14/08/2015

Arachnid T2

51FJe809EHL__SX350_BO1,204,203,200_.jpgalbum-page-large-26426.jpgScénariste   : Shinya Murata

Dessinateur : Shinsen Ifuji

Éditeur        : Soleil manga

210 pages

Sortie le 24 juin 2015

Genre : fantastique

 

Avis de l’éditeur :

Alice est une lycéenne pas vraiment populaire qui vit avec son oncle tyrannique. Un jour, ce dernier est assassiné sous ses yeux par un homme surnommé l'araignée. Au lieu de fuir, elle va violemment l'agresser et ainsi révéler son incroyable instinct de survie. Aux côtés de l'araignée, elle va peu à peu découvrir ses nouveaux pouvoirs.

 

Mon avis :

 Grâce à une introduction efficace, Arachnid possède ces ingrédients qui incitent le lecteur d'en découvrir davantage. Alice, une jeune fille renfermée sur elle-même, n'en mène pas large : brimée par d'autres filles au lycée et presque abusée par son oncle alcoolique, elle n'en ressort indemne que par un individu bien étrange du nom de l'araignée. Ce dernier, en conflit direct avec un surnommé la guêpe, prendra les devants et ralliera Alice à sa cause.

Sauvée par un inconnu, mais pas sans raisons; car Alice n'est pas une jeune fille ordinaire, elle referme au plus profond d'elle, une énergie et une aura incalculable.
Nous découvrons ainsi l'apprentissage d'Alice, qui peu à peu parvient à maitriser son potentiel. Plus le scénario se développe, plus on ressent cette pression qui se met en place et qui vaut réellement le détour. En deux albums seulement, les auteurs créent une ambiance tonitruante, une héroïne, qui tente de se démarquer malgré les apparences et des caïds bien sauvages. 

 

Shinya Murata accentue le côté hiérarchique et de vassalisation. La pauvre Alice déguste dans ce second tome et se retrouve piégée à marcher à quatre pattes, nue, face à face aux condisciples de son lycée. Une légère touche érotique est adroitement placée par l'auteur, de quoi sensibiliser certains et exciter d'autres.

 

Le style graphique de Shinsen Ifuji allie à la fois grâce et dynamisme. Sans toutefois atteindre des sommets, son trait précis et efficace accentue les situations saugrenues.

 

 

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Coq de combat

 

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12/08/2015

Crueler than dead T1

9782344006207-G.jpgPlancheA_250805.jpgScénariste   : Tsukasa Saimura

Dessinateur : Kozo Takahashi

Éditeur        : Glénat

208 pages

Sortie le 24 juin 2015

Genre : morts-vivants, zombies

 

 

 

 Avis de l'éditeur :

Elle se réveille dans un monde décharné. Elle ne sait ni qui elle est, ni où elle est. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle est en danger, une proie dans un monde envahit par les zombies.
Tuer, se cacher, courir encore et encore, trouver des armes, trouver à manger, fuir pour un endroit où survivre autant que possible. Et chercher à comprendre pourquoi. Pourquoi ce monde, pourquoi ces zombies… et pourquoi, elle, saine, vivante, humaine, vient de vomir…. des doigts d’humains !

 

 

Mon avis :

Crueler than dead annonce un titre plus cruel que la mort... est-ce vraiment le cas? D'autant plus que conseillé par le légendaire Mad Movies, il serait inhumain de ne pas s'y fier. Pour ma part, l'ayant lu d'une traite, mon avis est partagé et cela pour diverses raisons :

Commençons par le style graphique à l'ancienne, directement inspiré d'Akira de Katsuhiro Otomo, comprenant peu de décors arrière-champ, si ce n'est les scènes extérieures.Ce style rétro refaisant surface surprend, bien entendu, à l'heure de Boichi, Akio Tanaka ou autre Naoki Serizawa, entre temps, le découpage et les détails artistiques ont nettement évolués. Ceci dit, notons le détail de certaines planches de Kozo Takahashi, trop peu nombreuses à mon goût mais qui relèvent le niveau d'ensemble. La planche d'ouverture montrant Maki Akagi (l’héroïne du récit) est adroitement calibrée, son regard perdu et ses nombreuses entailles démontrent l'oppression de celle-ci. Les monstres contaminés, quant à eux, expriment la tension et la douleur aveuglante qu'ils ressentent mais l'action affichée se résume à quelques pages, tout comme l'hémoglobine, présente en effet, mais par saccades. Donc, au final, légèrement déçu par ce titre au panache désirant bien faire mais n'allant pas jusqu'aux bout de ses limites.

La trame se veut correcte, elle énumère les ingrédients maintes fois connus et visités par cette thématique. À la différence, et cette caractéristique se veut de taille est d'y insérer des zombies redevenus humains grâce à un vaccin spécifique. Magnifique itinéraire inversé mais finalement maigre en qualité. L'intérêt scénaristique de ce titre repose sur de nombreuses petites scènes. Quant aux dialogues, ils sont classiques, et n'apportent ni leur lot d'humour noir, ni de frayeurs quelconques.

Au final on est loin du niveau graphique de Crossed chez Panini Comics, et le scénario n’atteint pas I am a hero ou des séries américaines telles que True Blood ou Walking dead. Crueler than dead s'adresse aux férus du genre. Sans être pour autant mauvais, ce titre n’apparait pas non plus comme vraiment concluant.

 

 

a05-3e788c9.gif :Ma cote générale de l'album 

 

 

 

Lien vers la fiche technique de l'album chez Glénat Manga: ICI.

 

 

Coq de Combat.

 

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Ajin - tome 1

Ajin T1.jpgAjin T1 pl.jpgScénario : Tsuina Miura

Dessin : Gamon Sakurai

Éditeur : Glénat

228 pages

date de sortie : juillet 2015

genre : Seinen; fantastique; horreur

Sens de lecture : japonais

 

 

 

Résumé (éditeur)

Renversé par un camion en rentrant de l’école, le jeune Kei meurt sur le coup. Mais quelques instant plus tard, il ressuscite mystérieusement. Dès lors, sa vie de lycéen bascule. Une étrange organisation gouvernementale tente par tous les moyens de le capturer afin de mener des expériences scientifiques sur lui. Rapidement, il apprend qu’il n’est pas le seul être dans cette situation périlleuse, et qu’il semble être ce que certains nomment un “Ajin”. Personne ne sait exactement comment ils sont apparus ni pourquoi ils existent. Mais les services spéciaux du gouvernement sont prêts à user de tous les moyens pour le découvrir, car rien à leurs yeux n’est plus dangereux pour l’humanité… qu’un être immortel !

 

 

"on peut mourir d'être immortel" - Nietzche

 

 

Énorme succès au Japon dès sa sortie en 2013, ce manga fait le buzz depuis sa sortie en France début juillet. Nominé pour de nombreux prix en 2014, le premier tome a dépassé le million d'exemplaire en 1 an au japon. En BD franco Belge, il n'y a guère qu'Astérix qui puisse rivaliser avec de tels chiffres de ventes !

 

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Dans cette série annoncée en 6 volumes, les auteurs abordent le mythe de l'immortalité associé à la théorie du complot. Pour l'instant on n'en sait pas tellement d'avantage puisque ce premier tome est clairement une mise en place des personnages et de l'intrigue. Néanmoins, c'est rondement mené même si - paradoxalement - le début est assez peu emballant. Les choses se mettent en place très progressivement et le rythme s'accélère au fil des pages. On assiste alors à la traque - qui semble impitoyable - d'un personnage qui se découvre en même temps que nous lecteur le découvrons. Vampire, zombie, Esprit, fantôme, résultat d'expériences secrètes ? Personne ne sait pour l'instant ce qu'est un Ajin, pas même Kei. Obligé de fuir le monde des humains avides de toucher la prime promise pour la capture d'un Ajin, Kei est en proie a des questions existentielles. Est-il humain, a quoi sert-il ? Qui le poursuit véritablement ?

 

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Tsuina Miura fait habilement monter la mayonnaise tout au long de ces 226 pages et esquisse les questions qui font accrocher le lecteur. Pourtant aucune piste n'est pour l'instant proposée, si ce n'est que l'on sent poindre une bonne petite théorie du complot. Dans un bon équilibre d'action, de réflexion et de scènes gores, on ne s’ennuie pas une seconde et surtout, on veut en savoir plus.

 

Je mettrai un bémol sur le dessin. Dans un style manga très classique (grands yeux, visages en triangle, absence de nez sur les plans de face, beaucoup de gros plans), celui-ci ne m'a pas franchement transporté. Malgré un découpage très dynamique et des scènes d'actions bien maitrisées, il ne me semble pas à la hauteur du scénario.

 

Ce premier tome est cependant très prometteur et laisse augurer d'une grande série mêlant avec brio Thriller et fantastique.

 

Sortie du tome 2, le 2 septembre.

 

 

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Loubrun

 

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06/05/2015

Little Yu T1

little yu,xia da,urban china,manhua,enfance,onirisme,poésie,fantastique,conte,042015,710little yu,xia da,urban china,manhua,enfance,onirisme,poésie,fantastique,conte,042015,710Scénario et dessin :  Xia Da

Éditeur : Urban China

174 pages

date de sortie : avril 2015

genre : conte, fantastique, enfance

 

 

 

 

Les parents de la petite Xiao Yu quittent la ville pour s'installer à la campagne dans un village où le temps semble s'être figé. Leur activité est très prenante et Xiao se retrouve souvent livrée à elle même. Aussi, pour trompé l'ennui, et braver les interdits, elle part à la découverte du petit monde qui l'entoure. Elle découvrira un monde poétiques et d'incroyables personnages.

 

Little yu est la première bd de l'auteure Chinoise Xia da. C'est avec ce titre qu'elle a été remarquée et éditée au Japon dans le mensuel Ultra Jump.

S'inspirant de son enfance, Xia Da ouvre une parenthèse sur la vie trépidante que nous menons en nous invitant à un retour en enfance en faisant une pause aux parfums oniriques. Flirtant entre fantastique et poésie, les différentes rencontres de La petite Yu lui feront découvrir les joies et les peines qui font la vie. Xia Da met au premier plan l'imaginaire et l'innocence enfantines pour mieux nous montrer combien est vaine la course après le temps.

Ce récit fleure bon l'authenticité et l'on voit bien que l'auteure y a mis beaucoup d'elle-même.

Avec un dessin aux lignes pures et fines, Xia Da nous montre une nature et des décors s'offrant comme un cocon doux et paisible.

Cette œuvre contemplative inspire au calme et au repos, et Xia Da fait là un bel éloge de la lenteur.

 

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Loubrun