13/11/2013

Le Gourmet Solitaire

gourmet,solitaire,taniguchi,kusumi,casterman,écrituresgourmet,solitaire,taniguchi,kusumi,casterman,écrituresgourmet,solitaire,taniguchi,kusumi,casterman,écrituresScénario : Masayuki Kusumi

Dessins : Jiro Taniguchi

 Dépôt Légal : avril 2013

Editeur : Casterman

Collection : écritures

Petit Format

Planches : 179

200 pages, sens de lecture occidental.

avec une postface de Masayuki Kusumi : Le cerisier Fend-la -Roche de Kamaïshi

préface de Patrick Honnoré : traducteur

Ce récit a été publié pour la première fois en France chez Sakka (Casterman) en 2005

 

Résumé :

Un promeneur solitaire se retrouve à chaque fois obligé de trouver un endroit ou apaiser son estomac affamé, soit parce qu'il est en voyage d'affaire, soit parce qu'il est déjà tard pour déjeuner, en tous cas toujours prêt à satisfaire son appétit. Appétit qui s'aiguise souvent à la vue de tout ce qui lui est proposé.

 

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Dans des lieux toujours différents, nous découvrons les spécialités culinaires japonaises ainsi que leur tarif, souvent raisonnable, au dire du narrateur. Dans des endroits qui ne payent pas de mine, l'homme semble apprécier la nourriture, ainsi que les souvenirs et les émotions qu'elle développe en lui à chaque repas.

Une madeleine de Proust japonisante.

 

 

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Mon avis :

L'équivalent de ce périple en France, serait une tournée des divers "routiers" qui jalonnent les parcours des voyageurs de commerce, ou celui des vacanciers.

Nous avons tous connu ce petit resto, ou cette gargote, qui ne paye pas de mine, et qui reste souvent la seule ouverte au moment ou la faim commence à se faire sentir ; mais qu'est ce qu'on fait là ? et que choisir pour ne pas être déçu ? On peut se rabattre sur le banal steack/frites... mais quelquefois, l'andouillette ou le jambonneau nous tendent les bras. Ainsi que les plats en sauce, ou les spécialités de la région.

 

 

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Dans ce récit le japon n'a pas l'air en reste pour proposer des menus très divers et si variés, même si les ingrédients qui les composent nous sont certaines fois complétement inconnus... les haricots noirs sucrés en gelée, sauce au miel ; Algues nori ; Manjû grillés.

 

 

gourmet,solitaire,taniguchi,kusumi,casterman,écrituresA travers ce périple, l'auteur nous fais apprécier la culture asiatique ; certains aliments ne se consomment qu'avec de l'alcool, Le fonctionnement des boites repas (que j'ai découvert en déjeunant avec une collègue qui l'utilisait), les sushi tournants et les happy hours pour le thon ôtoro.

 les fast food japonais qui changent un peu des hamburgers traditionnels U.S. et du jambon beurre SNCF...

 

 

 

 Promeneur épicurien, le héros de cette histoire arrête le temps afin de profiter pleinement de son repas. Pareil au héros de "quartier lointain", on retrouve un état de stupeur émerveillée dans ses pérégrinations, comme s'il se détachait de son personnage pour apprécier encore plus ces moments de plaisirs simples qui n'appartiennent qu'à lui.

 

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Un album au charme discret, un voyageur pensif et rêveur dans l'agitation des métropoles. Un recueillement atteignant à la dévotion devant les nourritures terrestres menant peut-être à l'extase et à la plénitude des sens ?

 

ma note :  8,5/10

mais je suis une inconditionnelle de Jiro Taniguchi...

 

Sophie

 

 

05/11/2013

Des Filles de Goût

filles,goût,caroline guillot,casterman,lesieurfilles,goût,caroline guillot,casterman,lesieurfilles,goût,caroline guillot,casterman,lesieurAuteur : Caroline Guillot

Dépôt Légal : septembre 2013

Editeur : Casterman

Format Normal

Planches : 46

ISBN : 978-2-203-06857-5

 

 

 Le projet des "filles de goût" est né de la volonté commune de la Société Lesieur, du magazine Be, et des éditions Casterman, de mettre leurs forces en commun pour identifier le/la dessinateur de demain.

Caroline Guillot, illustratrice et graphiste free lance pour la publicité, la presse magazine et l'internet, a été désignée comme meilleure dessinatrice par le jury.

 si vous voulez découvrir son univers : http://despoulesetdespois.com/                                          http://www.trashcancan.fr/ 

 Dans l'album, Caroline Guillot a créé un univers original qui décrit les aventures humoristiques et décalées de quatre jeunes femmes accros à la vie, pour lesquelles l'alimentation est au cœur de la réalité quotidienne, des préoccupations comme des plaisirs, voire des fantasmes... et la cuisine devient le lieu d'échanges et de transmission orale et pratique, de toutes ces aspirations cocasses.

 

Suite de sketches sur les élucubrations gastronomiques de quatre parisiennes et de leur entourage.

 

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Mon avis :

Toute cette entrée en matière est bien appétissante.... je me demande pourquoi Samba a pensé à moi en recevant cet album Clin d'œil...

bien sûr, ça parle de bouffe... et moi la bouffe, je ne m'en lasse pas... filles,goût,caroline guillot,casterman,lesieur

Hélas, ces quatre jeunes femmes sont minces à faire peur... hé, oui, si tu aimes manger, tu possèdes les rondeurs qu'il faut, là où il faut....

Grandes, dégingandées, elles cultivent les recettes originales, très originales, trop originales ???

Adeptes du bio, des huiles d'olives première pression à froid, et des restos ultra branchés de la capitale, nous n'avons pas les mêmes valeurs.

 

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Dingues de cuisine, on retrouve les filles dans un tas de gags mélangeant l'art "plastique" culinaire, les restos ambulants, l'huile de foie de morue,  la glace d'huitre, les escargots à la plancha (qui ne se sauvent pas vite, les pauvres) et les filets de grenouilles sautés aux myrtilles.

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Je reste un peu sur ma faim en ce qui concerne les valeurs épicuriennes et gourmandes citées dans l'album. J'ai l'impression d'être dans la série "Sex and the city" avec une Carrie bien plus branchée "Oil" que "Sex", obligée de s'adonner à la Fish Pédicure avant d'enfiler ses Louboutin.

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Ode à la gastronomie, pas un titre qui n'évoque le vocabulaire culinaire, c'est un album agréable à lire, mais loin de mes préoccupations de provinciale boulote rigolote, j'y ai découvert un nouvel usage des escalopes de veau de lait, et ma fille comme Matisse préfère la purée en flocons. garanti sans huile de palme, pour les citadines à la page et friquées ! Heureusement mes copines sont plantureuses....

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Ma note :

6,5/10

25/10/2013

Commandant Achab : Tome 4 : Tout Le Monde Meurt

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Dessinateur : Stéphane Douay

Couleurs : Boubette

Couleurs couverture :Maud Buchwalder

Dépôt Légal : juillet 2013

Editeur : Casterman

Format : Grand Format

Planches : 56

ISBN :978-2-203-07083-7

 

 Résumé :

Le Commandant Edgar Cohen est un vieux flic relégué aux archives. Il va sortir de sa réserve avec l'arrivée de Karim, jeune flic magrébin, fils de son meilleur ami délinquant Fath Al Misri, qu'il a lui même dézingué lors de sa dernière affaire.

commandant achab,policier,douay,piatzszek,casterman,tout le monde meurtFlic taciturne, de sale humeur et fumeur de joints assidu, le commandant est surnommé "Achab", en raison de sa prothèse de jambe qui l'emmerde plus qu'autre chose.

 Frère du taulier du 36, quai des orfèvres, Edgar Cohen est un des meilleurs flics de la "Crim'", avec Karim, ils forment une équipe de choc, qui va se souder tout au long des 4 albums.

Leur pérégrination les entraîne au Havre, afin de comprendre l'affaire Al Misri, qui leur tient à cœur à tous les deux.

Ce quatrième album clôt l'enquête sur le tueur en série responsable de plusieurs meurtres dont un qui touche particulièrement le Commandant Cohen. On découvre également le mystère de l'évasion de Fath.

 

Mon avis :

 Le Commandant Achab, tient à la fois de Harry Bosh, Erlendur Sveinsson, et un peu du Commissaire Laviolette.commandant achab,policier,douay,piatzszek,casterman,tout le monde meurt

Un ours mal léché, avec des problèmes de poids, jamais repassé, réfractaire à toute forme d'obligation, et seul. Un vieux machin, pas très communicatif mais futé et opiniâtre.

 les 2 premiers albums mettent en scène des enquêtes sur des crimes parisiens. Les deux derniers s'orientent vers le thriller psychologique, cher aux séries américaines. Et la découverte  d'un sérial killer plutôt déjanté ensanglante rapidement la série.

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Le personnage du Commandant Achab est assez tourmenté, surtout par son amputation, mais il n'a pas l'air d'être diminué par tout le shit qu'il fume. Aussi con que le commandant Philippe Rovère, il est néanmoins moins affecté par la drogue que l'autre par l'alcool.commandant achab,policier,douay,piatzszek,casterman,tout le monde meurt

Son second, Karim Al Misri, paraît un peu pâle dans ce couple infernal. On le découvre homosexuel, et de plus en plus basané en cours de lecture, mais ses sentiments sont peu mis en avant. Il ne joue pas non plus le rôle de faire valoir vis à vis de son supérieur. Je l'aurais préféré un peu plus vindicatif quant à la mort de son père.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reste le frère du Commandant, chef de la Crim' et râleur compulsif, on sent qu'il cache quelque chose, mais quoi ?

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Et le chat, trop vieux pour lui donner un nom, drogué jusqu'à la moelle, les neurones bouffés par le "hakik", il joue souvent le rôle de carpette et on le plaint dans sa condition de pauvre chat jusqu'à ce qu'il nous griffe en nous crachant au visage.... pire que son propriétaire !

 

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Ma note :

 scénario :7

dessins : 6

moyenne : 6,5/10

16/10/2013

Moréa Tome 7 : La fureur des Anges

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Scénariste : Dominique Latil
Dessinateur :Laurent Libessart
Couleurs : Mattéo Vattani et Christian Goussale
Dépôt Légal ! juillet 2013
Editeur : Soleil
Format : Normal
Planches : 46
ISBN : 978-2-302-02565-3

Cette série a été créée par Christophe Arleston et Thierry Labrosse


Résumé :

Moréa Doloniac est une jeune fille des années 2080, bien sous tout rapport, vivant en couple, travaillant dans une méta-nationale : la DWC, dont le PDG est son arrière grand oncle.

Elle a seulement un petit problème génétique.... Moréa est immortelle.

Cette "Largo Winch" en jupon, ou plutôt sans jupon... va gravir les échelons de la société avant d'en prendre la tête et de faire face aux jalousies et aux intrigants prêts à lui ravir sa place au sein de l'énorme empire économique qu'est la DWC.

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Moréa sait désormais qu'elle appartient à la caste des dragons, qui rêvent d'organiser un futur paisible et serein, pour la terre, et qu'elle doit combattre ses ennemis : les anges qui eux, ne sont que brutalité et corruption.

La guerre qu'ils se livrent à travers les âges influe sur le cours de l'histoire... Les deux futurs coexistent jusqu'à ce qu'une des factions prenne un avantage décisif, alors, l'autre futur cessera d'exister.

 

L'origine des anges et des dragons se situe sur la planète Rouge, et c'est la DWC qui est chargée de la terraformation de mars. Les enjeux entre les deux factions sont terribles, et Moréa est toujours au cœur de l'action.

 

Dans le tome 7, après la mort de son chevalier servant Terkio, et désavouée par le Conseil des Dragons, elle doit faire face à une menace bactériologique qui détruit son espèce...

 

Mon avis :

J'ai été attirée par cette série à cause du dessin de Thierry Labrosse, et puis, j'ai découvert Moréa, à la plastique irréprochable et toujours déshabillée.

Tout au long des albums, on la surprend, elle et d'autres belles plantes, dans des positions inimaginables et peu flatteuses pour la gent féminine, (tiens voilà que je me met à discourir comme Terkio)

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J'en viens à me demander "mais où peut elle bien planquer son arme ????"

 

Et bien non, vous ne me ferez pas dire ce que je n'ai pas dit !

 

Même après le changement de dessinateur, elle reste toujours fidèle à elle même.

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à "oilpé" et déterminée à exterminer les anges....

 

Je laisserai donc la "terraformation" de Mars au prochain chroniqueur... en lui souhaitant bien du plaisir (des yeux !)

 

Ma note :

sous la moyenne, malgré les dessins

4,5/10


Sophie