06/10/2017

La dame de fer

cov.jpg4.jpgScénario et dessin : Michel Constant

Editeur : Futuropolis

72 pages – cartonné

Parution : 26 août 2017

Buddy BD

 

 

Présentation :

Il pleut sur Kingsdown, le 8 avril 2013. Comme souvent, sur cette petite ville côtière proche de Douvres. Et pourtant c’est un jour gai. Miss Maggy est morte, vive la dame de fer !

A cette annonce, Donald offre une tournée générale aux habitués de son bar et se souvient des années de galère quand il était jeune ; cette région du Kent a été durement touchée par la politique de la Première ministre britannique. A l’époque, il usait le pavé et trompait l’ennui avec Abby et Owen, tous deux désormais exilés à Londres en quête de jours meilleurs.

Que sont-ils devenus ? Sont-ils devenus les rois du monde ? Sont-ils toujours chaussés de leurs Doc Martens et écoutent-ils toujours les Clash ?

Donald élabore un stratagème pour faire revenir ses deux amis. Sa ruse va bouleverser sa vie et celle de la petite ville du bord de mer !

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Mon avis :

Qui est la dame de fer ?

Miss Maggy Tatcher ou Miss Maggy, la Norton Manx, moto de légende aussi belle que difficile à conduire, une « garce qui tire à droite » ?

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Avec un dessin semi-réaliste, tendance ligne claire, l’auteur tisse les fils d’un récit intimiste légèrement teinté d’amertume mais qui conserve malgré tout un réel optimisme. C’est que la camaraderie unissant les protagonistes de l’histoire finit par devenir communicative au fur et à mesure des pages tournées.

Le ciel est gris, l’atmosphère plombée, l’économie paralysée, au point qu’on se croirait dans les décors d’un réalisme sociologique cher à Ken Loach ou Mike Leigh. Ce menu « sweet and sour » nous est heureusement servi avec quelques pintes de références musicales et de petits détails dans les décors qui permettent de se replonger dans les ambiances d’une époque à la fois révolue et encore si proche.

Véritable ode à l’amitié qui transcende le temps et ses déboires, La dame de fer est un album de bonne facture qui fait passer d’agréables moments de lecture tout en donnant envie d’aller retrouver les Clash ou les Smiths sur Youtube, faute de mieux.

M’en vais me reverser une petite mousse tempérée la-dessus !

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vers l'ouest,zheng jianhe,deng zhihui,urban china,légende,conte,batailles

 

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Skippy

04/10/2017

Epiphania

cov.jpg1.jpgScénario et dessin : Ludovic Debeurme

Editeur : Casterman

Parution :13 septembre 2017

104 pages – cartonné

Anticipation

 

Un récit fantastique sur fond de réflexion humaniste.

Avec Epiphania, Ludovic Debeurme nous confronte à une invasion « hyper terrestre ». Comme si la Terre usée par des siècles de conflits, de pollution, de surexploitation avait décidé de faire place nette. C’est La Grande Vague, un tsunami global et dévastateur …Après la disparition des eaux, l’apparition d’étranges demi-sphères sombres dans la terre des jardins, des parcs, des forêts. En tentant de les en extraire, on découvre qu’il s’agit de fœtus en gestation. Ce sont les Mixbodies : mi-hommes, mi bêtes et ils sont des millions à voir le jour. Les gouvernements sont très vite dépassés par l’ampleur du phénomène et la cohabitation se met en place de manière anarchique.

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L’auteur, après deux albums, Trois fils et Un père vertueux, parus chez Cornélius, continue d’explorer une thématique très personnelle. Troubles affectifs et sociaux, angoisses de la paternité et de la famille, altérité difficile, autant de sujets qui reviennent ici alimenter sa vision d’un monde mutant. Le graphisme, assez déroutant, voire déstabilisant, rappelle le travail d’un Charles Burns au dessin, agrémenté de couleurs pop, limite psychédéliques, chères à certains comics. La simplicité du style et de la mise en image viennent renforcer sa réflexion sur l’empathie « humanité /animalité » qui apparaît déjà sur les 1ère et 4ème de couverture.

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Epiphania demande une lecture attentive pour en apprécier toutes les nuances philosophiques et poétiques. Une fois passé le cap de l’aspect étrange du dessin, le lecteur peut apprécier l’exigence narrative d’un récit visionnaire et toute ses implications contemporaines. Du grand art !

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les ailes du singe, willem, paquet, policier, aventure, animalier, 7/10, 06/2017

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

29/09/2017

Wayward

cov (2).jpg1.jpgTome 2 – Les liens qui unissent

Scénario : Jim Zub

Dessin : Steve Cummings

Editeur : Glénat comics

160 pages – cartonné

Parution : 13 septembre 2017

Genre : Aventures - Fantastique

Présentation :

Le destin d’un pays tout entier, ça fait beaucoup quand on est ado.

Trois mois ont passé depuis la mort de la mère de Rori et la destruction de leur appartement de Tokyo. Ayane et Nikaido sont livrés à eux-mêmes tandis que Rori et Shirai sont toujours portés disparus. Et voici qu’une nouvelle lycéenne aux super-pouvoirs, Ohara, fait son apparition ! Qui est-elle et quel sera son rôle dans la bataille contre les Yokai, ces créatures démoniaques qui menacent de détruire le Japon pour toujours ?

Découvrez le deuxième arc de cette série d’action fantastique signée Jim Zub et Steve Cummings, puisant dans le meilleur du manga, du comics et de la série TV pour ados. Wayward, c’est Buffy contre les vampires au pays du soleil levant !

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Mon avis :

Le tome 1 de cette série nous avait séduit par son audace thématique, réactiver le folklore des anciennes légendes japonaises sur le mode comics à l’américaine et le réinjecter dans un univers contemporain, mais surtout par son traitement graphique particulièrement soigné. On peut dire que le tome 2 poursuit sur cet élan quoique sur un ton beaucoup plus ouvertement fantastique. Ce qui me laisse cependant un peu perplexe, c’est le côté manichéen de l’affrontement entre deux camps bien (re)tranchés. Un groupe de « super-héros-ados » se prépare à affronter des êtres menaçants et dangereux, puis c’est parti pour quelques moments de bravoure épiques. Il faut vraiment accepter de se plonger sans réserve dans cette atmosphère très particulière pour apprécier pleinement ce type de récit. Un intéressant et copieux dossier-bonus en fin d’album vient aider le lecteur à s’y retrouver et le motiver pour la suite.

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Skippy

27/09/2017

Repères

cov.jpg5.jpg2000 dessins pour comprendre le monde

Scénario et dessin : Jochen Gerner

Editeur : Casterman

200 pages – broché

Parution : 13 septembre 2017

 

Présentation :

Comme tout le monde, vous vous posez mille et une questions sur Angela Merkel, Vladimir Poutine, Donald Trump, Daesh, la mobilité des jeunes, les drones, la singularité française, la conquête du droit de vote, les défenseurs des océans, les musulmans dans le monde, les atouts économiques de la France, les horaires des salariés Français, le pétrole, la lutte pour les droits civiques, l’histoire du Vatican, du Rwanda, d’Athènes, d’Istanbul, du Qatar, de Singapour ou de Naples, entre autres petits et grands sujets de préoccupation… Chaque semaine depuis 2014, Jochen Gerner explique en bande dessinée ces différentes notions qui permettent de mieux comprendre l’histoire, la science, l’économie, la politique, l’actualité, pour ne pas dire le monde !

Un recueil incontournable destiné à tous les lecteurs curieux d’apprendre en s’amusant…

 

A propos de Le Un (Le 1) :

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Mon avis :

Que voilà un ouvrage à très haute densité informative !

Bel exploit iconographique, Repères arrive à nous raconter le monde, à nous le raconter en usant de toutes les possibilités de l’art séquentiel, de la BD. Le travail De Jochen Gerner se fonde sur une simplicité sans réductionnisme et un usage efficace de l’encre de Chine pour nous livrer ici un subtil cocktail de pédagogie et de poésie. Il arrive à réduire son sujet pour produire une expression très forte. Virtuose de la synthèse avec ce qu’il qualifie de « mix hybride entre la mini-saynète, le pictogramme et la vignette », l’auteur nous entraîne dans le panorama vertigineux de sa perception de l’actualité. Il arrive à captiver sans ennuyer, à éclairer tout en maniant l'humour.

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Par ailleurs, entre BD et art contemporain, ses productions sont mises en valeur par la galerie Anne Barrault à Paris et la galerie etHALL à Barcelone. Rigueur, simplicité, finesse!

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Jochen Gerner
Winternachmittag (Un après-midi d’hiver
, 2017
peinture acrylique sur support imprimé
92 x 144 cm
 

 

 

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Skippy