27/02/2013

Steel Ball Run – Tome 1. Le 25 septembre 1890, San Diego Beach

stell ball run,tonkam, 810,012013,shonen,course,cheval,hirohiko araki,san diego,1890stell ball run,tonkam, 810,012013,shonen,course,cheval,hirohiko araki,san diego,1890Scénario : Araki, Hirohiko
Dessin : Araki, Hirohiko
Dépôt légal : 01/2013
Editeur : Tonkam
Collection : Shonen
ISBN : 978-2-7595-0956-0
Planches : 192 

 

 

Résumé de la série : Steel Ball Run est une course de chevaux qui aura lieu aux USA, au départ de San Diego pour finir à New York, à la fin du XIXe siècle. Plus de 6 000 km à parcourir, mais la récompense s’avère à la hauteur : 50 millions de dollars. Les participants viennent de tous les horizons (Angleterre, Égypte, Mongolie...) et tous ont leur propre motivation, comme ce jockey en quête de gloire ou encore le jeune indien qui veut récupérer sa terre face à l’envahisseur blanc. Mais Gyro Zeppeli semble concourir pour des raisons bien plus mystérieuses, armé d’étranges sphères d’acier.


Cours Forest cours !!!!


stell ball run,tonkam, 810,012013,shonen,course,cheval,hirohiko araki,san diego,1890Je ne suis pas un grand lecteur de manga et donc absolument pas un spécialiste de ce type de BD.  Je suis venu au manga en lisant : Death Note, Battle Royale, Sky Hawk, The Arms Peddler, Übell Blatt et quelques One Piece. J’ai découvert Steel Ball Run grâce à notre partenariat avec les éditions Tonkam.


Première impression la couverture me plait !!!! C’est déjà bon signe.  Les dessins d’Hirohiko Araki sont plaisants, travaillés, pleins de détails. C’est confiant que je me lance dans la lecture de ce manga.


Ce premier tome est un tome de mise en route. Hirohiko Araki prend le temps de nous présenter certains personnages, ce qui permet de se familiariser avec eux. Mais aussi de commencer à nous poser des questions sur ces derniers. Je trouve cela très intéressant et j’ai vraiment bien accroché à ce premier volume.


stell ball run,tonkam, 810,012013,shonen,course,cheval,hirohiko araki,san diego,1890Pourquoi Stephen Steel organise cette course ? Pourquoi la dote t-il d’un montant de 50 millions de dollars de gains ? Qui est la charmante jeune femme qui l’accompagne ? Pourquoi l’indien Sandman court il aussi vite ? Comment va-t-il parcourir les 6 000 kms à la seule force de ses jambes ? Gyro Zeppeli possède  d’étranges sphères de métal dont il se sert comme armes. D’où viennent-elles ?  Quels sont leurs pouvoirs ? Surtout qu’un ex jockey paraplégique au contact de ces dernières retrouve momentanément l’usage des ses jambes. D’autres personnages tout aussi mystérieux parsèment cette histoire.


Hirohiko Araki a réussit une belle entrée en matière pour ce premier tome de Steel Ball Run !!! Je n’ai qu’une hâte lire la suite !!!!


REVEDEFER


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Ma note


Scénario : 8/10

Dessins : 8/10


Global : 8/10

Le tunnel

le tunnel,junji ito,tonkam,horreur,épouvantele tunnel,junji ito,tonkam,horreur,épouvanteScénario et dessin : Junji Ito

Editeur : Editions Tonkam

collection : Frissons

Date de sortie : Janvier 2013

234 pages


 

Junji Ito est considéré comme l’un des maitres du manga d’horreur. Dans Le Tunnel, les éditions Tonkam nous proposent 5 nouvelles écrites dans les années 90, aussi effrayantes les unes que les autres.

Dans la première, une jeune fille voit rôder la mort dans les couloirs de l’hôpital où elle séjourne. Il s’agit en fait d’un patient dont les rêves de plus en plus longs semblent le transporter hors de l’espace et du temps...

La seconde histoire met en scène un écolier qui voit sa mère mourir écrasée par un train dans un mystérieux tunnel. Il est le seul à ne pas croire au suicide et l’exploration du tunnel vers lequel les gens semblent inexorablement attirés lui donnera raison quelques années plus tard …

 

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Chaque histoire explore à sa façon les noirceurs de l’âme humaine en flirtant entre le fantastique et l’horreur. La simplicité des personnages qui doivent faire face à des phénomènes étranges rend encore plus effrayantes ces nouvelles. Si toutes ces histoires sont différentes, elles ont toutes pour toile de fond le thème du temps qui passe. Quête de la jeunesse éternelle, rêves interminables, immortalité …

Le dessin très noir et hachuré de Junji Ito reflète parfaitement l’ambiance glauque de l’horreur mise en scène et certaines pages sont carrément oppressantes. De plus, l’auteur réussi à donner vie à ses personnages en faisant admirablement passer les sentiments de peur ou de folie dans un simple regard.

Adeptes de Stephen King ou des Histoires Fantastiques d’Edgar Allan Poe, vous ne devriez pas être déçus par Junji Ito.

 

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Petit bonus éditorial : un vernis sélectif phosphorescent a été appliqué sur la couverture. Effet fantôme garanti après extinction des feux !


Ma note : 7/10

Loubrun

 

 

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Voir le site de l'éditeur ICI

11/02/2013

Zéro pour l'éternité - Volume 1

zéro pour l'éternité,hyakuta,sumoto,delcourt,akata,guerre,histoire,kamikaze,japonzéro pour l'éternité,hyakuta,sumoto,delcourt,akata,guerre,histoire,kamikaze,japonScénario : Naoki Hyakuta

Dessin : Sumoto Souichi

Editeur : Delcourt - Akata

Sortie en janvier 2013

200 pages

Genre : Action, Histoire, guerre

 Inspiré du roman de Naoki Hyakuta

 

Résumé (éditeur)

Kentaro est un étudiant lymphatique peu motivé par le travail et la vie active. A la demande de Keiko, sa sœur, jeune écrivain freelance, il va se plonger dans son passé familial. Kyuzo Miyabe, son grand-père, était en effet un aviateur japonais, mort en tant que kamikaze quelques jours avant la fin de la seconde guerre mondiale. Etait-il le héros que tout le monde prétend ? Ou plutôt un terroriste ? Un lâche ? En recueillant les témoignages de ses anciens camarades de guerre, Kentarô va découvrir un homme complexe, aux multiples facettes, bien loin de l’image qu’il s’en faisait.

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Kentaro et Keiko découvrent sur le tard l’existence de ce grand père mort pendant la guerre. Ils ne l’ont jamais connu, alors pour eux c’est le "grand père fantôme". En enquêtant sur ce personnage, ils ne savent pas trop où ils mettent les pieds bien qu’ils aient quelques idées sur les kamikazes. Qu'ils soient héros pour les uns, ou terroristes pour les autres, ils ont toujours été des soldats ambigus et controversés. A mille lieues des clichés hollywoodiens sur la guerre du Pacifique, mais aussi des poncifs sur le patriotisme exacerbé de l’armée japonaise de cette époque, le témoignage que leur livre le vétéran qu’ils interrogent va se révéler douloureux pour les descendants de Miyabe.

Le personnage de Kentaro se révèle au fil des pages. C’est plutôt contraint et forcé qu’il participe au projet de sa sœur, et il découvre petit à petit que la grande Histoire est faite de petites histoires qui font la vie des hommes. Il prend alors pleinement conscience de ce qu’a coûté la guerre et n’a pas d’autres choix que d’en savoir plus sur ses origines.

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Depuis les attentats du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center, le terme de kamikaze est quasiment devenu synonyme de terroriste. L’amalgame qui a pu être fait à l’époque par les médias a choqué nombre de familles japonaises. Ce manga ne cherche pas à redorer le blason de l'armée japonaise de l'époque, mais tente plutôt de faire un travail de mémoire pour ces soldats qui n’étaient pas tous candidats à la mort.

Rompant  avec l’imagerie simpliste de la plupart des films de guerre qui ne proposent en général qu’une seule vision des faits, ce manga montre aussi le fossé d’incompréhensions qui sépare la génération des vétérans de la génération du 21ème siècle.

Le style réaliste proposé par Souichi Sumoto rend la lecture très facile pour qui aurait peu l’habitude du manga. Les flashbacks racontant la période de la guerre dynamisent le récit sans jamais trop s’éterniser permettant ainsi de toujours garder un pied dans le 21ème siècle et de suivre pas à pas les changements d’attitudes de Kentaro et Keiko. Par ailleurs, dans ces passages évoquant la guerre, Sumoto nous propose un graphisme beaucoup plus intense et détaillé que dans les périodes contemporaines.

A la fin de l'ouvrage les amateurs d'Histoire se réjouiront des 5 pages d'explications historiques sur les fameux avions Zéros et sur les kamikazes.

Ce premier volume lance parfaitement bien cette série prévue en 5 tomes.


Ma note : 8/10

Loubrun

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09/01/2013

BAKUMAN - Tome 1.

Couv_112328.jpgPlancheA_112328.jpgDessin : Takeshi Obata  - Scénario: Tsugumi Ohba

Editions Kana

Sortie : 02/07/2010

208 pages

Prix conseillé : 6,85 €

ISBN : 9782505008262

Manga, Shonen, Mangaka, ascension professionnelle, comédie.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Moritaka Mashiro, surnommé Saïko par ses amis, est en 3e année de collège et ses dons pour le dessin lui ont permis de remporter plusieurs prix. Il est amoureux en secret de Miho Azuki mais n'ose pas lui révéler cet amour jusqu'à ce que son ami, Akito Takagi, force le destin. Takagi est le meilleur élève de sa classe, il écrit également des scénarios et souhaite que Mashiro les transpose en manga. Celui-ci refuse dans un premier temps, mais il se voit obligé d'accepter une fois qu'il se trouve devant la belle Azuki. Quant à elle, Azuki rêve de devenir doubleuse de films et de dessins animés. Si Azuki et Mashiro réalisent leur rêve, ils se marieront, mais d'ici là ils ne doivent plus se voir et communiquer uniquement par e-mail...

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Mon avis : Retour sur une série commencée en juillet 2010 et qui est actuellement en version francophone au tome 13 (sorti le 4 janvier 2013).Cette série Bakuman est signée par les deux auteurs de la série très connue « Death note », série vendue à des millions d’exemplaires et adaptée en dessin animé et en film ! La série Bakuman est terminée au Japon et comprend 20 tomes. Il est également adapté en dessin animé. La série raconte par le détail la lente ascension pour réaliser le meilleur manga jamais édité.

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Un vrai mystère entoure le scénariste de Death Note, beaucoup de rumeurs circulent mais rien d’officiel ne filtre sur l’identité du concepteur de ce scénario. On ne connaît ni son vrai nom, ni son visage.

Le dessin est dans le plus pur style shonen (pour les jeunes de 12 ans et plus). C’est bien dessiné mais cela n’arrive pas à un niveau extraordinaire comme pour d’autres séries. On retrouve tous les codes graphiques du manga de ce type destiné aux adolescents.

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Par contre, le scénario est très bien bâti et raconte par le détail la vie des mangakas. La vie n’est pas facile pour ceux qui débutent (on les appelle « bakuchiuchi »). Pour beaucoup de jeunes au Japon, devenir un mangaka connu et reconnu, c’est avoir une certaine reconnaissance financière et une place particulière dans la société japonaise. C’est un peu comme les joueurs de foot en Europe. Si tu réussis, tu es adulé. Si tu te loupes, tu es une merde sans situation. J’ai apprécié la remise dans le contexte de la société japonaise. C’est très bien expliqué. Mais encore une fois, on voit que la gloire peut être éphémère et que ce sont tous des gros bosseurs et souvent avec une armée de « petites mains » derrière eux.

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Au vu des réactions sur les forums, la série a été très bien accueillie et a donné à pas mal de gens l’envie de se lancer dans la réalisation de mangas. A noter qu’entre les chapitres, l’éditeur montre comment est construit, réalisé une planche de l’album. C’est très intéressant au niveau de la technique.

En conclusion, j’ai de suite accroché à l’histoire et la lecture m’a bien plu. Une lecture que je vous recommande. Une autre façon de rentrer dans le monde du manga, par la porte de service…

 

Graphisme :    7,0/10

Scénario :      8,0/10

Moyenne :      7,5/10

 

Capitol.

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