalités et les ambiances chaleureuses de ces années folles prennent une saveur particulière grâce à une colorisation à dominance orangée lumineuse qui tend parfois vers le sépia des vieilles photographies. Le dessin réaliste, le souci des détails de l’esthétique Art-déco, donnent un ton rigoureux à l’ensemble. Les perspectives architecturales ont fait l’objet d’un soin particulier et certains bâtiments, comme le building Ansonia, deviennent des protagonistes à part entière de l’histoire. De grandes cases sont ainsi consacrées à dépeindre fidèlement la « Grande Voie Blanche », l’un des surnoms de Broadway à l’époque.

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La prestation de Djief pour atteindre cette « patine » vintage Art-déco mérite une ovation. Du découpage à l’encrage, tout est dessiné sur papier ou carton. La composition des phylactères et l’assemblage des cases est assistée par ordinateur. Un lavis d’aquarelle vient alors compléter l’encrage. Les pages sont ensuite scannées et leur couleur finalisée à l’aide de Photoshop. Le résultat de ces acrobaties graphiques est plus que convaincant. Les deux couvertures, la première au ton chaud et la seconde baignant dans un bleuté plus froid, reflètent parfaitement la qualité du travail de l’auteur.

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Le scénario suit une ligne directrice simple : la remise sur pied du cabaret le Chapman’s Paradise et le parcours de trois personnages principaux aux destins croisés. Les thèmes abordés : la course au succès dans le showbiz et dans le star system, la séduction qu’exerçait le monde du spectacle chez les gens d’entre les deux guerres, la frénésie et le climat affairiste qui régnaient sur la célèbre avenue de Broadway, à New York, alimentent les rebondissements d’une intrigue très conventionnelle et sans réelle surprise. L’action et les dialogues, parfois d’une naïveté consternante, ne sont pas toujours à la hauteur des magnifiques séquences descriptives déployées dans l’album.

Broadway, Une rue en Amérique, tome 2, Djief, Soleil, quadrants, historique

 

Merveilleux illustrateur d’une époque dont il a saisi l’essence esthétique, Djief arrive à nous communiquer son enthousiasme et son plaisir. A la lecture de ses deux albums divertissants, à l’intrique légère, on reste sous le charme nostalgique d’un temps révolu. 

   

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Scénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

Le site internet des Editions Soleil : ICI

Le site internet de Djief :ICI

 

Skippy

23/10/2015

Roma - tome 2 - Vaincre ou mourir

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015Vaincre ou mourir

Dessin : Luca Erbetta

Scénario : didier Convard, gilles Chaillet, Eric Adam, Pierre Boisserie

Editions Glénat

Collection Grafica

64 pages - cartonné

                                                                   Péplum historico-fantastique

 

Présentation de l’éditeur :

 

Rome ! Une ville immortelle. Une damnation éternelle.

 

217 avant Jésus Christ. Rome est devenue l’une des premières puissances de la Méditerranée. Seule Carthage contrarie son hégémonie. Hannibal conduit ses armées en Italie où il défait les légions de la République romaine à plusieurs reprises, ses troupes menaçant même la ville ! Les familles Aquilia et Léo, qui seules connaissent la malédiction nichée au cœur de la statue du Palladium, arriveront-elles à lutter à la fois contre la furie des dieux et celle des hommes ?

 

Furius Léo, descendant de Léonidas, espère briser la Malédiction qui accable sa famille en remettant le Palladium à Hannibal, avec la promesse que l’icône lui apporterait gloire et pouvoir éternels. Furius est prêt à tout sacrifier pour parvenir à ses fins. Il n’imagine pas que le Palladium retournera son plan contre lui, sur fond de guerres puniques et de luttes de pouvoir, dans un combat opposant les Dieux aux hommes et le Bien au Mal...

 

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015

 

Mon avis :

Petit rappel : Roma est une idée ambitieuse de Gilles Chaillet. À la disparition de ce dernier en 2011, Chantal Chaillet, son épouse,  avait souhaité que  ce projet puisse être développé et mené à terme. Elle a fait alors appel à Didier Convard, aidé par Éric Adam et Pierre Boisserie, pour finaliser les scénarios de cette immense fresque supposée couvrir l’histoire de Rome, de l’Antiquité à 2030, en terminant par un épilogue de science-fiction. A chaque album devait correspondre une époque et un récit indépendant. Le dessin du premier tome a été confié au convaincant  Régis Penet. 

Roma se présente donc comme une grande saga historico-fantastique de 13 albums, construite autour de la malédiction du Palladium. À raison d'une parution semestrielle, chaque album, formant une histoire complète et réalisé par un dessinateur différent, a pour cadre un épisode célèbre de l'histoire de Rome. Pour le premier cycle des 5 récits couvrant la période antique, un cahier historique préparé par Bertrand Lançon, spécialiste de la période romaine, vient systématiquement compléter l’ouvrage.

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015

 

Au dessin pour le tome 2, Luca Erbetta  a traité le scénario en alternant de grands plans cinématographiques avec des séquences plus denses et plus rythmées. Il a privilégié les scènes de grandes batailles, avec des milliers d’hommes qui s’affrontaient, sans négliger les moments plus intimes et les émotions des personnages. Son souci du détail, en particulier pour les armes et les tenues militaires, témoigne d’une recherche méticuleuse. Ce qui donne un réel crédit à son travail.

 

Au niveau du scénario, je pense que les fans d’Histoire, dont je suis, risquent de rester encore un peu sur leur faim. Passe encore de raccrocher la chute de Troie à la création mythologique de Rome dans le premier tome. Mais faire d’Hannibal ce portrait d’un général misant sur la seule puissance de la magie du Palladium pour s’assurer la victoire me semble tiré par les cheveux. La dimension fantastique qui apparaît dans le déroulement des batailles m’a également parue incongrue. Ma vision reste peut-être trop puriste ? Le Palladium vient pourtant expliquer une énigme de l’histoire : pourquoi Hannibal, dans une position de force, a-t-il renoncé à assiéger Rome ? Astucieux, penseront sans doute certains lecteurs. Pour ma part, j’ai du mal avec cette vision pourtant bien défendue par les commentaires du dossier historique.

 

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015

 

Cette passionnante aventure, historique et éditoriale, à l’aspect fantastique assumé, mérite néanmoins toute l’attention des lecteurs Et je me réjouis personnellement de lire les épisodes qui vont suivre dans lesquels les grandes figures historiques de  César et Cléopâtre dans le tome 3 et surtout celle de Caligula dans le tome 4 viendront se confronter à la malédiction du Palladium. 

 

 

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015

 

 

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a07-3e78901.gifScénario

 

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  Le site internet des Editions Glénat : ICI

 

 

Skippy.

 

 

09/10/2015

Le roman de Boddah

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Comment j’ai tué Kurt Cobain

Scénario et dessin : Nicolas Otero

Editions Glénat

Collection 1000 feuilles

Date de parution : 23 septembre 2015

152 pages – cartonné

 

Roman graphique – biopic

 

Présentation de l’éditeur :

Génie tourmenté et leader du groupe Nirvana, Kurt Cobain est probablement l’une des personnalités musicales les plus influentes de la fin du XXe siècle. Boddah l’a bien connu. C’était son meilleur ami... Du coup de foudre entre Kurt et Courtney Love à leurs pires engueulades ; de la découverte de l’héroïne aux cures de désintox ; des tournées triomphales au célèbre live intimiste de l’émission MTV unplugged, Boddah a tout vu, tout entendu. Au cœur des amplis et des guitares cassées, il a été le témoin privilégié d’une vie hors du commun et fulgurante faite de musique, de dope et d’amour fou.

Mêlant scènes réelles et imaginaires, conversations authentiques et dialogues inventés, Nicolas Otéro adapte Le roman de Boddah d’Héloïse Guay de Belissen et retrace le parcours hors du commun de Kurt Cobain, chanteur de Nirvana et icône de toute une génération.

 

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Mon avis :

Cette adaptation en bande-dessinée d’un roman culte pour les admirateurs de Kurt Cobain et Nirvana ne devrait pas laisser ces derniers indifférents. En 34 chapitres, Nicolas Otero a redécoupé cette histoire en un scénario intéressant. Il arrive à plonger le lecteur dans l’univers intime et créatif de Kurt Cobain tout en préservant le côté mythique de sa personnalité. Il nous livre le sens  cachés d’anecdotes méconnues ou étranges comme ce passage inattendu de Nirvana  à l’émission Nulle part ailleurs. Les membres du groupe y apparaissent ravis, en costards et cravates pour l’occasion, alors qu’ils méprisent les obligations promotionnelles.

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Visuellement très bien documenté sur l’époque, Nicolas Otero utilise son dessin pour communiquer au lecteur son interprétation graphique et parfois fantasmée du roman. Son trait puissant possède également le côté crasseux et grunge qui correspond parfaitement à l’intention narrative. J’ai bien aimé, par exemple, la voix-off scotchée sur des bandes brunes de papier Kraft ou encore l’utilisation parcimonieuse et sensible de la couleur sur le seul personnage de Boddah.

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Entre réalité, fiction, création et interprétation, cet album nous plonge dans les vibrations de la culture grunge de la fin du vingtième siècle. Mélo, sulfureuse, sordide et tragique, la vie et surtout la mort, de Kurt Cobain fournissent une excellente trame à ce récit passionnant et addictif.

Comme les albums de Nirvana, à consommer sans modération !

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Scénario

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 Le site internet des Editions Glénat : ICI

 En savoir plus sur Nicolas Otero : ICI

  

SKIPPY 

07/10/2015

On n'est pas que des cobayes

On n'est pas que des cobayes, Ferré et Rea, Soleil, jeunesse, 16 septembre 2015On n'est pas que des cobayes, Ferré et Rea, Soleil, jeunesse, 16 septembre 2015Tome 01. Les mini-cobayes

Scénario : Benjamin Ferré

Dessins : Arianna Rea

Sortie : 16 septembre 2015

Editions Soleil

48 pages – cartonné

Vulgarisation scientifique- Humour - Jeunesse

 

 

Présentation de l'éditeur :

Lorsque la nuit tombe, que les caméras et les projecteurs s’éteignent, que les animateurs de l’émission se sont éclipsés, il se passe de drôles de choses dans le célèbre hangar de l’émission  On n’est pas que des Cobayes : les mini-cobayes entrent en piste.

 

Avec l’aide de James, le crash testeur, Emma (la chef d’équipe), Eliot (le scientifique), Tom (le casse-cou) et Manon (la cascadeuse de velours) investissent le hangar. Ils sont prêts pour les plus grands défis !

Peut-on marcher sur l’eau ? Comment trouver une aiguille dans une botte de foin ? Peut-on voler avec des ballons gonflés à l’hélium ? Peut-on résister au grand froid ? Peut-on prendre le contrôle de quelqu’un grâce à l’hypnose ? Autant de questions auxquelles les mini-cobayes tentent de répondre. 

On n'est pas que des cobayes, Ferré et Rea, Soleil, jeunesse, 16 septembre 2015

Mon avis :

Depuis la fin de l’émission C’est pas Sorcier, une nouvelle émission de vulgarisation scientifique est apparue sur la chaîne de télévision France 5. Cette émission, On n’est pas que des Cobayes, est déjà adaptée en bande dessinée. L’émission C'est pas sorcier avait également fait l'objet d'une adaptation, mais la  tentative n’avait pas été couronnée de succès. Ce premier tome d’On n’est pas des Cobayes est donc un sacré défi.

 

Tout d’abord, les auteurs Benjamin Ferré & Arianna Rea ont choisi de ne pas représenter les présentateurs. Les mini cobayes, réalisent et expliquent leurs expériences. Certaines caractéristiques ont été conservées (une blonde chef d’équipe, le scientifique en blouse blanche, James et le hangar), mais ce sont des enfants qui sont mis en scène. Cela évite de devoir caricaturer graphiquement les présentateurs et permet de tabler sur l’humour. 

 

On n'est pas que des cobayes, Ferré et Rea, Soleil, jeunesse, 16 septembre 2015

 

Ensuite, le choix d’un album de 46 pages nécessite d’alterner les défis pour permettre d’interrompre la lecture pour les plus jeunes tout en intégrant des gags dans les explications scientifiques. Pour le scénario, Benjamin Ferré a choisi de limiter chaque défi à quatre planches. Ses textes sont très explicites pour le côté scientifique. Ils apparaissent dans des cases réservées exclusivement à cet effet. Pour le dessin, Arianna Rea a travaillé elle aussi de façon très pédagogique. Elle a modifié l’iconographie de l’émission afin que les jeunes lecteurs puissent clairement identifier l’intitulé du défi, les explications scientifiques, ainsi que sa conclusion. 

On n'est pas que des cobayes, Ferré et Rea, Soleil, jeunesse, 16 septembre 2015

 Enfin, cette adaptation me semble agréable à lire et devrait au moins rallier les fans de l’émission. Son aspect un peu scolaire n’est en aucun cas un obstacle au plaisir de la lecture. Une série d’autocollants en fin d’album vient en renforcer l’aspect ludique. Le tome 2 est déjà sur les rails et les lecteurs sont invités à proposer de nouveaux défis.

 

 

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Dessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

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Le site internet des Editions Soleil : ICI

Le site internet de l'émission de France 5 : ICI

 

SKIPPY