07/09/2015

La tour fantôme T6

9782344005408-G.jpg9782344005408_pg.jpgAuteur : Taro Nogizaka

Éditeur : Glénat

192 pages

Sortie le 18 mars 2015

Genre : Détective

 

 

 Avis de l'éditeur :

Taïchi et Tetsuo se retrouvent à la merci de Dokuro Marube, qui les force à travailler dans son manoir. Face aux humiliations que lui inflige le maître des lieux, Tetsuo n a pour seul réconfort que la présence de son ami. Mais ce dernier possède également un secret inavouable qui risque de mettre leur amitié à rude épreuve lorsque Tetsuo l apprendra...

 

Mon avis :

Avec ce sixième tome, on sent l'intensité monter à vive allure, d'autant que l'on se rapproche du dénouement à grandes enjambées. L'étau se referme, les différents protagonistes affichent leur véritable identité au grand jour, les complots ainsi que les les liens s’avèrent être plus fragiles que jamais. Monsieur Marube, incarnant le vilain du récit, ce procureur sans état d'âme savoure déjà sa victoire, même si tout laisse désormais à supposer qu'il ne s'agit pas de l'horloge de la mort. On reste encore en totale expectative à ce stade. Ce dernier décide de libérer de nombreux criminels en attente de jugement dans un but précis : les utiliser comme cobayes afin de déceler les différents mécanismes que renferme la tour fantôme. Cet endroit qui correspond à la source de toute l'énigme comporte de nombreux pièges mortels. Et cette même tour détient un trésor inimaginable que Marube compte bien s’approprier. Il propose dés lors, de former des équipes de deux et affirme que les premiers arrivés seront les bénéficiaires du trésor... même si le rusé et l'opportuniste qu'il est compte bien devancer tout le monde.

Taro Nogizaka assure une fois encore le spectacle en démontrant les rouages que dissimule cette sacrée tour fantôme. Le découpage est spectaculaire, l'intrigue est comparable à une énigme d'un Sherlock Holmes doublé d'un jeu de massacre à la Dario Argento. Et les liens pourtant si forts jusque là entre Taichi et Tetsuo s'effritent même si on se doute que la manche n'est pas encore terminée.

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Coq de Combat

 

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27/08/2015

Love in the hell T1

9782344003510-G.jpg20150803104607_t1.jpgAuteur : Reiji Suzumaru

Éditeur : Glénat

160 pages

Sortie le 16 juillet 2015

Genre : humour érotique

 

 

Avis de l'éditeur :

 

Rintaro est un jeune homme tout ce qu’il y a de plus crétin, qui après une soirée de beuverie banale, trouve une mort stupide. Mais, si sa vie fut peu reluisante, sa mort en revanche ne va pas manquer de piquant. Le voici littéralement aux Enfers, et sous l’autorité d’une jeune et sexy démone nommée Koyori. Que vient-il faire ici ? Eh bien expier ses péchés et se repentir de sa vie dissolue passée. Une gageure pour le garçon, qui va donner lieu à des situations burlesques et improbables. Rintaro sauvera-t-il son âme ? Rien n’est moins sûr !
Love in the Hell nous évoquera immédiatement une version moderne et plus adulte de Lamu/Urusei Yatsura tant le duo formé par Rintaro et Koyori est similaire dans son fonctionnement : un garçon crétin, concupiscent, voire un brin pervers, une démone sexy en diable et censée faire évoluer l’idiot de service. Ce cocktail puissamment humoristique fonctionne à merveille et on s’amuse tout autant des tenues sexy de l’une que de la profonde bêtise de l’autre. Le titre, complet en 3 volumes, inscrit un nouveau développement dans la collection érotique, cette fois axé sur l’humour.

 

Mon avis :

N'étant pas à son coup d'essai, le label humour érotique revient en force avec cette nouvelle série prometteuse: love in the hell. Entre autres, citons la série minimum teintée d'un design époustouflant ainsi que Nude, retraçant la biographie d'une artiste Top Model, sombrant dans le porno underground. Ce coup-ci, l'éditeur favorise l'humour à la décadence, insérant des protagonistes aguicheurs, perdus en enfer, ne sachant même pas pourquoi ils y atterrissent, mais devant bien sagement se plier aux règles du milieu.

Tout démarre, ou plutôt tout se termine pour Rintaro, jeune gars dont on ne connait quasi rien, qui fixe sa propre carcasse de chair, devenant une âme, confiant d'accéder au paradis. Le rêve étant de courte durée car il se réveille entouré de reliefs sombres et craquelés, nu, face à un contexte hostile. Une jeune démone inexpérimentée s'adresse à lui, et lui servira de guide pour parcourir ces versants horrifiques. Koyori, la démone jeune et sexy, acquiert son 1er client en enfer et comble de l'ironie, autant Rintaro que Koyori semblent s'apprécier au premier regard et pourtant vous êtes bien enfer pour un bon bout de temps... alors pourquoi ne pas en profiter?

 

Entre Rintaro et Koyori, la glace est vite brisée: elle lui fait dont d'un iphone, servant de cache-sexe, le bougre n'a que cela pour se vêtir, quant à lui, pour se venger, il palpe les cornes du visage de la demoiselle, qui semblent être extensibles et humides, rendant celle-ci hors d'elle. Bref, la sono est donnée et va bon train. Amateurs de burlesques, d'humour calibré à double connotation, soyez servis et rassasiés, le voyage sera long. L'enfer présenté par Reiji Suzumaru est plaisant et serait presque une future destination de voyage. La communauté présentée affiche un portrait comparable à notre existence de mortels : une hiérarchie bien prononcée, de l'emploi qui rapporte de l'oseille, car notons, que les démons et démones travaillent, et ne flânent guère, récoltent leur dû en fin de mois pour se payer à manger et se vêtir. Un clin d’œil sympathique montrant un contexte comique très loin de la barbarie unilatérale.

Bien qu'il nécessite d'expier ses crimes, il est possible néanmoins d'accentuer encore davantage ses anciens vices de son vivant. L'exemple frappant montre Rintaro, toujours puceau à 27 ans, travaillant son potentiel avec d'anciennes terriennes pécheresses, portées sur la chose. La jalousie présente est affichée comme au quotidien sauf qu'ici une démone peut aussi ressentir des émotions et se mettre au garde à vous de manière explosive.

 

Finalement, ce 1er tome n'affiche que peu de sexe, son schéma affriolant guette au tournant mais se consacre essentiellement à guider nos sens et surtout nos joies de nous faire sombrer dans un humour quasi omniprésent. Reiji Suzumaru met lentement mais sûrement ses différents acteurs sur son terrain de jeu. Il brise les idées préconçues sur cet endroit soit-disant horrifique. Rintaro, loin de ressentir du plaisir au travers de la souffrance note toutefois qu'un autre pêcheur vivant ici bas, tel un prince, car tout est monnayable et il vaut mieux avoir les poches pleines pour satisfaire ses désirs. Or, pour accéder à ce train de vie, il faut s'engraisser financièrement et pour ce faire, il faut souffrir, énormément souffrir : être découper, tronçonner, démembrer,piétiner....

 

Un excellent 1er opus qui démarre à cent à l'heure. Un dessin plaisant qui s'accorde au fil conducteur, des échanges humains - démons désopilants, un brin de frénésie et d'appétit sensoriel et sexuel.

 

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Coq de Combat

 

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21/08/2015

Jaco the galactic patrolman

9782344006603-G.jpgPlancheA_250918.jpgAuteur : Akira Toriyama

Éditeur : Glénat

256 pages

Sortie le 15 juillet 2015

Genre : action - fantastique, humour

 

 

Avis de l'éditeur :

Alors qu'Akira Toriyama avait disparu des radars pendant une grosse décennie, le maître surprend ses lecteurs en 2013 en sortant de ses crayons cette nouvelle aventure complète qu'il publie dans le Shônen Jump de Shueisha.Et le public se ravit de retrouver les caractéristiques initiales du talent de Toriyama. On revient ainsi aux origines du mythe, dans le sillage de Dragon Ball bien entendu (le récit se déroule 10 ans avant le début de Dragon Ball), mais aussi de Nekomajin ou de Sandland. Jaco est ainsi placé dans The World, le monde fictif recréé par l'auteur, avec l'aventure placée au cœur du récit par le truchement de personnages croquignolets, le tout enrobé d'un humour potache et libératoire. Point besoin ici de placer du guerrier surpuissant au charisme étalonné sur le tour de biceps, on revient dans le burlesque rigolard d'antan, et cela fait du bien, tant ce style est aujourd'hui rare dans les mangas. Le dessin du maître ne souffre comme d'habitude aucun commentaire. Précis, exact et efficace, il fait mouche à tous les coups. Un plaisir retrouvé !Jaco est un Galactic Patrolman, un officier de police galactique, qui revient sur Terre pour la protéger d'une invasion d'aliens. Mais son vaisseau s'écrase sur l'île d'Omori, un vieux scientifique travaillant sur le déplacement temporel. Les deux étranges compères vont s'aider mutuellement afin de contrer un destin a priori funeste, mais dont on connaît l'issue, sujet donc de Dragon Ball.Suivant ainsi cette idée d'explorer les origines de Dragon Ball, le manga présente également une histoire courte focalisée sur la planète Vegeta et l'envoi du bébé Son Goku vers la Terre.

 

Mon avis :

Jaco le patrouilleur de l'espace heurte la lune et atterrit par le plus grand des hasards sur une île minuscule où Omori, un vieux scientifique séjourne. Sa mission consiste à repousser un envahisseur, malintentionné. Se liant rapidement d'amitié avec Omori, les deux vont former une paire des plus intrépides.

 

Quel bonheur de pouvoir tenir entre nos mains une nouvelle pépite du maitre du manga. Le sublissime Akira Toriyama revient après une période où il se montrait discret. Avouons tout de même que Monsieur Toriyama pouvait s'octroyer de prendre le large après sa saga de Dragon Ball et compagnie. L'univers qu'il a créé, véritable référence interplanétaire se savoure encore aujourd’hui comme si ses œuvres venaient de paraitre.

Pour les nombreux fans, ceux et celles, désireux de connaitre davantage Dragon Ball et Dragon Z, veuillez lire, l'une de mes précédentes chroniques, "Battle of the Gods". Revenons, désormais sur ce one shot "Jaco the galactic patrolman" et son contenu. Deux éléments sont à souligner : Bien que chronologiquement se déroulant avant l'ère de Songoku, l'auteur s'est penché sur son concept en 2013, et d'après ses dires, serait peut-être son dernier manga (maintenant avec Toriyama tout est possible...) Toriyama crée une histoire parmi un schéma déjà existant : il réutilise les mêmes ingrédients du début de la saga de Dragon Ball : d'ailleurs, on note de nombreuses références frappantes, que tout amateur de Toriyama observe d'entrée de jeu : Omori, le scientifique vivant sur une île, à l'écart de la société rappelle forcément Tortue géniale, Jaco, le patrouilleur galactique possède un don pour le combat tout comme Songoku; il affirme à plusieurs reprises désirer détruire la terre...synonyme des guerriers de l'espace en quête de destruction totale. Il s'avère être très puissant, orgueilleux dans l'âme, directement issu de l'univers de DBZ. (Freezer, Vegeta..) L'humour décalé est transmis de manière sinéquanone, en corrélation directe avec Docteur Slump ou Dragon Ball. Bref, les fans du maitre se retrouveront allègrement surpris, bénéficiant de la même configuration, alliant à la fois scènes burlesques et action dynamitée.

 

Mais au fil de cette lecture, nous découvrons qu'il n'existe pas uniquement des points communs entre Jaco et Dragon Ball, mais également des points divergents. Par exemple, la monnaie utilisée dans Dragon Ball, est le zeni, ici passe au yen, et autre point marquant, l'auteur brosse un portrait de l'extra-terrestre peu conventionnel. De suite, il est repéré, considéré comme n'ayant pas sa place parmi les autres, tandis que dans Dragon Ball, hormis Satan,Cell et Boo, les autres créatures passent incognito. Le dessin, quant à lui comporte peu d'éléments arrière-champ, sinon, on reconnait le trait de Toriyama à cent lieues.

 

Composé de 11 chapitres, ce récit propose une lecture emballante, créant par moments un suspense travaillé sur mesure. Toriyma s'est fait plaisir et il nous fait plaisir.

 

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 Coq de Combat

 

 

 

18/08/2015

Gigantomachia

9782344007662-G.jpgAuteur  : Kentaro Miura

Editeur : Glénat

Date de sortie le 15 juillet 2015

240 pages

Genre : Heroic-Fantasy

 

 

Avis de l'éditeur :

Dans la mythologie grecque, la Gigantomachie narre la lutte épique des Dieux, menés par Zeus, contre la révolte des géants, frères des Titans et fils de Gaia. Dans ces récits, Zeus remporte la victoire en faisant notamment appel à Héraclès, car seul un humain pouvait battre les géants.Kentaro Miura, auteur du mythique Berserk, s'empare de cette légende et livre ici un récit similaire qu'il s'amuse à placer néanmoins 100 ans dans le futur. Delos, un ex lutteur, mené par Prome, une mystérieuse jeune fille, se voit transporté dans l'avenir afin de lutter contre les forces insectoïdes du géant Alcyon.Ce one-shot, créé en 2013, est la première réalisation de l'auteur hors Berserk depuis 20 ans. On y retrouve tout son talent, maturé de ses décennies de travail sur sa série principale, tant dans la conduite de l'histoire que dans la créativité du dessin.

 

Mon avis :

Lorsqu'on évoque le nom de Kentaro Miura, notre esprit nous ramène immédiatement à son œuvre majeure, Berserk, toujours en cours depuis quasiment 30 ans. Presque considéré comme le manga le plus long sur l'échelle du temps : il est battu par l'univers de Jojo's bizarre adentures, qui le dépasse non seulement en durée mais également en nombre de volumes parus, il n’empêche, la saga chaotique de Kentaro Miura, est truffée de potentiel, et ce malgré une perte de vitesse sur les derniers volumes. 

Et qu'en est-il de ce one shot, Gigantomachia?...qui signifie combats de géants Un album qu'il délivre entre deux albums de berserk, en sachant qu'il faut compter généralement une année pour obtenir un nouveau tome de la série. Résultat des courses, l'auteur s'est octroyé une récréation temporaire pour nous faire languir sur le sort de Guts et de Casca...

Gigantomachia présente deux personnages qui gèrent le récit : Delos, un ancien lutteur, au corps crépu et massif accompagné d'une jeune fille, Promé, aux dons qui allie la science naturelle et la magie ancestrale. Un duo complexe et ingénieux. Malencontreusement, ils tomberont aux mains d'une tribu aux méthodes primitives. Les autochtones les prennent pour des envoyés de l'Empire, les ennemis jurés, responsables de nombreuses pertes des leurs. C'est ainsi, que Delos, devra affronter Ogun, un guerrier à la peau recouverte d'une carapace calcinée, extrêmement résistante.

 

Suite à un duel original, nos deux protagonistes se retrouvent face au dieu de la fertilité Hapy, dans un monde étrange regorgeant de créatures dont Miura possède le don indéniable, à les créer démesurément drôles et effrayantes (éléphants gigantesques crachant du feu de leur trompe, gueules tranchantes et affutées sortant de sables mouvants, créatures mythologiques de temps immémoriaux, transformées à sa sauce personnelle) Le final tout droit sorti d'une fusion d'Ultraman et d'un Bioman montre une guerre entre deux géants plutôt réussie et créative. On sent que Miura s'est fait plaisir avec ce titre, apportant un souffle de fraicheur, car Berserk, tout aussi bon soit-il, peine depuis quelques volumes, dû notamment par ce côté mielleux et enfantin, à des années lumières du sang, du sexe et des champs de bataille, qui ont fait la réputation de la série.

Notons enfin que la magicienne Promé, renferme un pouvoir immense (à vous de le découvrir en le lisant), et qu'elle peut se montrer à la fois convaincante et terriblement efficace.

Au final, nous nous retrouvons avec un album sympathique, qui se savoure, essentiellement pour la patte magique de Miura.

 

 

 

   : a08-3e78906.gifma cote générale de l'album.

 

 

 

Coq de Combat

 

 

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