16/11/2015

La Tour Fantôme T8

9782344008744-G.jpgalbum-page-large-27607.jpgAuteur : Taro Nogizaka

Éditeur : Glénat

224 pages

Sortie : le 23 septembre 2015

Genre : Détective

 

Avis de l'éditeur :

Au plus profond de la Tour fantôme, une pièce circulaire avec douze portes, dont une seule conduit à la salle du trésor. Taïchi a-t-il choisi la bonne ? A-t-il distancé l horloge de la mort ?
Taïchi n est plus le même qu au début de son aventure, mais sa résolution nouvelle sera-t-elle suffisante face à ce terrible ennemi ?

Mon avis :

La Tour Fantôme brille à tous les niveaux, qu'il s'agisse de sa trame exceptionnelle ou de son trait à couper le souffle!

Pour chaque nouveau tome, le niveau d'intensité augmente et de manière considérable! Ce 8ème opus part dans tous les sens : un protagoniste principal décède atrocement,d'une balle en pleine tête, on découvre enfin l'identité de l’Horloge de la Mort, qui connait une fin tragique, mais dont l'auteur préfère le ressusciter en fin d'album, et cela de manière plutôt crédible... car tout assassin qu'il est, le sort qui lui est destiné est pire que la mort. Taïchi, de con côté, connait un second souffle et démontre tout son talent de détective : adroit pour résoudre les énigmes, malin comme un singe à démanteler les crimes! Comme le 1er plat de couverture le souligne, il découvre le fameux trésor et se permet de cultiver désormais des rêves de luxure, assoiffé de pouvoir et de richesse.

Nous soulignerons surtout l'évolution de la relation naissante entre Tetsuo et Marube, et le dessein de ce dernier, qui se la joue finement, tel un diable machiavélique. Le secret finalement, ne provient pas de l'identité de l'Horloge de la Mort, ni même de la découverte du trésor enfouis, mais d'un lien héréditaire, plutôt surprenant!  Sans spoiler quoi que ce soit sur ces événements et leurs origines, Taro Nogizaka continue à surprendre, à hausser son niveau, à divertir de manière exceptionnelle, les lecteurs qui ont tenu jusqu'à ce huitième tome.

La Tour Fantôme incarne le must du genre! Cette série contient tout ce qu'un lecteur passionné attend d'un auteur. On parle ici de quintessence à l'état brut, dont chaque élément, chaque case de lecture frôle avec le génie.

Le dessin, comme à son habitude est parsemé de détails, que l’œil décortique et mémorise à l'infini. Le découpage excelle, il s'acclimate parfaitement en fonction du rituel présenté.

Remercions également la présentation des éditions Glénat ainsi que Yohan Leclerc, pour son travail méticuleux.

Plus qu'un tome avant son dénouement... et quoi qu'il arrive, La Tour Fantôme fait déjà partie du panthéon des Mangas à absolument posséder!

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Coq de Combat

12/11/2015

PeaceMaker T14

Couv_257615.jpgPlancheA_257615.jpgAuteur : Ryouji Minagawa

Collection Seinen -

Éditeur : Glénat

226 pages

Sortie le 28 octobre 2015

Genre : Action - Western

 

Avis de l'éditeur :

Au deuxième tour du Guns of Domination, il ne reste plus pour s'affronter que la crème des combattants. Mais le tournoi est interrompu par l'apparition brutale de Cole Emerson. qui surprend tout le monde en énonçant un nouveau règlement ! Derrière cette attitude pleine d'aplomb se cache en réalité un long et douloureux voyage au cœur de la violence.

 

Mon avis :

PeaceMaker incarne le mélange subtil d'un western futuriste et celui des arènes romaines de l'époque. Comprenant une multitude de personnages, chacun présentant des caractéristiques atypiques, on suit le parcours d'Ichimura Tetsunosuke qui entreprend une vengeance personnelle, suite au décès de ses parents, violemment assassinés.

Sa route, parsemée d'embuches en tous genres, sera longue mais fructueuse, car à chaque nouvel adversaire qu'il affronte, sa technique, sa rapidité et son ambition ne font que croître. Ses ennemis portent un nom : le clan Chochu, servant l'empereur, tandis que de son côté, Ichimura rallie un groupe de samouraïs, guerriers farouches sous le clan "les Loups de Mibu".

Ce 14ème tome nous plonge en plein cœur de l'arène pour le glorieux "Guns of Domination". Les combattants les plus remarquables s'affrontent sans retenue, variant les disciplines ancestrales et contemporaines.

 

PeaceMaker percute à l'adrénaline, ça canarde dans tous les sens, ça se bastonne à tout va, coups bas et autres stratagèmes sont de mise. Les gueules patibulaires sont également au rendez-vous. Lorsqu'on pense avoir croiser le pire individu, il suffit de tourner quelques pages plus loin, afin de voir et constater le pire.

Ryouji Minagawa tourne adroitement son histoire, il ne s'agit pas uniquement d'un récit de baston et de gros calibres, la trame se veut pertinente, autant que son trait caractérisé par un style sans pitié: l'indifférence des protagonistes pour leurs ennemis, les grimaces abusives démontrent l'atmosphère pesante qui règne au travers de ce contexte chaotique. Les duels, à mains nues ou à l'arme blanche s'accompagnent d'un dynamisme omniprésent. Quelques personnages féminins accentuent encore le récit.

On ne peut qu'espérer que PeaceMaker continue sur sa lignée, et d'ailleurs, aucune raison pour qu'elle ne le fasse. Cette série brille par son adresse, sa créativité, et ses nombreux retournements de situation.

 
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 Coq de Combat

10/11/2015

I Love hana-Kun T1

i-love-hana-kun-tonkam.jpg4545c94b986c6c08383a26e923db9102.jpgAuteure : Fuyu Kumaoka

Editeur :  Tonkam

Sortie : 21 octobre 2015

Genre : Shojo.

Résumé

Nana est belle, douée et admirée de tous. Hana, lui, est le pire élève du lycée. À la suite d'une bagarre, il se retrouve en colle. En essayant de s'échapper, il tombe sur Nana qui lui rend une petite boîte qu'il a laissé tomber. Hana ne veut plus la donner à la personne qu'elle aime maintenant qu'elle l'a prise dans ses mains. Ces simples mots vont la pousser vers lui.

 

« Je suis marrante quand je fais l’idiote »

 

Mon avis.

 

Voici venu non pas le temps des rires et des chants mais voici venu le temps du retour de Sambette.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, c’est le pendant féminin de Samba.

 

Avant de commencer la chronique, et si on cherchait l’alter ego féminin de mes chroniqueurs.

 

Skippy deviendrait Skippette

Loubrun : Louve brune

Tigrevolant : Tigresse au 7e ciel

Jaxom : Jaxfem

Coq de combat : poule de compétition.

Revedefer : rêve de paix (comme toute bonne miss qui se respecte).

 

Et puis on aurait la version masculine de mes chroniqueuses.

Planante : Fumeur de havane

Virgule : Point à la ligne.

Sasmira : Sasdivorcera.

 

Bon, passons à mon avis sur ce Shojo .

Dans les Shojo à mon actif (voir ICI), je tombe presque toujours sur la même trame de départ. Une jolie collégienne brillante tombe amoureuse du bad boys de service. Son petit cœur s’emballe mais elle ne comprend pas pourquoi elle est attirée par ce mauvais garçon. Mais c’est à cause des apparences ma petite, elles sont souvent trompeuses. Là dessus, l’héroïne se perd dans des circonvolutions de questionnements divers pour arriver au constat …bin, je suis amoureuse. Alléluia !

Le dessin très élancé se focalise sur les personnages (comme à leur habitude dans ce genre) en montrant le plus possible leurs sentiments. Pour ce titre, on notera une belle fluidité dans les cases (on oublie l’effet patchwork qu’on retrouve parfois chez les auteures japonaises).

Au Japon ce titre (8 titres publiés) connait un véritable succès avec déjà 1.600.000 exemplaires vendus. Des chiffres qui laisseraient plus d’un éditeur pantois dans nos contrées.

 

a06-3e788fc.gifScénario 

a06-3e788fc.gifDessin 

a06-3e788fc.gifGlobal.

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Samba.

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05/11/2015

Claymore T27 : les guerrières aux yeux d'argent

claymore-27-glenat.jpgclaymore01.jpgAuteur  : Norihiro Yagi

Éditeur : Glénat

192 pages

Sortie le 14 octobre 2015

Genre : fantastique

 

 

Avis de l'éditeur :

Après avoir été décimée par Raki et Claire, Priscilla est parvenu à ressusciter en absorbant les abyssaux. Ayant atteint ses limites, aussi bien physiques qu énergétiques, Claire se résout à s exalter. Mais son corps ne réagit pas comme elle l entendait... La longue et périlleuse bataille des guerrières s achève enfin !

 

Mon avis :

Le concept sur lequel repose Claymore met en évidence des protagonistes majoritairement féminins. Des guerrières qui n'ont franchement rien à envier aux hommes, armées ou à mains nues, elles manient différentes techniques qui font d'elles de redoutables adversaires. Car ces félines du combat, excellent dans l'art de l'épée avec une aisance à couper le souffle. Les entrailles des monstres giclent, boyaux et viscères sont systématiquement aux rendez-vous.

Norihiro Yagi ne fournit pas uniquement une distraction de nanas qui combattent en tenue angélique. Il raffine son récit, montrant l'humanité de ces femmes et leur côté bestial. Chacune détient en elle, une réserve vitale, qui peut les faire briller ou leur administrer un tel dérangement qu'elles en perdent tout acte moral. Devenant de véritables machines à tuer, elles font face à leurs propres démons intérieurs, et luttent quelque part, pour ne pas tomber vers le côté obscur, car leurs pire ennemis... c'est en fait elles-mêmes!

 

La hiérarchie prédomine au travers de cette saga : une claymore qui perd son potentiel démoniaque devient une exaltée, à la recherche d'entrailles, affamée et démesurément puissance. Les grimaces et les modifications de comportement des claymore sont expressives, réalistes et finement réussies. Le trait se veut correct, sans toutefois atteindre des sommets. Les néophytes risquent de s'y mêler les pinceaux, entre autres par cette foule de protagonistes, qui pour la plupart sont dessinées sur la même constante graphique.

On ne peut reprocher certains dialogues qui manquent de maturité, dénotant la série, par une naïveté consternante. Mais, ne gâchons pas ce final qui mérite de s'y attarder...

 

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Coq de Combat

 

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